Mardi 20 Mai 2008 -- Ce site antique classé lieu historique est protégé par l’Unesco; la restauration des vestiges témoignant d’une présence romaine de plus de sept siècles a été confiée à l’Ecoteh d’El Harrach. Commencés en début janvier, les travaux devaient être réalisés dans un délai de cinq mois. C’est donc, dans quelques jours, que les autorités concernées vont réceptionner ce projet qui va rendre à César ce qui appartient à César.
Pour rappel, les autorités locales de la ville de Lomnium de l’époque romaine ont eu toutes les peines du monde à préserver ce patrimoine historique. Les multiples tentatives de le rentabiliser pour le secteur du tourisme ont toujours eu comme obstacle l’absence de prise en charge par des spécialistes. L’arrivée à Tigzirt, il y a quelques années, de spécialistes en la matière a fini, après de marathoniennes démarches, par inscrire le site parmi le patrimoine universel protégé par l’Unesco.
Tigzirt, à l’instar de tous les comptoirs littoraux de notre pays, a connu une histoire des plus riches. Les études effectuées, d’abord par des archéologues de l’époque coloniale, ont mis en évidence le caractère universel de la richesse historique contenue sur le littoral et, parfois, plus loin dans le large. Les recherches ont donc mis au jour des pièces de monnaie témoignant du paysage des Phéniciens. Ils ont laissé deux comptoirs dans la région que les archéologues ont réussi à localiser, distants de quelques kilomètres.
Les pièces témoignant de la présence constante des civilisations indo-européennes ne concernent pas uniquement les Phéniciens mais, également le passage des Vandales. En effet, certaines constructions qui ne cadraient pas avec l’architecture de l’époque romaine surplombaient les vestiges laissés par les soldats de César. C’est à ce moment que les archéologues ont conclu à la présence de vestiges de la présence vandale.
Depuis l’Indépendance, comme le mentionnent les archéologues de l’Institut national, les recherches ont été interrompues jusqu’à ces dernières années. Toutefois, la reprise des recherches ne signifiait point la reprise en charge des autorités locales. Pendant des années, ce site est resté à l’abandon jusqu’à l’approche de la saison estivale. Les opérations de désherbage ont commencé alors tambour battant.
Mais cette occasion passée, vers la mi-septembre, le lieu retrouvait son triste visage. Petit à petit, le puzzle, composé de pierres, devenait plus compliqué. Les vestiges qui étaient déjà en ruine s’effondraient les uns après les autres. La présence coloniale, de son côté, bien qu’ayant contribué à des recherches par des archéologues, a participé à l’entreprise de destruction. En effet, les Français ont construit la ville récente de Tigzirt sur plus de 80% du site romain. Au beau milieu du casernement, l’armée coloniale a procédé à un terrassemet pour en faire un aéroport militaire. Actuellement habitées, les bâtisses représentent une immense richesse historique.
Il ne reste à présent d’une infime partie de la ville historique de Lomnium érigée en ville civile par le gouverneur romain d’origine berbère, Septime Sévère. Après avoir été un territoire de conquête pour les soldats de Rome qui n’avaient construit qu’un casernement, vint le règne de ce gouverneur. Il transforma ce lieu en une ville civile où florissaient le commerce, la vie culturelle et religieuse. A présent, les travaux de restauration qui prennent fin vont permettre de remettre au jour cette cité antique, témoin d’une civilisation qui a laissé des empreintes indélébiles sur le présent de l’Afrique du Nord.
Les bénéfices ne seront pas exclusivement et purement scientifiques. Cette restauration aidera certainement les responsables locaux qui comptent inscrire irréversiblement cette ville dans sa vocation touristique. A rappeler, également, que cette initiative ne concerne pas uniquement ce site antique de Tigzirt mais aussi plusieurs lieux historiques de différentes époques. L’ancienne demeure des Aït Kaci, la demeure de Lalla Fatma N’soumeur et le mausolée de la zaouïa de Sidi Ali Moussa.
+ Reply to Thread
Results 197 to 203 of 459
-
20th May 2008 21:47 #197
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
-
21st May 2008 16:53 #198
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Reda Cadi :
Mercredi 21 mai 2008 -- Une première : la wilaya de Mila s’est engagée, à travers une convention signée lundi dernier avec le département d’histoire et d’archéologie de l’université Mentouri de Constantine, à ouvrir ses sites patrimoniaux aux étudiants et chercheurs pour y effectuer des études et recherches susceptibles d’enrichir la connaissance et de contribuer à la mise en valeur de son patrimoine historique et archéologique. Selon le Pr Abdelaziz Segueni, président de l’association «les Amis du vieux Mila», cette convention est le résultat de longues années d’efforts déployés par les autorités locales, la société civile et les citoyens conscients de la valeur du patrimoine et de la nécessité de le sauvegarder. M. Segueni a rappelé que le classement du vieux Mila comme patrimoine à sauvegarder est le fruit de ces mêmes efforts qui permettront aussi le lancement, cet été, des travaux de restauration de la mosquée de Sidi Ghanem considérée comme la 2ème plus vieille mosquée du Maghreb après celle de Kaïrouan en Tunisie. Le Pr Youssef Aïbeche a estimé, pour sa part, qu’il était temps d’orienter la recherche universitaire vers une meilleure connaissance de l’histoire de cette région, laquelle, en raison de sa situation géographiqueprivilégiée et de la fertilité de son sol, fut jadis qualifiée de grenier de Rome, et de la vieille ville de Mila qui constitue un échantillon très intéressant de la cité musulmane et méditerranéenne.
L’universitaire Nadia Bahra du département d’histoire et d’archéologie de l’université Mentouri, dira, elle, que cette région était habitée par l’homme depuis des temps immémoriaux. Les découvertes faites en 1912 à Mechta Larbi, près de Chelghoum Laïd, en sont la preuve, a-t-elle ajouté, rappelant que des travaux d’excavation avaient fortuitement exhumé les ossements de ce qui porte aujourd’hui le nom de «Homme de mechta Larbi», un humain au crâne longiligne et à la face large et dont les dents de devant étaient arrachées pour cause d’un rituel, selon les historiens. Sur le même site furent découverts divers outils et ustensiles en pierre taillée et une quantité impressionnante de coquilles d’escargots qui servaient, selon elle, d’aliment à l’homme du néolithique. Le territoire de la wilaya de Mila renferme de nombreux autres sites archéologiques datant du néolithique comme les grottes de Oued Athmania, Oued Seggane, Oued Endja, M’cid Aïcha et Djebel Marcho. L’universitaire Souad Slimani, de la même université, a estimé que les sites archéologiques demeurés peu connus devraient faire l’objet d’études et de recherches, d’où l’intérêt de la convention qui devrait servir d’exemple et faire des émules.
-
21st May 2008 23:29 #199
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Mercredi 21 Mai 2008 -- Les services de protection du patrimoine de la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, ont pris l’excellente initiative de sauver un site archéologique original, datant de la protohistoire : Il s’agit des allées couvertes d’Aït Rehouna (à 14 km à l’ouest d’Azeffoun). Ils s’affairent à la préparation d’un dossier pour demander le classement de ce site comme patrimoine national conformément à la loi 98/04 du 15.06.98 relative à la protection du patrimoine culturel. Ils viennent de terminer le travail de délimitation du périmètre à classer, de façon à protéger les allées et sauvegarder l’environnement immédiat à celles-ci. Comme ils ont procédé au repérage de ces allées, leur numérotation (il y en a huit) ainsi que les relevées d’altitude. Le classement de ce site se traduirait dans la pratique par sa protection et son entretien. Comme il sera possible de restaurer les entrées de ces allées, de mieux entretenir l’environnement immédiat, ce qui engendrerait déjà quelques postes de travail pour le village. L’apport touristique n’est pas à négliger également, si ce site venait à être classé, il pourrait constituer une attraction. Très peu connu des scientifiques, donc de nouvelles fouilles s’imposent pour une meilleure connaissance de ces dolmens et pour lever le voile sur leur datation dont certains doutent encore. Le prochain site auquel les services de protection du patrimoine de la wilaya s’attelleront à classer et protéger, sera Ruzazus. Cette ville romaine est « sous » le village Thadarth Ouzeffoun. Ce site qui s’étale sur plusieurs hectares, renfermant des trésors inestimables et dont les parties visibles s’effritent chaque année un peu plus, a vraiment besoin d’être sauvegardé. D’autre part, pour une meilleure prise en charge de ces différents sites, les services de la culture de la wilaya demandent la création d’une antenne archéologique à Azeffoun. Sur ce point, ils attendent beaucoup des autorités locales (daïra et APC) pour leur attribuer un local à cet effet.
-
28th May 2008 23:40 #200
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Mercredi 28 Mai 2008 -- Le descriptif et la reconstitution picturale d’une mosaïque datant de l’époque romaine se trouvent exposés à l’intention des visiteurs à la Médersa de la ville de Constantine, à l’occasion d’une manifestation culturelle, organisée depuis lundi, par l’association Les amis du musée, en collaboration avec le laboratoire « ville et patrimoine » de l’université de Constantine. La découverte, faite en 2005, a permis aux membres de l’association Les amis du musée de dévoiler un véritable trésor archéologique d’une valeur inestimable.
C’est le propriétaire de la maison, Zaki Mebarki qui est à l’origine de cette trouvaille enfouie au sous-sol de la bâtisse sise au n°11 rue Belabed Tahar (ex- Jean Bart), plus connue par les Constantinois par zenket Halmoucha, laquelle se trouve à quelques encablures seulement de la zaouia Rahmania. « Il a fallu un travail minutieux et méticuleux, après des mois de fouilles et de recherches pour parvenir à réaliser une reconstitution virtuelle plus proche de la réalité de la mosaïque qui remonte à l’époque romaine selon plusieurs indices retrouvés dans la maison », apprend-on auprès des membres de l’association Les amis du musée.
« La mosaïque, dont la découverte a été effectuée par une équipe de cette association, mandatée par l’APC de Constantine, présente des couleurs comme étant dominantes, à savoir l’ocre, le blanc et le noir avec des motifs similaires à ceux qui caractérisent les autres mosaïques que l’on retrouve dans tout le royaume numide », précisera Mohammed Bennacef, président de cette association. Ceci constitue une preuve supplémentaire de la présence de l’homme depuis des âges reculés, surtout que des études récentes ont confirmé que la ville de Constantine a près de 28 siècles d’existence.
La tâche accomplie par des spécialistes en archéologie, qui se sont basés sur des données accumulées depuis des années à travers les multiples recherches effectuées sur l’histoire de la ville, a permis de lever le voile sur plusieurs secrets d’une bâtisse qui confirme l’existence de vestiges romains dans la médina de Constantine. Ceci met en évidence la nécessité d’effectuer des études plus poussées pour sauvegarder plusieurs sites toujours méconnus et répartis dans plusieurs quartiers de la vieille ville. Ils citeront à ce propos la tannerie du quartier d’Echatt, considérée parmi les plus anciennes au monde.
L’exposition, abritée par le hall de la Médersa, dont la clôture aura lieu demain, a reçu hier la visite surprise de Abdelmalek Boudiaf, wali de Constantine. Ce dernier s’est dit émerveillé par la qualité des travaux présentés et dont certains demeurent inédits. Une visite qui lui donnera sûrement des idées pour la rencontre internationale sur la ville, prévue à compter du 1er juin à l’université de Constantine.
-
29th May 2008 09:07 #201
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Jeudi 29 mai 2008 -- Entamés vers la fin de l'année 2003, les travaux de réhabilitation et de restauration du palais de Ahmed Bey se poursuivent. Une visite sur le site permet de découvrir un immense chantier où pas moins de cinq entreprises de menuiserie sont à pied d'oeuvre. Ces artisans, tous issus de Constantine, s'affairent à ciseler, à refaire et à remodeler tout ce qui a trait à l'ébénisterie et au bois, ce matériau précieux et capricieux. Il y a également les zélijes, la mosaïque, la faïence et surtout le marbre qui demandent une attention particulière qui seront tous traités avec la minutie nécessaire. C'est ce que promet M. Badjadja Abdelaziz, l'architecte chargé des travaux de restauration de ce palais historique.
Avec sa multitude de dépendances, ses alcôves, ses jardins, ses voûtes splendides, ses mezzanines, ses moucharabiehs et ses 6.000 mètres carrés, ce magnifique édifice et son architecture unique devrait dans moins d'une année être rouvert au grand public. Selon notre interlocuteur, il devrait abriter de nombreux ateliers d'art traditionnel et recevra en même temps de larges forums culturels. Ce sera en quelque sorte un véritable musée. Construit en 1835 après moins de dix ans de travaux, le palais érigé par Hadj Ahmed Bey a bénéficié en 2002 d'une enveloppe financière de 15 milliards de centimes. Sur le plan financier, il reste encore un pécule qui devrait suffire à terminer les travaux sans gros soucis, indique M. Badjadja.
Dépendant administrativement de la direction de l'urbanisme, le palais rencontre cependant un problème relatif à l'alimentation en électricité. Pour des problèmes d'ordre administratif, cet édifice est resté privé d'électricité depuis 25 ans obligeant les entreprises en charge des travaux de restauration à faire installer des compteurs au nom de leur propre entreprise. En effet, depuis 1986, date du début de l'expertise polonaise, le palais n'était plus alimenté en électricité. Toujours selon M. Badjadja, ce handicap devrait être aplani incessamment, ce qui devrait permettre de terminer les travaux sereinement et d'être au rendez-vous de décembre 2008 pour la reprise. Après plus de cinq ans de travail acharné.
-
31st May 2008 00:37 #202
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Samedi 31 Mai 2008 -- Un couple d’archéologues américains est arrivé à Skikda pour récupérer des échantillons nécessaires sur des objets au niveau du musée de Skikda et du jardin archéologique. Anwis Vandoenhok et son mari John Herman se pencheront sur les objets en marbre trouvés dans la wilaya de Skikda afin de déterminer le gisement de provenance qui reste inconnu. Le couple de chercheurs est conventionné avec le ministère de la Culture et passera par plusieurs wilayas pour étudier les objets en marbre, dont l’origine reste inconnue.
-
2nd June 2008 09:52 #203
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 289,622
Lundi 2 juin 2008 -- Les directeurs de la culture du pays sont conviés, au mois de juillet prochain, à assister à une réunion de travail au ministère de la Culture à Alger. Cette rencontre s’inscrit dans le programme d’inventaire du patrimoine culturel matériel et immatériel du pays. Dans la plupart des wilayas, l’inventaire n’a pas été effectué depuis l’indépendance, nous dit-on. S’il est vrai que l’inventaire du patrimoine matériel est une opération qui reste à la portée des intervenants, pour le patrimoine immatériel la tâche est difficile et assez compliquée, estime-t-on. D’où l’objet de cette réunion : «C’est avant tout une réunion de sensibilisation des directeurs autour de la question de l’inventaire du patrimoine immatériel. Car l’identification du patrimoine immatériel pose problème. N’importe qui ne peut pas procéder à cela. C’est une affaire de professionnels et de spécialistes. Néanmoins, les directeurs de la culture ont un rôle important à jouer dans cette vaste entreprise que le pays s’apprête à entreprendre», nous confie un spécialiste. A ce propos, il y a lieu de signaler qu’une réunion d’expertise a été organisée, il y a quelques jours, conjointement entre des responsables du projet au ministère de la Culture et des chercheurs universitaires. L’inventaire du patrimoine matériel et immatériel qui devra mobiliser du monde bénéficie d’une enveloppe financière conséquente, du soutien et de l’attention de la ministre de la Culture. Une session de formation accélérée sera dispensée au profit de certains intervenants du secteur afin de chapeauter cette opération.







LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote


Bangladesh
Ecuador
Morocco
Nepal
Nicaragua
Puerto Rico
Russia
Scotland
South Africa
Ukraine
Virtual Countries