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  1. #281
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    Amina Hadjiat :


    Dimanche 25 Janvier 2009 -- Un contrebandier d’antiquités a été arrêté, le 19 janvier, sur le point de conclure une transaction atteignant la valeur de 850 millions de centimes. Il s’agissait de la vente de deux statuettes rares, en bronze, représentant un roi et sa reine qu’il a déclaré avoir trouvé dans la commune de Cheria, dans la wilaya de Tébessa. Âgé de 40 ans, l’individu répondant aux initiales C. L. est tombé dans une souricière tendue par les éléments de la section de recherche de la gendarmerie nationale de la wilaya de Tébessa. Agissant sur informations, les gendarmes se sont fait passer pour des acheteurs de pièces archéologiques surenchérissant les 800 millions de centimes proposés par un Algérien qui réside en France, à 850. L’interrogatoire a révélé que le receleur fait partie d’un réseau international de contrebandiers qui s’étend à la Tunisie, la Libye, la France et l’Italie. De plus, il était en possession d’un téléphone portable dans lequel ont été retrouvées de nombreuses photos d’autres pièces anciennes.

    Ce trafic semble prendre de l’ampleur d’année en année. En 2007, la gendarmerie nationale n’a eu à traiter que trois cas, alors qu’en 2008, le nombre d’affaires a augmenté. Par exemple, dans la wilaya d’Annaba, quatre personnes avaient été arrêtées en janvier 2008 pour commercialisation d’ivoire et détention de pièces antiques. En effet, elles avaient été prises en possession de deux défenses d’éléphant, d’un poids total de 2,5 kilos, qu’elles s’apprêtaient à vendre. À peine un mois plus tard, c’est dans la wilaya de Batna que la brigade de la gendarmerie nationale de Oued-Taga a interpellé six personnes en possession de 21 pièces de monnaie datant de l’époque romaine, qu’ils ont déclaré avoir acquises auprès d’un de leurs complices demeurant à Timgad. La perquisition du domicile de ce dernier a abouti à la saisie de 101 pièces antiques dont des ustensiles en argile et des bijoux. D’autres pièces de monnaie antiques en argent ont été saisies dans la wilaya d’Aïn Defla. En avril 2008, la brigade d’El-Abbadia a interpellé quatre personnes pour détention et commercialisation de pièces antiques. Au cours de la perquisition du domicile d’un des mis en cause, 45 de ces pièces ont été retrouvées.

    Outre la contrebande, de nombreuses découvertes d’objets antiques ont été faites au cours de l’année 2008. Le plus souvent dans des chantiers de travaux publics. À Skikda, les ouvriers de la société japonaise Cojaal, chargée de la réalisation d’un tronçon de l’autoroute Est-Ouest, ont découvert cinq tombes datant d’une époque ancienne. Une fois avisées, les autorités locales ont pris en charge l’affaire et 11 tombes ont été découvertes. Par ailleurs, dans la wilaya de Boumerdès, des travaux de réalisation d’une habitation dans le village Koudiet-Laâraïs ont permis la découverte d’une jarre contenant 650 pièces de monnaie antique.

  2. #282
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    Mardi 27 janvier 2009 -- La fondation Emir Abdelkader a organisé hier, en collaboration avec la wilaya de Boumerdès, un séminaire sur « Le rôle des archives dans la préservation de la mémoire et l’histoire du résistant et grand humaniste Emir Abdelkader » à la maison de la culture Rachid Mimmouni. L’objectif de cette rencontre est de « mettre en valeur le rôle des archives dans l’écriture de l’histoire ». Le président de la fondation, M. Berdounane, a dénoncé, dans son intervention, « les écrits historiques qui portent gravement atteinte à l’image du fondateur de l’Etat algérien et mettent en cause son combat contre l’ennemi français ». « L’émir n’a jamais été le défenseur de l’Ouest algérien uniquement et n’a jamais trahi ses compatriotes de l’Est, comme l’écrivent certains historiens », dit-il, en soulignant que l’objectif de la fondation qu’il préside « est de préserver la mémoire de ce grand résistant et figure emblématique de la nation algérienne ».

    « Plusieurs intellectuels algériens ignorent le parcours de l’homme alors que des pays étrangers l’honorent et reconnaissent sa stature », ajoute-t-il en citant les différentes statues érigées en hommage à l’Emir dans plusieurs villes du monde. Le directeur des Archives nationales, le docteur Chikhi, a insisté sur le rôle des archives dans la recherche historique et a plaidé pour le respect des fondements de l’écriture de l’histoire. « Nous sommes confrontés à une réalité plus grave dans l’écriture de l’histoire. Il ne faut pas se focaliser sur la micro-histoire et tout ce qui est secondaire en reléguant au seconde plan la macro-histoire et le plus important du sujet. Et sans archives nous ne pouvons pas écrire l’histoire », dit-il. Et d’ajouter : « L’écriture de l’histoire doit être orientée. Avant d’écrire, on doit savoir à qui on s’adresse et quel est l’objectif de notre recherche. Les historiens doivent mettre leurs divergences ethniques et idéologiques de côté lors de l’écriture de l’histoire », préconise-t-il.

  3. #283
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    Samedi 31 Janvier 2009 -- El Khabar a appris de sources fiables qu’un groupe d’experts étrangers a établi une étude pour le compte du Ministère de la Culture, dont une copie a été envoyée aux services de la wilaya de Constantine. Cette étude a été effectuée sur le tombeau de Massinissa à El Khroub à Constantine. Il a été affirmé, dans cette étude, que le site en question a été exposé à une déformation «Historique» et que les modifications apportées par les services de la wilaya, notamment, l’installation du réseau électrique ou le barbelé qui entoure la tombe, s’inscrivent dans le cadre du devoir de la protection de ce site de toutes atteintes. Les mêmes sources ont ajouté que ce rapport affirme la nécessité de supprimer le réservoir d’eau qui a été réalisé à 300 mètres du tombeau, un périmètre où toute construction est illicite. Il a été mentionné dans ce rapport que les édifices réalisés autour de cette tombe ainsi que les travaux d’aménagement que les autorités de wilaya ont commencé à réaliser ont été stoppés après le débat qui a eu lieu entre la wilaya et le Ministère de la Culture, suite aux législations en vigueur concernant la protection des monuments Historiques, classés « patrimoine national et mondial ».

  4. #284
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    Mardi 3 Février 2009 -- Les services de sécurité ont réussi, samedi dernier, un important coup de filet au sein du milieu du trafic des objets archéologiques. Les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie à Constantine, appuyés par leurs collègues de la Section de sécurité et d’intervention (SSI), ont mis la main sur un véritable trésor dont la valeur est inestimable. Lors de l’action déclenchée grâce à l’issue d’un travail de renseignements, 5 personnes ont été interpellées et 46 cartouches de calibres 11, 43 ont été découvertes lors de la perquisition effectuée par les gendarmes.

    Parmi le butin, on compte 6 statues, un bijou, des toiles et des pièces de monnaie allant de la période romaine païenne au XXe siècle. Pour les 6 statues, on en dénombre une en bronze de l’époque chrétienne de 535 grammes (probablement IVe siècle de notre ère), une en bronze représentant un empereur romain, une statute en bronze représentant un pharaon, une statue représentant la vierge Marie, une statue représentant une personne assise en train de lire un livre dont l’époque n’a pas été encore déterminée et, enfin, une statue représentant un cheval au galop datant de la résistance populaire en France, soit la Seconde Guerre mondiale. Pour les pièces de monnaie, on compte 176 unités de monnaie antique en argent datant de l’époque islamique (du VIIIe au XVIe siècles de notre ère) et 2 pièces de monnaie romaine. Pour les bijoux, les gendarmes ont saisi 6 bracelets en argent datant de la période des Berbères de la Numidie. Enfin, trois toiles non encore identifiées ont été aussi récupérées. Ces objets saisis ont été remis à la Direction de la culture de Constantine et l’enquête est toujours en cours afin de faire la lumière sur ce trafic qui touche le patrimoine de la nation algérienne.

    Depuis la création de structures spécialisées dans ce genre de crimes au sein de la Gendarmerie nationale, les découvertes d’objets archéologiques volés et destinés à la revente ici en Algérie ou à l’étranger se suivent les unes après les autres. Jusqu’à un passé récent, d’importants sites archéologiques n’étaient même pas dotés de clôture. D’autres étaient occupés carrément par des familles de squatteurs. Tourisme et recherches sont souvent utilisés comme couvertures par des réseaux internationaux de trafic d’objets archéologiques. On se rappelle de cette agence allemande spécialisée qui a pris des caisses d’objets en Allemagne pour les étudier, sans qu’on procède, au niveau de l’administration algérienne, à l’inventaire du trésor qui lui a été remis. Les histoires de ces touristes qui font faux pas à leurs guides en plein désert, pour disposer à leur aise des pièces archéologiques, sont nombreuses. Les unes ont tourné au drame pour ces pseudo-touristes et pour l’image du pays. Aujourd’hui, grâce à Internet, le marché des objets archéologiques connaît un boom que ne ratent pas des contrebandiers spécialisés disséminés sur la Toile.

  5. #285
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    February 3, 2009 -- Algerian security services arrested five people in Constantine for trafficking archaeological artefacts, Liberté reported on Tuesday (February 3rd). Police investigators reportedly recovered statues, jewellery, paintings and coins from the Pagan-Roman period.

  6. #286
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    Jeudi 5 Février 2009 -- Des habitants du chemin des Ruines de Tamentfoust (El-Marsa) viennent de monter au créneau pour interpeller la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, au sujet du site archéologique de La Pérouse et de ses merveilles (cours d’eau, thermes…etc.) datant de l’époque romaine. Selon les termes d’une correspondance (accompagnée d’une pétition) adressée à Mme Toumi, mais aussi au wali d’Alger, au directeur général de la Sûreté nationale et aux autorités locales, les habitants exigent la démolition d’un mur érigé en clôture et qui cache les merveilles dudit site tant aux écoliers qu’aux riverains.

  7. #287
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    Kocila Tighilt :


    Jeudi 5 Février 2009 -- Dotée d’une richesse archéologique inestimable, la wilaya de Tizi Ouzou accuse un retard dans la recherche et l’exploitation des sites archéologiques existants. L’insécurité, le manque de subvention et l’absence d’aide aux spécialistes en la matière en sont sans doute les premières contraintes et principales causes. Pour ces derniers, un problème de recrutement semble être évoqué. La plupart des professionnels sont recrutés dans le cadre de l’emploi des jeunes.

    Le secteur souffre aussi de la fuite des encadreurs appelés à exercer pour le compte d’autres pays… C’est, en tout cas, ce qu’a fait remarquer Djamel, un jeune archéologue. Selon notre interlocuteur, “le déploiement de l’armée et le manque de subvention compliquent davantage notre mission”. Ce qui fait que plusieurs sites restent inexploités ou abandonnés après une première fouille. “Si l’on se réfère à la réglementation en vigueur, les bureaux d’études, les sociétés qui s’occupent de l’aménagement du territoire, les services techniques… devraient pouvoir opérer des recrutements en la matière. Ce qui n’est pas évident.”

    Des moyens humains qui cherchent preneur. Pourtant, cela va contribuer à la protection de la richesse archéologique et à l’avancée de la recherche dans le domaine. La Kabylie compte essentiellement des vestiges archéologiques préhistoriques, antiques et médiévaux… Sur tout le territoire national, seule une infime partie demeure exploitée, notamment du côté de Sétif, de Mostaganem, Sidi Abdellah (Zéralda) et Tissemsilt. “Ce qui représente peu”, nous dira un étudiant de l’Institut d’archéologie de Zéralda. Une structure-mère créée en 1977 et disposant d’annexes à Guelma, Constantine et Tlemcen. D’autres sites fouillés dans les années 1980 restent abandonnés comme, par exemple, celui d’Afalou et de Tamahat, du côté de Jijel.

    D’autres ne sont même pas classés, ce qui représente une perte inestimable pour la recherche scientifique dans notre pays. À Tizi Ouzou, nos interlocuteurs avouent que le site préhistorique de la région s’étend de Yakouren jusqu'à Boumerdès, ce qui représente une large superficie. L’on citerait encore les ruines de Tigzirt, d’Azeffoun, d’Aït R’houna, d‘Avizar, d’Ifigha, de Makouda, de la citadelle de Koukou, les Bordjs des Turcs de Boghni, du Sebaou et de Tizi Ouzou…, des lieux qui renferment une richesse historique inestimable. Pour nos interlocuteurs, dans la région de Tizi Ouzou, “le terrain est vierge”.

    Une situation d’abandon qui favorise l’exploitation illicite des sites historiques, notamment le pillage des lieux, le trafic international d’objets anciens, quand ils ne sont pas livrés aux aléas du temps et les dégradations de toutes sortes. Ce qui nécessite une réflexion sur l’épanouissement du travail de l’archéologue et sur la recherche archéologique dans la région afin de mettre en valeur et restaurer les sites et monuments existants. Un secteur qui n’est pas épargné non plus par la fuite des cerveaux.

    L’Algérie dispose, faut-il le signaler, du premier département universitaire du monde, la fac centrale, datant de 1916, fondé par Camile Akambourg, un paléontologue français. “C’est pourquoi l’on est en droit de s’étonner et de s’interroger sur les raisons de ces carences en matière de recherche archéologique qui doit pourtant nous apporter énormément sur la connaissance de notre pays et de son histoire, tout en protégeant son patrimoine.”

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