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  1. #8
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    Jeudi 17 mai 2007 -- L’association Mémoire de Sétif, patrimoine, environnement et tourisme, qui tente d’établir un espace de réflexion, d’harmonie entre la société civile et sa richesse archéologique, se morfond dans l’oubli. Depuis sa création en 1995, l’association s’est assigné la mission de la défense d’un projet à long terme, à savoir l’établissement de ponts entre la société et les origines de sa ville. «Une ville sans mémoire est une ville sans personnalité», affirmera le président de cette association dans une phrase qu’on pourrait considérer comme le slogan de l’association qui réunit près d’une centaine d’adhérents et de sympathisants, dont des spécialistes étrangers structurés en clubs d’intervention sur des sujets ayant trait à l’archéologie.

    L’action de l’association est centrée en premier lieu sur la sensibilisation de la société civile par le biais de séminaires, de sorties sur les sites et de portes ouvertes sur ses travaux dans le but de vulgariser le rôle du mouvement associatif dans la conservation du patrimoine et aussi la sensibilisation des pouvoirs publics, ainsi que le monde du secteur économique afin d’assurer la pérennité de la mission de la conservation du patrimoine archéologique.

    A propos de ce travail de vulgarisation que doivent prendre en charge les spécialistes et les scientifiques, on relève la disparition de l’Institut d’archéologie du centre universitaire de Sétif qui dénote la piètre place accordée à cette discipline et, par-delà, la difficulté de la tâche de l’association. Ce manque flagrant est évidemment signalé par les membres de l’association qui lancent un cri de détresse en direction du ministère de l’Enseignement supérieur.

    Ainsi, l’édition de cette année de la Rencontre nationale sur le patrimoine s’est résumée à l’organisation, en l’absence du grand public et des représentants de l’administration locale, d’une journée d’étude au cours de laquelle une série d’interventions ont essentiellement présenté le «rôle de la Gendarmerie nationale dans la lutte contre la contrebande des objets archéologiques». Certes, le thème, vu son importance dans la perception de la notion de la préservation de la richesse archéologique, mérite la place que lui ont accordée les organisateurs de cette journée. Mais la rencontre nationale qui aura abordé ce seul thème se retrouve vidée de son essence même, à savoir le rôle de la société civile dans la conservation du patrimoine.

    En effet, le cas de Sétif incarne l’exemple même de la destruction et de la dévastation des vestiges historiques. Un parc d’attractions et de loisirs «imposé» sur une superficie de 5 ha est aménagé sur des ruines qui témoignent de la présence de plusieurs civilisations, et des bâtiments administratifs sont construits sur les vestiges de la nécropole basilique. Non loin, c’est le tombeau de Scipion l’Africain, héros de la 2ème guerre punique contre le général Hannibal de Carthage, qui est menacé de destruction.

    Selon certains écrits, le général romain, en conflit avec sa patrie, se serait exclamé : « ô Rome, vous n’aurez pas mes os», préférant ainsi reposer en «pax» dans la terre de Mauritanie. Il s’agit d’un temple haut de plusieurs mètres qui a failli être enseveli par l’avancée du béton. L’entrepreneur, en charge des habitations environnantes, n’a-t-il pas rétorqué à ses détracteurs que l’appellation de Scipion «n’est même pas arabe» pour légitimer son action de «rasage» de l’édifice archéologique en place. Actuellement entouré de résidences, il est presque noyé, dérobé aux yeux du visiteur.

    Si on devait relever les tares des pouvoirs publics, on est interpellé inévitablement par l’exemple de la gestion de l’époque coloniale où chaque vestige a été rehaussé à la valeur historique qui est la sienne. A titre d’exemple, tout autour des bains romains, un jardin public a été édifié afin de concrétiser la mission touristique du monument et garantir sa préservation éternelle.

    Pour le cas des ruines romaines enfouies sous le parc d’attractions, un archéologue estime qu’un «autre système politique» pourrait déterrer à l’avenir la richesse archéologique enfouie dans le sol par le pouvoir de l’homme pour asseoir une nouvelle culture, celle de la promotion des enseignements historiques au nom de la science.


  2. #9
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    June 3, 2007 -- Speaking at a forum in Tipaza, east of Algiers, the head of the national office for the protection of historical monuments declared that the mission of this institution has been clearly defined since January 2006, and consists of rehabilitating historical sites and opening them to the public.

    According to M Dahmani, the newly installed administration has got an ambitious program which includes the training of specialized tourist guides as well as custodians equipped with “talkies” that will facilitate their task in protecting the different sites which have been vandalized by delinquents and junkies.

    The degradation of the sites scared away tourists and citizens, he further added, but the return of the people to care for these sites will certainly help to contribute towards washing away this ugly image because nature abhors a vacuum.

    M Dahmani appealed for the participation of the citizens in the rehabilitation of these historical sites, and wants to establish a brand new way of thinking, based on a social and economic relationship, a kind of give and take between the two.

    Among the activities that the office intends to organize are cultural, scientific, economic and handcraft events which will play a part in promoting coexistence between citizens and these sites, so as to become as a “café”. On the other hand, these activities will generate the necessary funds for the operating budget of the office, ahead of the price increase of the entrance tickets to the sites which still remains relatively low at 20 DA but with an anticipated entrance cost of 50 DA in the future.

    As to the question of the organisation of Timgad and Djemila festivals within these historical sites, M Dahmani declared that his administration wishes that citizens “would still enjoy these big cultural events inside the sites,” which implies an official agreement as regards the organization of these festivals, especially Timgad, despite the archaeologists' warnings.


  3. #10
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    Lundi 4 Juin 2007 -- 45 nouveaux sites proposés par 39 pays à l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO seront soumis à l’examen de la 31ème session du Comité du patrimoine mondial qui se tiendra du 23 juin au 2 juillet à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Ces sites comprennent 11 sites naturels (dont une extension), 32 sites culturels, 2 sites mixtes, plus 2 sites transfrontaliers.

    A ce jour, la Convention de l’Unesco de 1972 sur la Protection du patrimoine mondial culturel et naturel protège 830 sites «d’une valeur universelle exceptionnelle», selon les termes de la Convention. Ce patrimoine universel comprend 644 biens culturels, 162 naturels et 24 mixtes situés dans 139 Etats membres de l’Unesco. Parmi ces sites, l’Unesco en a classé sept en Algérie, dont la Qalaa des Béni Hammad (classée depuis 1980), les villes romaines de Djamila, Timgad et Tipasa (1982), le Tassili n’Ajjer (1982), la Vallée du Mzab (1982), et la Casbah d’Alger (1992).

    Durant cette session, le Comité devra aussi reconsidérer le concept de «valeur universelle exceptionnelle» qui est à la base de l’inscription des sites sur la liste du patrimoine mondial et examiner une stratégie pour la réduction des risques pesant sur des sites du patrimoine mondial menacés par des catastrophes naturelles et les impacts du changement climatique. A ce propos, cette réunion se penchera également sur l’état de conservation des 31 sites inscrits sur la liste du patrimoine en danger.

    Le comité pourrait même décider de rallonger cette liste et y ajouter de nouveaux sites dont la préservation demande une attention particulière. Les sites qui pourraient être rajoutés à cette liste sont notamment confrontés à des menaces qui vont de la catastrophe naturelle au pillage, en passant par une pollution grave ou un flux touristique mal géré.

    Le comité du patrimoine mondial consacrera également une séance de travail à l’état de conservation du site de la vieille ville de Jérusalem, El Qods occupée, et de ses murailles, en particulier aux fouilles archéologiques entreprises, illégalement, dans la rampe d’accès à la porte des Maghrébins et qui menacent le site d’une destruction totale.

    Rappelons que la Convention de l’Unesco encourage la coopération internationale afin de sauvegarder les sites du patrimoine mondial. Avec 184 Etats parties, c’est l’un des instruments juridiques internationaux les plus ratifiés.

    En signant la Convention, les Etats parties s’engagent à préserver les sites de la liste du patrimoine mondial, ainsi que les sites d’importance nationale ou régionale, notamment en fournissant un cadre juridique et réglementaire approprié.


  4. #11
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    Mercredi 6 Juin 2007 -- Le Parc national de Gouraya en collaboration avec l’Association Gehimab est en train de mettre les bouchées doubles pour la cérémonie d’ouverture du Musée de géologie à Béjaïa prévue le 14 juin prochain.

    Le but de ce musée géologique est, nous dit-on, de gérer, conserver, valoriser et surtout de faire connaître au public le patrimoine scientifique unique en son genre en Algérie, érigé sur les hauteurs de la ville des Hammadites, précisément au parc de Gouraya. Il sera doté d’une salle pour la collection de géologie générale, une autre pour la géologie d’Algérie, une bibliothèque et une salle de conférences. La cérémonie d’ouverture est prévue le 14 juin en présence de beaucoup d’invités et de différents responsables de plusieurs secteurs d’activité dans la wilaya de Béjaïa.


  5. #12
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    June 6, 2007 -- The World Monuments Fund (WMF) announced its 2008 World Monuments Watch List of 100 Most Endangered Sites today. This year’s list highlights buildings and other heritage sites that are threatened by political conflict, unchecked development, and, for the first time, climate change.

    Two places, much in the world’s headlines, made this year’s list for different reasons. New Orleans was cited for the ongoing risk that climate change presents to its future. “Historic neighborhoods, already pummeled by Hurricane Katrina, are now struggling to restore homes while also preparing for future challenges posed by rising sea levels and the likelihood of stronger storms,” the WMF writes. Iraq, meanwhile, also earned a spot on the list: “Ongoing conflict has led to catastrophic loss at the world’s oldest and most important cultural sites.”

    In a statement accompanying the list, WMF president Bonnie Burnham said: “On this list, man is indeed the real enemy. But, just as we caused the damage in the first place, we have the power to repair it, by taking our responsibility as caretakers of the world’s cultural heritage seriously.”

    The WMF was founded in 1965. Since creating its biennial Watch List in 1995, more than 75 percent of the threatened sites have been saved. The text of this year’s list, organized by category, follows below....

    Included is:

    Medracen and el-Khroub Numidian Royal Mausolea, Algeria, the monumental tombs of the kings who ruled this part of North Africa before the Romans invaded.


  6. #13
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    Jeudi 7 Juin 2007 -- L’été est (presque) là, et Oran, selon les prévisions officielles, s’attend à recevoir des milliers de touristes, entre nationaux et étrangers. Si le souci premier de ces estivants est, sans doute, de profiter des belles plages du littoral oranais (un sérieux coup de balai semble avoir été donné à ce secteur touristique) ou de ses forêts et bois, certains auront peut-être à cœur de découvrir l’histoire de la ville depuis sa création en 903, dans une tentative de saisir l’âme de cette ville qui, à travers les âges, fut façonnée par bien des peuples, bien des civilisations (Romains, Puniques, Fatimides, Omeyyades, Almoravides, Zianides…)

    Dans cette optique, le Guide des monuments historiques et sites naturels d’Oran, que l’association Bel Horizon vient de publier aux éditions du même nom, tombe à point pour offrir aux visiteurs intéressés un condensé des principaux mémoriaux qui constituent le riche patrimoine oranais. «Plus qu’un simple guide, c’est une invite à la découverte de cette ville au cœur généreux et à l’âme tourmentée, portant dignement mais péniblement ce patrimoine méditerranéen, riche par sa diversité, sa symbolique et sa forte charge symbolique», est-il indiqué sur la couverture de l’ouvrage. Mais c’est aussi un appel impérieux aux autorités responsables de la préservation et de la protection du patrimoine, pour une meilleure (et plus sincère, est-on tenté de dire) prise en charge de la mémoire oranaise.

    Morceaux choisis d’une mémoire plurielle

    «La richesse archéologique et historique de notre ville est souvent ignorée par ses habitants et ceux-là mêmes qui sont chargés de la protéger. Sinon, comment expliquer l’état de délabrement général dans lequel se trouve le patrimoine oranais ?» s’insurgent les rédacteurs du guide, outrés par le fait que «seulement une dizaine d’édifices et de sites soient classés officiellement […] alors que la ville recèle plus d’une centaine de monuments encore debout, dont une par tie est présentée dans cet ouvrage». En raison des contraintes de pagination, les concepteurs du guide ont décidé de présenter une cinquantaine d’exemples illustrés de la richesse et de la diversité du patrimoine historique d’Oran. L’ouvrage débute par une brève incursion dans la préhistoire où l’on apprend que des fouilles archéologiques, effectuées aux XIXe et XXe siècles, ont révélé des traces datant d’au moins 100 000 ans : «Des grottes du paléolithique [premières périodes de la préhistoire qui a débuté il y a moins de 3 millions d’années, ndlr] et du néolithique [dernière période de la préhistoire, ndlr] ont été découvertes à Kouchet El Djir et à Eckmühl.» Une seconde incursion, dans l’Antiquité cette fois, indique que plusieurs sites recensés à travers Oran, situent la présence romaine dans la région de Bethioua (ruines de Portus Magnus, par exemple) alors que les vestiges de la civilisation punique se retrouvent plutôt à l’ouest de la wilaya, aux Andalouses où se trouvent une vaste nécropole et beaucoup d’objets d’artisanat comme des vases, des coupes ou des lampes à huile : «Beaucoup d’objets datant de ces époques-là sont, encore aujourd’hui, récoltés dans les régions des Andalouses et de Béthioua», indique-t-on encore comme pour démontrer que presque tout reste à faire dans le domaine de la préservation du patrimoine. Avant d’évoquer les fortifications, témoins des différentes présences militaires (Santa Cruz, Mers El Kebir, Rozalcasar, Fort Lamoune…), les places et édifices remarquables (comme la place d’Armes, la place Kléber, l’Opéra, l’Obélisque de la Victoire ailée, l’Hôtel de ville, la gare, l’hôpital Baudens, les Bains turcs…), le Guide s’intéresse aux édifices religieux des trois religions monothéistes.

    La mémoire de la pierre

    On retrouve, tout à la fois, des données historiques et des informations sur l’architecture des mosquées (la Perle, Pacha, Mohamed El Kebir, Malek Ibn Anas…), d’une douzaine de mausolées et marabouts (Sidi El Houari, Sidi M’hamed Benaouda, Sidi Blel…) mais aussi des églises (Cathédrale du Sacré cœur, Saint Louis, Saint Esprit, Saint Eugène…) et de la synagogue de boulevard Maata, devenue la mosquée Ibn Salem. L’ouvrage de Bel Horizon se termine par la présentation des sites naturels qui, de la promenade Ben Badis (plus connue sous l’appellation de la promenade De Létang) aux îles Habébas en passant par le parc naturel des Planteurs, la forêt de M’sila et le complexe des zones humides, constituent un écosystème forestier lacustre et marin d’un intérêt tout particulier.

    En somme, le nouveau guide sur les monuments historiques et sites naturels - qui offre également une utile carte topographique - est un outil indispensable pour mieux comprendre l’histoire d’Oran. Que l’on y vive, ou que l’on y vienne que l’espace d’une saison estivale.


  7. #14
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    Mardi 12 Juin 2007 -- La culture du béton nuit à l’harmonie qui existait autrefois entre les maisons traditionnelles berbères et l’environnement. Un véritable épouvantail à même de repousser, par sa laideur, le visiteur, voire le touriste, est en train de s’y installer.

    En effet, la discordance et la laideur ont gagné même les régions les plus enclavées de la wilaya de Batna, constituant une menace contre la beauté de ces régions.

    Les consciences sont appelées à réagir pour stopper cette hécatombe environnementale et préserver ce havre de paix et cette idyllique région de ce dépérissement.

    En empruntant la RN31, l’itinéraire Markouna, Arris, Timghnimine, Taghit, Ghassira, Ghouffi, Bauine, le constat est choquant. Le décor est en train de s’enlaidir. Cette région qui était si jolie, comme elle s’est enlaidie ! Les belles maisons berbères, construites avec les matériaux pris de la région, pierres taillées et bois, sont en train de s’effacer, malheureusement, au profit des cubes uniformes de béton. Les amoureux de la nature et des maisons berbères, en visite dans la région, ne récoltent que des “bleus”. La culture du béton et du carrelage est en train de prendre le pas sur la nature. Les balafres, qui défigurent ces beaux sites naturels se commettent au vu et au su de tout le monde.

    Dommage ! la route n’a apporté que le déclin de l’environnement dans cette région, autrefois enclavée mais ensorceleuse. Elle n’a apporté que les maux de la civilisation avec, en tête, la destruction de l’environnement. Des cubes de béton se sont érigés tout au long de la RN31 agressant la vue, laissant des meurtrissures et obstruant la vue de ces beaux sites naturels. Des deux côtés de la route, les cubes de béton armé, en forme d’œillères, empêchent le visiteur de se délecter de ce oued bordé de vastes vergers et de ses vallées profondes creusées dans les falaises abruptes par des pluies saisonnières qui accueillent des cours d’eaux intermittents.

    Déjà dans son livre, en flânant dans les Aurès, l’écrivain, Philippe Thiriez, a annoncé en signe d’avertissement le danger du béton qui envahit la région. Malheureusement, ses alertes n’ont pas été prises au sérieux pour mettre ces maisons berbères à l’abri de la dégradation et de la destruction.

    La préservation de ces maisons berbères a fait couler beaucoup d’encre, mais rien n’a été entrepris pour garantir la pérennité de ces niches érigées sur les falaises tout en épousant l’environnement naturel et le relief. Tous les touristes, qui ont séjourné dans la région, se sont dits fascinés par la beauté de cet habitat à flanc de rochers. Il serait dommage que ces belles maisons traditionnelles, la fierté des chaouis, disparaissent !


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