Samedi 4 octobre 2008 -- Enfin, la direction de la culture de la wilaya d’Alger s’est décidée à réagir pour voler au secours de l’aqueduc de Aïn Zeboudja, au Val d’Hydra. On peut entrevoir l’ouvrage hydraulique datant de l’ère ottomane et classé monument national depuis janvier dernier seulement, derrière le mur de clôture entourant la résidence Chaabani, derrière le siège du ministère de l’Energie. On se demande d’ailleurs comment un site patrimonial a pu se trouver ravi aux regards et cerné par un mur d’enceinte et des villas sans qu’aucune autorité ne réagisse. Des riverains l’ont bien fait et la Tribune s’en était fait l’écho, il y a plus de cinq ans, en essayant d’attirer l’attention des autorités publiques sur ce patrimoine délaissé et menacé par le béton, mais rien n’a été fait jusqu’à aujourd’hui… mieux vaut tard que jamais, diraient les plus optimistes. Ainsi, l’ouvrage sera restauré prochainement. «Un bureau d’études a été désigné pour établir un diagnostic complet et faire l’état des lieux de cet édifice classé en janvier 2008, et une entreprise entamera incessamment les travaux d’urgence», a indiqué Kamel Righi, architecte à la direction de la culture d’Alger. «L’ensemble des parties de ce monument est actuellement en mauvais état de conservation», dira l’architecte, citant parmi ces dommages une large fissure parcourant le pan de la 7ème arche au niveau inférieur du côté nord-ouest ainsi qu’une autre fissure aussi importante que la précédente localisée entre la 13ème et la 14ème arche. «On remarque que des consolidations en béton ont été exécutées aux deux extrémités de la base inférieure du monument par l’entreprise Chaabani qui en a fait fortuitement la découverte lors de travaux de construction de la résidence», a ajouté M. Righi.
S’agissant des travaux qui seront entrepris, l’architecte dira qu’ils «consisteront en des coutures sur les fissures et l’intervention en sous-œuvre pour stabiliser la structure», des travaux d’urgence en somme. Le classement de l’aqueduc, le plus important des 4 aqueducs construits au XVIIe siècle, permettra «de mettre en valeur son importance historique et archéologique en restaurant les parties touchées par la dégradation, de permettre sa protection et sa sauvegarde et de proposer ces lieux dans un projet touristique, culturel ou scientifique vu son emplacement et sa fonction durant l’ère ottomane», affirme-t-on. Mais il est difficile d’ajouter crédit à de telles assertions quand on voit la situation du site patrimonial qui est littéralement perdu au milieu de constructions modernes. On nourrira cependant un certain espoir en l’action et la volonté de la direction de la culture de la wilaya d’Alger qui a déjà fait montre d’une bonne réactivité quand la nécessité se faisait sentir. Il s’agira maintenant de faire preuve d’imagination et d’impliquer tous les responsables concernés pour redonner à l’aqueduc de Aïn Zeboudja son aura d’antan. Des décisions courageuses et nécessaires devront être prises si on entend le faire. On pourrait aussi étendre la réflexion à d’autres sites qui mériteraient d’être sauvés des griffes des pelleteuses et du cancer de béton. Nos pensées vont aux abattoirs d’Alger qui pourraient être aménagés et devenir un îlot culturel au milieu de cette débauche de verre et de béton qui l’encercle. Il y a d’autres sites encore, des fontaines, des places…
Les 4 aqueducs d’Alger
L’aqueduc de Aïn Zeboudja, considéré comme le plus ancien, et dont la construction aurait été supervisée par un maître fontainier -titre équivalent à celui d’architecte principal- nommé Ousta Moussa El Andaloussi, puisait ses eaux dans une source abondante située en avant de Dely Ibrahim. Il offrait un développement d’environ 12 kilomètres et recevait sur son parcours l’eau des sources de Hydra, contournait fort l’Empereur puis entrait dans la Casbah et desservait toute la partie septentrionale de la ville. Avant de pénétrer dans la médina par la Citadelle (Dar El Soltan) qu’il approvisionnait au passage, cet aqueduc alimentait quatre fontaines et la zone des Taggarins, tandis qu’à l’intérieur de la ville, il distribuait l’eau à quatorze fontaines. L’aqueduc de Aïn Zeboudja, construit durant la période 1619-1639, et dont le débit était de 734 400 litres par jour, représente un ouvrage d’art exceptionnel vu son architecture et le rôle important qu’il a joué, à l’époque ottomane, dans l’alimentation en eau potable de la ville à partir des sources naturelles. Les trois autres aqueducs de la même époque qui alimentaient la ville sont l’aqueduc d’El Hamma, à partir de la source d’El Hamma (sud d’Alger) et dont le débit était de 777 6000 litres/jour, l’aqueduc du Telemly, d’un débit de 561 600 qui puisait son eau dans une source située dans le quartier Mustapha supérieur (sud-ouest d’Alger) et l’aqueduc de Birtraria d’une capacité de 126 144 litres par jour, dont l’eau provenait d’une source de Frais Vallon (nord-ouest d’Alger).
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4th October 2008 18:31 #246
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5th October 2008 00:55 #247
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Samedi 4 octobre 2008 -- Une lampe à huile antique récemment mise au jour dans la commune de Oudjana, dans la daïra de Taher (Jijel), présage de la présence d’un site riche en vestiges anciens. Cette nouvelle découverte a été faite le 18 septembre dernier par un citoyen qui s’était déjà distingué par d’autres trouvailles. Cet archéologue «en herbe» avait déjà signalé la découverte, en juin dernier, d’un lot de poteries anciennes dont la datation n’a pas été précisée, selon la même source qui rappelle la mise au jour, l’année écoulée, d’un «site archéologique de valeur» qui remonterait à plus de 5 000 ans.
Une carte archéologique mise au point par une association opérant dans ce domaine a recensé de nombreux sites disséminés à travers la région et qui se rapportent à des grottes phéniciennes et préhistoriques, des vestiges romains enfouis, des mosaïques et des inscriptions romaines, des restes de la civilisation ibéromaurusienne et autres dolmens. Des journées d’étude sur le patrimoine à Jijel avaient notamment insisté, en mai dernier, sur la nécessité de poursuivre les fouilles, d’effectuer de nouvelles recherches archéologiques, de valoriser et de sauvegarder ce patrimoine culturel.
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5th October 2008 16:49 #248
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Dimanche 5 octobre 2008 -- La Gendarmerie nationale de Tébessa a réussi à récupérer 165 pièces de monnaie et 1 récipient antiques destinés à la contrebande. Agissant sur renseignements, les gendarmes ont interpellé, le 24 septembre dernier, à Tébessa, une personne en possession de ces objets de valeur, selon les éléments de la Gendarmerie nationale qui ajoutent que le mis en cause a été présenté devant le procureur de la République de Tébessa. Le délinquant a été placé sous contrôle judiciaire pour détention et recel d’objets antiques.
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20th October 2008 21:23 #249
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Lundi 20 octobre 2008 -- Le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), dont le siège se trouve à Rome, envisage d'ouvrir deux centres d'entraînement en Algérie et en Syrie, en matière de mosaïque ancienne, a annoncé son directeur général, M. Bouchenaki Mounir. Dans une déclaration à l'APS en marge des travaux du colloque international sur la réhabilitation urbaine organisé à Oran, le DG d'ICCROM a indiqué qu'il compte solliciter le ministère de la culture pour le lancement d'une formation de cadres algériens dans le domaine de la mosaïque ancienne, tout en soulignant que l'Algérie dispose de sites archéologiques à Timgad, Djemila, Cherchell et Oran, à l'instar d'autres pays arabes comme la Syrie, la Tunisie, la Libye et la Jordanie.
L'ICCROM oeuvre, selon le même interlocuteur, à ce que l'Algérie soit dotée d'un centre d'entraînement des cadres algériens et arabes en matière de mosaïque et pourra former des cadres dans la conservation du patrimoine culturel bâti pour la gestion de zones intégrées dans la liste des monuments classés agréée par l'ICCROM. Cette organisation tend vers une ouverture sur les pays du Maghreb arabe, selon son directeur général qui a souligné que l'ICCROM, créé par l'UNESCO a conclu des accords avec l'organisation arabe de l'éducation, de la culture et des sciences (ALESCO) pour relancer le programme de formation d'architectes dans la conservation du patrimoine, qui se tenait en Tunisie et qui a été interrompu pour raisons financières.
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20th October 2008 21:23 #250
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Lundi 20 octobre 2008 -- « L'organisation de ce colloque international sur la restauration, la revitalisation urbaine de Sidi El-Houari est en soi un grand succès. Si nous en sortons avec un plan d'action, probant et faisable, qui aura valeur de feuille de route en vue de la classification de ce vieux quartier comme Secteur à sauvegarder, nous aurons gagné alors la première bataille, celle de l'intérieur. La bataille suivante, celle de l'extérieur, plutôt parallèle puisque nous sommes déjà sur ce second front, est la classification de ce site comme patrimoine mondial de l'UNESCO », estimait M. Temmar, le directeur de l'Urbanisme et de la Construction (DUC) de la wilaya d'Oran, en marge du colloque international de trois jours, qui s'est ouvert, hier, à Oran.
C'est d'ailleurs dans le dessein de faire valoir la place du vieil Oran, Sidi El-Houari, sur le répertoire patrimoine mondial qu'est venu apporter sa pièce à l'édifice, Mounir Bouchenaki, le directeur général d'ICCROM, un réseau international d'experts en patrimoine culturel, matériel et immatériel, sous l'égide de l'UNESCO, fondée il y a 50 ans, basée à Rome, et qui a pour mission principale la formation de restaurateurs du patrimoine. Cet organisme, a fait savoir son directeur général, a à son actif plusieurs conventions avec nombre de pays et de régions, dont la région arabe. L'ICCROM est impliqué, a-t-il encore indiqué, dans un projet spécifique à la restauration de la mosaïque. L'Algérie, qui possède un patrimoine de mosaïque inestimable (sites de Timgad, Djamila, Béthioua, Oran) peut et doit en tirer profit. Nous comptons en fait créer deux centres de formation dans cette discipline, en Syrie et en Algérie ». Et Mounir Bouchenaki d'ajouter : « pour ce qui est de Sidi El-Houari, nous allons contribuer, d'une part, aux efforts visant à la reconnaissance de ce quartier comme patrimoine mondial et, de l'autre, à former des spécialistes en restauration et revitalisation urbaine ».
Pour sa part, le directeur de l'Office de gestion et d'exploitation des biens culturels (OGEBC), Mohamed Dahmani, a indiqué que cette action initiée en collaboration avec l'Agence espagnole de coopération internationale a pour objectif, à terme, d'inscrire le vieil Oran, Sidi El-Houari, au rang de sept sites ayant déjà bénéficié du statut « Plan permanent de sauvegarde », parmi lesquels La Casbah d'Alger et la vallée de M'Zab à Ghardaïa. Au programme du colloque, plusieurs conférences, dont celles faisant la lumière sur l'expérience de restauration de la vieille ville de Barcelone (conférence de Marc Aureli Santos), de la vieille cité syrienne Alep (Kamel Bittar). Une rétrospective de la réhabilitation en Algérie sera également faite, suivie d'une présentation des outils de gestion des secteurs sauvegardés. Dans le chapitre « assistance technique pour la sauvegarde et la mise en valeur de Sidi El-Houari », le débat sera axé sur plusieurs thèmes, dont la planification urbaine du centre historique d'Oran, l'inventaire des bâtiments à protéger, les 11 projets stratégiques, procédure d'évaluation de l'assistance technique, entre autres, a expliqué Javier Galvan, architecte vice-président de « Restaurateurs sans frontières ».
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25th October 2008 23:23 #251
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Samedi 25 Octobre 2008 -- Lors du tracé linéaire de la nouvelle rocade sud d’une longueur de 65 km, menant de Zéralda à Boudouaou, les travaux publics avaient prévu une déviation sur la localité de Khraïssia. Conséquence directe de cette déviation, qui devait, à son tour, passer de Baba Hassan vers Douéra, la suppression de la “ferme des 22 historiques”. Ceci a soulevé un tollé général chez les anciens moudjahidine qui ont refusé catégoriquement que ce site soit touché. Les autorités, et tant mieux, n’ont pas été sourdes à cette doléance légitime. Simple question alors : pourquoi les responsables du ministère des Travaux publics n’ont pas dévié le passage de l’autoroute Est-Ouest pour préserver le parc naturel d’El-Kala ?
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29th October 2008 11:58 #252
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Mercredi 29 Octobre 2008 -- La représentation de Tiaret de l’Agence nationale d’archéologie et de protection des sites et monuments historiques finalise actuellement le dossier technique en vue du classement d’Aïn Tokria, d’Aïn Sfa et le site de Taza, situés dans la wilaya de Tissemsilt. Le site d’Aïn Sfa est situé à 7 km à l’est de la ville de Tissemsilt. Il s’agit d’une grotte dont les parois sont recouvertes de gravures rupestres représentant plusieurs thèmes retraçant l’activité humaine, la flore et la faune de la région ainsi que des écritures en tifinagh ocre rouge et en caractères libyco-berbères. Ce site remonte à la période néolithique.
Le second site proposé au classement est celui d’Aïn Tokria, dénommé par les Romains Columnata. Il s’agit d’une partie des fortifications érigées par les Romains dans un site près de la commune de Khemisti, à 2 km à l’ouest de cette localité. De ce site, il ne subsiste que quelques éléments architectoniques et des nécropoles. Le site d’Aïn Tokria, selon les experts, aurait joué un rôle des plus importants dans la stratégie militaire romaine au IIIe siècle. Ce site fut une place importante dans la frontière romaine de cette époque. Selon des études faites autour de cet espace archéologique, il ressort aujourd’hui que l’on observe un cimetière extra-muros érigé sur une terrasse de quatre escaliers. Le site est proprement entouré d’amandiers et de vestiges. La même représentation de l’agence nationale a introduit en 1995 le dossier du classement du site de Taza, une des citadelles élevées par l’émir Abdelkader en 1838.
Le site est composé d’une citadelle avec un rempart extérieur de soixante-neuf mètres de long et trente-trois mètres de large et de bastions pour résister aux assauts de l’armée coloniale française. Tous ces édifices ont été ensevelis sous terre, avant que l’émir et ses troupes ne quittent la région le 25 mai 1884. Les fouilles ont également permis de dégager une plus grande partie de cette citadelle ainsi que les vestiges d’une autre cité musulmane, édifiée sur les mêmes lieux plusieurs siècles avant l’installation de l’émir dans la région.
La wilaya de Tissemsilt compte plus de 50 sites historiques appartenant à toutes les périodes historiques, comme les ruines romaines d’Ouled Kouider, à Sidi Lantri, El Kouassem dans la commune de Lardjem et le fort de Toukal, bâti par les émirs des Beni Touadjine dans l’actuelle commune de Sidi Abde. Soulignons que l’histoire de la wilaya de Tissemsilt remonte au paléolithique supérieur (10 000 ans avant J.-C.)







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