Dimanche 25 mars 2007 -- Si les circonstances de sa mort restent mystérieuses jusqu’à ce jour, sa disparition avait soulevé l’opinion tant française qu’internationale. Les allégations des autorités coloniales faisant état de son suicide ont été démenties par l’histoire, dont des témoignages d’acteurs directs, à l’instar de celui du général Aussaresses.
Sa mort avait permis à l’opinion française de saisir beaucoup de choses, dont l’étendue de la pratique de la torture. Les réactions étaient vives dont celle de son professeur René Capitant, ancien ministre de la Justice dans le gouvernement de Gaule, durant la Deuxième Guerre mondiale, qui avait énergiquement protesté et même rendu les médailles qui lui ont été attribuées.
Les organisations de la profession avaient également réagi dont le barreau de Paris ainsi que la commission internationale des juristes. C’est ce qu’a affirmé hier l’un des compagnons de Me Ali Boumendjel, M. Ammar Bentoumi, fondateur du département de la justice et premier ministre du secteur après l’indépendance et codétenu du chahid, lors d’une conférence historique organisée par l’association Michaâl Echahid au club de presse du quotidien El Moudjahid, à l’occasion du cinquantenaire de la mort de ce militant nationaliste.
Selon le témoin qui a cité plusieurs versions sur les circonstances de sa mort, où certains parlent de mort sous la torture, d’autres soutiennent qu’il a été jeté du 5e étage d’un immeuble après sa mort pour que les marques de la torture ne soient pas visibles, alors que d’autres encore ont estimé qu’il a été jeté avant sa mort.
Le PV de son interrogatoire, selon toujours le témoin qui en a pris connaissance, relève sa revendication de certains faits qu’il n’avait pas commis, et ce, pour protéger ses compagnons. Ali Boumendjel était parmi les premiers qui ont cru en la lutte armée, au moment où beaucoup avaient hésité.
Son implication dans la création de la Radio secrète sur le territoire national et le rôle qu’il a joué comme trait d’union entre l’intérieur et l’extérieur lui avaient coûté cher. Son frère Ahmed était le premier avocat à avoir défendu les militants du mouvement national, dont Messali Hadj en 1938 et 1941.
A noter que depuis 2004, la date du 24 mars, celle de l’assassinat de l’avocat, a été officiellement décrétée comme Journée nationale de l’avocat. D’autres martyrs de mars ont été également évoqués par leurs compagnons, dont Harcha Hassane et Mohammed Chouitter, dont l’engagement pour la cause nationale était total.
La réécriture de l’histoire a été soulevée par M. Ammar Bentoumi qui a tenu à faire appel au ministère de l’Education nationale pour écrire l’histoire authentique et la faire inculquer aux jeunes générations qui ne la connaissent pas.
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25th March 2007 15:18 #1
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Le mystère sur les circonstances de la mort d’Ali Boumendjel persiste
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25th March 2007 17:48 #2
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Dimanche 25 Mars 2007 -- La Journée nationale de l’avocat sera caractérisée, à Tlemcen, par d’importantes conférences et des débats sur l’avenir de la défense et son évolution. Cette journée, qui coïncide avec la mort de A. Boumendjel, sera l'occasion, selon le bâtonnier, de tracer le parcours de l’homme, au sujet duquel le président de la République a déclaré lors de la conférence nationale des avocats, l’année écoulée : «Maître Ali Boumendjel fut parmi ceux, nombreux, que la famille des avocats a sacrifiés sur l’autel de la liberté et de l’honneur. Il fut un modèle pour l’Algérien libre, refusant de voir son peuple rabaissé et humilié sous l’oppression du colonialisme. Mû par sa fierté et sa bravoure, il n’hésita point à renoncer à la vie de faste et de luxe que lui accommodait son statut social. Il refusa tout compromis avec les colonisateurs, en rejoignant les premiers rangs dans la lutte sacrée.» Lors de cette conférence, le président de la République n’a pas manqué de lui rendre un vibrant hommage : «Je rends un vibrant hommage à tous les avocats qui plaidèrent, pendant la révolution nationale, la cause des victimes de la tyrannie et de l’oppression, payant cher le prix de leur courage et de leur hardiesse.» Ainsi, jeudi a été non seulement une fête pour célébrer la Journée de l’avocat, mais aussi pour observer une minute de silence en hommage à Ali Boumendjel qui était avocat à la Cour d’appel d’Alger. Membre de l’UDMA (1946), militant du FLN (1955), assassiné sous la torture le 23 mars 1957, Ali Boumendjel est né le 23 mai 1919 à Relizane. Considéré par l’administration coloniale comme un élément dangereux (son nom est souligné en rouge), il n’accomplit pas son service militaire. Membre du courant des AML, il adhère, après la guerre, à l’UDMA et devient l’un des rédacteurs du journal l’Egalité. Avocat, il reste en même temps avec Messali Hadj.
Ali Boumendjel était aussi l’un des fondateurs du Conseil mondial de la paix, avec F. Juliot-Curie, C. Tillon, Y. Farge. Au congrès du CNP, qui se tient dans la salle Pleyel en avril 1946, son intervention sur la situation de l’Algérie et sa dénonciation de l’ordre colonial soulèvent l’enthousiasme. Partisan d’une dynamique unitaire dans le mouvement nationaliste algérien, il rejoint très tôt le FLN et se met à la disposition de Abane Ramdane dont il était l’un des conseillers techniques et responsables du collectif des avocats. Après une torture de plus de 43 jours, Me Boumendjel rendra l’âme un 23 mars 1957. Par ailleurs, lors de cette journée, apprend-on toujours auprès du bâtonnat, les intervenants soulèveront l’histoire du barreau de Tlemcen créé depuis 1987. De son côté, M. Barka Mustapha donnera une conférence sur l’évolution de la défense et l’avenir de l’avocat à l’heure de la réforme judiciaire.
Dans ce sillage, dira-t-il, «parler de l’avocat, c’est évoquer une permanence dans l’histoire des hommes…, et envisager ce qu’il sera demain, c’est poser le regard sur sa nécessaire adaptation à l’évolution du monde pour qu’il soit un acteur reconnu d’un système judiciaire réformé, un défenseur déterminé, un fonctionnaire lié par un secret absolu, respectueux… et toujours indépendant». L’avocat, dont certains ont pu dire qu’il ne servait à rien, cet avocat auquel l’on a recours dans l’épreuve, qui sera-t-il demain ? C’est dans ce sens que les conférenciers répondront, tout en soulevant les difficultés auxquelles est confrontée la toge noire.
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6th December 2010 03:00 #3
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Le 23 mars 1957, après 43 jours de détention, Ali Boumendjel, avocat et militant de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien, est assassiné. Mais l’assassinat est dissimulé, et l’on parle alors d’un suicide. Arrêté par les « paras » à Alger dans un climat d’extrême tension, Ali Boumendjel, qui faisait le lien entre l’UDMA et le FLN, fait partie de cette longue liste de combattants nationalistes algériens torturés pendant la guerre par les troupes du général Massu et du général Aussaresses (qui a reconnu le crime en 2001).







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