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  1. #267
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    Mercredi 31 Décembre 2008 -- Selon l’Agence presse service (APS), la direction de la culture de la wilaya de Laghouat a consacré un budget de 50 millions de dinars pour la protection des sites archéologiques implantés à travers le territoire de la wilaya et ce, au titre du programme de soutien à la relance économique. La concrétisation des actions prévues dans ce programmes sera pour le début de l’année 2009. Les opérations consistent en la mise en place de panneaux d’orientation et la réalisation des enceintes devant prémunir ces sites des dégradations et sabotages, et l’ouverture de pistes et accès aux sites et vestiges. Ces travaux concerneront en premier lieu les sites de Hasbaya et Sfisifa, retenus au niveau des communes de Sidi Mekhlouf et El Ghicha. Par ailleurs, pour renforcer les structures culturelles de la région, la direction de la culture vient de proposer au ministère de tutelle la création de deux musées au niveau des villes d’Aflou et du chef-lieu de wilaya, en plus d’une annexe de l’école des Beaux-Arts et d’un théâtre dans la ville de Laghouat.

  2. #268
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    Samedi 3 Janvier 2009 -- Des archives anciennes, héritées des générations passées, ne répondent pas aux critères scientifiques de conservation. Sans oublier les lieux et le manque de copies élaborées pour permettre la conservation dans des conditions optimales permettant de protéger toutes les archives anciennes contre les calamités naturelles et les aléas du temps. Un plan national de protection est donc en phase d’élaboration, a annoncé, en début de semaine dernière à Oran, le directeur des archives algériennes et actuel président de la section territoriale arabe du Conseil international des archives, M. Abdelmadjid Chikhi.

    Dans une déclaration à la presse, en marge de la 3e rencontre scientifique sur «les dispositions de conservation préventive pour la protection et la sauvegarde de la mémoire collective arabe», M. Chikhi a souligné que chaque plan d’urgence doit être doté de règles connues par les archivistes, les autorités et les services concernés, comme la sûreté, la gendarmerie et la Protection civile, auxquels incombe la mission de protection des personnes et des biens en cas de catastrophe. «L’implication de ces services s’avère indispensable dans ce plan », a-t-il ajouté, sans pour autant dévoiler s’il est déjà peaufiné. Cette rencontre scientifique «vise à sensibiliser la société algérienne et arabe sur l’importance de la sauvegarde des archives contre les catastrophes», a ajouté Abdelmadjid Chikhi avant d’évoquer la journée d’information sur les dispositions de conservation préventive et de sauvegarde des archives contre les risques naturels et humains, organisée le 14 décembre dernier à Alger.

    Notons qu’à propos de sauvegarde de la mémoire collective, M. Chikhi a annoncé l’ouverture du bureau de la mémoire nationale, dans le but de regrouper des «personnalités» et des «particuliers» ayant en leur possession des objets en relation avec la mémoire collective et les événements historiques du XXe siècle. Selon M. Chikhi, ce bureau s’intéressera à la révolution nationale, à la vie culturelle, aux traditions et au patrimoine populaire, sachant qu’il y a encore de nombreuses archives détenues par des particuliers, laissées lettre morte pour différentes raisons, pécuniaires ou par ignorance, sans oublier les très importantes archives entreposées dans des conditions déplorables comme certaines «khazinate» de villages qui ne répondent plus aux standards scientifiques de conservation et de protection.

    Il va sans dire que ces trésors mal protégés constituent des bases de données, des informations capitales quant à l’histoire de ce vaste pays. Dans un souci de coordination sur tout le territoire, un bureau similaire sera ouvert dans chaque wilaya, a conclu le directeur des archives algériennes.

  3. #269
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    Dimanche 4 Janvier 2009 -- Quelque 956 pièces archéologiques ont été récupérées par les services des Douanes de l’aéroport international Tiska de Djanet au cours de l’année 2008, selon un bilan de la Direction régionale des Douanes de la wilaya d’Illizi. 366 pièces ont été saisies durant le quatrième trimestre de 2008 par la brigade spécialisée dans la lutte contre le trafic du patrimoine naturel et culturel du Tassili. La plupart de ces pièces avaient été dissimulées dans les bagages des touristes qui repartaient après leur séjour dans le Tassili. Au cours de la même période, les douaniers ont saisi 234 pièces archéologiques, 84 plantes protégées, 239 échantillons géologiques, une partie d’une gravure rupestre et 50 kilogrammes de sable de plusieurs couleurs dissimulés dans des boîtes de pellicule et des bouteilles d’eau minérale. Ces pièces archéologiques, dont la valeur historique est reconnue et a été authentifiée par les spécialistes de l’Office du parc national du Tassili n’Adjjer (OPNT), ont été remises au musée Djebrine de Djanet, a indiqué le directeur régional des Douanes d’Illizi. Plusieurs tentatives de trafic d’objets archéologiques menées par des ressortissants étrangers ont été déjouées ces dernières années, notamment à l’aéroport de Djanet, par cette brigade spécialisée dans la protection du patrimoine mixte (naturel et culturel) du Tassili et installée depuis 2005. Signalons que la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale comptent également des brigades spécialisées de ce type dans leurs rangs.

  4. #270
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    Lundi 5 Janvier 2009 -- Il s’agit du « Vieux Ténès », l’ancienne ville qui fut bâtie en l’an 262 de l’Hégire (875-876) et qui abrite des monuments millénaires d’une valeur inestimable, comme la célèbre mosquée de Sid Maïza qui est, dit-on, l’une des plus anciennes d’Afrique du Nord. Elle compte aussi deux autres mosquées anciennes ainsi que le rempart « Bab El Bahr » qui donne sur la mer. Cette cité, à l’architecture typiquement arabo-musulmane, est occupée par des habitants qui n’ont cessé d’appeler à la restauration et la préservation de ce riche patrimoine. Les services de l’archéologie de la wilaya ont procédé, ces dernières années, à des travaux du genre au niveau, notamment, des trois mosquées, mais cela reste insuffisant aux yeux des Ténésiens. Il faut, d’après eux, construire un ensemble intégré qui puisse répondre à cette exigence, tout en assurant un fonctionnement normal de la cité. Le projet de classement de cette ville en site historique tarde à voir le jour, tout comme l’opération de réhabilitation et de sauvegarde de tout l’espace avec ses anciennes habitations dont certaines menacent de tomber en ruine. Pour beaucoup, le « Vieux Ténès » aurait pu constituer un pôle touristique s’il avait suscité l’attention et l’intérêt des pouvoirs publics quant à sa mise en valeur et son exploitation à cette fin.

  5. #271
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    Mardi 6 Janvier 2009 -- La ferme «Sidjés», un site témoin d’un important épisode de la Seconde Guerre mondiale, a été classée hier monument historique par la commission nationale des biens culturels, a-t-on appris auprès du directeur de la culture de la wilaya de Tipasa.

  6. #272
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    Mardi 6 Janvier 2009 -- Une association féminine dénommée El-Ferdaous, agréée depuis quelques mois dans la petite localité de Chatt (El-Tarf), fait de la sauvegarde du patrimoine et de la préservation des traditions locales son véritable credo. Un dynamisme qui se remarque dans les zones rurales de la wilaya d’El-Tarf que les membres de l’association sillonnent au quotidien pour sensibiliser les femmes des contrées champêtres autour de la nécessité de ne pas laisser disparaître les us et coutumes de cette région de l’extrême Est du pays. L’association El-Ferdaous est «en cours d’édification », selon sa présidente, Mme Lynda Kessar, et «ne fait pas dans l’ostracisme car l’action essentielle de l’association est dictée par le souci de mettre en valeur la nature et la richesse du patrimoine local, en conjugaison avec des actions caritatives menées en direction des personnes et des familles démunies. C’est ainsi qu’à l’occasion des dernières fêtes religieuses, l’association a déployé d’intenses efforts pour venir en aide à certaines familles nécessiteuses en leur offrant des denrées alimentaires et, surtout, un peu de chaleur humaine, comme en atteste la récente prise en charge d’une cérémonie de circoncision d’une centaine d’enfants démunis. Grâce à des donations «provenant surtout de personnes aisées, mais pas seulement», El-Ferdaous s’active à préparer une grande cérémonie de mariage collectif, révèle Mme Kessar.

    Malgré des moyens limités, cette association a également réussi, en un temps assez court, à ouvrir un atelier où des jeunes filles et des femmes au foyer apprennent, entre autres, la couture et la confection d’habits traditionnels, en plus de la préparation de mets et de gâteaux traditionnels. Mais cela nécessite une aide des pouvoirs publics pour mieux équiper l’atelier en machines à coudre, en tours pour poterie et en accessoires de pâtisserie qui, selon la présidente d’El-Ferdaous, «serait la bienvenue, car cela permettrait d’accueillir davantage de filles ». Le programme d’action arrêté par cette association s’articule autour de l’élargissement de sa base par de nouvelles adhésions. El-Ferdaous participe aujourd’hui à toutes les manifestations à caractère culturel et caritatif ainsi qu’à l’ensemble des actions liées à la préservation et à la valorisation des atouts locaux et des sites archéologiques de la région d’El-Tarf. Sa présidente veut aller plus loin en associant le plus grand nombre possible de personnes à un travail de fond dans le but de mettre en avant la riche personnalité algérienne à travers l’héritage légué par les ancêtres à une région qui n’a pas encore dévoilé toute la diversité et la spécificité de sa culture.

  7. #273
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    Lundi 12 janvier 2009 -- La wilaya d’Alger s’intéresse en ce moment à l’aspect peu enviable des jalons qui rappellent l’ère ottomane. Une décision salvatrice, eu égard au devoir de mémoire collective. À la z’niqa (ruelle) Mohamed-Azzouzi contiguë à la houma (quartier) de Bab Edjedid où la Direction de la culture a sa ghorfa (une chambre) au fouqani (à l’étage supérieur) de la villa du centenaire de l’architecte Léon Claro, il y a l’amalgame d’un groupe pluridisciplinaire qui se prépare à une expédition vers les assises de somptueuses résidences et de luxuriants djenayene (domaines) de nesse el fah’s d’autrefois en la personne de notabilités algéroises qu’étaient Lakhdar et Mahieddine. Dès lors, c’est l’effet d’annonce à l’accomplissement de l’ébauche de la consolidation de ce qui reste des repères dont s’enorgueillit naguère El Djazaïr El Mahroussa (Alger la bien gardée). Convenu dès l’an 2008 au “T” de l’architecte-restaurateur, l’achèvement des tâches dites d’urgence de la paire d’admirables logis est d’ores et déjà à pied d’œuvre. Donc et subséquemment à la consolidation de l’ancrage de ce patrimoine digne d’estime, s’ajoute la conduite de la partie du corps d’État secondaire qu’englobe dans son planning de réalisation les lots de peinture-vitrerie, la plomberie, l’électricité ainsi que le revêtement de dallage et l’embellissement du séculaire selidj b’hidj (marbre et céramique).

    Première escale, Djenane Mahieddine

    Pour accéder au Djenane, le domaine du bourgeois Mahieddine, autant préférer l’aisance de la déclivité du “couloir” qui est attenant au boulevard des Martyrs que d’emprunter l’ascension aussi abrupte qu’haletante des fameuses 219 marches de l’escalier attenant à la falaise de la salle Harcha, de la place du 1er-Mai. En effet, le choix du raccourci par l’ancien boulevard Bru est vite fait, puisqu’il s’ouvre sur la cité “d’Urgence” désignée ainsi du nom du propriétaire terrien qu’était Mahieddine. Effectivement, pour la chronique de l’époque, l’ensemble des hideuses habitations de l’indigénat avec ses balcons collectifs et ses chambres de la dimension d’un prieuré de couvent, a été élevé sur une parcelle du mécène Mahieddine qui en fit don à ses congénères confinés dans le bidonville du lieu-dit Mustapha-Supérieur après la prise d’El Djazaïr en 1830. C’était du temps où le Plan de Constantine, de triste mémoire, aspirait moderniser l’apparence de la capitale à l’aide de la suppression, sinon de la “résorption de l’habitat précaire” (sic). Aujourd’hui, force est d’admettre qu’on en est encore à courir après l’indécrottable plan dit RHP.

    Vol au-dessus du mont de Mustapha-Supérieur

    Dès que l’on arrive à gauche du détroit de l’esplanade de la cité Mahieddine, s’offre instantanément au regard de l’hôte le legs universel du “parc de la Fontaine bleue” de l’ancien Belcourt et ce qui subsiste de l’éventail d’un “triumvirat” d’adorables demeures érigées sur une surface d’environ 6 821,5 hectares qui appartenaient depuis l’an 1858 à Tahar Ben Ahmed Ben Mahieddine. Seulement, au lendemain de la chute de la Régence d’Alger, il y eut à l’instar du squat des palais du lieu-dit Zoudj Aïoune de la Basse-Casbah, l’honteuse mainmise coloniale, selon la formule consacrée “aux torts exclusifs” d’héritiers légitimes de Mahieddine en dépit de l’acte de propriété authentifié et classé dans les archives de la famille éhontement dépouillée de ses biens pour être affectés dans les biens domaniaux de l’administration coloniale, Youm El Ilm, date de sa classification. Délaissée ainsi en lambeaux et “arc-boutée” sous les affronts du temps et de l’outrage de l’occupant qui en fit, suprême sacrilège, le lugubre bastion de torture et d’extorsion de renseignements dès l’an 1950, en dépit de son statut de monument historique promulgué à partir du 16 avril 1927, qui coïncida avec la commémoration de Youm El Ilm (la journée du savoir) de cheikh Abdelhamid Ibn Badis. Au lendemain de l’Indépendance, la villa Mahieddine hébergea des jeunes en difficultés avant qu’elle soit occupée par les sans-abri.

    Djenane Lakhdar, la seconde étape

    À vol d’oiseau, et sur le boulevard baptisé du nom de Abderrahmane-Lala (ex-Frédéric Lung) à El-Madania, il y a les bosquets de Djenane Lakhdar qui est crayonné sur le papier calque de l’architecte restaurateur de la direction de la culture. Ici, il ne manque que la chaux de rivière qui va suppléer les étais que soutiennent les galeries de pierre de l’ancien centre aéré de la jeunesse de l’ancien Clos-Salembier qui a fait son entrée dans l’antre du patrimoine de monuments classés en l’an 2004. Conçu d’un wast eddar (une cour centrale) et d’un foqani (étage), la demeure qu’occupe un ancrage au sol de 500 m2 au milieu d’un verdoyant bosquet de 5,25 hectares reflète l’aspect architectural d’une douera (bâtisse traditionnelle) ottomane. Mieux, et du portail qui s’ouvre sur l’horizon, on peut cavaler à cheval la crinière au vent, il y a une habitation réservée dit-on aux domestiques et aux garçons d’écurie. Seul bémol, le vert marécageux a absorbé l’harmonieux clapotis de l’eau de la vasque, qui s’ajoute d’horrible façon au “chaos” urbain qu’a subi le site durant le long joug colonial, particulièrement la construction des “waters” et la dégradation de la khima (cuisine). Pour l’histoire, Djenane Lakhdar fut en 1866 le bien d’Ahmed Ben Mohamed Ben Zouaoui avant qu’il soit cédé à Dahmane Hafiz au début du siècle dernier, soit en l’an 1910. D’après les anciens récits, le dernier acquéreur fut le Français viticulteur Frédérique Lung dont la veuve en fit l’offrande en l’an 1954 à la Croix-Rouge française qui en fit un centre aéré pour la jeunesse. Reconquis à l’Indépendance, Djenane Lakhdar fut de 1963 à 1980 la résidence d’hôtes de la présidence avant qu’il recouvre sa vocation originelle de centre culturel d’El Madania.

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