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  1. #456
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Samir Rahim :


    Dimanche 23 Janvier 2011 -- La Méduse, mieux connue sous le nom de «La Gorgone», une pièce archéologique datant de la civilisation romaine et volée vers la fin des années 1990 du musée d’Annaba, est en Tunisie. Elle a été vue dans la matinée d’aujourd’hui par de nombreux téléspectateurs dans une séquence d’un reportage. Il a été réalisé par une télévision arabe moyen‑orientale en Tunisie et porte sur un inventaire des biens mobiliers et immobiliers propriétés de la fille aînée du président tunisien en fuite. Avec sa chevelure faite de serpents, la Méduse figurait dans un lot de pièces archéologiques aux côtés des sept têtes de la famille de Septime Sévère l’empereur romain. Le tout était exposé dans l’une des salles du palais El Matri. Avec ses deux sœurs Euryale et Sthéno, toutes les trois monstres ailés au corps de femme, la Méduse pièce archéologique inestimable car unique en son genre, pèse plus de 300 kg. Une masse qui n’a pas empêché, par une nuit étoilée de la fin des années 1990, des indésirables de l’enlever de son socle au musée d'Hippone d’Annaba avant de disparaitre sans laisser de trace. Ce qu’a confirmé M. Saïd Dahmani ancien directeur du musée d’Hippone (Annaba), aujourd’hui à la retraite. Rappelons que sur les 9 têtes de Septime Sévère disparues à la même période, 2 avaient été retrouvées en Tunisie. Elles ont été remises par les autorités tunisiennes à Mme Zahia Ben Arous ministre d'état chargée de la culture à l'époque.

  2. #457
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    March 8, 2011 -- A total of 135 pupils from four Algerian schools participating in the EU-funded Montada project (Forum for the promotion of traditional architecture in North Africa) have taken part in a tour of monuments and historical sites of the Algerian M’zab valley. A press release said the tour, which took place on 1 March under the title “Integrating our heritage in our schools”, is part of the education activities of the Montada project in the M’zab valley, which aims to help pupils of the four schools build ideas and images around all the features of the town of Ghardaïa to use and develop in a sequence of activities to be held at each school in collaboration with the educators. The main objective of the activity is to show schoolchildren the architectural heritage of their area classified as national and world heritage and the rich heritage of their daily lives, and to involve the four schools in the project in a tangible way. Funded by the EU under the EuroMed Heritage IV programme with a budget of €1.8 million over a period of three years, Montada, which is implemented in Algeria, Morocco and Tunisia, aims to promote traditional built heritage by strengthening its identity through appropriation by the population. EuroMed Heritage IV is a €17 million EU-funded programme which contributes to the exchange of experiences on cultural heritage, creates networks and promotes cooperation with the Mediterranean partner countries.










  3. #458
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    Dimanche 20 Mars 2011 -- Oeuvre artistique et anthologie de l’art féminin de l’Algérie profonde, le tapis de laine pure, produit artisanal du génie familial, est menacé par l’obsolescence des moyens techniques de base utilisés pour sa fabrication et la concurrence déloyale de l’industrialisation du produit. Les signes révélateurs de cette menace sont visibles chez les marchands de tapis traditionnel du souk de Ghardaïa, désertés par les acheteurs, notamment nationaux, qui préfèrent les tapis industriels synthétiques cédés à des prix imbattables. Le tapis et autres produits traditionnels se portent mal en l’absence d’acheteurs connaisseurs et souffrent de la concurrence du tapis industriel vendu beaucoup moins cher, confie M. Benzaït, marchand de tapis au souk de Ghardaïa. Le tapis traditionnel confectionné par les tisserandes de Ghardaïa ne trouve plus acquéreur et ne s’écoule pas bien, compte tenu de son prix jugé cher par rapport à celui du tapis synthétique industriel, explique-t-il. Les dernières mesures prises par les pouvoirs publics relatives à la baisse des taux d’imposition décidée en faveur des artisans, l’octroi de crédits sans intérêts pour l’acquisition et le renouvellement des équipements utilisés dans les activités artisanales menacées de disparition sont de nature à aider les artisans à aplanir le problème de la hausse du coût du matériel d’artisan, a estimé, par ailleurs, M. Benzaït. Pratiquement, chaque famille ghardaouie possède un métier à tisser faisant partie des équipements domestiques ordinaires, d’où l’existence de quelque 15.000 femmes artisanes travaillant seules à domicile, ou en coopératives, notamment à El-Ménéa et Beni Isguen, a-t-il fait savoir.

    La fabrication du tapis artisanal, métier réservé par excellence aux femmes, revêt, outre un aspect économique, une dimension culturelle qui colporte l’imaginaire social et la tradition orale du milieu sociologique dont sont issues les tisseuses et tisserands. À travers les symboles et les motifs ainsi que le langage abstrait et géométrique fidèlement transmis, en plus avec raffinement et savoir-faire, un néophyte peut aisément déterminer avec exactitude l’origine du milieu de fabrication de la zarbia (tapis). Considéré généralement comme une œuvre ornementale pour égayer et décorer l’intérieur d’une demeure, le tapis transmet également des messages reflétant une culture millénaire riche et variée, que seul le génie féminin a pu préserver et transmettre entre générations. Ces tapisseries traditionnelles fabriquées et confectionnées par le génie familial expriment fidèlement par des caractères distincts représentés l’appartenance à chaque milieu social d’une région de l’Algérie profonde et l’enracinement aux us et culture ancestrale. Ainsi, chaque région possède son propre répertoire de dessins, de symboles et de décorations, représentés par des motifs géométriques tels les triangles et les losanges ainsi que des paillettes et franges typiques.

    Parmi les régions du pays qui excellent dans la symbolique artistique, véritable ancrage culturel et identitaire, figurent les régions de Kabylie, des Aurès, du M’zab, de Tlemcen, des Hauts Plateaux et du Djebel Amour. Du tapis d’Ath Hichem à celui de Beni Isguen, en passant par les tapis de Nememcha, de Ksar Chellala, d’Aflou et de Laghouat, l’expression artistique et symbolique propre à chaque région se manifeste à travers les dessins et motifs reproduits et exécutés magistralement par des tisserandes, dans les œuvres demandant beaucoup de patience. Chaque région se reconnaît à travers des représentations atypiques et styles géométriques assortis de couleurs soigneusement choisies par les artisanes. À titre d’illustration, les tapis des régions de Djebel Amour, de Nador en allant vers Souguer, Aflou, El-Bayadh et Laghouat, se distinguent par le mariage des couleurs rouge, noire et blanche. Chacun des symboles et couleurs que renferme le tapis artisanal, confectionné avec amour, témoigne d’une pratique sociale, d’un mode de vie propre à une région et d’une entité culturelle inspirée du vécu quotidien et de l’imaginaire sociologique. Dans cette perspective, la capitale du M’zab, Ghardaïa, reconstituera, à l’occasion de la 44e édition de la fête du tapis qui débutera samedi prochain, la diversité culturelle du pays et se penchera sur une stratégie de promotion et de valorisation du produit artisanal menacé par la concurrence du tapis industriel souvent importé.

  4. #459
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    Dimanche 17 Avril 2011 -- Le Mois du patrimoine sera célébré dans plusieurs villes d’Algérie du lundi 18 avril au mercredi 18 mai, sous le thème «Le patrimoine culturel et la société de proximité». Comme à l’accoutumée, le Mois du patrimoine en Algérie s’annonce sous les couleurs printanières, redonnant ainsi vie aux richesses de plusieurs villes. Il sera célébré cette année sous le thème «Le patrimoine culturel et la société de proximité». À Médéa, la direction de la culture de la wilaya a annoncé le lancement de journées portes ouvertes sur les musées, les sites et les monuments historiques durant tout le mois, c’est-à-dire entre le lundi 18 avril et le mercredi 18 mai. Tout au long de cette période, l’événement sera animé par des visites guidées au profit du grand public, et ce dans les différents sites et monuments historiques de la région. Le visiteur appréciera l’histoire du Titteri et celle de ses personnalités marquantes. L’un des sites à mettre en valeur sera la ville romaine Rapidum, située dans l’actuelle commune de Djouab (à l’est de Médéa).

    La promotion et la valorisation culturelle du legs historique local concerne également Achir, la première ville moderne fondée par la dynastie Zéride, dans la commune de Kef Lakhdar. Les visites seront effectuées aussi dans les mausolées de Sidi Sahraoui et du cheikh El-Berkani, implantés dans l’ancien noyau de la ville. Médéa et El-Aïssaouia (nord-est du chef-lieu de wilaya) abritent respectivement le Musée régional des arts et des traditions populaires et le musée dédié à l’héroïne de la résistance populaire Lalla Fatma N’soumer. Ce dernier a bénéficié récemment d’une opération d’équipement. Il accueillera, comme l’autre, les visiteurs pour leur permettre de connaître davantage l’histoire de la célèbre résistante. Aussi, ce mois sera l’opportunité de revenir sur d’autres noms de la région, tels que cheikh Fodil Skander, l’érudit Mohamed Bencheneb, les regrettés artistes Hassan El-Hassani et Mahboub Bati. Par ailleurs, l’université de Médéa abritera un colloque national sur la littérature enfantine, du 26 au 28 avril, et la maison de la Culture Hassan El-Hassani le Salon national du livre, du 30 avril au 12 mai.

    À Constantine, le palais Ahmed bey, entièrement restauré et promu au rang de Musée national des arts et des traditions populaires, sera le centre d’intérêt de ce mois, et ce dès la cérémonie d’ouverture. Il y aura des expositions autour de l’importance du patrimoine culturel, ethnographique et historique de la région. Ce nouvel espace sera réservé à des pièces inhérentes à l’histoire ethnographique de l’ère numide à ce jour, à des modèles de l’artisanat datant du XIXe siècle, aux modèles de fetla et de medjboud propres à la gandoura et à l’habit traditionnel, aux références aux sites historiques de Constantine, à l’exposition de différents objets d’époque (habits et chaussures anciens, paniers en osier) mais aussi à la tapisserie, la m’laya constantinoise, l’ébénisterie artistique, d’anciens instruments de musique, et enfin à des portraits de beys de Constantine. Ajouter à cela des conférences et des journées d’étude sur le patrimoine culturel, artistique et historique de Constantine et de sa région. La même dynamique sera connue à Oran, à Alger et dans d’autres villes, dans le contexte de la Journée internationale des monuments et sites historiques (18 avril) ainsi que de la Journée internationale des musées (18 mai).

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