Mercredi 30 Avril 2008 -- Le massif de Collo renferme indéniablement un gisement préhistorique en jachère car en dépit de l’absence de fouilles, les découvertes accidentelles sont nombreuses et régulières. Elles sont également d’une grande importance archéologique. Les grottes de Tizeghbane, dans la commune et la daïra d’Ouled Attia, ont été habitées par l’homme de la préhistoire. C’est la visite de ces grottes par le service du patrimoine culturel de Skikda qui a confirmé les dires des riverains quant à son occupation par des hommes préhistorique. Et ce ne sont pas les preuves matérielles qui manquent, car à vue d’œil on peut aisément voir les chutes et les éclats de silex sur le sol, outillage préhistorique, faisant des repaires incontestables. Par ailleurs, la région de Tizeghbane a fait l’objet d’autres découvertes de plusieurs dolmens et nécropoles romaines. Selon un cadre de la direction de la culture de la wilaya de Skikda, cette région renferme bien un gisement archéologique, comme un peu partout au niveau du massif de Collo, qui à subi l’invasion de toutes les civilisations, s’étant succédé en Algérie, mais il évoque actuellement la conjoncture sécuritaire qui fait qu’aucune prospection n’a été lancée.
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30th April 2008 03:08 #162
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30th April 2008 03:14 #163
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4th May 2008 03:42 #164
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Dimanche 4 Mai 2008 -- Les fameuses grottes d’Afalou Netklaline dans la commune de Boukhelifa demeurent à l’heure actuelle, avec tous nos regrets, dans un état sauvage. Des grottes pourtant qui n’ont rien à envier à celles de la commune d’Aokas. Au jour d’aujourd’hui, ce patrimoine universel est livré à son triste sort : dans un abandon total. Pour ne dire que ça. L’APC de Béjaïa, par la voix de son 1er vice-président, M. S. Aïssanou, compte mener bataille avec la Direction du tourisme de la wilaya de Béjaïa pour que ce patrimoine universel soit enregistré et classé en tant que tel. Il y a lieu de signaler que ces grottes sont sises sur les monts d’Adrar n’Zane.
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4th May 2008 04:16 #165
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Dimanche 4 Mai 2008 -- El-Kharba, la bien nommée, aujourd’hui un bidonville de Béni Ouelbane, dans la daïra de Sidi Mezghiche, est habité par environ 135 familles qui occupent ce site historique de 2 km2 en continuelle dégradation. Pourtant, il existe bien un décret interdisant les constructions sur les sites historiques et qui oblige les communes à la préservation du patrimoine culturel. El-Kharba, l’ex-cité romaine, Celtianus, tel que citée dans un document de S. Ghezel. Celtianus était alors occupée par les alliés de Rome, les Celtes principalement des familles nobles, qui exploitaient les terres fertiles de cette région essentiellement agricole. Autre époque, autre mœurs, de Celtianus, l’opulente, à El-Kharba, la misérable.
Encouragés par l’insouciance des autorités qui se sont succédé au niveau de cette commune, les habitants ne se gênaient point de puiser du terroir en exploitant la pierre taillée romaine pour construire leurs maisons. D’autant que leurs creusements pour les fondations sont fructifiés par des découvertes d’objets de valeurs archéologiques comme les sarcophages, les colonnes, les vases et les pièces de monnaie romaines en or ainsi que des objets de garniture de maison qui sont revendus aux pilleurs du patrimoine national, rapportent des citoyens.
Selon un cadre en archéologie, la direction de la culture de la wilaya de Skikda a voulu organiser un séminaire pour les P/APC sous le thème de “Comment gérer le patrimoine culturel” mais sans suite. Actuellement, il ne reste de Celtianus que des stèles funéraires déposées au niveau du jardin de l’APC. Celtianus et Kalàt El-Kolla, à Ouled Hbaba, dans la commune d’El-Harrouch, sont des sites de grande importance historique qui sont appelés à disparaître si les mesures nécessaires ne sont pas prises pour leur préservation.
“Ces sites historiques n’ont besoin que d’un petit budget pour les doter d’un clôture, pour effectuer des opérations de maintenance, le désherbage et la bonne gestion des sites”, nous dira un professionnel de l’archéologie. Cependant, à cause de l’importance de la wilaya de Skikda en matière de découvertes archéologiques qui se sont intensifiées depuis 1995, notre interlocuteur révèle que le ministère de la Culture a donné instruction quant à la création d’une antenne pour la gestion des biens culturels protégés relevant de l’Office national de la gestion des biens culturels. En dépit du trésor historique que recèle cette wilaya, le mois du patrimoine national risque de passer inaperçu à Skikda.
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4th May 2008 16:34 #166
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Kahina Hammoudi :
Dimanche 4 Mai 2008 -- L’association «Sauver l’imzad» a organisé depuis le 26 avril et jusqu’au 1er mai dernier, à l’auditorium du palais de la Culture Moufdi-Zakaria, des Journées culturelles autour de l’imzad. Pour la première fois, les plus anciennes joueuses d’imzad, à savoir Alamine Khoulen, Dmeyla Edaber, Chtima Bouzid et Biyat Edaber, se produisent, accompagnées de leurs meilleures élèves. Quels sont les objectifs de cette association à travers cette manifestation ? Sans aucun doute, le but est de promouvoir la connaissance de cet instrument, son rôle dans la culture touareg ainsi que dans le monde d’aujourd’hui, comme référent identitaire pour les femmes et comme outil de lutte contre la pauvreté. Le nom de cet instrument s’écrit de différentes manières : imzad, amzad, inzad ou anzad. La particularité de cet instrument réside dans le fait qu’il est essentiellement joué assis par les femmes qui accompagnent en musique les poèmes et chants des hommes qui rappellent l’essak, à travers l’évocation de l’honneur guerrier, de l’amour courtois et du nomadisme. La pratique de cet instrument tend aujourd’hui à disparaître. Il reste peu de femmes à savoir encore le manier.
Cette association se bat contre la disparition de cette coutume ancestrale en ouvrant une école à Tamanrasset et en organisant des colloques ainsi que des journées portes ouvertes dans différentes régions du pays. Les premières actions de l’association ont porté sur la sensibilisation de l’ensemble des parties concernées afin de faire connaître au niveau local et national cet art ancestral, faisant prendre conscience aux populations locales la nécessité de se mobiliser pour préserver ce patrimoine. Une opération de recensement des artistes joueuses d’imzad et poètes a été lancée dans toute la wilaya de Tamanrasset. C’est ainsi que 10 formateurs et formatrices ont été retenus et ont adhéré à cette école d’imzad, à Tamanrasset. Prés de 200 jeunes filles se sont inscrites. Une première promotion baptisée «Promotion Dassine», de 40 élèves, avait démarré en 2004 au niveau de l’Institut de la formation professionnelle. Il est par ailleurs prévu de construire Dar el-imzad, un centre de rencontre et de rayonnement culturel pour les artistes du monde.
Participer à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Hoggar en militant pour la préservation de l’authenticité de l’imzad en tant qu’expression culturelle et identitaire constitue l’objectif primordial que s’est notamment fixée cette association. Sans oublier que cette dernière est la première actrice qui relance la fabrication d’instruments musicaux et d’accompagnement à travers une reprise et une remise à jour de l’artisanat et de sa modernisation selon les critères de ce label. Ce qui permet, entre autres, de redynamiser l’activité touristique et socioculturelle avec ses retombées économiques.
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4th May 2008 21:47 #167
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5th May 2008 07:33 #168
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Lundi 5 Mai 2008 -- Excédés par les bruits assourdissants nocturnes provenant du chantier de démolition de l’immeuble la Parisienne, les riverains sont sortis, dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, crier leur colère devant les désagréments causés par les engins en action. L’intervention prompte des éléments de la sûreté urbaine a permis d’éviter tout débordement. Le hic dans cette affaire, c’est que l’entreprise chargée de la démolition ne détiendrait, selon les habitants du quartier, aucune autorisation relative aux travaux en question. C’est d’ailleurs sur cette base que la police a ordonné l’arrêt des travaux. Une nouvelle accueillie avec joie par les riverains qui interpellent, à l’occasion, les autorités sur le risque d’effondrement de leur immeuble fragilisé par l’intervention des engins sur les lieux.







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