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  1. #85
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    ALGIERS, January 16, 2008 (AFP) — A marble bust of the Roman emperor Marcus Aurelius is back in Algerian hands, 12 years after it was stolen from a museum in the east of the country, the domestic APS news agency reported Wednesday.

    The bust - identified just before it was due to go on sale at Christie's auction house in New York - was returned by US officials at a ceremony Tuesday at the Algerian embassy in Washington, it said.

    Marcus Aurelius, the last of the so-called Five Good Emperors, ruled the Roman Empire from 161 until his death in battle in 180. He is also famous for his thoughts on stoicism, contained in his book "Meditations".

    His bust was stolen from the Skikda museum in 1996, in circumstances that remain unclear, prompting the Algerian authorities to turn to Interpol for help in finding it.

    It turned up in New York, where it was identified in June 2004 through the London-based Art Loss Register, prompting Christie's - which had been about to sell it for a Paris art gallery - to withdraw it from auction.

    Prosecutors in New York ordered in December 2006 that the bust be returned to Algeria.

  2. #86
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    Jeudi 17 janvier 2008 -- Le patrimoine immobilier vétuste a été au centre des débats du Collège national des experts architectes. Au cours de cette rencontre, il a été expliqué que le patrimoine vétuste ne doit pas être assimilé à une source de danger potentiel. Des experts en la matière sont intervenus pour affirmer que la prise en charge du patrimoine immobilier doit avoir une autre vocation, celle de permettre à un tissu urbain de garder son cachet originel afin qu’il puisse être employé à des fins autres que l’habitation.

    Le conférencier a expliqué que cela entre dans le cadre de la promotion du tourisme local. L’orateur donne l’exemple de la Tunisie, qui a fini par s’ériger en destination, grâce à la mise en place de lieux de restauration et de villégiature selon leur style ancien. «Un appartement, dont la valeur marchande tourne autour de 600 millions de centimes, coûtera 2 milliards de centimes s’il venait à être réhabilité en maintenant sa faïence», a-t-on expliqué.

    Par ailleurs, il a été mis l’accent sur le rôle que doivent jouer les assurances dans la préservation du patrimoine. Il appartient à ces instances de prendre en charge la partie liée au dédommagement en cas de catastrophes naturelles. Mais pour ce faire, il fallait d’abord répandre une culture au sein des assurés. C’est alors que doivent intervenir les architectes experts en catastrophes naturelles. Ainsi, il a été expliqué que ce corps a été fondé suite à une demande exprimée par les pouvoirs publics. Ce corps a été constitué sous la forme d’une association.

    Au sujet de l’efficacité sur le terrain, des experts ont demandé à ce que l’action soit effectuée en amont par un ancrage juridique, avant de passer au travail en aval. Concernant cette partie, il a été souhaité voir les communes élaborer le recensement de leur patrimoine, afin de permettre l’indentification d’un parc immobilier à prendre en charge. Au sujet de la restauration, il a été soutenu que celle du bâtis datant des XIXe et XXe siècles est maîtrisée en Algérie. Il serait peut-être opportun de penser à la création d’une école de formation en rapport, a-t-on conclu.

  3. #87
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    January 18, 2008 -- The US returned nine archaeological finds to Algeria on Tuesday (January 15th), including a marble bust of Roman emperor Marcus Aurelius from the second century AD. The bust was stolen from a museum in Skikda twelve years ago. Its fate was unknown until 2004, when it appeared in a Christie's catalogue of valuable objects on auction in New York. Christie's pulled the item from the auction after it was identified through the London-based Art Loss Register.

  4. #88
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    Yasmina Chaïd-Saoudi :


    Samedi 19 janvier 2008 -- Les pluies diluviennes qui se sont abattues dans la nuit du 26 au 27 novembre sur la ville de Dellys ont déterré un magnifique four ancien au lieudit Ansem, qui vient s’ajouter à la liste très appréciable des monuments historiques de cette ville.

    Après La Casbah, la muraille, les forts et les cimetières, voici donc un four antique, de quoi réchauffer le cœur des citoyens durement éprouvés par les conséquences du dernier sinistre en date. Conservé à environ 60% de son état initial, ce four est construit en pierre et semble se composer, d’après ce que j’ai pu constater sur place, en deux volumes : l’alandier et la chambre de combustion.

    L’alandier, c’est-à-dire le foyer où on entretient les flammes, est encore presque intact. Il se présente comme un orifice de taille moyenne maçonné dans sa partie interne de briques rectangulaires (probablement des bessales) formant un élégant arc de cercle soutenu de part et d’autre de briques empilées. De ces deux points partent deux autres murs de briques plus grandes (sesquipédales ?) qui séparent le foyer de la chambre de combustion. C’est dans cet espace que le fournier allume son feu, l’alimente et le contrôle.

    De forme circulaire, la chambre de combustion, qui fait suite à l’alandier et où l’on place les objets à cuire, est profondément creusée dans le sol. Sa partie gauche est néanmoins mieux conservée que la partie droite qui s’est entièrement affaissée. On peut voir à mi-hauteur de cette chambre l’aménagement d’un rebord d’où partent sept murs de brique qu’on appelle les murs de refend. Se succédant à intervalles réguliers (tous les 20 cm environ), ces murs servaient à soutenir la sole, c’est-à-dire le toit du four qui, bien entendu n’existe plus, car il est dans la plupart des cas démantelé après cuisson pour récupérer les objets. L’ensemble permet de régulariser le flux de chaleur nécessaire afin que les objets n’éclatent pas sous l’effet des variations de température.

    Les parois de cette chambre portent également un revêtement argileux d’isolement et des traces de fumée noirâtre et oxydée couvrent les murs témoignant des températures atteintes lors de la cuisson. Une rapide analyse nous montre que les matériaux évoqués ou du moins ceux qui sont visibles à l’œil nu sont propres aux fours car ils sont à la fois isolants et réfractaires. Les premiers comme la pierre et le mortier (qui semble être un mélange de sable et d’argile) servent à retenir la chaleur. Cette isolation thermique est d’ailleurs accentuée par l’architecture excavée de la chambre à combustion.

    Les matériaux réfractaires qui supportent la chaleur se composent quant à eux d’argile et de brique que l’on voit autour de l’alandier et dans la chambre de combustion. Quelques tessons de poterie jonchent encore le sol. Ils appartiennent à première vue à la poterie dite tournée, c’est-à-dire travaillée au tour, une méthode connue depuis la plus haute antiquité. Leur couleur virant vers le rouge orangé est due aux oxydes de fer contenus dans l’argile qui une fois chauffés acquièrent ces tons. Si l’on tient compte des murs de refend qui rendent évidente l’existence de la sole, on peut en déduire également que la cuisson de cette céramique était de type semi-oxydant.

    Bien que des fours de ce type soient connus dans toute la Méditerranée depuis très longtemps et que leur architecture n’a pas changé au cours des siècles, nous n’avons plus d’équivalent en Algérie ou presque plus. Hormis les fours à chaux très simples, les fours à céramique dont celui de Tipaza, n’existent pratiquement plus. Conscients de l’importance de cette découverte, les membres des associations Delphine et Nouhoudh de Dellys ont tôt fait d’alerter les responsables de la culture de la wilaya de Boumerdès qui ont à leur tour sollicité leur hiérarchie à Alger et attendent toujours son aval pour une fouille de sauvetage.

    Outre le dégagement des structures apparentes, cette fouille si elle a lieu, devrait orienter ses recherches vers l’aire de chauffe qui en principe devrait se trouver sous la route dans le prolongement de l’alandier. En combinant les données de la thermoluminescence et des dépôts imposants dans lesquels se trouve le four, nous devrions pouvoir préciser l’âge de cette structure. Quant à la céramique que la fouille permettra certainement de mettre au jour, elle nous renseignera sur sa fonction même, car on ne sait toujours pas s’il s’agit d’un four à céramique ou à pain, même si on penche plus vers la première hypothèse.

    Quelles que soient les incidences de cette étude, il ne faut pas oublier que durant l’antiquité, Dellys a surpris les archéologues par le nombre impressionnant de ses céramiques, à tel point que A. Mascarello baptisa un coin de cette ville du nom de la Colline des poteries. A partir de l’époque médiévale et jusqu’à l’époque moderne, les Dellyssiens pratiquaient quotidiennement un rituel qui consiste à faire cuire le pain fait chez soi dans les fours publics et non à la maison comme c’est le cas un peu partout. Dellys et les fours c’est donc une histoire de bon voisinage, vieille de plusieurs siècles et cette découverte nous invite à la revisiter. Et dire que c’est la pluie qui a fait surgir cet âtre du passé ! Qui a dit que l’eau et le feu ne s’entendaient pas ?

  5. #89
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    Mercredi 23 Janvier 2008 -- Le fort Santa Cruz fait la renommée d’Oran et la signale de loin au visiteur qui le voit trônant sur le mont Murdjajo où il a été érigé au 16ème siècle par les Espagnols. A l’époque, Oran et les régions de l’Ouest étaient sous occupation espagnole et le fort qui domine la ville et son port constituait, de par sa position stratégique, une des défenses inexpugnables de la cité. Mais le temps et l’action de l’homme, qui est bien plus ravageuse que celle de tous les éléments de la nature, laisseront des traces de leur passage.

    Le fort qui était la fierté de la ville et de ses habitants dépérit à vue d’œil et la ruine menace ses structures. Le site sera transformé en véritable dépotoir. Il devient un lieu de beuverie et un coupe-gorge où plus personne n’ose s’aventurer.

    Cette situation fera réagir une association locale qui placera la réhabilitation du fort, sa restauration et son retour dans le giron du patrimoine de la ville parmi ses premiers objectifs et ses revendications. L’action de cette association finira par porter et les résultats se traduiront par l’implication des autorités locales et du ministère de la Culture. Un premier chantier de restauration sera lancé. Mais les experts de la mission de contrôle et de suivi que le ministère de la Culture a envoyée sur le site relèveront la non-conformité des travaux réalisés par l’entreprise qui avait pris en main le chantier de restauration. Ordre d’arrêt immédiat des travaux est donc donné, le 10 mars 2007, par la commission ministérielle.

    Depuis, le chantier de restauration est resté en suspens, en attendant que la direction de la culture de la wilaya ou le ministère mettent la main sur l’oiseau rare - les entreprises et les bureaux nationaux spécialisés en restauration se comptent encore sur les doigts d’une main amputée de quelques doigts - qui pourrait reprendre le travaux. Et il semble bien que c’est chose faite. La direction de la culture de la wilaya d’Oran a indiqué qu’un architecte spécialiste du patrimoine historique vient d’être désigné pour le chantier de restauration du fort de Santa Cruz et que les travaux devront reprendre «prochainement».

    La relance des travaux de restauration s’effectuera sur la base d’une convention signée en ce sens par la wilaya d’Oran et l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels.

    Voilà une bonne nouvelle pour Santa Cruz. L’espoir maintenant est de voir l’action se généraliser aux autres sites de la wilaya d’Oran, et même du pays. En mettant à contribution la multisectorialité - le ministère de la Culture ne peut et ne doit être seul sur la brèche pour la prise en charge du patrimoine - et les opportunités de partenariat et de coopération, on peut y arriver, pour une bonne partie de nos sites patrimoniaux du moins.

  6. #90
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    Samedi 26 janvier 2008 -- La wilaya d’Adrar, comme annoncé dans les éditions précédentes, a signé en novembre 2003 un accord de coopération avec le département de la Gironde (France). Ce rapprochement touche plusieurs secteurs et particulièrement celui de la culture. Afin de fignoler cet accord, une experte en conservation préventive et restauration des manuscrits est en visite de travail à Adrar pour cinq jours qui sera axée éventuellement sur les bibliothèques des manuscrits privés et recensés dans la région. On compte plus de 8000 documents dont 30 % sont dans un état critique et dégradé nécessitant une meilleure prise en charge.

    La mise sur pied d’un laboratoire doté d’un équipement spécialisé et de personnel formé à cet effet permettra indubitablement de sauver ce patrimoine, véritable trésor ancestral. Mme Zia Rebecca a indiqué que le bâtiment servant à abriter ces manuscrits n’est pas conforme et ne répond nullement aux normes internationales. Un rapport sera présenté et mettra en exergue la formation préventive de la restauration des manuscrits. Notons que du papier neutre spécial destiné à la protection des manuscrits arrivera bientôt de la Gironde.

  7. #91
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    Dimanche 27 Janvier 2008 -- Après des années d’abandon, l’un des vestiges historiques de la wilaya de Bouira, dont la construction remonte à l’époque ottomane, au niveau du chef-lieu, va connaître enfin des travaux de réfection. En effet, le site a été clôturé dernièrement et des travaux d’urgence ont été effectués en attendant le lancement du chantier de restauration. Des travailleurs se sont employés à nettoyer le site et à trier les pierres pour isoler celles devant être récupérées.

    Selon le directeur de la culture de la wilaya, les études pour les travaux de réfection du fort et sa transformation en musée, pour un montant de plus de 3,39 millions de dinars, ont été confiées, le mois de juillet 2007, à Atrium, un bureau spécialisé dans l’étude des ruines historiques. Les spécialistes de ce bureau devront se référer aux anciens plans du fort afin de mettre au point l’opération de restauration. Un délai de neuf mois est fixé pour l’achèvement des études. Concernant la réalisation du musée et les travaux de restauration, le même responsable a indiqué que la somme à débourser est de 30 millions de dinars.

    D’après des sources documentaires, le fort turc de Bouira, qui a résisté aux attaques des éléments et de l’homme, est le témoin d’une étape importante de l’histoire de la région. Construit au début du XVIIIe siècle par les Turcs durant leur présence dans la région, le fort a servi de campement aux soldats de Mohamed Ben Caïd, puis du bey de Titteri. Il sera détruit en 1756 lors d’une révolte de la population autochtone contre la présence turque et reconstruit quelque temps après par le pacha Agha Ben Salem qui s’est établi avec son armée sur le site qu’il transforma en caserne pour contrôler le versant sud du Djurdjura, qui était un territoire habité par des tribus berbères en révolte permanente contre la présence turque. A côté du site, il existe un cimetière datant de l’époque coloniale. Des sources indiquent que l’armée française y avait installé durant l’occupation, dans une partie, la caserne et un dépôt de munitions pour ses troupes.

    Avec l’extension urbanistique qu’a connue la ville de Bouira, ce fort a été en quelque sorte protégé par l’existence du cimetière et d’un réservoir d’eau. Ces «protections» ont bloqué l’avancée du béton et sauvé le patrimoine foncier dans ce quartier. Toutefois, le fort n’a bénéficié d’aucune opération de restauration. Le laisser-aller flagrant affiché par les autorités locales s’est vérifié en 2002 lors de l’expulsion de plusieurs dizaines de familles qui avaient squatté, juste après les événements du printemps noir de 2001, des logements sociaux et promotionnels inhabités dans certains quartiers de la ville de Bouira. Ces familles ont été transférées vers le parc communal avant d’être logées dans des baraquements construits près du fort turc.

    Mais il semble bien que le fort a trouvé une place dans les préoccupations des responsables locaux. Nous avons appris dernièrement auprès du directeur de la culture de la wilaya que ses services travaillaient à la finalisation du dossier pour l’inscription du site dans la liste du patrimoine historique et archéologique national. Justifiant ce retard dans la classification du site et le lancement des travaux de restauration, le même responsable avait ajouté que la conjoncture sécuritaire des années 1990 et le manque de budgets nécessaires pour ces opérations ainsi que l’absence de cadres et d’une politique claire en matière de protection des sites archéologiques sont les principaux facteurs qui ont laissé la direction inactive dans le domaine.

    Cependant, cette dernière promet une redynamisation significative de ses services, en vertu des décrets et dispositifs de loi portant sur la mise en valeur et la protection des sites archéologiques. Dans ce cadre, le même responsable a indiqué qu’un projet de restauration du fort turc sera lancé prochainement et sera suivi par la construction d’un musée pour la wilaya de Bouira qui permettra à l’avenir une meilleure prise en charge du patrimoine historique de la région, dont une grande partie reste enfouie sous le sol dans plusieurs localités.

    Au chapitre des restaurations, le responsable de la culture a fait savoir que les études pour la restauration des quatre portes et la muraille de Sour El Ghozlane ont été confiées au BET Gold, spécialisé dans les ruines historiques, pour un financement de 3,4 millions de dinars alloués par le ministère de la Culture. L’aqueduc romain, dans la même localité, et le mausolée du roi numide Takfarinas à El Hakimia sont également concernés par le projet de restauration.

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