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  1. #302
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    Dimanche 15 Mars 2009 -- Considérée comme un musée à ciel ouvert, la région de Tiaret recèle un patrimoine culturel matériel qui couvre par sa diversité toutes les périodes de l'évolution de la civilisation humaine. En effet, la wilaya de Tiaret compte 452 sites archéologiques recensés dont cinq biens culturels protégés et classés patrimoine culturel national. Il s'agit des deux statues préhistoriques (I et II) de Columnata dans la commune de Sidi Hosni, les célèbres monuments berbères des Djeddars, les grottes d'Ibn Khaldoun, le site de Tahert dans la commune de Tagdempt et le haras national de Chaouchaoua. Et pour valoriser justement ce patrimoine inestimable, l'association de protection du patrimoine archéologique de la wilaya de Tiaret, présidée par M. Daoud H'mida et activant dans le cadre du réseau «Res'arch», un programme d'appui aux associations algériennes, déploie des effets colossaux pour la préservation de ces trésors dont certains sont déjà dans un état de dégradation inquiétant, à l'image des gravures rupestres de Kef Boubekeur situées dans la commune de Dahmouni.

  2. #303
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    Lundi 16 Mars 2009 -- Jadis, cité fortifiée, la ville d'Oran était ceinturée de murailles en pisé, trouées de portes et protégée par des forts, aujourd'hui quasiment disparus, usés par le temps, ou squattés et saccagés. La Porte d'Espagne incluse dans le vieux château, attenante à la Casbah d'Oran au quartier Sidi El-Houari, n'a pas été épargnée. Cette sculpture, l'une des plus importantes et un des plus beaux vestiges de l'architecture espagnole, encore préservée, en partie du moins, depuis le 16ème siècle, puisque c'est en 1589 qu'elle fut exécutée sur l'ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla. Malheureusement, le riche écusson à plusieurs armoiries, avec colonnes creusées et pilastres qui en orne le faîte, a subi des dégâts inestimables et fut transformé en dépotoir par les familles qui ont squatté le « Castillo Viejo » après qu'il fût cédé à la commune en 1979. Dans le but de revaloriser ce site, une opération de nettoyage a été menée par l'Office national d'exploitation et de gestion du patrimoine culturel protégé en collaboration avec la direction de la Culture et le secteur urbain Sidi El-Houari. « Pas moins de 300 tonnes d'ordures et de débris de constructions illicites ont été ramassées par notre équipe composée de dix agents d'entretien », nous dira M. Ourabeh, responsable local de l'office. Et d'ajouter, que « cette équipe travaillait avec des moyens manuels, des pelles, des pioches et des brouettes pour ne pas altérer le site ». L'objectif est de mettre en valeur cette porte et de créer des boutiques d'artisanat au niveau du site, a affirmé notre interlocuteur qui n'a pas manqué de remercier les habitants du quartier Sidi El-Houari, pour leur collaboration.

    La Porte d'Espagne, c'est la première porte qui fut construite. Appelée la porte Ximénès, elle deviendra plus tard «Porte d'Espagne». C'est sous le roi Don Philippe II que les fortifications sont à nouveau renforcées. La Porte d'Espagne fut alors reconstruite, elle trouva une splendeur particulière avec les écussons que nous découvrons encore de nos jours ! La Gaule, la Germanie, l'Italie et l'Espagne, tous les pays de l'Europe occidentale sont représentés. Nous voyons sur la Porte deux blasons : l'inférieur est sans doute celui de Castille. Il provient sans doute d'une date très proche de la conquête d'Oran par le cardinal Cisneros. Le supérieur est plus récent. On voit dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d'Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles. Entre les armes de Castille et d'Aragon se trouvent, superposées, les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal. Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravant. Le blason est entouré du Collier de la Toison d'Or. Enfin, à noter que l'Office national d'exploitation et de gestion du patrimoine culturel protégé a également lancé des opération de nettoyage et de gardiennage dans d'autres sites historiques que compte la wilaya d'Oran.

  3. #304
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    Mardi 31 Mars 2009 -- La compagnie de la Gendarmerie nationale (unité de lutte contre l’atteinte aux biens culturels de la wilaya de Souk- Ahras) a découvert, le 28 mars dernier, plus d’une dizaine de pièces archéologiques remontant à l’époque romaine. Agissant sur informations, les gendarmes se sont rendus sur les lieux pour inspecter les pièces archéologiques et l’endroit où elles ont été découvertes. Les pièces ont été saisies au domicile d’un agriculteur répondant aux initiales A. A., âgé de 41 ans et habitant dans la région. Les pièces étaient cachées dans l’écurie de l’agriculteur. Les premières pièces découvertes sont deux pierres de taille moyenne représentant une périssoire à l’huile portative composée de deux parties. La première fait 75 cm de hauteur avec un diamètre de 30 cm. La deuxième, quant à elle, fait 45 cm de hauteur avec un diamètre de 50 cm. L’enquête a révélé que le mis en cause est tombé fortuitement sur le trésor quand il a creusé la tombe pour enterrer un proche récemment décédé. Les aveux du mis en cause ont permis aux gendarmes de retrouver plusieurs autres pièces d’antiquité sur les lieux. Parmi elles, des pierres polies, des bassins en pierre cassée, des pièces en céramique, les restes d’un mur et des réservoirs d’eau souterrains. Ces restes sont la preuve que la région est un site archéologique qui remonte à la civilisation romaine. Ce trafic semble prendre de l’ampleur d’année en année. Plusieurs affaires du genre ont été déjà traitées par la Gendarmerie nationale. Par exemple, à Constantine, 192 pièces antiques ont été récupérées le 3 février dernier. Le 19 janvier dernier, la Gendarmerie nationale a saisi deux statuettes en bronze d’une valeur de 850 millions de centimes. Dans la même semaine, toujours à Constantine, les gendarmes ont récupéré deux tableaux d’une valeur historique inestimable et l’un des tableaux appartient au dessinateur espagnol Pablo Picasso. Si en 2007, la Gendarmerie nationale n’a eu à traiter que 3 affaires, 2008 était plus chargée où le nombre d’affaires a augmenté. Dans la wilaya d’Annaba, quatre personnes avaient été arrêtées en janvier 2008 pour commercialisation d’ivoire et détention de pièces antiques. Par ailleurs, dans la wilaya de Boumerdès, des travaux de réalisation d’une habitation dans le village Koudiet-Laâraïs ont permis la découverte d’une jarre contenant 650 pièces de monnaie.

  4. #305
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    Mardi 31 Mars 2009 -- Rachid Bellil, 61 ans, est le meilleur spécialiste algérien de l’ahellil, chants et danses du Gourara au Sud-Ouest algérien. Il est, depuis 1995, détenteur d’un doctorat sur « Traditions orales, mémoire collective et rapport au passé chez les Zénètes du Gourara ». Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’oasis du Gourara (Timimoun), ses récits et ses contes. Les Oasis du Gourara, le temps des saints (paru en 1999 à Paris) est un ouvrage de référence. Rachid Bellil est chercheur au Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH). Rencontré à Tamanrasset, en marge d’une conférence sur la protection du patrimoine immatériel des Touareg, il revient dans cet entretien sur le danger qui guette l’ahellil et le zénète.

    La tradition de l’ahellil semble connaître des changements au fil du temps. Qu’en est-il ?

    Les changements, c’est dans le long terme. Au début du siècle dernier, il y avait une certaine création poétique. Les événements de la vie quotidienne étaient interprétés par des gens. Des gens comme tout le monde créaient des vers qu’ils ajoutaient aux poèmes déjà existants. Les femmes se sont particulièrement spécialisées dans ce domaine. On a, par exemple, ajouté des poèmes évoquant l’arrivée des Français dans la région. Cette création a cessé d’exister depuis une quarantaine d’années. Le corpus de l’ahellil n’est plus alimenté. Pis, les anciens poèmes sont en train de disparaître. Dans l’ahellil, il y a deux thèmes principaux : le religieux et le profane. C’est le religieux qui a tendance à se pérenniser. On a tendance à oublier tout ce qui est lié à la vie quotidienne. Il y a un problème de langue puisque tout ce qui est profane est en zénète, le dialecte du Gourara. Et une bonne partie de ce qui est religieux est en arabe. Cela se comprend. Si on demande à des jeunes d’expliquer certains poèmes de l’ahellil écrits en zénète, ils ne pourront pas le faire. Pas uniquement la signification des mots mais également la métaphore des textes. Les accompagnateurs du soliste dans les groupes ahellil sont censés lui répondre. Mais quand ils n’ont pas le sens des poèmes, ils se taisent. Aussi, le soliste ne déclame plus ces poèmes, et donc, ils disparaissent.

    Le zénète (tazenatit) est-il une langue en danger ?

    Ceux qui parlent le zénète ne sont pas nombreux. Ils sont à peu près 50 000. Avec l’arabisation à l’école, les moins de 30 ans ne parlent plus ce dialecte. Il y a un problème de transmission dans les centres urbains comme Timimoun et Ouled Saïd. Mais dans les ksour et dans l’erg, les gens sont entre eux, la langue se maintient. Il y a plusieurs moyens de sauvegarder la langue comme l’école. Le temps de mettre en place le système d’enseignement approprié, cela risque de durer. Il faut une revalorisation de la langue. Je ne crois pas que ce soit le cas actuellement. Les conditions de vie ont changé. Les Zénètes ne vivent plus entre eux. Les jeunes se déplacent vers le Nord pour chercher du travail. L’agriculture a presque disparu dans les ksour du Gourara.

    Alors comment sauvegarder l’ahellil ?

    Lorsque nous avons proposé le dossier de l’ahellil à l’Unesco, nous avons imaginé un projet de sauvegarde à plusieurs volets. Il y a d’abord la recherche. Cette recherche avait déjà été entamée dans les années 1970 avec les travaux de Mouloud Mammeri. Il faut la poursuivre, ainsi que la collecte, l’enregistrement, l’explication, la traduction. Tout cela doit être stocké quelque part. Cela concerne les poèmes mais aussi les musiques. C’est le travail des éthno-musicologues. Malheureusement, l’Algérie manque de ce genre de spécialistes. Le deuxième volet a trait à la dynamisation et à l’aide aux groupes qui pratiquent encore l’ahellil. L’ahellil ne se pratique actuellement que dans les grandes occasions, les fêtes religieuses, les ziarates et les mariages. Les gens travaillent le jour et ne peuvent passer la nuit à chanter l’ahellil. C’est un mode de vie collectif. Il a besoin de la communauté pour se reproduire. Ce n’est pas un genre individuel. Il faut créer les conditions de ces regroupements en dehors des fêtes religieuses et des mariages.

    Mais, il y a déjà un festival de l’ahellil...

    Le Festival a déjà eu sa première édition. Nous avons pensé créer « un comité » de sauvegarde de l’ahellil avec des locaux, des personnes d’un certain âge et d’une certaine sagesse. Pourquoi ce comité ? Pour établir le lien entre notre approche et la vision de ceux qui pratiquent l’ahellil. Pour cela, il faut passer par des intermédiaires, des connaisseurs qui maîtrisent les codes culturels. Malheureusement, on a affecté cette tâche à l’administration au niveau de la direction de la culture de la wilaya d’Adrar. Alors que l’ahellil n’est pas pratiqué à Adrar mais dans les ksour du Gourara, pas dans le Touat.

    Il s’agit de méthodes bureaucratiques donc ?

    Voilà. C’est une approche par le biais de l’administration. L’administration est certes incontournable, mais le travail doit se faire avec les premiers concernés, pas d’une manière isolée. Le troisième volet du projet évoqué plus haut est l’enseignement. Au niveau des CEM, des enseignants sont d’accord pour assurer les cours d’apprentissage de l’ahellil. Cela doit se faire évidemment avec l’accord du ministère de l’Education. L’accord de principe, nous l’avons eu. Il y a actuellement un travail d’approche. Dans un premier temps, nous allons travailler avec trois ou quatre CEM, ensuite l’action sera étendue. Les enseignants apprendrons la poésie, et pour les chants et danses, nous allons solliciter les détenteurs de savoir, les chanteurs...On veut mettre les élèves dans l’ambiance de l’ahellil. C’est une action de valorisation. Le fait que l’ahellil entre dans le système éducatif souligne l’importance de ce patrimoine. C’est un travail en direction des jeunes générations. Si on revalorisait l’ahellil auprès des jeunes, ce n’est pas dans une perspective traditionaliste, c’est pour les amener à renouer avec leur poésie en usant d’instruments modernes pour redynamiser l’ahellil de l’intérieur. Il faut qu’il ait une relève. Les jeunes créateurs doivent parler de leurs problèmes dans leur langue, le zénète, pour redynamiser l’ahellil.

    L’ahellil n’est plus pratiqué d’une manière mixte. Quelles en sont les raisons ?

    C’est un gros problème. L’ahellil a deux formes : debout et assis. L’ahellil debout est joué dans l’espace public à l’air libre. Assis, l’ahellil tagarabt, est pratiqué dans les maisons, un espace privé. La tendance actuelle fait que l’ahellil public n’est pratiqué que par les hommes et l’ahellil privé que par les femmes accompagnées d’un instrumentiste. Il peut y avoir mixité mais uniquement dans l’ahellil joué dans les maisons. Il y a eu des comportements lors des spectacles publics qui ont obligé les femmes à se retirer. Quand cela se faisait entre les membres de la communauté, il n’y avait aucun problème. Mais à partir du moment où il y a eu brassage de populations, avec des personnes qui viennent du Nord pour le service militaire ou pour le travail, les spectateurs ne sont pas forcément respectueux des règles. Au bout d’un certain nombre d’années, les locaux ont décidé d’empêcher les femmes de se produire en public. Il y a un impact sociologique. C’est malheureux de le dire.

  5. #306
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    Tarek Chaouch :


    Jeudi 9 Avril 2009 -- Le patrimoine immatériel et les traditions en voie de disparition semblent être une véritable préoccupation pour le Musée national des arts et traditions populaires : un palais ancien situé en pleine Basse Casbah, plus connu sous le nom poétique de la belle Khedaouedj El-Amia. Les chercheurs et employés divers du musée, sous la houlette de Mme Amamra, digne enfant des lieux, ne se lassent pas de vivifier les anciennes traditions, composant des scènes en temps réel pour faire redécouvrir les notes d’antan à travers la tradition. Une exposition présente divers objets et ustensiles usuels reflétant les arts et traditions populaires.

    Le musée, dans le cadre du printemps des arts qui englobe toutes les structures muséales nationales de la capitale, trouve ainsi le moyen de faire «hadja oua ferdja», c’est-à-dire joindre l’utile à l’agréable, grâce à un après-midi culturel organisé lundi dernier au sein de ce palais légendaire. La fête était donc au rendez-vous comme si c’était réel. Le spectacle était assuré par une mariée et un marié, castés comme il se doit par les différents animateurs de cette initiative, qui a adopté, dans la rigueur, les vraies traditions en usage dans l’Algérois. Au programme de ce cérémonial, dont l’animation musicale était assurée bien évidemment par une troupe de «zernadjia», figurait le rituel du henné du marié et de la mariée, accompagné de traditionnels «takdim» ou plutôt «taâlilate», de minichants poétiques et émouvants qui mettent en valeur les qualités des futurs époux. Le tout appuyé par quelques «boqalate» bien senties, qui sont ancrées dans une tradition bien féminine, et qui consistent en la lecture de courts poèmes, en rime ou en prose, dédiés aux personnes aimées absentes, et qui touchent à tous les domaines, qu’ils soient sentimentaux, interpellant la chance, le sort, le retour ou la découverte de l’être aimé... Il faut dire que lors de ce cérémonial, un intérêt particulier a également été accordé aux costumes authentiques portés par les mariés au moment du rituel du henné : pour la femme, un peignoir en satin rose et un châle brodé à la main ; et pour l’homme un seroual «testifa » (à plis), un «h’zam» (ceinture en soie qui entoure la taille de manière élégante), avec une «gh’lila» (gilet brodé avec du fil d’or), une «chéchia» (couvre-chef d’origine turque) en feutrine rouge ainsi qu’un burnous blanc. Cette grande fête, organisée en collaboration avec l’association culturelle El-Qalaâ a pour objectif de mieux faire connaître, particulièrement aux jeunes générations, les us, coutumes et traditions d’antan, a indiqué M. Rachid Bouteldja, responsable du département animation.

    Par ailleurs, il a rappelé que la préservation et la perpétuation du patrimoine immatériel «est l’une des plus importantes missions» du musée. «Les attachés de recherche font actuellement un inventaire des us et coutumes de différentes régions du pays, comme les mariages, les chants et le rituel accompagnant le tissage des tapis, le cérémonial du henné, la cueillette des olives», a confié le conservateur du musée, précisant que les étapes de ce travail consistent en le recensement, l’identification et l’enregistrement. «L’identification est l’étape la plus importante de l’inventaire car elle permet d’identifier l’authenticité des thèmes développés, la transmission orale n’étant pas toujours très fidèle», a-t-il ajouté. Il a souligné, en outre, «l’apport de tous, institutions, personnes physiques, maisons des Jeunes et associations», dans la préservation du patrimoine et l’établissement de cet inventaire. Il est à rappeler que parmi les activités organisées, dans le cadre du patrimoine immatériel, le Musée national des arts et traditions populaires a déjà organisé des après-midi culturels consacrés à «Boughendja» (cérémonie d’incantation un peu carnavalesque car faisant appel à un personnage déguisé éponyme ou à un objet symbolique de ce personnage, organisée lors de la sécheresse), à Yennayer (nouvel an amazigh inscrit dans le calendrier agraire et païen) et à «Boqalas». Le 15 avril, il est prévu une activité patrimoniale autour du mariage traditionnel («ôrf» de Sidi Maâmar), sans oublier une prochaine cérémonie qui nous permettra de partir à la découverte des Ouled Naïl. Voilà un printemps de la tradition qui n’en finira pas, dans sa grande générosité, de nous ouvrir les portes du palais pour les plus belles fêtes, les fêtes de la mémoire.

  6. #307
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    Dimanche 12 Avril 2009 -- L’opération de l’étude spécifique à la réhabilitation du mausolée de Medracen d’un montant de 40 000 000 DA inscrite par la direction de l’urbanisme et de la construction de Batna n’a pas reçu l’approbation du ministère de la Culture, a-t-on appris d’une source de bonne foi. La même source a ajouté qu’une inspection du ministère de la Culture, qui avait séjourné au mois de mars dans la capitale des Aurès, avait procédé à la résiliation de plein droit du cahier des charges avec la direction de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de Batna, le maître d’ouvrage chargé de la restauration du site archéologique et qu’un avis d’appel d’offres international sera lancé incessamment pour la restauration du mausolée de Medracen. Sur les causes de cette résiliation, nous avons essayé à maintes reprises de contacter le directeur de l’urbanisme et de la construction de la wilaya de Batna pour connaître sa véritable version, mais sans résultat, malgré nos démarches multiples. Toutefois, un cadre de la DUC, contacté au téléphone, nous a confirmé la nouvelle. “Le ministère de la Culture n’a pas donné son approbation pour l’étude spécifique à la réhabilitation du tombeau”, selon notre interlocuteur. Le même cadre de la DUC a ajouté que la résiliation du cahier des charges n’était pas encore définitive et qu’elle est objet de litiges. Sur les causes de la désapprobation ou de la résiliation, notre interlocuteur s’excuse de ne pas nous en dire davantage et nous invite à prendre contact avec le directeur de l’urbanisme et de la construction (DUC), qui malheureusement est resté injoignable. La rumeur de la résiliation du cahier des charges de la restauration du mausolée de Medracen est favorablement accueillie par les intellectuels de la région. Pour la préservation du mausolée des pertes irréversibles, le ministère de la Culture est sollicité pour intervenir le plus vite possible. La situation appelle l’urgence ! L’échafaudage monté à la fin de l’année 2006 pour la réfection du monument semble s’éterniser après la réalisation soi-disant “des travaux d’urgence” et la disparition du chantier de l’entreprise des travaux de Batna ex-Ecotec, des lieux. Son chantier s’éternise au risque de coûter cher à sa… valeur historique. En attendant, l’appel d’offres international et la relance de sa restauration, le tombeau de Medracen, mausolée d’un roi numidien, situé à 35 kilomètres au nord-est de Batna, datant d'avant la seconde moitié du IIIe siècle avant J-C, de forme pyramidale mesurant 59 mètres de diamètre et 18,50 mètres de hauteur et orné de 60 colonnes d'ordre dorique, continue à panser ses blessures. Des experts en conservation patrimoniale ont fait entendre leur désolation : le mausolée est sérieusement menacé. Monument Watch, dans un de ses rapports, le classe parmi les 100 sites en danger nécessitant sa préservation.

  7. #308
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    Dimanche 12 Avril 2009 -- Des sites historiques de la wilaya de Bouira, l’on ne retient que la rhétorique agissante qui fait que l’on évoque souvent la restauration, mais sans effets visibles sur le terrain. À Sour El Ghozlane, 35 km au sud de Bouira, plusieurs sites sont recensés. C’est l’endroit par excellence où l’histoire et la légende se mêlent pour former un écheveau difficile à démêler. Sans doute, il y a très peu de régions en Algérie qui peuvent se targuer d’avoir une histoire aussi profonde que celle de cette région. Plusieurs sites, comme l’ex-caserne et la muraille de Sour El Ghozlane, le mausolée de Takfarinas (Ouled Slama) à Bordj Okhris, et d’autres vestiges de l’ère romaine sont toujours là pour témoigner d’un passé riche en événements. Cependant, et il est regrettable, ces endroits censés être préservés ne cessent de connaître des dégradations. Lors d’une virée effectuée dans la région, il nous a été donné de constater que ces sites, pourtant classés patrimoine mondial par l’Unesco, offrent une image hideuse.

    Au niveau de l’ex-caserne coloniale de Sour El Ghozlane, dont la superficie est de sept hectares, l’on n’y aperçois que les vestiges ou plutôt les ruines. Le lieu est devenu l’endroit privilégié des délinquants. Des cannettes de bières et autres déchets sont éparpillés partout. Du côté de la muraille, le constat est aussi déplorable. De ce côté l’on n’enregistre que quelques travaux actuellement en cours au niveau de deux portes, à savoir celle de Boussaâda et de Sétif. La dégradation remarquable est donc attribuée aux retards. Car, le ministère de la Culture a alloué un budget spécial, d’une enveloppe de 20 milliards de centimes, pour lancer des travaux de restauration de tous les sites historiques implantés au niveau de la wilaya de Bouira. Le directeur de la culture, Reghal Omar, que nous avons consulté dira que le problème réside dans le manque de bureaux d’études spécialisés.

    Là nous apprenons que la consultation a été refaite quatre fois pour qu’une entreprise soumissionne le projet. À présent et après que quelques études furent effectuées, trois autres entreprises ont été retenues pour la restauration de la muraille. D’autre part, c’est le mausolée de Takfarinas qui est prévu à la restauration. Des travaux d’urgence ont été par ici achevés en attendant l’engagement d’autres travaux d’aménagement du site. Enfin, faut-il noter que d’autres sites, notamment dans les régions est et nord de la wilaya attendent d’être restaurés…

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