Jeudi 18 octobre 2007 -- Un ouvrage sur Sidi Bel Abbès, comprenant des informations sur l’histoire de la région, ses monuments et ses sites historiques, paraîtra fin octobre aux éditions CDSP d’Alger.
En 270 pages couleurs, de format moyen, cet ouvrage conçu et réalisé par la wilaya de Sidi Bel Abbès « est une invitation lancée aux touristes et investisseurs nationaux et étrangers pour la découverte d’une wilaya disposant d’atouts indéniables », explique la directrice de la Culture, chargée de la confection du livre. Illustré de photos d’époque, l’ouvrage en question résume la vie économique et sociale de la capitale de la Mekerra ainsi que ses repères historiques, sportifs et culturels. L’on peut, en effet, y trouver un foisonnement d’informations sur les principaux édifices et établissements culturels de la ville ainsi que sur ses sites naturels (Sidi Ali Benyoub, Sfisef) et historiques (Tessala, Sidi Ali Benyoub, Dhaya et Merine). Les éditions CDSP d’Alger, qui ont déjà réalisé des guides consacrés aux villes de Skikda, Mila et Biskra, réaliseront également un reportage filmé de 51 minutes sur la région de Sidi Bel Abbès et ses multiples facettes, devait souligner Mme. Hankour, directrice de la Culture. En somme, un ouvrage qui enrichit une collection plutôt maigre des ouvrages consacrés à la cité de la Mekerra, en apportant une moisson d’informations.
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19th October 2007 04:38 #50
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21st October 2007 17:25 #51
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Dimanche 21 Octobre 2007 -- Riche de 17 sites patrimoniaux dont quatre sont déjà classés monuments nationaux, en l'occurrence les grottes de Oued Saïda, Aïn El Mamaa, Tifrit et le site romain de Timzouine, la direction de la culture de la wilaya de Saïda s'est fixé comme objectif la protection du patrimoine culturel et civilisationnel de la région, rapporte l'APS.
Dans ce cadre, la wilaya œuvre également pour la classification d'autres sites, à l'instar de la ville de Timtlas, de l'horloge solaire de Saïda, de la cité La Redoute et du camp de l'Emir Abdelkader.
Il est à souligner qu'en plus de sa vocation historique certaine du fait que l'Emir Abdelkader s'y installa et édifia sur place son dépôt d'armes durant son combat contre le colonialisme, cette région recèle de véritables potentialités pour le développement du tourisme.
Ainsi, des monuments datant de l'époque romaine sont éparpillés à travers les douars de Beniane Tifrit, dans la commune de Aïn Soltane, les remparts de «Loco», dans le village El Maata, et d'autres vestiges dans la commune de Ouled Brahim.
Il est à noter que cette région des Hauts Plateaux recèle, en plus de ses sites naturels, des richesses sylvestres diversifiées, des grottes et des sites d'art pariétal réparties à travers les localités de Aïn El Hadjer, Aïn El Manaa, Tifrit et Oued Saïda. Par ailleurs, la succession de plusieurs civilisations dans la région de Saïda a favorisé l'émergence de différentes formes d'expression sur les plans socioculturel et artistique dans la société.
A cet effet, des groupes folkloriques contribuent à la préservation du patrimoine artistique et culturel de la région. Ce sont plusieurs troupes renommées comme celles de karkabou, Noudjoum El Okbane de Sidi Billal et de Moulay Etaib qui organisent, chaque année, un festival auquel participent plusieurs wilayas du pays.
La wilaya de Saïda est aussi connue pour la poésie el malhoune, très répandue dans le Sud-Ouest.
En outre, il est à souligner les importantes «ouaadate» ou les fêtes populaires organisées chaque année en hommage aux saints hommes et marabouts, telles que ouaada Sidi El Hadj Abdelkrim, ouaada Sidi Maamar et ouaada Sidi Amer.
La direction de la culture souligne à ce propos que «la célébration de ce genre de manifestation revêt un intérêt primordial quant au renforcement des liens entre les membres de la société, notamment, entre les arouch de la région». Dans le cadre de ces manifestations, un élément des coutumes locales marquant la culture ancestrale est toujours présent : la célèbre «fantasia».
Ainsi, au rythme des percussions et des youyous, la culture équestre perdure à travers les âges avec la participation à la compétition des cavaliers des différentes régions. La wilaya compte un grand nombre de formations équestres issues d'associations de renom comme celles de Sidi Amer, Ouled Sidi El Hadj et Ouled Brahim.
D'autres joutes sont en vogue dans la célébration des fêtes populaires, à savoir des concours de «sigua» et les jeux de combat d'oum ediyar et el meichra.
Les autorités locales refusant de cloisonner la culture aux expositions artisanales, aux récitals de poésie populaire et troupes folkloriques, Saïda fait également appel aux scientifiques pour l'animation de conférences sur l'étude des sites archéologiques, la sauvegarde du patrimoine et sa restauration.
Par ailleurs,vu les potentialités touristiques de la région, cinq projets sont en cours de concrétisation à Saïda. Toutefois, ces infrastructures restent en deçà des besoins réels du secteur et son développement comparativement au flux des visiteurs qu'enregistre cette wilaya chaque année.
A cet effet, il est important de souligner que la volonté de protéger le patrimoine culturel et civilisationnel de la wilaya de Saïda transcende le cadre administratif et la bureaucratie pour se muer en des actes concrets et palpables sur le terrain.
Ainsi, non seulement l'héritage ancestral sera protégé et dignement réhabilité, mais il permettra également de donner un nouveau souffle économique en faisant de la région un véritable pôle de tourisme culturel.
Une démarche qui ne doit pas seulement se résumer à la wilaya de Saïda mais doit se propager au niveau national vu la richesse et la diversité culturelles qui font la fierté de notre pays.
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23rd October 2007 19:39 #52
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Mardi 23 Octobre 2007 -- Des journées d’étude sur la conservation du patrimoine culturel se tiendront du 24 au 28 octobre à la bibliothèque centrale du centre universitaire Yahia-Farès de Médéa, en présence d’un expert international et de nombreux spécialistes venant de plusieurs régions du pays. Initiées dans le cadre des activités scientifiques de l’université dans une démarche tendant à ouvrir l’institution universitaire sur son environnement, ces journées revêtiront un caractère de vulgarisation des méthodes de préservation et de protection du patrimoine historique. Car le patrimoine culturel constitue un pan de notre mémoire, et c’est de ce patrimoine que sont puisés les repères de notre identité dans un contexte de mondialisation, dira Mme Fatiha Boulefred, directrice de l’Institut des lettres et des langues.
Eu égard à l’important héritage archéologique et culturel que la wilaya recèle, et afin de soutenir l’action publique en matière de restauration des sites et monuments, des conférences en rapport avec la protection et la préservation du patrimoine culturel seront animées par M. Mustapha Tazi, expert à l’organisme international Échanges et consultations techniques internationaux. Organisées à l’initiative de l’Institut des lettres et des langues, les journées seront consacrées à des débats sur des thèmes se rapportant à la morphologie urbaine et l’habitat social, à la restauration des monuments historiques et l’habitat urbain, à l’élaboration des plans de sauvegarde des centres historiques, au montage et au pilotage des opérations de réhabilitation des sites et monuments.
Prendront part aux débats qui seront instaurés en présence de spécialistes et promoteurs de projets venant des autres régions du pays, des représentants de la société civile dont des notables et anciens responsables de l’État. Les travaux de ces journées seront sanctionnés par l’élaboration de recommandations et par la constitution d’un album où seront conservées toutes les photos et données relatives au patrimoine local. Dans le but de mettre à profit la tenue des journées, une formation aux techniques de conservation des monuments sera assurée, sous la houlette de l’expert international, au profit d’un groupe de jeunes citoyens qui possèdent certains métiers utilisant les matériaux nécessaires à l’art de la restauration des sites historiques et archéologiques.
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28th October 2007 01:42 #53
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29th October 2007 01:16 #54
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Dimanche 28 octobre 2007 -- Monument historique, datant de la fin du IIIe siècle avant J.-C., dédié au vainqueur de Hannibal lors de la deuxième guerre punique, responsable de la chute de Carthage, Scipion l’Africain (de l’illustre famille romaine P. Cornélius Scipia Africanus Major), le mausolée situé à 1 km à l’ouest de la Citadelle romaine, en face de l’université, entouré par un nombre important d’habitations n’a, semble-t-il, pas droit au traitement réservé aux monuments historiques. Au mépris de toutes les lois et de tous les appels lancés par les amoureux de l’Histoire de l’Algérie, le mausolée est transformé en dépotoir et lieu de réunion d’alcooliques et de drogués en tout genre.
Ce vestige de l’Histoire de notre pays a dû subir, d’abord la sauvage implantation de maisons et constructions tout autour dans les années 1990, et voilà que maintenant, et malgré l’article 43 de la loi 04/98 datant du 15 juin 1998, définissant le patrimoine culturel et délimitant le périmètre de protection à plus de 200 m, ce monument historique, dont les effets du temps n’ont pu venir à bout, continue d’endurer les actes de barbarie et d’ignorance « humaines ». Une clôture métallique aléatoire l’entoure, les mauvaises herbes « bouffent » le carrelage implanté tout autour, les ordures sont déversées partout, jusqu’à l’intérieur même du mausolée. Des pans entiers tombent, et les murs sont « décorés » de tags grossiers, exprimant la détresse de notre belle jeunesse.
Pis encore, le quartier de la Citadelle, poumon de la cité romaine classé le 19 février 1979 par l’Etat algérien patrimoine national, a été rasé par les représentants de ce même Etat, qui l’ont transformé en parc d’attraction. En fait, il n’a de parc que le nom et ce, parce qu’en violation de la loi régissant le secteur archéologique (ordonnance n° 67/281 du 20 décembre 1967). L’Unesco, qui souhaitait aménager le site où sont enfouis les restes des nombreuses civilisations (fatimide, vandale, romaine) en parc archéologique, n’a malheureusement pas obtenu l’aval des décideurs de l’époque qui ont, faut-il le rappeler, mis à sac le « bien » de tout un peuple.
Le site de Aïn Lahnèche (à 7 km de la ville d’El Eulma), ayant vu apparaître les premiers contacts de l’homme avec la nature n’est, quant à lui, pas mieux loti. Il semblerait aussi qu’aucune des institutions archéologiques et culturelles ne soit concernée par l’entretien et la protection des monuments et vestiges de l’antique Sitifis. Sous d’autres cieux, de tels monuments seraient « chouchoutés » et feraient la fierté de la cité, pas chez nous !!!
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29th October 2007 02:07 #55
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Lundi 29 Octobre 2007 -- Après avoir mis en place, en collaboration avec le ministère de la Culture, des brigades spécialisées dans la protection des sites et biens patrimoniaux -qui ont enregistré des résultats plus qu’encourageants-, la Gendarmerie nationale vient d’être dotée d’un logiciel permettant d’établir un système d’information géographique (SIG) spécifique à l’archéologie, a annoncé hier, à Alger, le colonel Smaïn Hellab cité par l’APS. Ce logiciel permettra aux brigades spécialisées d’être plus performantes dans leurs actions de sauvegarde du patrimoine et sa protection contre le trafic illicite.
«Ce logiciel permettra de fédérer toutes les informations nécessaires au bureau central de lutte contre les atteintes aux biens culturels, sur un seul système : le SIG», dira l’officier supérieur au cours d’un point de presse qui ajoutera que ce système, étendu aux 12 wilayas du Centre, a été développé en collaboration avec l’Institut national de la cartographie. Le SIG devra être étendu au début de l’année 2008 à toutes les régions du sud du pays et couvrira, en 2009, toutes les régions restantes.
Indiquant que le système a été développé grâce à des moyens nationaux mis à la disposition d’une trentaine de cadres nationaux, qui ont mis trois ans pour le réaliser, le colonel Hellab fera remarquer que «le SIG aurait coûté 2 000 fois plus si la Gendarmerie nationale l’avait acheté».
Actuellement, la Gendarmerie nationale travaille en collaboration avec le ministère de la Culture pour finaliser le recensement, l’identification et le classement des sites et biens archéologiques devant enrichir la base de données du SIG.
A ce titre, les développeurs du logiciel, présents au point de presse, ont soulevé le problème de l’indisponibilité de l’éventail du patrimoine culturel dans de nombreuses wilayas. «Le problème fondamental dans la réalisation d’un SIG archéologique représentatif, équilibré et crédible est le fait que, dans de nombreuses wilayas, l’éventail et l’ampleur du patrimoine culturel ne sont pas entièrement connus, parce que l’inventaire de ce dernier est en cours de réalisation par le ministère de la Culture», ont-ils indiqué.
Ils ont relevé, par ailleurs, la nécessité d’aller vers la personnalisation du SIG en vue de développer une application de gestion du patrimoine culturel. Le logiciel, qui a été présenté au cours de la conférence de presse, contient plusieurs fichiers d’informations relatifs aux sites, aux objets patrimoniaux volés, récupérés et non récupérés, aux musées, aux directions de la culture des wilayas, aux réseaux routiers, aux limites administratives et judiciaires, au fonds cartographique et au fichier opérationnel de la Gendarmerie nationale.
Rappelons que la Gendarmerie nationale a enregistré, durant l’année 2007, 23 affaires d’atteinte au patrimoine culturel et récupéré 1 282 pièces archéologiques.
A noter qu’à l’instar de la Gendarmerie nationale, la police et les Douanes ont, elles aussi, mis en place des brigades spécialisées qui travaillent en étroite collaboration avec les services du patrimoine au ministère de la Culture.
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30th October 2007 23:09 #56
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Mardi 30 Octobre 2007 -- La cité romaine de Sigus, une localité située à 40 kilomètres à l’ouest d’Oum El Bouaghi, est un véritable musée à ciel ouvert. Ses sites et vestiges archéologiques méritent une meilleure prise en charge. La cité romaine et la nécropole sont les deux principaux sites nécessitant la préservation et la protection puisque faisant partie du patrimoine historique de l’Algérie. La cité romaine, qui s’étend sur plus de 2 hectares, nécessite son classement afin de lui garantir une meilleure protection lui faisant épargner, entre autres, les méfaits de l’érosion et des agressions humaines.
Elles constituent un véritable monument témoignant de la profondeur historique de l’Algérie. De plus d’un millier de sépultures qui existaient auparavant, à peine une cinquantaine de dolmens sont toujours sur place et peuvent faire l’objet d’une revalorisation pour ne pas disparaître à jamais. C’est dans cette optique et celle de la mise en valeur du site et son nettoyage que des travaux de réalisation d’un jardin épigraphique sur la nécropole localisée sur le piémont de la cité romaine à l’est de Sigus ont été déjà entamés par les pouvoirs publics. Il est prévu la construction d’un kiosque archéologique, d’une clôture et d’allées piétonnes.
Dénommée “Castellum Republica”, Sigus demeure un municipe romain sous le bas empire datant entre 235 et 476, selon Gsel, un archéologue de la période coloniale. De ce fait, le site comporte, selon la même source, un forum et une basilique datant de la civilisation romaine. La ville est repérable facilement sur la carte du réseau routier de l’Afrique romaine existante au musée Cirta de Constantine. Elle demeure, d’ailleurs, le lieu liant l’antique Cirta aux autres cités romaines de l’Est, Kadifala (Ksar S’bahi), Tiddis (Aïn El Bordj), Theveste (Tébessa), en passant par Makomades (Oum El Bouaghi), Mercimerie (Aïn Beïda) et Baghaï vers Mascula (Khenchela).
Enfin, ces nombreuses richesses archéologiques et sites existants à travers le territoire de la wilaya d’Oum El Bouaghi peuvent constituer une piste pour la promotion de l’activité touristique qui fait figure de parent pauvre dans la région, en particulier, et en Algérie, en général.







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