Dimanche 13 Avril 2008 -- Qui ne connaît pas la villa Abdelatif, jadis maison des artistes, en restauration depuis 2005. Les travaux de rénovation qui devait être achevé en 2007 se sont vu prolonger de plusieurs mois et cela à cause d’une nouvelle découverte hydraulique. Un véritable système d’irrigation datant de plus de trois siècles. Les spécialistes évaluent son existence à l’époque de la construction de la villa en 1630. Ce système d’irrigation qui ressemble au “fougara”, existant seulement dans le Sud algérien, plus précisément dans la région du Touat, a été découvert par les restaurateurs dans cette villa à Alger. “Cette demeure a toujours souffert d’humidité sans savoir exactement les raisons de ce problème, car tout ce système d’irrigation était carrément recouvert de la terre lors de l’extension de la villa à l’époque coloniale”, a expliqué M. Zakagh, responsable de la restauration de la villa Abdelatif, lors d’une visite conjointe de la ministre de la Culture et du ministre des Ressources en eau.
L’expert a précisé que ce système d’irrigation a été découvert en juin 2006. Selon notre interlocuteur, à l’époque l’eau était d’abord collectée dans un bassin, qui se trouve dans un des patios de la villa, avant de se disperser dans plusieurs rigoles afin d’irriguer les magnifiques jardins. Il a signalé, également, que des gaines souterraines ont été conçues pour protéger la bâtisse et éviter tout affaissement de terrain. “Ce quartier est connu par sa richesse en eau, c’est pour cela que nous avons conçu des systèmes pour la protection de la bâtisse”, a-t-il ajouté. Tout en notant que les travaux de restauration d’intérieurs sont achevés, il ne reste simplement que l’extérieur et notamment les jardins qui seront inaugurés le 18 mai prochain. Mme Toumi, ministre de la Culture a tenu à exposer son projet à M. Sellal, ministre des Ressources en eau. Elle lui a proposé de classer le système d’hydraulique de la villa Abdelatif, comme un patrimoine national. Une proposition qui a été de suite soutenue par M. Sellal.
Il faut savoir que la villa Abdelatif a été classée patrimoine monument historique depuis 1922, puis en 1967 après l’indépendance. Véritable joyau architecturel, d’une surface de deux hectares et demi, la maison des artistes est nichée au milieu d’une végétation luxuriante et surplombant le musée des Beaux-Arts ainsi que le Jardin d’Essais. Cette demeure eut de nombreux propriétaires, le plus ancien acte date de 1715 , mentionnant Ali Agha à Hadj Mohamed Khodja puis à Sid Mahmoud Abdelatif en 1795. Acquise par voie d’expropriation des terrains de la colline appartenant à la famille Abdelatif, qui lui annexa un jardin mitoyen à la fin du XVIIIe siècle. La villa, de style mauresque, était un lieu de culture sans précédant.
Si l'on parle de peintres orientalistes, il faut obligatoirement parler de la villa Abdelatif, une sorte de villa Medicis des orientalistes ou encore la villa Velasquez en Espagne, prestigieux réceptacle des artistes du XVIe siècle. Elle devient après, en 1907, la maison des artistes. Plusieurs personnalités ont marqué leurs passages comme Paul Jouve, Jacques Simon, Léon Carré, André Lhote et Karl Marx. Les réserves du musée des Beaux-Arts conservent plus de 700 tableaux peints par les pensionnaires de la villa. Espérons que ce merveilleux site retrouvera son lustre et demeura la maison des artistes.
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13th April 2008 12:57 #141
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Nabila Afroun :
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13th April 2008 13:43 #142
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Dimanche 13 Avril 2008 -- Les services de la gendarmerie d’El-Attaf ont démantelé un réseau de contrebande de pièces de monnaie anciennes datant de l’époque romaine chez un habitant de la commune de Aïn Bouyahia, à 32 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya. C’est en exploitant des informations sur l’intention d’un groupe de personnes qui tentaient d’écouler plus de 40 pièces antiques de monnaie en argent et après avoir identifié l’intéressé principal, qu’une perquisition a eu lieu à son domicile, ce qui a permis la découverte de ces pièces et la divulgation des noms de ses trois complices. L’enquête se poursuit pour trouver l’origine de ces pièces et le lieu où elles ont été trouvées.
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13th April 2008 13:46 #143
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Dimanche 13 Avril 2008 -- La ville de Médéa, qui a été la capitale de la province du Titteri, compte de nombreux sites et monuments datant de l’époque ottomane, dont plusieurs mosquées. Retenus dans le cadre du programme de préservation du patrimoine historique de la wilaya, les travaux de restauration des minarets de la mosquée Djamaâ Lahmer et Mesdjid El Hanafi viennent d’être terminés. Le premier minaret d’une hauteur de 12 mètres est un vestige d’une mosquée édifiée entre 1798 et 1799. Par contre, la seconde mosquée qui est aussi dénommée Mesdjid Lakhdar, où officiait il y a quelques années le défunt Fodil Skender, a été bâtie par El Bey Mourad en 1583. Elle a été transformée en église en 1840 par les colons, compte tenu de sa proximité des casernements après la transformation de son minaret et l’installation d’un clocher. Restituée aux autochtones en 1883, la mosquée continue à être un lieu de culte et de rayonnement jusqu’à nos jours.
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13th April 2008 14:56 #144
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Dimanche 13 Avril 2008 -- Mme Khalida Toumi, ministre de la culture a réitéré, vendredi à Ain Defla, l'engagement de l'Etat pour continuer à oeuvrer à la réhabilitation et à la restauration du patrimoine culturel et historique national. Se rendant sur plusieurs sites, dans le cadre de sa visite de travail et d'inspection dans cette wilaya, Mme Toumi a souligné "l'extrême importance qu'attribuent les hautes instances du pays, à leur tête le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, à la préservation du patrimoine culturel et historique à travers tout le territoire national". "L'Algérie dispose d'un vaste et valeureux patrimoine identitaire, culturel et historique qu'il faut réhabiliter et ressusciter", a affirmé la ministre, affirmant "l'entière disponibilité" de son département "pour financer et lancer les opérations visant la restauration" du patrimoine.
A Miliana, Mme Toumi a inspecté la mosquée, le mausolée et la Medersa de Sidi Ahmed Ben Youssef .Une enveloppe financière de 94 millions de DA a été allouée pour la réhabilitation de ces édifices dont le taux d'avancement des travaux est estimé à 70%. Constatant qu'une partie de cet édifice était sous terre, Mme Toumi a promis d'allouer une autre enveloppe financière "nécessaire" pour la restauration de cet édifice enfoui. Visitant la manufacture d'armes construite par l'Emir Abdelkader, en 1839, Mme Toumi fera remarquer que cette fabrique d'armes ainsi que la fonderie "devraient être fonctionnelles pour montrer aux visiteurs le génie de nos ancêtres". Mme la ministre s'est également rendue au Musée de la ville de Miliana qui abrite d'importantes pièces témoins de l'histoire de cette région depuis l'ère romaine ainsi qu'au musée du Moudjahid. Au chef lieu de wilaya, Mme Toumi a visité la bibliothèque communale conçue pour recevoir 51000 ouvrages et qui vient de recevoir un premier lot de 17000 livres du ministère de tutelle. Mme Toumi a clôturé sa visite dans la wilaya de Ain Defla en se rendant dans la Zaouïa El Hebei de Khemis Miliana.
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16th April 2008 01:33 #145
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Farah Bachir-Cherif :
Mercredi 16 Avril 2008 -- Si nombre de vestiges sont confrontés au problème de datation, véritable handicap pour leur classement et leur restauration, la wilaya d’El Tarf a cependant recensé plus de 100 sites archéologiques remontant aux époques punique, romaine, turque et pré-coloniale, selon le directeur de wilaya de la culture, Slimene Djouadi.
Les ruines archéologiques dénombrées témoignent que cette zone a été un bien de passage des différentes civilisations qui se sont succédé dans le Bassin méditerranéen, a expliqué M. Djouadi. Des sites antiques comportent toujours des structures encore debout et visibles en surface à proximité d’importantes plantations d’oléastres qui sont considérées par des archéologues comme un résidu des plantations byzantines et romaines.
Les chercheurs ont établi une classification de ces sites comportant des fermes, des huileries et des tombes associés aux fermes ou aux comptoirs commerciaux. Ils ont aussi supposé que le site archéologique de Tebaibia, dans la commune de Roum El Souk, était destiné à contrôler le passage et défendre l’établissement en cas d’attaque de l’extérieur. Deux inscriptions funéraires découvertes par les spécialistes à Djeddi Ali, dans la localité de Oued El Hout, ont permis de constater les cas d’interaction culturelle entre la population locale et les Romains.
Dans le même sens, le directeur de la culture indique un autre exemple de langage nouveau résultant de l’interprétation d’éléments locaux et l’application de systèmes figuratifs mixtes. Il s’agit en l’occurrence de la stèle figurée de Sidi Trad, dans la commune de Zitouna, qui appartient au culte de Saturne Baal, la roue des deux monstres (gorgones) sculptés sur le chapiteau de Sidi Abdallah, dans la même commune.
Le manque d’informations historiques et épigraphiques «n’a pas permis une datation même approximative des sites archéologiques, particulièrement les pressoirs d’olives découverts dans la région d’Oum Theboul, notamment au cap Segleb et à Dridir, ou encore les moulins à grains et les dolmens dans la commune de Bougous», souligne le directeur de la culture de la wilaya d’El Tarf qui déplore que des sites patrimoniaux soient condamnés à cause d’un problème de datation.
Riche des nombreux vestiges des civilisations ayant marqué par leur présence l’histoire de la région, qui s’ajoutent à la beauté des sites naturels, la wilaya d’El Tarf a tous les ingrédients et atouts pour développer un tourisme culturel rentable, voire concurrentiel.
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16th April 2008 04:37 #146
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Mercredi 16 Avril 2008 -- La vieille mosquée El-Attik du chef-lieu de la commune de Chemora, restaurée et transformée en madrasa, grâce à une sage décision, vient d’être sauvée de l’oubli. Elle a été inaugurée récemment par les autorités de la wilaya de Batna. La restauration de la mosquée de Chemora qui était en état de délabrement est accueillie avec une grande satisfaction par les habitants de cette commune. Une mosquée qui n’était pas seulement un lieu de culte mais également une institution sociale, éducative et politique.
“C’est dans cette mosquée qu’on avait tenu une rencontre pour préparer la Révolution à laquelle avaient assisté à l’époque des figures de la révolution algérienne, parmi elles Rabah Bitat”, nous confient quelques moudjahiddine de la commune de Chemora. Certains ajoutent même que “le Manifeste du Premier novembre 1954 avait été adopté et traduit du français à l’arabe dans cette mosquée”. Effectivement, cette mosquée avait joué un rôle mobilisateur important de l’énergie collective pendant la révolution du 1er Novembre 1954 pour assurer la défense du pays et chasser l’occupant français.
L’un de ces mobilisateurs était le muezzin, le chahid Bendaâs Si Belkacem, assassiné un vendredi de l’année 1956 avec quatre autres citoyens de Chemora pour avoir réussi à convaincre des “goumis” venus d’autres régions à déserter l’armée française et à se joindre à leurs frères dans le combat. Grâce à son rôle mobilisateur, la mosquée El-Attik s’enorgueillit d’avoir sacrifié pour la liberté de l’Algérie 475 martyrs, tous natifs de Chemora, dont leurs noms et prénoms sont inscrits en lettres d’or sur les plaques de la stèle commémorative de la commune. La mosquée El-Attik mérite cette reconnaissance pour le rôle religieux, éducatif et politique qu’elle avait joué et qu’elle continuera à faire.
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16th April 2008 16:38 #147
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Mercredi 16 avril 2008 -- On peut n’être qu’un directeur d’agence foncière et se mêler de questions liées intimement à la culture. Il n’y a pas de cloison assez étanche pour empêcher l’art de passer d’un endroit à un autre. Et le directeur de l’agence foncière de la wilaya devient un homme tout à fait charmant lorsqu’il parle de sa ville, Sour El Ghozlane, dont le caractère éminemment historique ne peut-être récusé par personne. Seulement, son intervention à la 2e session ordinaire de l’APW, au double titre de responsable de l’agence foncière et de membre de l’APW, a été de sa part une manière de « mettre les pieds dans le plat ». Quand il s’étonne qu’on considère l’ancienne caserne militaire de Sour El Ghozlane, datant de l’époque coloniale, comme faisant partie du patrimoine culturel, son étonnement nous paraît, pour le moins, mal venu. Pourquoi le mur d’enceinte, les sièges de daïra et d’APC et l’hôpital, qui sont des constructions aussi anciennes, conçues selon le même style colonial, appartiendraient-elles au patrimoine culturel de la wilaya et pas la caserne érigée selon le même canon architectural ? Au nom de quel principe, de quel critère du beau décide-t-on de la valeur ou d’un objet d’art sinon au nom de ceux en honneur depuis les premières œuvres créées qui plus est, font que l’art n’a d’autre fonction que de charmer et de plaire ? Déjà l’église, qui fut un joyau architectural dans son genre, a été rasée pour laisser place à une mosquée, certes belle, mais que n’aurait en aucun cas déparé ce lieu d’un autre culte si elle avait été construite à côté de cette église. Mais ô blasphème impardonnable ! Vouloir démolir un site historique comme l’ancienne caserne coloniale pour donner naissance à quelque projet de logement est inacceptable à moins d’être Attila lui-même. Heureusement personne n’est assez barbare pour vouloir être Attila.







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