Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 35 of 66 FirstFirst ... 25 33 34 35 36 37 45 ... LastLast
Results 239 to 245 of 459
  1. #239
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    ALGIERS, September 11, 2008 (KUNA) -- An increasing number of antique shops can be found in Algiers today, as the interest of people in valuable and rare furniture and accessories is on the rise. Such small shops can be found in the older districts of the capital, and lovers of historic pieces can be seen going from one place to the next to carefully look over one oil painting here, or an old chest of drawers there, to determine authenticity. Some of the pieces on display are over a century old, and each tells a tale of its own. One shop has even been designed to create a sense of traveling through time, thanks to the way that items are laid out and the lighting used. The people working at these stores are also of special talents. They are good at sparking the interest of buyers with a quick tale about the piece being observed, and how this item or one similar to it was used by so-and-so, a character in history. Jamal Wanoughi, who works at one of these stories, told KUNA that antiques could be obtained directly from their owners or from other merchants who spent years and years compiling collections so that they may re-sell them once a good bargain came along. He said that one painting by French Orientalist painter Etienne Dinet, who later converted to Islam and settled in Algeria, was sold for almost $US 4,000. He noted that many people, especially the wealthy, come here precisely because they could not find what they were in search for anywhere else.

  2. #240
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Dimanche 14 Septembre 2008 -- La protection du noyau urbain originel de la ville de Khenguet Sidi Naji, située à l’extrême est de la wilaya de Biskra, a été le thème d’une journée d’étude initiée par l’Assemblée populaire communale de concert avec les secteurs concernés tels la culture, le tourisme, l’urbanisme et l’administration locale ainsi que des techniciens spécialisés dans la protection des vestiges. Le directeur de la culture a relevé à l’occasion que le noyau originel de la ville Khenguet Sidi Naji nécessite une opération de protection pluridimensionnelle dont, notamment, sa protection contre les crues et les eaux de ruissellement. D’autres intervenants ont insisté sur la réhabilitation des activités artisanales de cette oasis, avec la création de petites unités de production de poterie. Le noyau originel de la ville Khenguet Sidi Naji est, depuis 1929, classé patrimoine national et se compose d’un tissu urbain et d’un édifice religieux dont la construction est à base de matériaux locaux, entre autres, la glaise et les troncs de dattiers. Le style architectural de la cité est similaire à celui des ksour avec des maisons juxtaposées les unes aux autres, des fenêtres très petites et des ruelles étroites. Il y a lieu de noter que certains travaux de restauration ont été menés au cours des cinq dernières années et ont concerné des maisons et l’édifice religieux.

  3. #241
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Reda Cadi :


    Mardi 16 septembre 2008 -- Le Musée national des arts et traditions populaires vient de publier le catalogue des 260 objets qu’il a acquis durant l’année 2005. La directrice du musée, l’archéologue Aïcha Aziza Amamra, précise que, si une bonne partie des acquisitions a été achetée, beaucoup de pièces ont été remises au musée par des particuliers «soucieux de la préservation du patrimoine national». Parmi les pièces achetées figurent des bijoux du 19e siècle comme les «khalkhal e’rana» (chevillières en argent) de la région de Médéa, une broche en cuivre sertie de grosses pierres vertes de la région des Aurès et de nombreux bijoux du 20e siècle, notamment des broches des Aurès, des fibules de Sétif, d’El Bayadh et de la Kabylie, des bagues en argent de Timimoun, de Tamanrasset ainsi que des bracelets en argent de la Saoura et de Touat-Adrar. «On a acheté des pièces assez intéressantes du point de vue ethnographique comme des voilettes et une «bnika [bonnet de bain] de la région d’Alger», a précisé Mme Amamra, ajoutant que son institution a acquis pour la première fois des objets à riche documentation, c’est-à-dire ayant des références bibliographiques, de la région de Tablat. Parmi les pièces venues enrichir les collections du musée, il faut également signaler deux gilets brodés ayant appartenu à l’artiste, le défunt El Hadj Menouar, un «karakou» (veste traditionnelle en velours) brodée de fils d’or ainsi qu’une robe constantinoise en soie rehaussée d’or.

    S’agissant de l’objectif visé par la publication des acquisitions du musée, la responsable expliquera qu’elle permet de «faire connaître le type d’œuvres susceptibles d’entrer au musée et d’enrichir nos différentes collections». Le musée peut aussi accueillir des objets en dépôt qui, au même titre que toutes les pièces, seront répertoriés dans une publication scientifique que réaliseront les chercheurs du musée. La direction du Musée national des arts et traditions populaires a déjà publié les catalogues des acquisitions de l’année 2003 et de 2004. Elle projette d’éditer prochainement celui des acquisitions de 2006 qui comportera la description des 58 pièces ayant enrichi les collections du musée, dont des bijoux des différentes régions du pays, un tapis de la région de Roufi, une étagère en bois décoré de style algérois et un lot d’objets en cuivre remontant au début du 19e siècle comprenant des plateaux, des «mrech» (aspersoirs) et des distillateurs d’eau de rose et d’oranger. Pour l’année 2007, le musée a acquis en dons et achats 90 pièces, dont des tissages de la région de Djemila, des bijoux des Aurès et de l’Atlas saharien, des portefeuilles en cuir du début du 20e siècle de la région de Skikda ainsi que des costumes d’Alger. «Pour l’année en cours, nous essayerons d’axer nos achats, comme d’habitude, sur les tissages, les tapis, la dinanderie, quelques bijoux, tout comme on va acquérir des vestes de cavaliers», a conclu la directrice du musée.

  4. #242
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Lundi 22 Septembre 2008 -- Le minaret de la mosquée Ketchaoua tout aussi que le bâti général risqueraient de rendre l’âme à tout moment ou de tomber carrément sur la tête des passants. “Le minaret de la mosquée autant que le reste menace de s’effondre en causant des dégâts colossaux si les pouvoirs publics ne s’en occupent pas” nous a révélé un architecte et entrepreneur connu durant l’été dernier. “J’espère que les responsables ne vont pas s’en tenir au raccommodage du minaret qui ne tiendra que quelques temps, mais à une réhabilitation générale et définitive de l’institution religieuse”, avait-il prévenu encore. Ce n’est que samedi dernier que la direction de la culture de la wilaya d’Alger a annoncé que la mosquée, monument classé, faisait l’objet de travaux d’extrême urgence. Des travaux engagés par la direction de la culture elle-même. “Nous avons engagé des travaux d’extrême urgence à la mosquée Ketchaoua, particulièrement au niveau du minaret qui constitue un vrai danger”, a indiqué samedi Badia Sator, directrice de la Culture de la wilaya d’Alger mettant en exergue le “mauvais état” de cette partie du monument dû à l’absence d’entretien et au séisme de 2003. “C’est une opération très délicate et on ne peut pas avoir une idée réelle sur les délais des travaux d’urgence sur ce minaret qui sera étagé de haut en bas et ceinturé”, a affirmé la responsable, ajoutant que les études, le suivi et les travaux de restauration de la mosquée Ketchaoua, qui est située dans un secteur sauvegardé, font partie de la 2e phase du Plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur de la Casbah d’Alger. “Le minaret de droite de la mosquée connaît un cas de fissuration assez avancé et menace de s’effondrer”, a, de son côté, précisé Righi, architecte à la direction de la Culture, ajoutant qu’il y a un tassement en-dessous du minaret. “Il y a une érosion au niveau des éléments des balustres ainsi qu’un déplacement des blocs constitutifs de la partie haute du minaret et même une légère inclinaison de cette même partie”, a expliqué l’architecte, ajoutant que des infiltrations d’eau, notamment au niveau de la voûte centrale, ont entraîné une dégradation de tous les décors. Selon ce même responsable, “le bureau d’études est en train d’affiner son diagnostic, une opération considérée comme première phase de l’étude”, a confié l’architecte précisant que des panneaux de protection ont été mis en place pour établir un périmètre de sécurité autour de la mosquée. “Si les travaux qui seront engagés concerneront seulement le minaret, alors c’est comme si vous mettez un peu de sparadrap sur un objet brisé. Ça sera du pur rafistolage qui durera le temps que ça durera avec des risques accrus que ça s’effondre à tout moment ” avait expliqué cet architecte, patron d’une entreprise de bâtiment à Alger. “Le mieux serait de réhabiliter une bonne fois pour toute ce monument et qu’on en parle plus. Les travaux de rafistolage ne doivent pas servir pour des institutions classés ” a-t-il encore ajouté regrettant qu’un travail aussi sérieux et aussi risqué soit mené à la hâte. Bâtie vers 1613 et agrandie en 1794 par le Dey Hassan, la mosquée Ketchaoua est un savant mélange entre les styles architecturaux romano-byzantin et arabo-turc. A sa réception au début du XVIIème siècle, la mosquée comprenait deux minarets et sa façade est décorée de mosaïques. En 1832, soit deux ans après l’invasion française, le monument a été transformé en cathédrale avant de retrouver sa vocation de lieu de culte musulman à l’indépendance du pays. Site historique par excellence, la mosquée Ketchaoua, l’une des mosquées les plus populaires d’Alger, est menacé d’effondrement. Son bâti est au rouge, tout le monde y gagnerait si elle était carrément réhabilitée une bonne fois pour toute.

  5. #243
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Jeudi 25 septembre 2008 -- La restauration de la Zaouïa Aissaouia, dans la commune d'El-Aissaouia, à 120 Km à l'Est de Médéa, ancien refuge de l'héroïne de la résistance populaire Lalla Fathma N'Soumer, vient d'être achevée après une année de travaux "délicats" engagés sur ce site laissé à l'abandon depuis des décennies, a-t-on appris auprès du directeur de la culture. Selon ce responsable, la restauration de la Zaouïa El-Aissaouia et la mise en valeur du cimetière où était enterrée l'héroïne Lalla Fathma N'Soumer, a nécessité une enveloppe financière de 10 millions de DA.

    Les travaux de restauration menés sur ce site ont permis la restitution à l'identique de l'ensemble des espaces constituant l'ancienne Zaouïa, a-t-il souligné précisant que beaucoup de précautions ont été prises lors de l'exécution des travaux de restauration pour reconstruire et reproduire le plus fidèlement possible les éléments essentiels de ce site et d'en préserver la valeur historique.
    Au terme de cette restauration, la Zaouïa El-Aissaouia disposera de son propre musée, renfermant certains des objets ayant appartenu à l'héroïne et des documents et manuscrits historiques traitant de son séjour dans la région, outre deux salles spécialement aménagées à l'intérieur du site, l'une réservée à la lecture et l'autre servira d'espace Internet. D'autres ailes de la Zaouïa, à savoir le mausolée du fondateur de la Zaouïa, l'ancienne salle funéraire ainsi que les espaces annexes utilisés lors des "ziarates" pour la méditation et le recueillement ont été restaurés et aménagés de façon à restituer à ce lieu sa vocation mystique initiale et pouvoir à nouveau accueillir les visiteurs et les "pèlerins", a ajouté ce responsable.

    Lalla Fathma N'Soumer fut pourchassée, rappelle-t-on, par le corps expéditionnaire colonial dirigé par le Maréchal Randon. Elle quitte la Kabylie, son bastion, et vint se réfugier, à partir de 1857, avec quelques uns de ses proches et fidèles compagnons de combat, dans la région de Souk Larbaa, où elle est accueillie avec tous les honneurs par la communauté de Aarch Beni-Slimane. Elle se déplaça, peu de temps après, vers Tourtatine, un hameau enclavé à l'intérieur du massif forestier d'El-Aissaouia, à l'Ouest de Tablat, siège d'une importante Zaouïa dirigée par El-Bey Mahieddine Et-Tahar, cadi et cheikh de la Zaouïa El-Aissaouia. Elle trouva gîte et protection auprès de cette confrérie religieuse jusqu'à sa mort en 1863. Ses ossements sont transférés, le 29 Octobre 1994, du cimetière de Sidi Abdallah, situé non loin de son lieu de refuge, au carré des martyrs d'El-Alia, à Alger.

  6. #244
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Noureddine Khelassi :


    Samedi 27 Septembre 2008 -- Énorme canon de bronze, saisi voilà près de deux siècles par l’armée coloniale française, dans la rade d’Alger, Baba Merzoug, connu aussi sous le nom français de «la Consulaire», pourrait bien par sa restitution, hier inconcevable mais aujourd’hui envisagée, œuvrer de façon bien symbolique à renforcer les relations algéro-françaises qui naviguent parfois dans des eaux froides ou agitées depuis l’indépendance de l’Algérie. Pièce lourde, chargée d’histoire, Baba Merzoug trône depuis 1833 dans la cour d’honneur de l’Arsenal de Brest en Bretagne.

    Par certains aspects, la légende de Baba Merzoug est une histoire singulièrement bretonne. En effet, le célèbre canon fut déplacé en 1833 dans la capitale du Finistère par un amiral breton de la marine coloniale. Un autre Breton, homme d’affaires de son état, milite activement depuis 2003 pour sa restitution à l’Algérie. Encouragé par le précédent du sceau du dey Hussein, remis en 2003 par le président Jacques Chirac à son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, Domingo Friand, passionné d’histoire et altruiste en diable, a initié une campagne assidue en faveur du retour du canon algérien à Alger. Il souhaite que le monument érigé, l’affût à la verticale, soit transféré aux autorités algériennes. Il promet alors une cérémonie œcuménique dans la capitale algérienne avec un imam et un évêque, «en mémoire des victimes de la colonisation et en lieu et place du traité d’amitié algéro-français qui n’a jamais été signé».

    Militant de l’UMP, le parti de la majorité en France, Domingo Friand a d’abord plaidé la cause de Baba Merzoug auprès de la députée du Finistère, Marcelle Ramonet, qui a notamment évoqué l’affaire, en 2004, avec l’ancien Premier ministre et actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé. La députée de l’UMP a ensuite transmis le dossier à la ministre de la Défense de l’époque Michelle-Alliot Marie, en mars 2005. L’actuelle ministre de l’Intérieur avait alors opposé un refus certes poli mais exhalant des relents de la loi scélérate de février 2005 glorifiant la colonisation : «Ce canon fait partie intégrante du patrimoine historique de la Défense. […] De plus, le personnel de la marine manifeste un attachement particulier à ce monument qui commémore la participation des marins à un épisode glorieux de l’histoire de nos armées.»

    Déjà, en 1912, des officiers de l’armée française…

    Domingo Friand a réussi par ailleurs à susciter l’intérêt de l’ambassade d’Algérie à Paris. La Chancellerie a alors transmis le dossier au ministère algérien de la Culture, tandis que l’Elysée «ne se dit pas opposé à une restitution, sous la forme d’un prêt à long terme», un bail emphytéotique gracieux et susceptible de renouvellement. L’homme d’affaires breton semble s’inscrire dans l’esprit d’une pétition d’anciens officiers de l’armée coloniale française qui, en 1912, réclamaient déjà le retour de Baba Merzoug à Alger. L’humaniste breton dispose en Algérie de relais militants sous la forme d’animateurs d’un site Internet dédié à la sauvegarde de la vieille citadelle algéroise, qui fut la capitale de la Régence turque.

    «Sauvons la Casbah d’Alger» milite, en effet, pour le rapatriement de Baba Merzoug et son installation sur une grand-place d’Alger. Ces férus d’histoire et amoureux de la Casbah, au même titre que Domingo Friand, vont dans le sens de l’histoire. Après tout, Napoléon Bonaparte avait indûment pris la fameuse statue d’Apollon qui se trouvait sur la place de Brandebourg à Berlin. Elle a quand même fini par être restituée à l’Allemagne. Juste retour des choses. La réclamation du retour en Algérie de Baba Merzoug pose en filigrane la question des archives anté-coloniales. La restitution complète de ces archives, constituées de fonds turcs, arabes et espagnols, se heurte toujours à la notion dite intangible de «patrimoine inaliénable», défendue, d’autre part, par des historiens. Elle rencontre aussi les fortes réticences des conservateurs de la BNF, la Bibliothèque nationale de France.

    Le combat pour le rapatriement de Baba Merzoug à Alger tire sa substance de l’histoire même de ce canon à nul autre pareil. Son histoire propre est indissociable de celle de la Régence et de la colonisation de l’Algérie. C’est ainsi qu’après la reconquête d’Alger après la reprise du Pénôn aux Espagnols par Kheir-Eddine Baba Arroudj, ce dernier, devenu souverain en 1529, entrevit alors la nécessité de fortifier la ville. Lui et son successeur Baba Hassan la dotent donc de forts et d’une série de puissantes batteries de marine. C’est notamment grâce à ces travaux de génie qu’en 1541, la ville a repoussé l’armada de Charles Quint, venu en personne récupérer ses «possessions» algériennes et venger l’humiliante défaite espagnole face à Kheir-Eddine. En 1542, pour célébrer la fin des travaux de fortifications, Baba Hassan fait fabriquer un gigantesque canon par un fondeur vénitien. Long de 6,25 mètres, d’une portée de 4 872 mètres - exceptionnelle pour l’époque - cette pièce est baptisée affectueusement Baba Merzoug, père fortuné et protecteur béni de la rade et de la ville d’Alger. Dirigé vers la Pointe Pescade, servi par quatre artilleurs et installé à l’Amirauté entre Bordj Essardine et Bordj El Goumène (Goumène= câbles, amarres, cordes), Baba Merzoug interdisait dorénavant à tout navire ennemi l’accès à la rade d’Alger.

    Mezzo Morto inscrit Baba Merzoug dans la postérité

    Un siècle et demi plus tard, en 1662, les Algériens sont devenus les maîtres intraitables de la Méditerranée après avoir dicté aux Hollandais et aux Anglais des pactes de non-agression. Cette année-là, ils capturent une frégate de la marine française et vendent son commandant comme esclave sur l’actuelle place des Martyrs. Louis XIV, le Roi-Soleil, soucieux de rester en lumière, réagit en envoyant l’amiral Abraham Duquesne, à la tête d’une expédition punitive d’une centaine de navires, bombarder Alger. Cette fois-ci, les soldats de la chrétienté disposent de bombes et de boulets incendiaires. Leur puissance de feu finit par contraindre le dey à demander un armistice et l’ouverture de négociations.

    L’intermédiaire français est alors le révérend père Le Vacher, vicaire apostolique désigné par le roi comme son consul dans la capitale de la Régence depuis 1671. Duquesne exige et obtient la libération de la plupart des captifs chrétiens. Mais c’était sans compter sur un certain Mezzo Morto, alias Hadj Hussein, riche renégat génois qui fomente alors un complot politique, assassine Baba Hassan et ligue la population algéroise contre l’envahisseur français. L’amiral Duquesne reprend alors les bombardements. Mezzo Morto, devenu dey, inaugure une méthode de représailles vraiment expéditive et restée célèbre : le consul Le Vacher, revenu à terre entre-temps, est accusé de traîtrise, puis ligoté et mené au port d’Alger. Là, les artilleurs braquent Baba Merzoug vers le vaisseau amiral de la flotte française. Ils placent ensuite le consul devant la bouche avant de faire feu.

    Depuis ce jour, la marine française appelle Baba Merzoug «la Consulaire» en mémoire du diplomate pulvérisé. Après lui, d’autres captifs malchanceux subirent la puissance implacable de Baba Merzoug, et la réputation du canon s’en trouva d’autant grandie. Finalement, l’amiral Duquesne rentra bredouille en France, ruminant son amertume défaite. Le 5 juillet 1830, après la conquête d’Alger par l’armée coloniale française, la plupart des canons sont fondus et transformés en francs nouveaux. Mais, l’amiral en chef de l’armada française, Victor-Guy Duperré, lui, n’a pas oublié Baba Merzoug. Breton de Brest, il fait transférer le célèbre canon en Bretagne où il est érigé en colonne votive dans l’arsenal de la ville, le 27 juillet 1833, au magasin général, quai Tourville.

    Aujourd’hui, les promeneurs qui empruntent le pont de la Recouvrance, à Brest, peuvent distinguer en surplomb le canon planté au milieu d’un parking de la zone militaire. Les curieux, autorisés à s’en approcher, découvrent un monument un peu piteux, l’affût recouvert d’un magma de plâtre jauni. Puis une grille rouillée autour d’un socle carré en marbre. Sur les côtés, des gravures en bronze commémorent l’histoire coloniale. Sur la plus réactionnaire, on peut lire : «L’Afrique délivrée, vivifiée, éclairée par les bienfaits de la France et de la civilisation.» Déjà, gravé dans le marbre de la honte coloniale, le résumé de l’esprit de la loi de février 2005 glorifiant le fait colonial.

  7. #245
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    265,906

    Samedi 27 Septembre 2008 -- Au moment où des personnalités du monde artistique accordent un intérêt particulier aux faits et gestes liés à la vie du légendaire Émir Abdelkader, il se trouve dans notre pays des sites historiques du fondateur du premier Etat algérien moderne abandonnés, mal entretenus. Ainsi dans la commune d’El Gueithna, le lieu de naissance de l’Émir, offre aux visiteurs l’aspect d’un endroit ordinaire livré aux ignorants et qui donnent des signes de regret aux étrangers qui le visitent dans le cadre de leurs découvertes, de leurs recherches, de leurs inspirations ou dans la satisfaction de leur curiosité.Récemment, les membres d’une délégation étrangère de passage dans cette localité ont affiché leur étonnement en découvrant un site dévalorisant, non gardé et insalubre. Le même constat est fait pour l’arbre de Derdara situé dans la commune de Ghriss et sous lequel l’Émir avait reçu l’acte d’allégeance des chefs des tribus l’ayant désigné guide de l’insurrection. En effet, en dépit des travaux de circonstance effectués par les élus locaux, cet endroit ne reflète guère la valeur d’un site historique car livré en pâture aux bergers qui conduisent leurs bêtes sans aucune interdiction, car l’accès est libre, une situation favorisée par la situation géographique de l’arbre qui se trouve à 5 kilomètres à la sortie de la ville. À un degré moindre, la stèle érigée à la mémoire de l’Émir dans la commune de Sidi Kadda, symbolisée par les bains (baignoires) échappe aux critiques car d’un côté le site est gardé et de l’autre, les visiteurs qui se rendent au mausolée veillent. Dans ce contexte, seuls les sièges ayant servi de quartier général et de tribunal à cette époque offrent un décor digne de sites historiques.Situées en plein centre-ville, l’une face à l’autre, ces deux infrastructures ont été complètement rénovées, rasées et reconstruites même si l’architecture primaire a été conservée.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts