Dimanche 11 Mars 2007 -- Soixante-dix ans après sa création, le 11 mars 1937 à Nanterre (France), l’histoire du Parti du peuple algérien (PPA), voire celle du mouvement national, mérite d’être réécrite, au regard des zones d’ombre qui persistent encore. C’est ce que des militants du PPA, participants hier au Centre de presse d’ El Moudjahid, à une conférence organisée par l’Association Mechâal Echahid et animée par le militant nationaliste et historien, Zohir Ihadadene, ont laissé entendre.
Sous l’intitulé “Le PPA et la préservation de l’identité nationale”, le laïus de l’historien Zohir Ihadadene a retracé “objectivement” et “factuellement” la genèse de ce parti populaire, continuateur organiquement et idéologiquement de l’œuvre du mouvement de l’Etoile Nord-africaine (ENA). Mais également le PPA en tant que matrice d’où ont émergé l’Organisation secrète, le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et le Front de libération nationale (FLN). Le PPA ou un parti sous-tendu par la finalité de la restauration de la souveraineté de l’Algérie et de son indépendance, si possible par des moyens pacifiques tout en se préparant à l’action armée, fonctionnant sur la base de la clandestinité et d’une structuration organique pyramidale. Cela étant, les participants à cette rencontre, à travers leurs témoignages individuels, ont soulevé la méconnaissance notamment du nombre exact des militants de cette formation nationaliste et de l’identité des membres de sa direction. Toutefois, les hôtes de cette rencontre n’ont pas manqué de mettre en avant la discipline et le militantisme sincère et actif des adhérents du PPA, en dépit de la répression qu’ils subissaient. Des zones d’ombre qui ont trait aussi à la place de l’Association des ulémas algériens dans le mouvement nationaliste, classée parmi les tenants de l’ “assimilation” à la France et de l’égalité des droits, une tendance en vogue à ce moment et que la création du PPA, sous la férule de Messali Hadj, a voulu justement contrecarrer. Un classement néanmoins erroné selon Cheikh Abderrahmane Chibane qui a précisé que l’association avait à cœur l’indépendance de l’Algérie mais elle ne pouvait réaliser cet objectif, les conditions de maturité du peuple et du contexte international propice à la lutte armée n’étant pas réunies. Cette conférence a soulevé également la nécessité de revisiter le rôle éminemment important du défunt Messali Hadj, fondateur de l’ENA et du PPA, dans la dynamique nationaliste. En dépit de la propension de ce leader du mouvement national au “zaïmisme” et du fait qu’il a manqué d’infaillibilité même s’il a été parmi les tenants pionniers de l’indépendance, un rôle qui doit ce faisant être reconsidéré selon les hôtes d’El Moudjahid. Car, sans Messali Hadj et son action, la guerre de Libération aurait-elle eu lieu, voire l’Histoire de l’Algérie aura-t-elle été la même ?
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11th March 2007 07:47 #1
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“Le PPA et la préservation de l’identité nationale”
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11th March 2007 14:50 #2
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70ème anniversaire de la création du PPA
Dimanche 11 Mars 2007 - - «Sans le PPA (Parti du peuple algérien, ndlr) il n’y aurait peut être jamais eu d’indépendance du pays.» Cette affirmation a fait l’unanimité des intervenants lors de la conférence ayant pour thème ce parti du mouvement national, qui s’est déroulée au Forum d’El Moudjahid, hier, en présence d’historiens et d’universitaires, à l’occasion du 70ème anniversaire de la création du PPA, le 11 mars 1937. Nombreux étaient les intervenants qui ont mis l’accent sur la réhabilitation de Messali Hadj, en tant que personnalité historique, ayant souffert jusqu’à sa mort. Parmi eux, Abdelhamid Mehri, qui a insisté sur les qualités de ce «grand homme» qui a réussi à «rassembler les Algériens». Il indiquera que si tous les Algériens se rejoignent dans une seule «conviction», celle d’atteindre l’indépendance, la différence entre eux résidait dans les moyens, et le «programme de travail».
Il a estimé que, si «la direction politique d’un parti arrive à voir juste dans un contexte, il n’est pas systématique qu’elle ait raison dans d’autres contextes», en ajoutant que «cela ne veut pas dire que la génération de la Révolution de 1954 avait le droit de commettre n’importe quelle erreur». Le PPA était le prolongement de l’Etoile nord-africaine, dira encore M. Mehri, selon lequel, son succès, ce parti le doit en travaillant avec les mouvements de libération de Tunisie et du Maroc.
Lamine Khan le soutiendra dans son approche en affirmant que si le but était le même pour tous les Algériens, à savoir l’indépendance du pays, ils étaient néanmoins divergents sur les méthodes à suivre. Si les gens ont fait en sorte de combattre le colonialisme par les armes, et ont eu raison, il ne faut pas négliger le rôle des autres, notamment celui de Messali dans le mouvement national.
Zahir Ihadaddene, un universitaire et historien, attirera l’attention de l’assistance en affirmant que «si c’est le parti qui a fait de Messali Hadj un zaïm, c’est le zaïmisme qui est la cause de la disparition du PPA». Il a ajouté que «ce principe a été banni par la Révolution de Novembre 1954, qui a instauré la direction collégiale». Selon lui, il y aurait peu de traces sur l’identité des fondateurs de ce parti. Tout en affirmant n’avoir pas trouvé d’études complètes sur le parti, l’orateur avancera, huit noms de probables créateurs du parti. Avant d’indiquer que le PPA est le relais de l’Etoile nord-africaine, dont la création en 1926 avait le caractère légal, mais n’avait vécu que de 1937 à 1939. Si la dénomination a changé après son interdiction, l’organisation resta la même, a ajouté, M. Ihadaddene, qui, en abordant la structuration interne du parti, relèvera que le MTLD a été crée en 1947, suivant le même schéma pyramidal, -en dépit du fait que des informations contradictoires soient relevées- et avec les mêmes militants.
M. Ihadaddene indiquera que malgré ce changement de dénomination, le parti avait des principes stables, en ce sens, qu’il réaffirmait qu’il militait pour la reconnaissance de l’Algérie, en tant qu’Etat qui existait depuis longtemps, pour le recouvrement de l’indépendance nationale, pour l’utilisation de moyens pacifiques et si possible, pour la préparation de la lutte de libération nationale. Il rappellera que le PPA avait été créé le 11 mars 1937 à Nanterre, dans la banlieue parisienne. En abordant le contexte international de sa création, le conférencier indiquera que cette époque avait été marquée par l’arrivée au pouvoir de mouvements fascistes et nazis dans plusieurs pays, notamment en Espagne, en Italie et même en Union soviétique, où Staline tentera de propager da doctrine.
Entre l’Algérie et la France, avant 1935, il y avait l’Etoile nord-africaine, après 1937 avec l’arrivée au pouvoir en France du Front populaire avec l’aide de l’Etoile nord-africaine, dirigée par Messali Hadj, cette dernière s’attendait à une aide du nouveau pouvoir. Or, en 1935, après que Messali a regagné la Suisse pour participer à un congrès islamo-européen, organisé par Chakib Arslane, où il fera des déclarations qui ont déplu à la France. En rentrant il avait été poursuivi puis poussé à la clandestinité.
Ce n’est qu’en mai 1936 qu’il quittera son refuge suisse pour retourner à Paris, dira le conférencier.
En août 1936, il a reçu l’invitation de rejoindre l’Algérie afin de barrer la route au Congrès islamique, qui est une alliance constituée de l’association des Oulémas, la Fédération des élus de Bendjelloun et le Parti communiste. Zahir Ihadaddene a estimé que «le programme du Congrès musulman était plus dangereux que le programme classique pour l’assimilation», dans la mesure, a-t-il argué, où il œuvrait au rattachement de l’Algérie à la France.
Il rappellera en outre que le Front populaire considérait Messali comme un ennemi car il refusera de mobiliser les travailleurs algériens contre les franquistes, et de soutenir les républicains. D’où la décision du FP de dissoudre le mouvement, qui a été suivi de la création d’un autre : le PPA, un 11 mars.
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12th March 2007 06:43 #3
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Le Parti du peuple algérien (PPA) a été créé il y a 70 ans par Messali Hadj. L’Union nationale des enfants de chouhada a consacré, hier, à la Bibliothèque nationale, une journée d’étude à l’héritier de l’Etoile Nord Africaine:
Lundi 12 Mars 2007 -- C’est donc le 11 mars 1937 que Messali Hadj dépose auprès de la préfecture de police de Nanterre le dossier de constitution du Parti du peuple algérien. La première réunion du PPA s’est également tenue ce jour-là dans cette ville de la banlieue parisienne. «Parmi tous les mouvements algériens qui existaient à l’époque, il faut reconnaître que le PPA était le seul à avoir prôné l’indépendance totale de l’Algérie et le retrait des troupes françaises du territoire national. Tout en étant le digne héritier de l’Etoile Nord Africaine, ce parti a également su synthétiser toute insurrection et les batailles menées par le peuple algérien depuis l’invasion de 1830», expliquait, hier, le docteur Mountacer Obtroune. Paraphrasant Sassi Benhamla, militant du PPA présent à cette journée d’étude, l’historien ajoutera : «Le 1er novembre 1954 n’est pas tombé du ciel. La guerre de Libération nationale est le fruit d’un long processus.» Il précisera que la création de l’Etoile Nord Africaine puis celle du PPA ont été des épisodes charnières de ce processus. Le docteur Mohamed Houari, également historien, a, quant à lui, axé son intervention sur la personnalité du «zaïm», Messali Hadj. «Toutes les nations, tous les peuples du monde ont des références historiques. L’Algérie possède ses références et Messali Hadj en est une. L’homme a consacré sa vie à l’Algérie. Sur 76 ans d’existence, il endurera 42 années de prison, de bagne et d’exil.» Pour sa part, le docteur Amar Belkhoudja lèvera le voile sur une personne méconnue de l’histoire d’Algérie. Celle-ci n’est autre que Emilie Brusquant, l’épouse de Messali Hadj. «C’est dans le Paris des années 20 que Messali a rencontré cette jeune Lorraine, native de Neuves-Maisons. Emilie Brusquant mérite tous les respects car elle a épousé Messali Hadj mais aussi sa cause. Elle fera sienne cette cause pour l’indépendance de l’Algérie jusqu’au jour de sa mort.» Madame Messali s’est éteinte le 2 octobre 1953 à Alger des suites d’une longue maladie. Plus de 10 000 Algériens lui rendirent hommage. Son cercueil est recouvert du drapeau algérien, celui que nous connaissons aujourd’hui et qu’elle a été la première à broder. Placé sous résidence surveillée à Niort, dans le sud de la France, son époux n’obtiendra pas l’autorisation de la voir vivante. Messali Hadj pourra cependant assister à son enterrement, qui a lieu à Neuves-Maisons.
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12th March 2007 07:17 #4
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A CLARIFICATION FOR THE FLN vs PPA, IN The CAFE WAR .......
....The Café Wars took place during the Algerian War of Independence, as a part of the internal fighting in France between two rival Algerian nationalist movements, the MNA and the FLN (which later became the ruling political party in independent Algeria).
The Café Wars are so called because part of the fighting took the form of bomb attacks and assassinations in cafés, directed at supporters of the other party, as they struggled for control and influence over the large Algerian expatriate community and its organizations. Since both organizations operated underground, and were wanted by the French government, the line between a military and a civilian target was hard to draw, and often wilfully disregarded by the combatants. Groups from both the MNA and the FLN resorted to gangland-style killings, intimidation and the murder of civilians to pursue their political goals and secure finances and influence. This led to the Café Wars being portrayed in France as acts of random terrorism, and conflated with attacks on French settlers in Algeria, while in reality this internal fighting possessed a military and political logic of its own[citation needed].
The Café Wars cost an estimated 5,000 lives,[1] and did not end before Algeria was granted independence in 1962, by the government of Charles de Gaulle. The FLN had by then routed the MNA's guerrilla units in Algeria, and for all practical purposes destroyed its organization in France.
.A government that robs Peter to pay Paul can always depend on the support of Paul.
By: George Bernard Shaw
I should add that a Gouvernment that robs Peter to pay Paul, will always depend on Peter to have his budget ...:-) In other world he need more Peter then Paul
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12th March 2007 12:05 #5
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Lundi 12 mars 2007 -- Une journée d’étude sur Messali El-Hadj a été organisée hier à la Bibliothèque nationale d’El Hamma à laquelle plusieurs personnalités ont assisté, notamment des moudjahiddine. Les intervenants ont retracé le parcours de ce grand homme qui est le pionnier du nationalisme algérien contemporain.
«La vie de Messali El-Hadj se confond avec la construction d’organisations politiques algériennes qu’il n’aura de cesse d’animer, l’Etoile nord-africaine (ENA) en 1926, le Parti du peuple algérien en 1937 et le Mouvement national algérien en 1954».
Les témoins ont tenu à faire remarquer l’absence d’études et de recherches universitaires, particulièrement d’historiens algériens. Ils n’ont pas omis également de rappeler qu’un peuple ne peut avancer sans la connaissance de son histoire, de son passé et de sa culture qui sont des repères indéniables.
Son courage, sa volonté et son amour pour son pays et pour son peuple ont été décrits par plus d’un intervenant qui ont déploré la politique de l’oubli et de l’exclusion quant à ce grand homme qui a sacrifié plus de quarante-deux années de sa vie dans des prisons où il a subi des tortures et les pires atrocités.
Il était le premier à réclamer «une Algérie totalement indépendante». De son vrai nom Ahmed Messali, il est né le 16 mai 1898 à Tlemcen. Adepte de la confrérie religieuse des Derkaoua, son éducation est fondée entièrement sur le respect des traditions et des principes de l’islam.
En novembre 1929, L’Etoile nord-africaine, qui compte environ trois mille militants, essentiellement en France, est dissoute à la veille des fêtes du centenaire de la colonisation française. En 1930, en pleine traversée du désert organisationnelle et politique, l’ENA mandate Messali pour lancer un appel à la Société des nations.
En 1933, l’ENA, rebaptisée Glorieuse étoile, reprend ses activités. Le programme que définit alors Messali pour la nouvelle organisation est d’inspiration démocratique et socialiste. En février 1934, il s’associe aux manifestations antifascistes organisées par le prolétariat français au lendemain des émeutes du 6 février.
Le 1er novembre de la même année, il est arrêté pour propagande antimilitariste et conduit à la prison de la Santé le 6 novembre car ayant été condamné à 6 mois de prison et 2000 francs d’amende. En août 1935, il mène campagne en faveur de l’Ethiopie qui vient d’être agressée par l’Italie et intervient auprès de la Société des nations à Genève.
De nouveau condamné, il s’exile pendant six mois en Suisse où il fait la connaissance de l’émir Chekib Arslan. Le 14 juillet 1936, à l’occasion du défilé du Parisien, il participe à la manifestation à la tête de plusieurs milliers de Nord-Africains avec les mots d’ordre suivants : «Libérez l’Afrique du Nord !», «Libérez la Syrie !», «Libérez le monde arabe !» Le 2 août 1936, il rentre à Alger où il prend la parole au stade municipal devant 20 000 personnes.
Il se baisse, ramasse une poignée de terre et s’exclame : «Cette terre est à nous, nous ne la vendrons à personne !» Son nom est désormais connu dans toute l’Algérie. Durant trois mois, Messali, aidé par Hocine Lahouel, parcourt l’Algérie et fait connaître le programme de l’Etoile.
En 1970, il rédige ses mémoires mais la maladie, ayant eu raison de lui, il ne terminera pas la rédaction. Il s’éteint le 3 juin 1974 à Paris, puis sera enterré dans sa ville natale, Tlemcen. Mohamed Harbi dira de lui : «Les calomnies de ses compatriotes l’ont davantage éprouvé que la persécution colonialiste.» Pour Benjamin, «Messali a frayé la voie au déclenchement de la lutte armée.
Car, dans le combat livré, l’élément le plus important était que Messali représentait une tradition depuis la création de l’Etoile nord-africaine pour la Constituante souveraine. Et ce fut à ce titre qu’il constitua un obstacle pour ses adversaires.
Par ailleurs, un film documentaire sur la vie de Messali a été projeté.







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