Mardi 10 Novembre 2009 -- La mosaïque Triomphe indien de Dionysos, qui a fait l’objet de minutieux travaux de restauration à l’université italienne Roma Tre, a été présentée, dimanche, au musée national archéologique de Sétif. Le directeur de l’entreprise italienne Eni, qui a mobilisé des institutions universitaires de ce pays au titre d’une coopération avec le ministère algérien de la Culture, a assisté à la cérémonie de “redécouverte” de ce superbe tableau datant du IIIe siècle de notre ère. Ce travail de restauration de cette mosaïque unique au monde, découverte en 1956 à l’ouest de l’actuel parc d’attractions de Sétif, est le résultat d’un protocole d’accord conclu entre le ministère de la Culture et cette entreprise pétrolière italienne, aux termes duquel cette dernière prendrait en charge “un premier financement” d’opération de restauration, par l’entremise de spécialistes de l’université Roma Tre, de pièces archéologiques de valeur présentes à Cherchell, Timgad, Tébessa, Annaba et Constantine.
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10th November 2009 00:18 #372
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10th November 2009 00:19 #373
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Mardi 10 Novembre 2009 -- Découverte en 1965 au niveau d’un triclinium (salle à manger) d’une domus (maison romaine) d’un propriétaire romain dans le quartier des Basiliques de l’antique Sitifis (près de l’hôpital), lors des fouilles effectuées par P. A. Février et son équipe, “le Triomphe de Dionysos”, une des plus remarquables mosaïques de l’antiquité qui raconte un des combats du IIe siècle avant J.-C et dont une partie a été exposée au niveau du musée de Sétif depuis 1971 a été redécouverte au musée national de Sétif (nouvelle structure et nouveau statut), où elle est exposée depuis 1985. En effet, cette fresque qui a ouvert le musée de la capitale des Hauts-Plateaux au monde a été restaurée par des spécialistes italiens. Un véritable travail de fourmi a été mené par l’équipe dirigée par Angelica Pujia, Eugenio et Riccardo Mancinelli. La société EN, connue beaucoup plus pour son activité dans le domaine des hydrocarbures (cinquième groupe pétrolier mondial), et Sonatrach ont été aux côtés de l’université de Rome et au chevet des techniciens qui ont rendu la beauté et l’éclat à ce tableau qui représente le légendaire triomphe indien du dieu de la fête, du vin et des vignes, Dionysos, dieu très vénéré en Afrique du Nord. Le retour avec un butin de guerre et surtout le triomphe ont été représentés sur cette œuvre unique dans le monde. Selon la directrice du musée de Constantine et conservatrice du musée de Sétif, cette pièce vaut tout un musée et si elle est exploitée dans le domaine du tourisme culturel, elle fera rentrer beaucoup de devises à notre pays. “C’est une très grande richesse”, dit avec une grande émotion notre interlocutrice. La ministre de la culture Khalida Toumi qui a inauguré solennellement la mosaïque après près d’une année de restauration a rappelé devant l’équipe italienne et les responsables et techniciens de son secteur que le projet de restauration de cette œuvre d’art a fourni l’occasion de mettre en œuvre une expérience de coopération entre le ministère de la Culture, ENI Algeria, l’université Roma Tre et le musée national de Sétif. Ce partenariat a, selon madame la ministre qui a été époustouflée par le travail réalisé, permis de récupérer un témoignage important de la vie urbaine d’une ville, Sétif, parmi les premières de la Maurétanie, de redécouvrir, grâce au travail de restauration, un document artistique exceptionnel dans le riche panorama des mosaïques algériennes, et de créer un chantier — école destinée à la formation d’opérateurs techniques. Pas moins de six jeunes Algériens,, exerçant dans les différents musées du pays, encadrés par les experts et techniciens italiens, ont bénéficié de formation sur site. Notons que la recomposition du tapis géométrique a permis de restituer son unité et son caractère monumental originels au magnifique pavement en mosaïque.
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11th November 2009 00:11 #374
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Mercredi 11 Novembre 2009 -- Le Musée national d’archéologie de Sétif a enfin dévoilé la magnifique mosaïque : le Triomphe de Dionysos. Une pièce unique en son genre dans le monde. La restauration de cette somptueuse fresque, dite aussi mosaïque de Bacchus, s’est faite grâce à une coopération solide et fructueuse entre le ministère de la Culture et l’entreprise italienne ENI. Des spécialistes en la matière ont travaillé sur ce projet d’arrache-pied depuis octobre 2008. Il s’agit surtout de la restauration de la bordure géométrique de cette célèbre mosaïque, qui a mobilisé une équipe d’experts restaurateurs de diverses institutions universitaires italiennes, entourés d’une équipe de stagiaires algériens, et ce pour bénéficier d’une formation assistée. Le tableau central de la mosaïque consiste en une scène étroite et longue, illustrant le triomphe indien de Dionysos. Le dieu, selon la mythologie, est représenté debout sur un char tiré par deux tigres. On aperçoit également des figures féminines et des satyres au centre de la composition, et beaucoup d’autres personnages éparpillés sur le reste de la surface. Cette opération de restauration, selon des cadres travaillant au musée, vise à atteindre plusieurs objectifs à la fois, dont celui de récupérer un témoignage important de la vie urbaine de la ville de Sétif, de redécouvrir, grâce à ce travail minutieux, un document artistique exceptionnel dans le riche panorama des mosaïques algériennes, et de créer enfin un chantier école destiné à la formation d’opérateurs techniques. L’inauguration s’est faite en présence de Mme la ministre de la Culture, Khalida Toumi, du wali de Sétif, du directeur général de l’entreprise italienne ENI et de nombreux historiens et archéologues.
Au cours de son allocution, Mme Toumi a exprimé sa satisfaction quant au travail accompli, tout en rendant un hommage particulier à l’entreprise ENI. Elle a également rappelé qu’il reste de somptueux ensembles évocateurs de cet art de la mosaïque, apparu au IIe siècle après J.-C., et qui a trouvé son apogée durant les trois siècles qui ont suivi, à Cherchell, Djemila, Timgad, Tébessa, Sétif, Constantine et Tipasa. La ministre de la Culture a également rappelé que «l’observation et l’étude scientifique de ces biens, qui nous permettent de deviner l’univers intérieur, intellectuel et même religieux de la société romano-africaine, nous commande d’envisager la mise en place d’un programme de conservation intégrée et de restauration des pavements de nos sites, ou encore de ceux entreposés dans les musées ; de même qu’elles nous permettront la restitution des grandes lignes représentatives de l’évolution de la mosaïque en Algérie». Les fouilles effectuées à Sétif de 1959 à 1967, sur le site antique situé à proximité de l’hôpital universitaire Sâadna Abdennour, ont mis en évidence des secteurs importants de la ville romaine, notamment le quartier des Basiliques. Quartier des temples d’où proviennent les deux somptueuses mosaïques : la Toilette de Venus et le Retour triomphal de Bacchus. Cette dernière a été découverte fortuitement à la suite de pluies torrentielles en février 1970, comme le précise dans son rapport Messaoud Maadad, chargé alors des recherches archéologiques à Sétif (nom romain : Sitifis). Celle-ci est née comme une colonie de vétérans à l’époque de Nerva, à la suite de la réforme administrative de Dioclétien (303 après J.-C.). Sitifis devint alors le chef-lieu de la nouvelle province de Maurétania Sitifensis. Après avoir apprécié la beauté de cette pièce de Bacchus sous son nouveau visage, la délégation ministérielle et tous les invités ont saisi cette opportunité pour visiter les différentes galeries du Musée national d’archéologie de Sétif, et constater de visu la richesse et la diversité des collections archéologiques du musée (1 865 objets y sont exposés), réparties chronologiquement dans cinq salles : préhistoire antique et romano byzantine, art islamique, numismatique, mosaïque.
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17th November 2009 00:12 #375
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TINDOUF, Mardi 17 Novembre 2009 -- Le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, a appelé samedi à Tindouf à la collecte et à la préservation de l'"inestimable" quantité de manuscrits que renferment les bibliothèques des familles Bellaameche et Douriat El Abd de Tindouf. À Douriat El Abd, un des anciens lieux de culte dans la wilaya de Tindouf, le ministre a mis l'accent sur la "nécessaire collecte du riche patrimoine de manuscrits en vue de sa préservation et sa valorisation". Il a, à ce titre, exhorté les responsables concernés d'opter pour la formation des jeunes en vue de prendre en charge ce legs ancestral et sa classification de manière scientifique.
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17th November 2009 00:13 #376
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Mardi 17 Novembre 2009 -- Dans la logique gouvernementale, à savoir aller à la concrétisation de la sauvegarde du patrimoine national, on vient d’apprendre, à travers l’agence Algérie Presse Service, que pas moins de sept monuments historiques de la wilaya de Biskra viennent d’être proposés pour être classés sur la liste du patrimoine matériel local et national, et ce par la direction de la culture, a indiqué le directeur de la culture de Biskra à la fin de la semaine dernière. Il faut dire que l’option finale pour ces monuments précis s’est réalisée suite à une longue opération de prospection, qui a déboulé sur le choix de cinq sites pour une classification au niveau local, et qui sont les mosquées de Sidi Ameur et de Sidi Messaoud dans la localité de Zéribet El-Oued, ainsi que la petite ville de Sidi Aïssa, sans oublier le village de Bouchegroune et El-Atiq, qui se situent dans les limites du village de Tolga et Bordj Benazouz. Il y a aussi dans cette opération les deux monuments déjà classés patrimoine local et actuellement proposés pour figurer sur la liste du patrimoine national : la dechra El-Hamra (le village rouge) à El-Kantara, dont il faut préciser l’originalité qui réside dans le fait que sa construction remonte à la période romaine, et la mosquée Sidi Lembarak, à Khenguet Sidi Nadji, qui, pour sa part, a été construite au XVIIe siècle. Cette classification permettra donc de mieux protéger ces vestiges contre les divers facteurs de dégradation, tant naturels qu’humains, et favorisera une éventuelle opération de requalification, notamment celle de la séculaire mosquée de Khenguet Sidi Nadji, avec la création d’une zone protégée dans la dechra El-Hamra. Il va sans dire qu’une commission de wilaya étudiera la classification locale des monuments proposés, alors que la classification nationale reste, elle, du ressort du ministère de la Culture, a indiqué la même source, soulignant que toutes les mesures administratives, juridiques et techniques ont été réunies dans la perspective de cette classification, laquelle sera tranchée avant la fin de l’année en cours.
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18th November 2009 00:11 #377
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LAGHOUAT, Mercredi 18 Novembre 2009 -- Quatre sites, situés sur le territoire de la wilaya de Laghouat, sont proposés pour une classification comme patrimoine national afin de préserver leur valeur historique et archéologique et bénéficier d'opérations de réhabilitation, apprend-on lundi de la direction locale de la culture. L'opération englobe le vieux ksar de Laghouat (s'étendant de la ruelle Hadjadj au quartier El-Gharbia), dont l'étude a été achevée et qui attend la parution de la décision de sa classification de la part du ministère de tutelle, pour ensuite entamer l'opération de préservation, a-t-on précisé. Les propositions de classification concernent aussi le palais des outils préhistoriques et d'un ksar, dans la commune d'El-Houita, ainsi que la demeure de Bouamer à Laghouat au cachet architectural particulier et qui recèle des vestiges datant de l'ère ottomane.
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25th November 2009 00:13 #378
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GHARDAIA, Mercredi 25 Novembre 2009 -- La préservation et l'entretien préventif du patrimoine national constitue une priorité dans la stratégie du ministère de la Culture, a affirmé lundi à Ghardaïa le directeur de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel au ministère de la Culture. "Cette priorité vise à prolonger la vie des biens culturels et à perpétuer le patrimoine qui constitue la mémoire collective de la Nation", a souligné Mourad Bouteflika lors d'un atelier technique portant sur la thématique de "la conservation préventive et l'entretien de l'architecture traditionnelle".







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