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  1. #232
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    Jeudi 21 Août 2008 -- La bêtise humaine n’a pas de limites et les responsables locaux ne prêtent guère attention à leur environnement et celui de leurs concitoyens. C’est réellement leur dernier souci. Le meilleur exemple est, sans conteste, le jardin public de la commune de Ben-M’hidi, hérité de l’époque coloniale, qui s’est transformé, au cours de ces dernières années, en un véritable dépotoir à ciel ouvert. Le jardin en question contient des espèces d’arbres rares et centenaires. C’est un véritable paradis. Censé être un lieu de détente et de récréation pour les familles en mal de farniente, malheureusement son état délabré et les odeurs nauséabondes et repoussantes qui s’y dégagent rebutent le plus téméraire. Lors d’une émission de Radio-Annaba, en octobre 2007, l’ex-maire qui était en poste en tant que premier édile de la ville, poursuivi par la justice actuellement pour plusieurs chefs d’accusation gravissimes pour sa gestion antérieure, a évoqué l’érection d’une stèle à la mémoire des chouhada de la région et un taux d'avancement des travaux d’aménagement de cet espace de l’ordre de 80%, alors que la réalité était tout autre. Ironie de la situation, le jardin en question qui dispose d’une aire de jeux pour le sport de boules et d’un foyer pour les retraités est mitoyen des bureaux de la daïra de Ben-M’hidi. Il semble que le chef de daïra a d’autre souci que de prendre ce problème à brasle- corps, dénotant par ailleurs son degré de compétence à prendre les doléances des citoyens en charge. Par ailleurs, il faut savoir que l’article n° 34 (Journal officiel n° 31 mai 2007) relatif aux dispositions pénales concernant l’usage des espaces verts est explicite concernant le rôle de la police : «Sont habilités à rechercher et à constater les infractions aux dispositions de la présente loi, les officiers et agents de la police judiciaire et les fonctionnaires dûment mandatés, agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par les lois et règlements en vigueur.» Par ailleurs, dans la même commune, les vestiaires du stade communal Djendli Ali, exécuté par l’armée française dans ce même stade, ont été transformés en bureaux pour la FNTR (Fédération nationale des travailleurs retraités). Ainsi, ce lieu historique et mémorable, qui aurait dû être préservé pour l’histoire et les générations futures, vient-il d’être transfiguré par l’ignominie, la bêtise et l’indifférence de responsables qui n'ont aucun sens de l’histoire et de la mémoire et son importance dans la vie d’un peuple. Reste l’évidence que dans la commune de Ben-M’hidi, les responsables locaux ont assassiné une deuxième fois le moudjahid et martyr Djendli Ali.

  2. #233
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    Mercredi 27 Août 2008 -- Depuis le début du mois de juillet, le site romain de Tipasa, classé au patrimoine mondial de l’humanité, connaît une grande affluence. Cependant, monuments et vestiges semblent, selon ce que nous avons pu constater sur place, être le dernier souci des visiteurs qui entendent plutôt profiter de la petite crique et des rochers pour se baigner tandis que d’autres s’installent sous les oliviers centenaires pour un pique-nique en famille en toute sécurité sous l’œil vigilant des agents de sécurité. Ainsi, les vestiges d’une histoire millénaire deviennent, l’espace d’une saison, terrains de jeux et aires de plein air. Véritable plaisir de saison certes, mais le lieu s’y prête-t-il vraiment ? Et puis, que de déchets laissés sur place en fin de journée !

  3. #234
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    Jeudi 28 Août 2008 -- En 2007, les services de la Sûreté nationale et ceux de la Gendarmerie nationale ont enquêté sur 25 affaires de trafic et de vol de pièces archéologiques en Algérie et en ont récupéré 1 310 dont 26 de monnaies anciennes et 200 de fossiles d’animaux marins. Ce type de délits est un phénomène ancien, mais qui, selon le responsable de la cellule de la communication de la Gendarmerie nationale, a pris des proportions alarmantes depuis l’an 2000. Organisés en réseaux internationaux, ces trafiquants proposent «ces objets volés d’une valeur inestimable à la vente via Internet».

    Dans nombre de cas, ce sont des touristes qui volent les objets sur les sites qu’ils visitent, notamment au parc Tassili, classé patrimoine international puis les vendent à des trafiquants qui, à leur tour, tentent de les commercialiser, cachés derrière l’anonymat de l’Internet. Parfois, ces touristes bénéficient de complicités d’Algériens. C’est le cas, lors des vols commis dans les musées. Plus de 200 sites Internet proposant des pièces venues d’Algérie ont été répertoriés par la Gendarmerie nationale, indique-on. Selon des responsables, le terrorisme a profité aux pilleurs, notamment aux touristes occidentaux. En effet, «durant cette période, la priorité a été accordée à la lutte antiterrorisme. De 1990 à 1996, les services de la gendarmerie n’ont traité que trois affaires liées au pillage d’œuvres d’art et de 1998 à 2004, seules 25 affaires de trafic de patrimoine ont été recensées», note-on.

    Devant la progression des atteintes au patrimoine matériel et immatériel, l’Algérie a paraphé plusieurs conventions internationales ayant trait à la protection du patrimoine culturel et historique. Pour sa part, la Gendarmerie nationale a mis sur place trois cellules de protection du patrimoine. «Avant, les touristes occidentaux circulaient librement au niveau des sites archéologiques du sud du pays, notamment. Certains ont profité de cette occasion pour voler des pièces archéologiques rares, qu’ils vendaient à des collectionneurs de leur pays. Aujourd’hui, les choses ont changé. Les agences de voyages informent la Gendarmerie nationale sur les éventuelles arrivées de groupes de touristes. Ces derniers sont escortés par des gendarmes lors des randonnées et des excursions effectuées sur site.»

    Parmi les mesures prises pour lutter efficacement contre ce trafic, une banque de données, comprenant des informations précises sur les pièces archéologies et culturelles que renferment les sites algériens, a été créée. L’Algérie, faut-il le rappeler, compte plus de 500 sites archéologiques et historiques, dont sept – Tassili, Timgad, Tipasa, Djemila, Oued M’Zab, la Casbah et Kalaât Béni Hamed – sont classés par l’Unesco patrimoine mondial.

  4. #235
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    Dimanche 31 Août 2008 -- Le site historique de Djebel Robba qui est un relief de 100 m de hauteur, ainsi que les récentes découvertes archéologiques au douar limitrophe de Souabria, dans la région de Sfisef, 40 km à l'Est du chef-lieu de wilaya, connaissent un état d'avancement considérable dans leur prise en charge par les services concernés, afin que cet espace soit classé monument national, indique le docteur Reffas. Dans les faits, il s'agit du Djebel Robba, première Dame résistante de l'Algérie antique dont l'histoire est jalonnée par des actes de bravoure transmis de génération à génération. A noter également d'autres sites dont un antique cimetière chrétien. La Donatrice Robba a été assassinée le 11 mars 446 par les Romains. Robba est une religieuse rebelle d'origine berbère, précise-t-on.

  5. #236
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    ALGIERS, August 31, 2008 (Reuters) - From cutlass and canon to earthquake and flood, powerful forces have long done damage to the Algiers Casbah, fabled bastion of Barbary pirates who plied the Mediterranean for centuries in defiance of European power.

    But the deadliest of the many blows suffered by Algiers' disintegrating old quarter may actually be contemporary - neglect by successive governments of modern Algeria.

    The few outsiders who visit tend to wonder why this U.N. World Heritage site with an epic past woven deeply into Mediterranean history should be at risk of collapse - and in a north African state earning $1 billion a week from oil and gas.

    The answer is a lack of political will, Algerians say. Oil wealth has meant tourism has been a low priority, despite the powerful attraction this haunting Ottoman settlement could exert on Western tourists in search of the exotic and educational.

    The result is that the labyrinth of alleys, palaces and fountains clinging to a steep hill above Algiers port is now a fissure-ridden slum of mostly graying, rotting buildings. Many of the population of more than 30,000 live in squalor.

    "This is our culture and our soul and we should protect it," says construction official Fatah Abdelaoui, his voice echoing in the cool interior of Hassan Pasha palace, an elegant structure of marble and mosaics currently under renovation.

    "The Casbah is in danger, and we must save it before it is too late," historian Belkacem Babaci said, reflecting a pride found everywhere among the tottering huddle of walled houses.

    "If we restore the Casbah, it would become our number one touristic product," he said, adding that of the roughly 1,200 houses in the 36-hectare (89-acre) site, 136 were in good condition but 600 needed urgent work.

    The Casbah began as a Phoenician trading post in antiquity but in its current form dates to 16th-century Ottoman rule, when it emerged as a power under Aruj and Kheir ad-Din Barbarossa, pirate brothers dreaded by their European shipping prey.

    Italian renaissance master Fra Filippo Lippi and Spanish poet and novelist Miguel de Cervantes were among the tens of thousands of Europeans abducted by Algiers corsairs and held for ransom in the Casbah's dungeons or enslaved by wealthy families.

    The town was a centre of Algerian resistance against French forces in Algeria's 1954-1962 war of independence, a struggle portrayed in the 1966 film "The Battle of Algiers" by Italian director Gillo Pontecorvo, who shot much of it in the Casbah.

    It was also a stronghold of Islamist guerrillas in the early 1990s at the start of a revolt against the army-backed government that has now largely died down. Security is greatly improved in the Casbah, residents, officials and diplomats say.

    But the idea of using its story to generate tourism, development and jobs, and shore up political stability and fight poverty, has never ranked highly with Algeria's rulers.

    The town, named a UNESCO World Heritage site in 1992, was declared a protected site in Algerian law only in 2003.

    The government's defenders say it has had to give priority to security as Algeria emerged from the bloodshed of the 1990s, and to meet an urgent need for modern housing.

    Abdelkader Ammour, the Casbah-born President of the Casbah Foundation, a private conservation group, says neglect by the state became so profound at one point that there was talk for a time of removing the Casbah from the UNESCO list.

    But he says people in power have shown recent signs of taking restoration more seriously. An example is a 300 million dinars ($4.8 million) plan announced in March to shore up the walls of houses in imminent danger of falling over.

    The money is a fraction of the sum that may eventually be needed. But it is meant to be followed by more which Ammour hopes will be distributed to house owners who can use the sums as seed capital to obtain bank loans to fund further works.

    Authority for renovation has been handed to the culture ministry, simplifying management. Previously authority was shared by several bodies, slowing decision-making. But much remains unclear, including the extent of future state support.

    Ammour said: "We've woken up very late" to the Casbah's plight. A series of similar initiatives in the past 20 years all failed. Obstacles have been many - disputes over legal title to the buildings, overcrowding and periodic political violence.

    Some people deliberately damaged their homes in the mistaken hope of resettlement in state housing elsewhere -- a consequence of a now-abandoned bid to rehouse the population and allow a mass renovation unimpeded by residents.

    Also, an expectation persists that the state will pay for all repairs, residents say. Most Casbah homes are owned privately, many of them by absentee landlords.

    "The Casbah is our inheritance and we want to keep it. But it's up to the government to help us renovate," said Baretsha Fadloune, 66, who rents out rooms in his dilapidated house.

    There are other social problems. Many original inhabitants moved out on independence from France in 1962. Others moved in, and then rented out rooms to families fleeing political turmoil in the countryside or seeking jobs in the city.

    Once a close community of city people, the Casbah now has a shifting population where rural traditions have taken hold and many of the crafts and skills of urban building have been lost.

    Most state-sponsored renovation to date has been by artisans from outside of the Casbah and is poor, say some residents.

    Moulidj Hajd Zubir, 75, has spent years restoring a 400-year-old villa that was once the British Consul's residence.

    He said he approves of the latest renovation plan but adds that that "outsiders" ignorant of traditional Casbah building should have no role in renovation.

    "Make sure the original inhabitants are involved in the project," he replies when asked what advice he has for the project. "People who are not originally from here cannot understand its value."

  6. #237
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    Mercredi 10 Septembre 2008 -- Honaine est un site hautement historique mais aussi archéologique qui a été au centre d’une conférence animée, lundi soir dernier, au palais de la culture, Moufdi Zakaria, par l’historien Abderrahmane Khelifa. Cette rencontre a été justement l’occasion de mettre en exergue l’importance historique et archéologique de la ville de Honaine. «La région de Honaine a été habitée très anciennement comme en témoignent les ossements de mammouths», a indiqué le conférencier cité par l’APS. Cette région située à 60 km au nord-ouest de Tlemcen est «le lieu de naissance d’Abdelmoumen Ben Ali El Mouahidi, fondateur de la dynastie almohade et unificateur du Maghreb», a ajouté Abderrahmane Khelifa, précisant que Honaine a été en même temps le terminal de la route de l’or qui venait de Tombouctou, Sidjilmassa et Tlemcen. Honaïne, escale phénicienne et cité numide, abritait le plus important port de la région qui était aussi celui de Tlemcen au XIIIe siècle. Elle fut la voie méditerranéenne pour le commerce avec Tafilalet et l’ancien Soudan. Il subsiste encore des restes de la ville kharédjite, des remparts en pisé flanqués de tours et les restes d’une casbah. L’historien, dans sa conférence intitulée «Honaine, ancien port du royaume de Tlemcen» n’a pas manqué d’évoquer l’occupation de cette ville par les Espagnols, en 1531, et sa destruction, en 1535, tout comme il a rappelé que l’Emir Abdelkader y a livré «la fameuse bataille» de Sidi Brahim. Abderrahmane Khelifa a aussi mis en valeur l’intérêt archéologique de Honaine, d’abord par le fait qu’elle soit un site médiéval qui abrite des monuments historiques tels que la casbah, plus connue sous le nom de «Dar Essoltane», mais aussi Bordj El Bahri, les remparts et, enfin, une tour de guet qui continuent toujours d’attirer les curieux et les visiteurs. «C’est un site sur lequel on peut encore trouver un certain nombre d’objets et de monuments qui peuvent apporter un plus à l’histoire de cette région», a précisé l’historien. Il a appris à son auditoire que cette ville est présente dans plusieurs écrits anciens tels que ceux des historiens El Bekri et El Idrissi. Il a également souligné le fait qu’elle soit une zone très touristique où se rencontrent admirablement la mer et la montagne. En conclusion, Abderrahmane Khelifa, pour mieux faire connaître ce site où se retrouvent histoire, archéologie et nature sauvage, a évoqué les forêts «extraordinaires» de thuya, dont «le bois servait déjà dans le passé lointain à la fabrication de meubles de luxe». Une visite s’impose…

  7. #238
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    Mercredi 10 Septembre 2008 -- "L'Etat algérien est disposé à soutenir le projet de restauration de la basilique St Augustin", a indiqué mardi soir le wali de Annaba, M. Mohamed Ghazi en recevant en audience Mgr Gabriel Piroird, évêque de Constantine et d'Hippone, accompagné du père Raphaël Abdallah, recteur de la basilique St Augustin. Le Wali a notamment évoqué avec ses hôtes l'intérêt architectural de cet édifice, l'état de dégradation qu'il a pu subir et l'urgence de lancer les travaux de restauration, en vue d'assurer sa préservation. M. Mohamed Ghazi a également fait état de la nécessité de revoir l'organisation des visites de ce monument prestigieux. De son côté, Mgr Gabriel Piroird a salué, en la personne du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, l'homme de paix qui (à) oeuvre pour le rapprochement et le dialogue entre les civilisations » et a rappelé l'intérêt constant porté à la nécessité de valoriser et de réhabiliter le patrimoine culturel et spirituel, patrimoine qui fait de l'Algérie depuis des millénaires un carrefour de civilisations et de religions. L'évêque de Constantine et d'Hippone a souligné dans ce contexte que l'Algérie est en droit d'être fière de compter, parmi ses fils, St Augustin auquel a été consacré, en mars 2001, un colloque international grâce à l'initiative et sous le patronage du président Abdelaziz Bouteflika ». L'évêque de Constantine et d'Hippone a également présenté au wali de Annaba les grandes lignes du projet de restauration de la basilique, sollicitant à cette occasion le soutien et le concours des autorités algériennes, comme ce fut le cas pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame d'Afrique, lancée depuis trois ans et dont la première phase a été achevée. Mgr Piroird devait en particulier évoquer les principales orientations d'un plan de financement qui impliquerait, notamment, le ministère de la culture, des entreprises algériennes et françaises, l'Union Européenne, la wilaya de Annaba et, éventuellement, des collectivités françaises, telles que les villes de Saint- Etienne et de Dunkerque.

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