Jeudi 14 Juin 2007 -- D’importants vestiges archéologiques viennent d’être découverts sur les hauteurs de la ville de Béjaïa, plus précisément au niveau de la placette qu’occupait le mythique marché Philipe. Tout a commencé lors du lancement au mois de novembre 2006 des travaux de réhabilitation de ce marché pour le transformer en centre commercial, selon un plan élaboré par le bureau d’études Chelouah. En effectuant des travaux de terrassement, car l’entresol est profond de quelque sept mètres environ, les engins sont tombés sur ce qui ressemblait à des ruines romaines. Il s’agit d’une muraille avec une voûte longue de douze mètres et profonde de cinq mètres environ. Outre cette muraille romaine, les engins sont également tombés sur une autre découverte : un four dont l’âge remonterait à plus d’un siècle. Une fois ces vestiges archéologiques découverts, les travaux de terrassement se sont arrêtés pour ne pas provoquer d’accident pouvant mettre ces vestiges en danger. Le 28 mai dernier, le chantier était à l’arrêt et la direction de la culture était avisée. Celle-ci alerta à son tour le ministère de la Culture, plus précisément la direction de la conservation et de la restauration du patrimoine, pour dépêcher une commission spéciale sur place afin de déterminer avec exactitude l’époque à laquelle appartiendraient ces découvertes.
Près d’un mois après la mise à jour de ces vestiges archéologiques, aucune initiative n’est encore entreprise, du côté des officiels, pour déterminer le cours que vont suivre ces opérations d’excavation, car les fouilles devraient logiquement se poursuivre pour dégager entièrement ces vestiges. Une attente qui met à rude épreuve la patience des responsables du chantier, l’APC en l’occurrence. «Nous voudrons que cette commission du ministère de la Culture se déplace pour savoir ce qui nous reste à faire. Nous voudrons savoir s’il existe une possibilité de poursuivre les travaux de terrassement et préserver le site en même temps», ont expliqué des responsables au niveau des services techniques de l’APC. Le premier danger qui guette ce site sont les chutes de pluie qui peuvent survenir un jour ou l’autre. Cela provoquerait un affaissement de terrain et les vestiges risqueraient d’être sérieusement endommagés. Pour l’heure, les choses stagnent encore au niveau des officiels locaux et ces vestiges ne semblent pas faire l’objet d’un intérêt quelconque. D’ailleurs, même l’opinion publique ne semble pas avoir été tenue au courant par ces découvertes. Sous d’autres cieux, où l’art et la culture sont respectés, ces découvertes ne seraient jamais passées inaperçues.
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14th June 2007 13:15 #15
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17th June 2007 00:57 #16
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Dimanche 17 Juin 2007 -- Le ministère de la Culture a donné son approbation pour des fouilles archéologiques sur le site de Aïn Mosbah, dans la wilaya de Skikda, découvert récemment, a annoncé la responsable du service archéologie à la direction de la wilaya de la culture. «Une délégation d'experts sera bientôt dépêchée sur les lieux par le ministère pour se faire, sur place, une idée précise sur les trésors de ce site dont tout porte à croire qu'il renferme une nécropole romaine», a indiqué cette responsable. Le site a été découvert fortuitement par un agriculteur qui, en labourant son champ situé à près de 40 km au sud de Skikda, dans la daïra d'El Harrouch, a exhumé une jarre en terre cuite contenant des ossements humains.
La wilaya de Skikda regorge, selon cette responsable, de nombreux sites d'une grande valeur archéologique qui ont cependant besoin d'être valorisés et surtout protégés. La ville romaine de Kelaat el Kelaa, à Ouled Hbaba, découverte dans les années 1950, et qui s'étend sur 9 hectares, est un exemple de la négligence et la dilapidation des richesses archéologiques de la région. Malgré son importance, ce site demeure peu connu et peu valorisé sur le plan touristique. «Il a été laissé à la merci des pilleurs et d'autres vandales qui n'ont pas hésité à dérober des pièces de monnaie, en argent et en or, des colonnes en marbre, des pièces en céramique et tout ce qui peut être pris», déplore la responsable.
La grotte de Ounar, dans la même localité, est une autre illustration de ce coupable abandon du patrimoine archéologique dans la wilaya de Skikda. Dans cette grotte, «les Romains allumaient des feux pour guider les caravanes commerciales de nuit, de même qu'on y a découvert des restes de couronnes, des tombes et une source d'eau douce», a-t-elle souligné. Dans la région de Emzedj Edchiche, au lieu-dit Esstiha précisément, on a découvert une tour datant de l'époque romaine sur les ruines de laquelle une caserne a été construite par les Français.
Les plages de Guerbez renferment également des trésors archéologiques parmi lesquels des vestiges d'une importante ville romaine du nom de Bartianis dont il ne subsiste qu'un pan de mur en pierre et des mosaïques envahies par le béton d'une tour de contrôle de la Protection civile. Il en est de même pour les ruines de la ville romaine Siltanus, à Beni Oulbène, dont les traces ont pratiquement été effacées. Plus important et plus urgent que les fouilles, la protection du patrimoine s'impose.
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18th June 2007 15:47 #17
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ALGIERS, June 18 (Reuters) - Algeria, a treasure house of prehistoric Saharan art, has discovered more neolithic rock etchings in the desert from around 8,000 years ago showing cattle herds, a government newspaper reported Monday. El Moudjahid daily said local tour guide Hadj Brahim found about 40 images near the town of Bechar, about 800 km (500 miles) southwest of the capital Algiers.
Prehistoric paintings are found in many parts of the Sahara, often portraying a garden-like environment of hunting and dancing in bright greens, yellows and reds at a time before desertification, which happened around 4,000 years ago.
Algeria's best known drawings are in the southeast in the Tassili N'Ajjer mountains. The site of 15,000 images has been named world's finest prehistoric open-air art museum by UNESCO.
Despite a rich Saharan inheritance, Algeria remains off the beaten track for most tourists because of its politically unstable history and an undeveloped tourist sector.
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18th June 2007 16:01 #18
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June 18, 2007 -- Under the auspices of the National Park of Gouraya along with the Djahiman association, the first of museum of geology nationwide, opened the day before yesterday in Bejaia .
Unlike other museums, which open their gates to select categories of visitors such as researchers, this one welcomes all peoples affiliated to the geological institutes across the country and the general public alike.
The museum, which is located in Sidi Wali compound in downtown Bejaia, is considered by many to be an effective cultural and pedagogical means of helping youngsters to discover their natural environment as well as the scientific one. In addition to that, this museum will help widen the scientific scope and spread different thinking among the youth, after being the exclusive property of scientists for a long time.
The museum comprises two projection rooms as well as a library with a capacity of 600 reference books of the utmost importance for dealing with geology. Contracts have been signed between the National Park of Gouraya and the National polytechnic school as well as several universities to flesh out the existing library.
It’s worth mentioning that these museum pieces are Professor’s Yves Bouder's private property. Professor’s Bouder was born in Bejaia and teaches geology at a French university.
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22nd June 2007 00:07 #19
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Jeudi 21 Juin 2007 -- À l’instar de beaucoup de sites archéologiques romains, celui de Mons, d’une valeur historique certaine, est abandonné. Personne ne semble s’inquiéter pour protéger et préserver le site pourtant cité dans plusieurs études archéologiques de renommée. Situé sur l’ancien itinéraire entre Sitifis et Cuicul (Djemila), le site est menacé de disparition si les autorités compétentes ne prennent pas les doléances des spécialistes en considération. En effet, outre le pillage de ses vestiges, Mons est menacé d’effondrement.
Les constructions et les habitations érigées autour de ce site constituent un véritable danger pour ce parc de l’histoire de la région et de l’humanité. Notons que ce site date de l’an 157 de notre ère.
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27th June 2007 22:35 #20
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Mercredi 27 Juin 2007 -- Le classement du site de Zemmouri-el-Bahri comme patrimoine national culturel serait imminent. En attendant, le site doit d’abord être ajouté sur la liste supplémentaire des biens culturels de la wilaya de Boumerdès comme le veut la réglementation. “La commission de wilaya, qui s’est réunie récemment, a donné son aval et c’est au wali maintenant de décider du devenir du site”, nous a affirmé M. Khaldi, directeur de la culture, qui a invité déjà ses services à procéder à la clôture du site s’étendant sur 5 hectares.
Quant au lotissement de l’AGF et ses 200 lots de terrain déjà vendus au niveau du site, rien n’a encore filtré sur leur devenir. Pour Mme Bendou, archéologue et chef de service au niveau de la direction de la culture, le site est d’une importance extrême compte tenu des découvertes faites. “Dommage qu’on a laissé dans les années 1980 construire déjà sur l’autre partie du site qui renferme d’importantes richesses”, a-t-elle déploré.
Pour rappel, c’est à la suite de travaux effectués par des engins de travaux publics pour le compte de l’AGF en vue de tracer un lotissement que cette cité antique fut découverte. Les autorités décident alors de suspendre les travaux alors que le ministère de la Culture envoie une équipe composée de cinq archéologues pour évaluer le niveau de la découverte. L’équipe sera soutenue dans son travail par le président de l’association Souiga, à l’origine de plusieurs autres découvertes archéologiques dans la wilaya.
Et c’est ainsi qu’on a découvert des murs composés de pierres et de tuiles rouges attestant qu’une ville datant de l’époque islamique se trouvait sur ce site. On a également découvert plus de 15 grandes jarres qui servaient au stockage de produits alimentaires, ce qui explique qu’une population assez importante a vécu sur le site. Des lampes à huile ont été également trouvées, dont certaines datent de l’époque romaine, ainsi que des débris divers notamment des fragments de cruches et autres objets portant des gravures.
Selon M. Rabhi, chef de la mission des archéologues envoyée par le ministère de la Culture, le site a été déjà répertorié par le célèbre archéologue français Stephane Gsell dans l’Atlas, alors qu’Ammi Rabah a affirmé que “ce site s’appelait Rusubikari à l’époque romaine et fut un important comptoir de négoce à l’époque des Phéniciens en raison de sa prospérité”. “Au XXe siècle, Ibn Haouqal raconte la dimension et l’importance de ce pôle économique qui portait le nom de Port-aux-poules avant de devenir durant l’époque romaine Rusubikari, Courbet-Marine lors de l’invasion française, puis Zemmouri-el-Bahri à l’indépendance du pays”, précise encore Ammi Rabah.
Par ailleurs, nous avons appris que la commission de wilaya des biens culturels a inscrit sur sa liste le phare de Bengut, le mausolée de Bey Mohamed de Tidjellabine, appelé couramment Goubet Edhebah, les deux mausolées d’Ouled Boumerdès ainsi que celui de Sid Ahmed Bel Abbès de Zemmouri.
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28th June 2007 02:52 #21
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Jeudi 28 Juin 2007 -- Les entreprises spécialisées dans la restauration et la réhabilitation des sites historiques font défaut en Algérie.
La preuve nous est donnée par le chantier de la restauration du site historique espagnol le fort de Santa Cruz. A la suite d’une opération de contrôle diligentée par le ministère de la Culture, la restauration du fort a été, tout simplement, interrompue et ce, jusqu’à nouvel ordre. L’absence de suivi et de contrôle de la part de la représentation locale de la tutelle ministérielle a encouragé la relégation des aspects primordiaux de cette restauration très technique.
En effet, la visite d’une commission ministérielle de suivi et de contrôle des travaux de restauration a abouti à la conclusion d'«insuffisances et inconformités des opérations avec le cahier des charges portant sur l’étude de restauration». Les inspecteurs du ministère ont relevé que les opérations de restauration sont très superficielles et ne prennent pas en charge l’esprit de la restauration.
En fait, les travaux portaient sur l’aspect extérieur, négligeant le fondement même de cette opération de restauration. Des recommandations émises par les représentants du ministère de Khalida Toumi font état de la nécessité de réparer l’étanchéité, de procéder à la récupération du système de collecte des eaux pluviales ainsi que l’installation d’une porte afin de mettre à l’abri le Fort.
Garante des sites historiques de valeur, l’association Bel Horizon veille au grain. Des sollicitations multiples, dans le cadre de la collaboration, ont été adressées aux Espagnols afin de bénéficier de leur savoir-faire et de leur expérience dans ce domaine précis. Seulement, l’enthousiasme espagnol ne s’est pas encore manifesté. Fort heureusement, on nous signale qu’aucun dommage irréversible n’a été commis jusque-là sur le site du fort de Santa Cruz. Il faut dire que le projet ayant bénéficié d’une enveloppe de plus de 30 millions de dinars traîne depuis le début de l’année écoulée, alors que le délai initial de l’opération de restauration est fixé à 18 mois.
Les travaux devraient connaître une redéfinition de l’ensemble de l’opération de la restauration. Edifié sur le mont de l’Aïdour (massif du Murdjajou) qui surplombe la ville d’Oran et culminant sur près de 400 mètres, le fort de Santa Cruz est le témoin séculaire de l’histoire de la région. Classé par deux fois, l’une le 6 octobre 1950 et la deuxième le 20 décembre 1967, Santa Cruz fut construit de 1698 à 1709. C’est le gouverneur d’Oran, Don Alvarez de Bazan Y Sylva, marquis de Santa Cruz, qui construisit ce fort ainsi qu’une petite chapelle juste en contrebas, portant la statue de la Vierge.
Maintes fois, le fort de Santa Cruz fut victime de la bêtise des humains et de la colère de la nature. Par trois fois, le fort avait été miné par le bey Bouchelaghem en 1732 lors de l’invasion des Espagnols ; en 1735, il fut rasé en partie et reconstruit sous Don José Valléjo en 1738. Il fut également miné en 1790 lors de la deuxième reconquête de la ville d’Oran par le bey Mohamed El Kebir d’Alger.
Entre 1856 et 1860, le fort fut reconstruit par le génie militaire français. Et l’histoire tourmentée se poursuit jusqu’à nos jours et n’en finit pas de malmener ce patrimoine national et universel.







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