Lundi 22 Mars 2010 -- Benyoucef Mellouk a été condamné ce lundi matin par la Cour d'appel d'Alger à 4 mois de prison ferme. Cet ancien fonctionnaire de justice était poursuivi pour diffamation par les anciens ministres de l'Intérieur, Mostefa Mohammedi, et des Moudjahidin, Mohamed Djeraba, pour avoir cité sur une liste de faux anciens combattants les noms de certains de leurs proches. Mellouk avait établi cette liste en 1992, dans le cadre d'une enquête demandée par ses responsables hiérarchiques alors qu'il était responsable du contentieux et des affaires sociales au ministère de la Justice. Elle avait été à l'origine de ce qu'on a appelé le scandale des magistrats faussaires qui avait dénoncé plusieurs magistrats profitant de fausses attestations d'ancien moudjahid. Mais c'est sur lui que la justice va s'abattre. Poursuivi pour « divulgation de secret professionnel et vol de documents confidentiels », il est condamné en 1999 à trois ans de prison avec sursis. La même année, commence le procès pour diffamation. Mellouk est condamné en première instance à quatre mois de prison ferme, un jugement confirmé en appel une première fois mais qui sera porté en cassation. Rejugé en appel, la décision est donc confirmée aujourd'hui, malgré la pétition nationale de solidarité lancée par d'anciens moudjahidin. Pour le collectif SOS Libertés, cette décision est un « attentat contre la mémoire et le droit ». Et il appelle à la constitution d'une commisison d'enquête indépendante sur ce dossier des Moudjahidin.
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Thread: Les faux moudjahidines :
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22nd March 2010 16:56 #57
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Yazid Slimani :
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23rd March 2010 01:29 #58
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Mustapha Hammouche :
Mardi 23 Mars 2010 -- Le procès le plus long vient de connaître son épilogue. Depuis dix-huit ans, Benyoucef Mellouk, ancien fonctionnaire du ministère de la Justice, va de procédure en procédure, pour avoir divulgué des résultats d’une enquête officielle sur l’existence de faux moudjahidine parmi le corps de magistrats. Mellouk s’est épuisé à épuiser tous les recours, mais, hier, la cour a confirmé, en appel, la peine de quatre mois de prison ferme à son encontre. Selon les chroniques judiciaires, l’inculpé à dû répondre d’abord d’une accusation de divulgation de secrets professionnels et de vols de documents confidentiels, puis d’une simple plainte pour diffamation, émanant de ministres de l’époque. Mais, au-delà du procès, l’affaire est significative de l’intangibilité des faits officiellement établis autour de la conduite de la lutte armée et des implications individuelles liées au rôle des personnes dans cet évènement. D’une part, tout le dispositif de légitimation du système de pouvoir est bâti sur l’authenticité du passé révolutionnaire des personnels politiques. D’autre part, le destin individuel et celui des « ayants-droits » sont liés aux droits et privilèges que procure ce passé.
La question de savoir qui est chahid et qui ne l’est pas et qui est ancien moudjahid et qui ne l’est pas est une question éminemment politique. Même si on fait comme si l’identification des uns et des autres relèvent d’une simple procédure administrative, mécanique et impersonnelle, les critères liés à la reconnaissance de tels statuts, et la manière de les établir, ont nécessairement été formulés à partir de considérations politiques. Bien sûr, la démarche est surtout décisive quand il s’agit de connaître des cas où le rôle révolutionnaire n’est pas évident. Mellouk déclare avoir divulgué des informations sur les faux moudjahidine parce que l’existence de cette pratique, à l’échelle où il l’a constaté, lui paraissait appeler un traitement plus approfondi. Cela aurait du motiver l’organisation même des Moudjahidine, un peu pour avoir le cœur net, et un peu pour « assainir ses rangs », comme on dit dans la langue de bois.
L’importance de l’enjeu et, par conséquent, la sensibilité de la question, sont donc évidentes. Il n’est, de ce fait, pas aisé de souffrir la remise en cause d’un édifice qui soutient la logique même du système. Le système seul peut dire qui est qui. Avec d’ailleurs quelques variations en fonction des aléas politiques qui accompagnent les luttes de pouvoir. C’est ainsi, par exemple, que Nahnah a pu être candidat à la présidentielle en 1995 mais pas en 1999. C’est peut-être pour cela que parler de faux-moudjahidine, ce n’est pas comme parler de faux-officiers ou de faux-médecins. Cela ne prend pas l’allure d’une diffamation de personnes ou d’une dénonciation d’impostures individuelles, mais celle d’un statut générique. Dénoncer un faux moudjahid, à tort ou à raison, c’est le préambule à la problématique générale d’éventuels faux moudjahidine. Le système ne peut envisager la remise en cause d’un fondement légitimant la sociologie apparente du pouvoir en place. L’idée même d’en discuter est apparentée à un révisionnisme, ici conçu comme l’atteinte à la sacralité entendue des éléments d’historiographie.
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24th March 2010 01:40 #59
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30th August 2010 00:12 #60
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كشف مصدر مسؤول بوزارة المجاهدين أن مصالح المراقبة بها، قامت خلال الأشهر الماضية برفع عدة شكاوى قضائية ضد مواطنين ''مصنفين في قائمة مجاهدين أو ذوي حقوق'' بغرض إعادة الأموال التي تلقوها خلال السنوات الماضية تحت هذه الصفة، وذلك بعدما أفضت تحقيقات بعدية أنهم تقدموا بملفات طلب المنحة بوثائق مزورة.
أوضح ذات المصدر بأن المصالح الخارجية لوزارة المجاهدين، تقوم بمراقبة دورية لملفات من يسمون بأفراد العائلة الثورية الذين يستفيدون من تدابير قانون المجاهد والشهيد فيما يخص المنح والتعويضات المالية على الأضرار والأعطاب التي أصيبوا بها خلال ثورة التحرير 19621954، مشيرا إلى أن مثل هذه المراقبة تدخل في نطاق المهام والصلاحيات المخولة للمديريات الجهوية لشؤون المجاهدين وذوي الحقوق، ولا يعني أن الوزارة تمارس ''تطهيرا ضد مشبوهين''.
وتابع أن هذا العمل يسري بطريقة ''روتينية''، وأن الحالات التي يشتبه في عدم مصداقية ملفاتها تحال على المديرية المركزية في العاصمة التي تقوم بالتأكد من صحة مقترح القرار، ومنه التحرك باتجاه السلطات القضائية من أجل رفع دعوى ضد أصحاب ''صفة'' المجاهدين أو ذوي الحقوق المزيفين.
ويتمحور محل الدعوى القضائية في ''المطالبة باسترداد المبالغ المستلمة من طرف المستفيدين''، وذلك بعد ''موافاة السلطات القضائية المختصة بكافة الأدلة والبيانات التي تستوجب صدور حكم قضائي لصالح الدعوى المرفوعة''.
وعن الحالات التي تم تسجيلها لدى المحاكم من أجل استرداد مبالغ المنح المصروفة لفائدة منتحلي صفة المجاهدين أو ذوي الحقوق دون وجه حق قانوني أي بملفات مزورة، اكتفى المصدر بالإشارة إلى أن التحقيقات تمس كافة الولايات والمناطق بدون استثناء وأن العديد من الحالات لا تزال محل نظر لدى السلطات القضائية.
وفي اتصال هاتفي معه، استبعد المجاهد مصطفى بوقبة، الذي ينسب إليه سبق إثارة ملف المجاهدين المزيفين، معتبرا ذلك بالمهمة الصعبة على وزارة المجاهدين. وأوضح بوقوبة بأن عدد المجاهدين المسجل رسميا في سجلات الدولة الجزائرية بعد وفاة الرئيس هواري بومدين ''لا يتجاوز 75 ألف شخص''، بينما بلغ اليوم إلى أكثـر من ''مليون مجاهد'' يتقاضون منحا وتعويضات ويستفيدون من امتيازات على حساب الخزينة العمومية دون أي وجه قانوني، معتبرا بأن ما تقوم به الوزارة ''حملة ذر الرماد في العيون فقط''. وكشف نفس المتحدث عن خضوعه للتحقيق من طرف رئاسة الجمهورية في أوت 2009، بخصوص ملف المجاهدين المزيفين، من دون أن يلي ذلك أي قرار أو تحرك من جانبها لاستجلاء الحقيقة، مشيرا إلى أنه طالب رئيس الجمهورية بأن يقوم هو بتعيين وزير المجاهدين وليس المنظمة الوطنية للمجاهدين، وأن يكون الوزير من جيل الاستقلال.
ويرى بوقبة أن أقصر طريق لتطهير قوائم المجاهدين وذوي الحقوق، لا يمر عبر العدالة وإنما يتم عن طريق الوزارة ذاتها ومصالحها. للإشارة تتقاضى فئة ''المجاهدين وذويهم'' منحا تقدر بـ''مرتين ونصف قيمة الحد الأدنى للأجر الوطني المضمون، تضاف إليها الامتيازات والتعويضات، وهي تعادل من حيث الحجم ميزانية ما بين 3 إلى 4 ملايين منصب عمل دائم لفائدة الشباب البطالين''.







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