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  1. #29
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    Mardi 24 juillet 2007 -- De nombreux sites archéologiques datant de la préhistoire et des périodes puniques, romaines, turques, précoloniales et d’autres n'ayant pas pu être situés dans l’histoire, ont été recensés dans la wilaya d'El-Tarf, région de l'extrême nord-est du pays.

    Des vestiges archéologiques datant de la préhistoire, abritant des nécropoles constituées de tombes orientées d’est en ouest aux abords desquelles il a été retrouvé des traces d’industrie notamment des pressoirs d’olives et de fragments de céramique à Ghoura qui culmine à 1200 mètres d’altitude dans la commune de Bougous ou dans la localité de Oued-El-Hout, dans la commune de Roum-El-Souk. Des sites archéologiques datant de l’ère punique ont été, d'autre part, identifiés dans la région d’El-Tarf et Cheffia tandis que d'autres datant de la période précoloniale sont localisés à la vieille Calle et Messida dans la commune d’El Kala, alors que Ksar-Fatma, remontant à l’époque romaine, défiant les aléas du temps, est toujours présent non loin d'El-Aioun, à la frontière tunisienne.

    “Les ruines romaines sont sans nul doute les plus nombreuses, avec leurs pierres de taille, stèles, restes de maisons, cathédrale ou cimetières qui existent encore dans plusieurs communes côtières notamment à El- Kala, Souarakh et à Sidi-M’barek dans la commune de Ben M’hidi et à Berrihane où il a été découvert des pièces de monnaie anciennes”, a expliqué le directeur de la culture. En dépit de l'importance de ce patrimoine archéologique, témoin des civilisations qui se sont succédé à travers les âges dans cette région, la datation des différents sites archéologiques demeure un handicap majeur, a souligné le même responsable. Aucune référence historique n’est portée sur les vestiges apparents ou mis au jour, à l’exception des pièces de monnaie qui sont exposées au musée “Marsa-El-Kharaz” (port aux breloques) d’El-Kala, a-t-il fait remarquer.

    Parmi les sites archéologiques de la wilaya, les dolmens de la commune de Bougous semblent avoir marqué les esprits des riverains qui sont toujours disponibles à raconter le dolmen “El-Aroussa et sa légende”. Un seul dolmen appelé “El-Aroussa” tient toujours debout dans le site archéologique de Bougous, près de la frontière avec la Tunisie. En effet, l’imagination fertile et fantaisiste des habitants relate “l'histoire” de ce dolmen, en se référant à une légende selon laquelle “un homme voulant épouser sa sœur, a été empêché de cette union incestueuse, et le couple a été transformé en pierre au moment où il rejoignait le toit conjugal”.

    “Les deux blocs perpendiculaires qui servent de pied à la table du dolmen représentent le corps et les jambes de la niche qui portait la mariée, la table serait cette dernière et la dalle qui est posée dessus doit être le mari”, selon des personnes âgées qui auraient appris cette légende de leurs aînés. Les autres blocs du dolmen qui jonchent le sol seraient, selon elles, les amis, témoins et autres invités à la noce, raconte la même légende.


  2. #30
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    Mardi 24 juillet 2007 -- Le théâtre romain en forme d’hémicycle de la ville de Skikda, complètement restauré et réhabilité, sera réceptionné au courant du mois d’août prochain, a indiqué à l'APS M. Mohamed Nadjib Bouhadjar, directeur de la culture de la wilaya de Skikda. Ce site archéologique qui faisait la fierté de l’ancienne Rusicada “a subi les impacts négatifs du temps et de l’indifférence des hommes” ce qui a nécessité l’urgence d’une intervention pour sa réhabilitation et sa modernisation.

    L’initiative des pouvoirs publics a été traduite par la mise à disposition de la Direction de la culture d’une enveloppe financière initiale de 50 millions de dinars, ce qui a permis de lancer, le 1er mars 2006, les travaux de ce projet confié à une entreprise algéroise spécialisée dans la restauration du patrimoine archéologique et culturel. Une réévaluation de 30 millions de dinars a également été accordée pour l’achèvement du projet qui a pour objectif majeur la préservation des vestiges archéologiques “mis à sac ou sciemment enfouis” par l’administration coloniale, peu de temps avant l’indépendance, sous les décombres des loges romaines entourant l’enceinte du site en forme d’une grande arène (ou coliseum) qui caractérise l’œuvre architecturale romaine, a précisé de son côté, M. Salah Mahrouga, chef de bureau planification et formation de la Direction locale de la culture.

    La mise en valeur de la mosaïque et monuments romains, la réhabilitation des gradins et des escaliers de descente ainsi que le réaménagement des accès à ce site qui a été classé monument historique par l’Unesco en 1900, sont prévus par cette vaste opération de restauration. Le projet prévoit également la construction de nouvelles infrastructures d’accueil des visiteurs et des comédiens appelés à animer des manifestations culturelles et artistiques dans l’enceinte de ce théâtre de plein air, a encore précisé le même responsable.


  3. #31
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    Mercredi 25 juillet 2007 -- Des vestiges historiques, remontant aux périodes hispanique et ottomane, ont été mis au jour récemment, au cours d'une opération de démolition d'habitations précaires à Haï Essanaouber (ex-Planteurs) à Oran, a-t-on appris de la directrice de la culture de la wilaya.

    Ces vestiges, au nombre de cinq, ont été découverts à l'occasion de l'opération de démolition, entamée il y a un mois après le relogement des habitants de cette cité dans des habitations nouvelles, a indiqué la même source, précisant que les équipes chargées des fouilles ont pris toutes les mesures pour préserver ces sites. Ces découvertes, a indiqué le responsable de la subdivision archéologique au niveau de la Direction de la culture, M. Ourabah Massinissa, ont été réalisées au vieux palais, non loin de la caserne de Bab-El-Hamra et à la vieille Casbah d'Oran, où vivaient depuis longtemps 270 familles qui avaient entrepris des travaux ayant masqué les sites mis au jour.

    Ces découvertes sont “des inscriptions hispaniques qui étaient gravées sur le fronton et à l'intérieur du palais”, “des tunnels hispaniques”, “le fortin de San Pedro”, “la porte des Mérinide” et “les véritables bains turcs”, édifiés durant la période du bey Bouchelaghem, a indiqué la même source. L'ancien palais, qui constitue le noyau qui a donné naissance à Oran compte en plus des vestiges nouvellement mis au jour, 28 autres sites historiques répertoriés, a indiqué le responsable du secteur précisant que des équipes de la Direction de la culture entreprennent des visites quotidiennes sur les lieux pour les préserver des actes de déprédation et pour éviter qu'ils ne soient squattés par de nouveaux occupants.


  4. #32
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    Samedi 28 juillet 2007 -- Le patrimoine culturel tangible et intangible a toujours constitué et constitue encore l’identité des peuples, a souligné l’archéologue Chenoufi Brahim, lors d’une récente conférence tenue à El Mechouar, en présence des responsables de la culture, des associations, etc. «C’est leur source de fierté et une source d’inspiration pour les générations montantes, particulièrement dans les pays nantis où la culture occupe une place de choix dans la société», dit-il. «Toutefois, faisant face à une mondialisation inexorable de la culture et du modèle occidentaux, voire américain, et devant la fragilité de ces héritages ancestraux et de l’irréversibilité en cas de perte d’un fragment de monument ou d’une œuvre d’art, il devient impératif de tout mettre en œuvre pourprotéger notre patrimoine culturel. D’abord, contre nous-mêmes, de peur de sa marginalisation et des agressions multiples qu’il subit», ajoute-t-il.

    L’archéologue a souligné la nécessité de mener une lutte pour préserver notre patrimoine culturel. A cet effet, les professionnels du patrimoine doivent agir en collaboration avec certaines associations car le succès ne peut être obtenu qu’à la seule condition d’impliquer le citoyen afin de le sensibiliser autour de la question de son propre environnement, dont le patrimoine culturel. «Or, ce même citoyen reste insensible et peu enthousiaste aux diverses manifestations culturelles concoctées pour lui afin de l’amener à saisir toute l’importance des valeurs de son patrimoine culturel. Un seul acteur, s’il venait à pleinement et durablement s’engager aux côtés des professionnels du patrimoine dans la conscientisation des citoyens autour du patrimoine, permettrait à coup sûr d’obtenir des résultats inespérés de sauvegarde et de valorisation de notre patrimoine culturel et à en tirer le plus grand profit. Car, de nos jours, les enjeux autour du patrimoine culturel sont capitaux.

    Des nations entières, celles détenant des biens culturels riches et diversifiés, édifient leur économie sur les revenus non pas du pétrole mais bel et bien d’une ressource : le tourisme culturel. Cet acteur, est le journaliste.» Dans ce sillage, Chenoufi Brahim a rappelé que l’Unesco, consciente du rôle du journaliste dans la défense du patrimoine, par la vulgarisation, la présentation, l’illustration, etc. sensibilise celui-ci dans le monde entier sur ce devoir. Dans ce cadre, divers séminaires ont abordé la question de la formation des journalistes sur les enjeux de la conservation du patrimoine. Il s’agit, pour eux, de mieux maîtriser les concepts et la terminologie de la conservation du patrimoine.

    Dans le détail des programmes, tient-il à analyser, le journaliste prend connaissance de l’historique des idées qui ont conduit à l’élaboration des chartes universelles, telle les chartes d’Athènes (1931), de Venise (1964), de Rome, les déclarations de Nairobi, de Nara, la convention de Buenos Aires, etc. «Il devra connaître les théories et thèses d’Eugène Viollet le Duc (1814-1879), de John Raskin (1819-1900) de Camillo Boito (1944-1936) sur les théories de la restauration des œuvres historiques et artistiques, sur les définitions de la convention du patrimoine mondial, les recommandations relatives aux fouilles archéologiques, sur les principes de restauration, les déontologies muséologiques, sur les lois relatives à la protection du patrimoine culturel, sur les compétences et les attributions de la commune et de la wilaya en matière de la culture, sur les notions des servitudes du patrimoine protégé, pourquoi pas sur les méthodes de fouilles, les textes régissant les aménagements urbains et ruraux, sur l’histoire de l’art, etc.».

    Le journaliste, souligne le conférencier, qui se saisit d’un sujet culturel et le traite superficiellement, parfois en manquant de données ou de maîtrise des lois spéciales, des courants artistiques ou des techniques, convainc moins ses récepteurs, précisant qu’avec son implication dans le domaine, le journaliste doit se former, se spécialiser du vaste monde culturel pour ensuite s’engager avec les professionnels du patrimoine, en vue de le défendre par la vulgarisation des connaissances archéologiques, artistiques, historiques, ethnographique, etc., par le reportage, l’émission radiophonique ou télévisuelle, par l’article et l’illustration.

    «C’est d’ailleurs dans cet objectif qu’il a été créé au Canada [à l’Université de Laval] un institut des journalismes du patrimoine avec la collaboration de l’Ecole supérieure [française] de journalisme. Laval obtient de l’Unesco une chaire «patrimoine culturel et journalisme».

    M. Chenoufi a affirmé l’existence d’un prix ANSA (Agence de presse internationale pour le Bassin méditerranéen constitué d’un réseau d’agences de presse nationales). Cette agence récompense l’auteur du meilleur article sur un exemple de coopération régionale (inter-méditerranéen, Nord-Sud ou Sud-Sud) en matière de développement culturel, de valorisation ou de sauvegarde du patrimoine. Même en France il existe la «Demeure historique» pour ne citer que la plus médiatisée, une association ayant pour mission la sensibilisation de la presse autour de la question de la préservation du patrimoine, qui récompense depuis 1990 des journalistes qu’elle considère comme acteurs de la sauvegarde du patrimoine.

    «De la coopération entre les professionnels de la presse et ceux du patrimoine dépendent aussi les succès de la lutte pour la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine, expression séculaire de nos peuples et témoin du parcours de l’humanité.»

    Dans sa conclusion, le conférencier a appelé les concernés à s’unir pour protéger ce legs. «Les associations des professionnels de la presse en Algérie doivent être de la partie pour initier de telles entreprises, celles du patrimoine auront un grand rôle à jouer. Mais pour réussir, la première étape doit être celle de la formation des journalistes en de cycles de stages périodiques dans les multiples domaines du patrimoine, dans les formes de sa gestion, dans les techniques relatives à la recherche de laboratoire et les méthodes de fouilles archéologiques, les applications des principes fondamentaux de restauration lors des opérations qui touchent le monument historique ou l’objet archéologique, dans les musées ou dans les centres de recherche spécialisés. Comme il est important qu’ils soient au diapason pour tout ce qui touche aux textes législatifs relatifs au patrimoine culturel. Il reste que c’est un engagement personnel du journaliste dans cette voie et une conviction personnelle pour un tel choix»


  5. #33
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  6. #34
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    Lundi 30 juillet 2007 -- Détruite par le colonialisme français, l’école «Tachfinya», joyau architectural, fondée en l’an 720, considérée comme l’une des plus prestigieuses écoles de la capitale des Zianides, est en phase de réhabilitation par une équipe de spécialistes.

    En effet, des experts en archéologie et en fouilles et des professeurs universitaires de Tlemcen s’attellent à la collecte d’informations sur l’architecture distincte de la «medersa Tachfinya» dans le but de la matérialisation d’une maquette qui sera exposée à l’intention des associations versées dans la protection et la valorisation du patrimoine. Les chercheurs se basent, dans cette entreprise, sur les résultats des fouilles effectuées sur les lieux de cet édifice, sur des documents et tracés laissés par les colons après la destruction, en 1873, de la «Tachfinya».

    Parmi ces documents, on retrouve un tracé mis au point par l’officier français Slomens, expert en génie civil, avec la collaboration de l’architecte de Toit, qui délimite parfaitement les dimensions et formes architecturales distinguant cette école.

    La «Tachfinya» avait été l’une des plus prestigieuses écoles de la capitale des Zianides qui a contribué à la diffusion du savoir à travers les contrées du Maghreb arabe. La notoriété de l’école «Tachfinya» repose sur son implantation entre le site historique du «Mechouar», abritant l’ancien palais royal et ses annexes, et la grande «Mosquée» de Tlemcen. Selon des récits historiques, il existerait un tunnel reliant le «Mechouar» et ce lieu cultuel qu’empruntait la famille gouvernante pour se rendre à cette mosquée loin des regards.

    La medersa, édifiée en l’an 720 de l’hégire, correspondant au 12 février 1320, sous le règne du sultan Abou Tachefine Abderrahmane premier, ibn Abou Hamou Moussa premier, «cette mosquée-université, qui concurrençait alors avec jamaa Zitouna de Tunis ou celui d’El Qaïraouane de Fès», précisent à l’APS les experts.

    Son rayonnement culturel s’est propagé jusqu’à l’Orient et l’Andalousie, selon des récits historiques qui qualifient Tlemcen de pôle scientifique et culturel important, marqué par «l’édification de cet établissement pour soutenir le mouvement intellectuel qui a atteint son apogée à cette époque». D’éminents savants et étudiants fréquentèrent cette école où enseignaient des érudits et des savants bien connus.

    Ainsi, elle avait été durant plus de cinq siècles et demi un pôle de rayonnement intellectuel et contribua à la formation, entre autres, de Abou El Hassane Tennessy, frère de Ibrahim Tennessy, et de Abou Ishak Ibrahim Tennessy, l’un des plus grands jurisconsultes, chargé des «fetwas» et d’enseignement.

    L’école continua à prospérer jusqu’à ce que la politique de déculturation du colonialisme français s’acharnât à la détruire et procédât à la construction, au lieu et place de la medersa, du siège de la mairie.

    Une place publique a été érigée, ensuite, sur les mêmes lieux, détruisant des repères architecturaux, n’épargnant que certains ouvrages historiques qui continuent de perpétuer la «Tachfinya».


  7. #35
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    Jeudi 2 Août 2007 -- La direction du tourisme de la wilaya de Médéa compte mettre sur pied prochainement un circuit touristique destiné à faire connaître le patrimoine cultuel disséminé à travers toute la région du Titteri. Mausolées, cénotaphes (tombeaux) et anciens lieux de culte musulmans vont figurer, à la faveur de ce projet, dans le circuit touristique que se propose de mettre en place, dès l’année prochaine, la direction du tourisme de Médéa, en vue de valoriser et de mieux vulgariser auprès des citoyens ce patrimoine historique, à forte charge historique et spirituelle à la fois, a-t-on indiqué. Ce projet, encore en gestation, bénéficie, a-t-on noté, du soutien et de l’appui des autorités locales, qui s’est traduit par le financement des travaux de réhabilitation de l’un des principaux mausolées de la ville de Médéa, à savoir le mausolée du Cheikh Sidi Sahraoui, et la programmation, pour les mois à venir, d’actions similaires au profit d’anciens lieux de culte musulmans, cénotaphes et zaouias de la région.

    Sa concrétisation permettra une diversification de la gamme des produits touristiques et d’augmenter, du coup, les possibilités d’une meilleure exploitation et rentabilisation du potentiel local, aussi bien patrimonial que naturel. Parmi les principaux lieux que cet itinéraire “initiatique” se propose de faire découvrir aux visiteurs, intéressés par un “voyage spirituel”, les mausolées de Sidi Sahraoui et de Cheikh El Berkani, situés dans la ville de Médéa, les tombeaux de Sidi Slimane, Sidi El Hannachi et Sidi Ahmed Bencherif, implantés respectivement à Beni Slimane, Hannacha et Berrouaghia, sans oublier la célèbre zaouia du cheikh El Missoum, fondateur et père spirituel de la confrérie Chadoulia, fondée en 1850 à Ksar El Boukhari.


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