Jeudi 28 Juin 2007 -- Le fort Gouraya occupe depuis toujours une place très particulière dans le cœur des Béjaouis, comme il constitue une escale presque obligée pour tous les visiteurs de la ville. Le bâtiment, haut perché, qui abriterait le mausolée d'une sainte dame, communément appelée Yemma Gouraya -ou littéralement mère Gouraya- comporte une forte charge mystique. Le subconscient populaire garde à nos jours une image hautement religieuse des lieux, en souvenir du rayonnement médiéval de la ville où de nombreux savants musulmans et érudits religieux, d'Orient et d'Andalousie, avaient choisi de s'établir définitivement.
«Bougie jouait et joue encore un rôle d'importance dans l'islam», témoignait le dernier maire français de la ville, Jacques Augarde (1947-1962), qui rapporte dans ses mémoires : «Les gens qui n'avaient pas les moyens de se rendre à La Mecque pouvaient obtenir le titre de demi-hadji s'ils faisaient un ou plusieurs pèlerinages au pied de Gouraya. Aussi, pour acquérir ce titre, affluaient vers la grande place de la prière des milliers de musulmans venus des douars voisins et même des kheïmas sahariennes.»
Pendant leur séjour, les fidèles visitaient, souvent en groupe, les lieux saints, avec des drapeaux multicolores et des flambeaux. Ils se rendaient auprès des tombes les plus célèbres parmi les quatre-vingt-dix-neuf vénérées dans la médina, «la plus intellectuelle avec Tlemcen», ajoute Augarde avec nostalgie.
De nombreuses haltes figurent au programme de ce rituel : le recueillement à la mosquée de Sidi Soufi auprès de laquelle se trouve aussi le tombeau vénéré de sidi Boumediene, la ziara du mausolée de yemma Gouraya et de sa sœur Yamna, la prière collective au centre de la cité devant la dernière demeure de lalla Fatima (aujourd'hui recouverte par le tissu urbain), un détour vers les koubas de sidi Touati, de sidi Aderrahmane, de sidi Betroumi, de l'«amimoun» de sidi M'hand Amokrane, de sidi Abdelkader (gardien des mers), de sidi Yahia, de sidi Aïssa (gardien des forêts), dans la vallée des singes, les restes de sidi Abdelhak… Les moins présents dans l'esprit des dévoués étaient enterrés au bois sacré (bosquet surplombant le quartier Soummari), et seules les vieilles personnes pieuses savaient le chemin conduisant aux sépultures, se souviennent encore les vieux.
Mais, parmi toutes ces haltes, le clou du rituel demeure l'ascension vers le sommet de Gouraya qui reste de nos jours l'une des principales attractions «mystico-touristiques» de la ville de Béjaïa.
Bâti initialement par les Espagnols à même le sépulcre de la bienheureuse élue -semble-t-il-, le vieux fort fut, ensuite, remanié par les Français pour servir de prison.
Le fort est situé à 672 m au sommet du mont du même nom. Sa position stratégique et la splendeur du paysage qu'il offre au visiteur en ont fait un lieu de pèlerinage très fréquenté. Autrefois, la capitale des Hammadites faisait, en effet, office de destination initiatique pour de nombreux «pèlerins» qui venaient des quatre coins du pays. Le motif mystique a, certes, enregistré un net recul, mais tous les visiteurs de la cité observent toujours le rituel obligé de la virée sur le mont Gouraya, notamment pour la vue panoramique qui embrasse la baie, de bout en bout.
«Plus on monte, moins la végétation est vigoureuse, jusqu'à ce que finalement seule la forêt de broussailles couvre les sommets les plus hauts. On atteint une sorte de large vallée perchée, au milieu de laquelle se trouve une construction basse et étendue qui entoure une ferme carrée : c'est un pénitencier militaire. Il semble impossible que de si belles collines, avec une vue si magnifique, puissent être un lieu de proscription», écrit l'archiduc d'Autriche, Louis Salvator de Habsbourg, un artiste, aventurier, homme de lettres et passionné de la nature qui échoua à Béjaïa en l'an 1897, en raison d'avaries dues à la collision de son yacht avec un autre navire. Subjugué par la beauté du site, il y séjourna pendant des mois et réalisa de nombreuses gravures qui illustreront ensuite son célèbre ouvrage, au titre élogieux : Bougie, la perle de l'Afrique du Nord.
Un pèlerinage autrefois mystique évoqué par Habsbourg en ces termes : «Si La Mecque est le lieu de la plus haute vénération parce qu'on y trouve le tombeau de Mohammed, Bougie en est presque l'égale à cause des milliers de saints qui sont enterrés dans le bois sacré de djebel Khalifa.»
De nos jours, des dizaines de milliers (voire plus) de visiteurs se rendent à chaque saison estivale sur ce site, le préféré de tous les randonneurs et de tous les promeneurs de la ville de Béjaïa.
Son potentiel touristique engendrera, à coup sûr, des plus-values si l'on envisage la réfection du fort et l'aménagement de la route y menant et de services d'accompagnement à proximité. Proposé au classement en 2000, fort Gouraya fait aujourd'hui l'objet d'une exploitation illicite à but lucratif, tandis qu'une végétation sauvage envahit ses parois en attendant sa mise en valeur par les pouvoirs publics pour une exploitation adéquate.
La commission aménagement du territoire de l'Assemblée populaire de la wilaya (APW) a préconisé, il y a deux ans de cela, la réalisation d'une ligne de téléphérique pour la desserte de la vieille ville et du plateau de Gouraya où l'on propose aussi l'implantation d'un parc d'attractions et des aires de jeux récréatifs.
Depuis, rien n'a été entrepris pour donner à ce site sa pleine dimension. Le projet est, malheureusement, resté lettre morte.
La restauration du fort et l'aménagement des espaces annexes constituent présentement un impératif pour assurer un accueil adéquat aux milliers de visiteurs qui affluent chaque année vers ce sommet symbolique, mais aussi pour sauvegarder un pan essentiel du patrimoine culturel et historique de la ville. Les autorités locales, les responsables du secteur de la culture et le mouvement associatif se doivent de conjuguer leurs efforts dans ce sens avant qu'il ne soit trop tard.
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28th June 2007 02:57 #22
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28th June 2007 03:09 #23
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Cet art transmis de père en fils est menacé de disparition :
Jeudi 28 Juin 2007 -- Le bijou de la localité d'Ath Yanni, dans la wilaya de Tizi Ouzou, sur la base de son apport à l'histoire de la région et à l'épanouissement de sa culture, est devenu au fil du temps un patrimoine à protéger coûte que coûte. Depuis quelques décennies déjà, des familles entières dépendent de la bijouterie traditionnelle pour vivre, d'où l'entrée de cette activité dans le secteur de l'économie. Mais souvent d'une manière informelle. De nombreux facteurs ayant contribué à la dégradation socio-économique des artisans bijoutiers et de leurs familles respectives ont, en effet, contraint des artisans à entrer de plain-pied dans l'activité informelle qui leur permet d'avoir un peu de rentabilité.
Il faut dire que cette situation en a amené aussi des dizaines d'autres à abandonner carrément cette activité si chère à leurs aïeux. De nombreuses promesses ont été faites pour permettre aux artisans d'Ath Yanni de sortir de cette situation mais rien ne sera fait en leur faveur avant des années. A l'occasion de la dernière édition de la Fête du bijou, et après plusieurs coups de colère du maire de la localité et des bijoutiers eux-mêmes, le ministre de la PME et de l'Artisanat a décidé enfin de faire un geste en faveur d'un secteur appelé à jouer un rôle important dans l'activité touristique et économique.
Des mesures de soutien ont finalement été prises de façon concrète, mais les artisans bijoutiers ne pouvaient en bénéficier sans remplir certaines conditions, notamment et au préalable, la régularisation de leur situation à l'égard de la réglementation et des autorités, c'est-à-dire de sortir de l'informel et de se remettre sous «la protection» de la loi. Représentés par leur association, les artisans bijoutiers acceptent les conditions posées par les autorités et seront plus de soixante à régulariser leur situation pour pouvoir bénéficier des aides de l'Etat. Ce dernier promet de son côté de doter les bijoutiers d'équipements (outillage, machines…) en guise de première aide.
De leur côté, les artisans sont appelés à disposer de toutes les commodités, y compris un local, pour pouvoir être approvisionnés officiellement en matières premières par l'Agence nationale de l'or (Agenor). Une agence qui a toujours refusé de fournir cette matière première à des artisans activant dans le noir et qui exige aujourd'hui une déclaration d'existence pour enfin nouer des relations commerciales avec les bijoutiers d'Ath Yanni. Auparavant, l'approvisionnement en matière première se faisait au marché noir ; aujourd'hui les artisans qui ont procédé à la régularisation de leur situation pourraient s'approvisionner auprès d'Agenor à un prix relativement bas. Il reste à savoir si la somme économisée dans l'achat de la matière première ne sera pas absorbée par les impôts et les taxes.
De toute façon, la bijouterie artisanale, particulièrement celle d'Ath Yanni, n'a pas beaucoup de temps à perdre avec les fausses solutions, le retard pris dans le développement de ce créneau étant énorme. Les prochaines années diront si ce sont là les bonnes solutions qu'il faut à ce secteur dont l'importance n'est plus à démontrer et la prochaine édition de la Fête du bijou, prévue pour cet été, donnera une idée de ce qu'en pensent les artisans bijoutiers, qu'ils aient régularisé leur situation ou non.
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30th June 2007 18:46 #24
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Colloque international sur le devenir des centres historiques médiévaux à Tipasa :
Samedi 30 Juin 2007 -- L’urgence d’une meilleure prise en charge du patrimoine bâti ancestral est l’une des principales propositions formulées jeudi dernier à Tipasa, au terme des travaux du colloque international sur le devenir des centres historiques médiévaux entre muséification et marchandisage.
Près d’une cinquantaine de participants avaient échangé, durant trois jours, d’intenses réflexions sur les expériences menées dans différents pays des rives méditerranéennes.
Ainsi, les spécialistes de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie, de la Syrie, d’Egypte, d’Abou Dhabi, du Portugal, de France et d’Italie, ont été unanimes pour signaler que les expériences menées, ici et là, sur les centres historiques «n’ont pas toujours été concluantes» d’où «l’urgence d’une meilleure prise en charge du patrimoine bâti, qu’il soit classé ou non, et de l’intégrer dans la vie de la cité» rapporte l’APS.
En effet, les politiques de défense patrimoniale menées jusque-là, «ont montré leurs faiblesses car elles n’ont pas intégré l’élément humain dans la stratégie de protection et de mise en valeur de ce bâti ancien tout en prenant en considération l’environnement, à savoir la ville et sa périphérie», ont souligné les participants qui appellent à définir un territoire plus large autour de la ville historique pour ne pas la «muséifier».
Les spécialistes mettent en place une série de recommandations, dont la révision des PDAU devant intégrer le périmètre de protection qui «est plus que nécessaire afin que la zone concernée par le classement soit l‘affaire de tous et en particulier de la population locale vivant sur ces sites du patrimoine historique, qui doivent être considérés comme un lieu de pratique sociale et non plus comme un musée à protéger et à conserver en tant que tel».
Par ailleurs, une spécialiste égyptienne, soutiendra : «La problématique du marchandisage de ces centres historiques dont les expériences, à travers le monde, n’ont pas toujours été bénéfiques», en illustrant cela par l’exemple du centre historique du Caire qui connaît, selon ses constatations, un problème d’exploitation massive à des fins touristiques et par conséquent économiques.
Ainsi, dans ce contexte, les participants à cette rencontre se sont interrogés sur l’alternative à adopter «pour en finir avec les cités ghettoisées et coupées de leur environnement social, économique et culturel immédiat et pour ne pas tomber dans la facilité en ne considérant que le côté de valeur ajoutée argumenté par des considérations économiques».
La réponse, selon les spécialistes, est dans la mise en place d’une politique globale de développement durable qui intègre tous les secteurs et surtout la collaboration de la société civile à travers le mouvement associatif local tout en travaillant avec d’autres projets menés à l’échelle internationale tels que les itinéraires culturels.
Il est à rappeler que la ville de Tipasa a entamé depuis plusieurs mois un véritable travail de revalorisation de ces sites, en impliquant les différents secteurs, afin d’intégrer le précieux bâti ancestral dans la vie de la cité.
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1st July 2007 07:58 #25
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Des rencontres pour voir la ville sous un angle artistique et technique à la fois :
Dimanche 1er juillet 2007 -- «Pauses urbaines», c’est ainsi que sont baptisées les rencontres sur l’architecture et sur l’urbanisme de la ville d’Alger que Bab el Fenoun, bureau d’études et de conseils en architecture et agence de communication, organise du 2 au 4 juillet à l’Office de Riadh el Feth (OREF). Une démarche qui, selon les organisateurs, s’inscrit dans une logique d’échanges et de coopération culturelle dans une perspective méditerranéenne. «Elle vise à promouvoir par différentes actions des notions telles que le patrimoine, l’habitat urbain, le développement durable et les ordres urbains», expliquent-ils.
Les rencontres culturelles «Pauses urbaines» sont nées suite à un constat. Les initiateurs de ces rencontres considèrent que la ville est un espace complexe, à la fois œuvre artistique et technique, lieu de vie et lieu de pouvoir, témoin de l’histoire et promesse d’avenir.
«La ville est polymorphe, polysémique, elle se dérobe sans cesse à notre regard. Il est difficile de l’appréhender et elle se montre indéchiffrable pour ceux qui ne sont pas initiés à ses secrets. Rester dans l’ignorance de celle-ci est intenable pour tous ceux qui souhaitent participer à la vie publique ou simplement exercer leurs droits de citoyens», estiment-ils. De ce constat, donc, est née l’idée d’organiser ces rencontres afin de faire découvrir la ville aux citoyens. Pour cela, Bab el Fenoun a opté pour une formule scientifique et artistique.
En effet, les organisateurs proposent une exposition d’architecture et d’urbanisme signée par le défunt architecte Kaci Mahrour et Illili Mahrour ainsi que des documentaires sur l’habitat. L’exposition est réalisée à partir de documents inédits et originaux sur l’architecture citadine et saharienne. Des courts métrages sont également au programme de cette manifestation.
«Filmer une ville, c’est porter un regard personnel et subjectif sur un espace urbain habité et traversé d’émotions et de strates qui ne se dévoilent pas à tous et à tout moment. La ville est aimée, détestée, elle est source d’inspiration pour les uns et objet de peurs pour d’autres. Elle est regardée, admirée, peinte, photographiée ou filmée; elle est également fantasmée, rêvée, détournée, contorsionnée par ses visiteurs et ses artistes. La ville est subjective, notre regard sur elle est individuel, fondé sur le vécu et l’émotion», concluent les organisateurs.
Ces courts métrages sont construits comme des témoignages contemporains sur le thème du partage de la rue. Parmi les projections, le film L’amour existe du réalisateur français Maurice Pialat, Le Corbusier, l’architecte du bonheur de Pierre Kast et le film allemand Shangaïa en chantier de Sophie Kill et Raimund Kusserow.
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1st July 2007 09:32 #26
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Colloque international sur l’archéologie et l’environnement à Sétif :
Dimanche 1er juillet 2007 -- Le premier colloque international sur l’archéologie et l’environnement, tenu dimanche et lundi derniers au musée national de Sétif, n’a pas suscité en fait l’intérêt escompté par les organisateurs, car il s’agit d’un événement scientifique destiné en premier lieu aux instances concernées par la préservation des sites archéologiques et la protection de l’environnement. De ce fait, ce sont les autorités locales, les services de sécurité et la société civile qui sont ciblés par l’ampleur du rendez-vous scientifique organisé par l’Institut d’archéologie d’Alger où, pas moins de neuf savants du domaine étaient présents.
Professeurs et docteurs des universités d’Alger, de France, d’Egypte, de Tunisie et du Maroc, sont intervenus durant deux jours sur des thèmes inhérents à la situation du patrimoine archéologique et à la dégradation de l’environnement en Algérie. Sétif, ville retenue comme cas particulier de densité archéologique, devait constituer un exemple de protection de l’environnement et des vestiges archéologiques, selon les participants qui déplorent en premier l’absence des participants à la rencontre. Outre la chaise vide des communes, ce sont plutôt les associations qui avaient fait défaut à l’appel des chercheurs et savants du domaine de l’archéologie et de l’environnement.
Selon le professeur Cheniti de l’université d’Alger, la société considère que les restes archéologiques étaient des objets consommés sans aucune valeur. Outre cela, au vu du rapprochement de l’archéologie et de l’environnement, les spécialistes considèrent que la détérioration de l’aménagement urbain dans les villes d’Algérie est un facteur qui a influé négativement sur les deux aspects civilisationnels car, en fait, la première intervention du professeur Cheniti fait ressortir le problème de l’absence des spécialistes locaux.
Les spécialistes présents à Sétif constatent que, malgré les efforts déployés par les directions locales de l’environnement, le problème de prise de conscience reste posé du côté des autorités locales et de la société civile. Aussi, les spécialistes relèvent que l’université algérienne est demeurée longtemps ancrée dans les réflexions théoriques propres à la mission de la formation mais sans pour autant s’assigner un rôle actif orienté vers la société.
Le professeur Cheniti considère que le premier colloque constitue une première démarche en vue d’impliquer l’université dans les tâches de prise en charge et d’orientation de la société civile et l’administration dans le domaine de la préservation du patrimoine archéologique et de l’environnement.
Le rendez-vous scientifique, clôturé hier au musée national de Sétif, est intervenu certes dans une conjoncture de préparation de la visite du président de la République, où la participation n’a guère été à la hauteur, mais les participants gagnés par la déception reportent à l’année prochaine une organisation plutôt encourageante de la manifestation scientifique qui traite des aspects civilisationnels de la société.
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4th July 2007 06:32 #27
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Mercredi 4 Juillet 2007 -- La mise en place d’un établissement maître d’ouvrage, comme outil principal, chargé du suivi des projets de restauration des vieilles villes, notamment celle de Constantine, devient plus qu’une nécessité.
C’est ce qui ressort d’un séminaire portant le thème “La medina de Constantine, du péril au projet urbain pilote”, qui se tient, depuis lundi et durant trois jours consécutifs, au niveau du siège de l’APW, ainsi qu’à la medersa de Constantine.
Cette rencontre organisée par l’Association de défense du Vieux-Rocher a vu défiler d’éminents professeurs spécialisés dans la sauvegarde et la préservation des quartiers ainsi que des chercheurs venant de plusieurs pays voisins dont la Tunisie, le Maroc, l’Italie et la France. Ces derniers ont été unanimes quant à l’urgence de mettre fin à la langue de bois et passer, enfin, à l’action pour sauver ce qui reste de l’héritage urbain. Un patrimoine qui constitue un véritable enjeu culturel, social et urbanistique, et dont la sauvegarde est un facteur de modernisation de la ville.
Une feuille de route sera ainsi transmise aux autorités concernées à la fin du séminaire qui, rappelons-le, sera clôturé aujourd’hui, à même de trouver une nouvelle stratégie de réhabilitation mais aussi de sauvegarde des sites dits “historiques”.
D’autant plus que le “master plan”, portant sur la sauvegarde de ce patrimoine millénaire, est mis en instance depuis plus d’une année au niveau du ministère de la Culture. Ce dernier a exigé à ce que le “master plan” soit conforme aux décrets et lois régissant le classement de la vieille ville comme patrimoine national.
Une idée confortée par les universitaires qui, selon leurs analyses, l’étude présentée par les Italiens en juin 2005 n’a rien apporté de plus que celle déjà réalisée en 1984, si ce n’est l’information des données.
Les intervenants ont, lors de cette rencontre, confirmé que ce qui fait défaut dans ce domaine en Algérie, contrairement à nos voisins tunisiens et marocains, est tout simplement l’absence de coordination entre l’administration et la société civile, ajouter à cela la démission de l’université.
Selon leurs propos, chaque partie travaille seule sans pour autant impliquer les autres partenaires, ce qui explique que les résultats restent toujours théoriques.
Ce qui a donné lieu à une situation de léthargie, entravant tout le projet de restauration de la médina. La restauration de la rue Mellah- Slimane, qui devait être réceptionnée en mars dernier est l’exemple type de ce laisser-aller.
Par ailleurs, les conférenciers ont axé leurs interventions sur la régularisation des prérogatives des différents départements en charge du dossier de réhabilitation.
La spécificité des espaces et la fragilité des bâtis sont des paramètres à prendre en considération dans le plan d’action.
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21st July 2007 20:33 #28
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Samedi 21 juillet 2007 -- Mise au jour lors d’une opération de sondage du sol, il y a une dizaine d’années, la mosaïque romaine qui se trouve dans l’îlot Lalahoum (Zoudj Aayoun) est abandonnée à son sort, non sans subir l’outrage du temps. Hormis une clôture, rien n’est encore décidé par l’autorité archéologique pour transférer cette pièce archéologique qui représente un panneau mosaïcal et un bassin d’une maison péristyle. Selon certains archéologues du nouveau centre de recherche, qui a élu domicile à dar El Hamra, il faut de « la technique et des moyens pour enlever cette pièce, nettoyer ses tesselles et la mettre à l’abri dans un musée ». Il en est de même du fronton de la chambre de commerce (ex-Palais consulaire) dont la restauration n’est pas encore achevée pour le remettre en place, nous indique-t-on. L’ornement architectural en bas-relief qui couronne la façade principale de la chambre de commerce représente le blason porté par l’image allégorique des deux statues, l’une exprimant la richesse et l’abondance, et l’autre symbolisant le glaive et la balance de la justice.







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