Jeudi 1 novembre 2007 -- Vingt-deux sites culturels, naturels et historiques, situés dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, sont proposés pour faire partie du patrimoine national, a révélé hier la directrice de la Culture, Mme Hankour. « Une demande d’inscription sur la liste du patrimoine national sera étudiée dans les semaines à venir par la commission de wilaya des biens culturels », a-t-elle précisé. Mais, il revient au ministère de tutelle de retenir les sites répondants aux critères de classification, affirme-t-elle. Dans cette optique, une séance de travail sera consacrée par la commission de wilaya à l’état de conservation des sites et vestiges de la région. Parmi les sites à classer figurent, entre autres, le château Bastide où Napoléon III séjourna en 1864 et qui abrite actuellement le siège de l’inspection régionale des douanes, le monumental Hôtel de Ville et le châtelet faisant présentement office de siège de la Mouhafda du parti FLN. A cela s’ajoutent le lac Sidi M’hamed Ben Ali, à 4 km du chef-lieu de wilaya, le fort romain de Tessala (à 17 km), les ruines donatistes de Roba, au M’cid, ainsi que les thermes romains de l’antique Aquilera, à Sidi Ali Benyoub (ex-Chanzy), localité distante de 32 km de la ville de Sidi Bel Abbès.
Restauration
Les thermes de cet ancien camp romain, situé à 680 m d’altitude et où se trouvent Aïn (source) Kadour et Aïn Skhouna, nécessitent, selon M. Hankour, des travaux de restauration pour la préservation du site. Aux dires de certains géologues, l’emplacement actuel de Sidi Ali Benyoub aurait été, aux temps préhistoriques, un vaste lac alimenté par des eaux de rivières et autres sources naturelles. Des fouilles archéologiques effectuées au 19ème siècles tout près de Chanzy avaient permis la découverte d’objets et de vestiges divers, dont le fameux veau d’or des Romains. « Le camp de détention de Dhaya (ex-Bossuet) est le seul site classé patrimoine national à Sidi Bel Abbès », note M.Hankour. La région de Sidi Bel Abbès, qui a vécu tous les grands courants de l’histoire du Maghreb, compte également de nombreux édifices religieux et culturels. Il est ainsi question d’inclure la Medersa (école coranique) et le Théâtre régional dans le programme de classification et d’inventaire général, initié par le ministère de la Culture, signale notre interlocutrice. Elle n’exclut pas, à ce propos, une opération de restauration de certains vieux quartiers. « Pour une meilleure protection des sites et monuments historiques, il est nécessaire de réaliser un projet-type de restauration et d’embellissement d’un quartier de la vieille ville », suggère-t-elle, annonçant par la même occasion la réalisation d’une carte sur les monuments et sites archéologiques de la ville et de la région. Il convient de signaler que la cité de la Mekerra dispose aussi de nombreux sites de la période coloniale, notamment la coupole (ex-halles centrale), les châteaux Perrin, Belat, Lomet…et autres.
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2nd November 2007 09:59 #57
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5th November 2007 07:41 #58
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Tamanrasset : colloque sur la préhistoire maghrébine :
Lundi 5 Novembre 2007 -- Deux millions d’années de préhistoire magrébine ! Les chercheurs venus de différents horizons sont depuis hier à Tamnrasset pour brosser une véritable fresque préhistorique témoignant de la richesse d’un art rupestre multiforme, des interactions entre les cultures de tradition orale et les premières civilisations historiques au Maghreb. L’occasion d’en discuter est on ne peut plus opportune, à l’occasion du premier colloque sur la préhistoire maghrébine, ouvert hier dans la wilaya du Hoggar et qui se poursuivra jusqu’au 7 novembre prochain. Le Maghreb occupe dans le panorama de la préhistoire mondiale une place de premier plan. Algériens, Tunisiens, Marocains, mais aussi Espagnols, Italiens, Belges et Allemands se rencontrent dans cette wilaya de l’extrême Sud algérien pour partager leurs expériences et débattre des travaux de recherche en matière de préhistoire et d’archéologie.
Organisé par le centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», cette rencontre vise, entre autres, à booster le travail de recherche sur le terrain dans le domaine de la préhistoire et l’anthropologie au Maghreb, et permettra aussi d’ouvrir des perspectives de coopération intermaghrébine, méditerranéenne, voire internationale, a souligné Slimane Hachi, directeur du centre. La préhistoire du Maghreb est en mesure aujourd’hui de donner des réponses méditerranéennes et africaines aux grandes questions du paléolithique et du néolithique, et ce, grâce au redéploiement des recherches sur le terrain effectuées, précisent les chercheurs, dans des conditions pénibles, durant ces 30 dernières années.
Les chercheurs algériens souhaitent une véritable relance du travail de terrain et des fouilles archéologiques. L’Algérie renferme un riche patrimoine culturel et préhistorique mais qui demeure malheureusement inexploité par les chercheurs algériens, faute de moyens. Khalida Toumi, ministre de la culture, a promis, par la voix de son représentant, présent hier à l’ouverture du colloque sur la préhistoire maghrébine, de consacrer un budget pour encourager la recherche dans le domaine de la préhistoire.
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6th November 2007 19:55 #59
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Mardi 6 Novembre 2007 -- Les chercheurs préhistoriens, anthropologues et archéologues réunis dans la wilaya de Tamanrasset depuis hier, à l’occasion du premier colloque sur la préhistoire maghrébine continuent d’exposer leurs travaux, fruit de plusieurs années de recherches et de terrain sur la préhistoire maghrébine. Les fouilles archéologiques minutieuses sont révélatrices. Elles remontent dans le temps, nous renseignant sur nos ancêtres, leur vie au quotidien, leurs coutumes et tant d’autres choses encore.
Dans cette époque lointaine de la préhistoire, rien n’a été laissé au hasard et pour nos éminents chercheurs, chaque détail compte. Les intervenants ont révélé que les recherches des dernières décennies se sont penchées sur tous les vestiges sans hiérarchie, ni exclusive, alors que les témoignages anciens mettaient l’accent sur une documentation instrumentale définie comme outillage, de type galet aménagé et biface. L’éclat est même parfois plus révélateur que le galet aménagé déjà connu.
Cette démarche connaît son essor dans le site de Aïn Hanech à Sétif, pour lequel de nombreuses données chronologiques, paléontologiques, paléoécologiques, comportementales et adaptatives sont maintenant disponibles, a rappelé l’archéologue algérien Mahmoud Sahnouni, professeur à Indiana University (Etats-Unis).
Ces données permettent d’évaluer à sa juste mesure l’importance du site et révèlent que les premiers humains ont occupé le Maghreb plus tôt qu’on le pensait, soit vers 1,8 million d’années, c’est-à-dire au même moment où certains sites d’Afrique orientale tels que Olduvai (Tanzanie) et Koobi Fora (Kenya). Ces premiers humains s’installèrent dans des plaines alluviales, aux abords de rivières et de points d’eau en compagnie d’animaux de type savane.
De plus, les travaux actuels continuent de livrer de nouvelles localités archéologiquement diversifiées. L’étude du matériel lithique repose désormais sur la reconnaissance de chaînes opératoires complexes. C’est ainsi qu’on voit se dessiner ailleurs une nouvelle cartographie des sites anciens grâce à de nouveaux projets concernant d’autres régions naturelles.
C’est le cas des gisements de la carrière Thomas, de ceux de Mostaganem, de N’gaous où les travaux de stratigraphie et de préhistoire font connaître un Acheuléen complexe.
Ces nouvelles informations revivifient nos connaissances et celles du site phare de Ternifine en particulier, en mettant l’accent sur une grande étendue régionale et une longue durée du paléothique ancien, ajoute-t-on.
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6th November 2007 20:37 #60
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Mardi 6 novembre 2007 -- Le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) organise, dans le cadre de la manifestation Alger, capitale de la culture arabe 2007, le 1er colloque sur la préhistoire maghrébine à Tamanrasset.
Ces rencontres autour de la préhistoire ont débuté avant-hier avec pour premier thème «Les plus anciennes cultures du Maghreb». Le premier intervenant, M. Aouraghe Hassan, a inauguré ce colloque avec une conférence sous le thème «Les faunes plio-pléistocènes et pléistocènes du Maghreb».
Il a dit à ce propos que «le Maghreb, qualifié de «carrefour d’espèces» au quaternaire, était un centre d’évolution et de dispersion pour des peuplements de mammifères d’origines biogéographiques diverses (tropicales, sahéliennes, méditerranéennes, eurasiatiques et endémiques).
La position géographique et les influences climatiques étaient à l’origine de la richesse faunique du Maghreb. En l’absence de formations volcaniques indispensables à toutes les datations anciennes, ces faunes ont servi de marqueurs biostratigraphiques pour les limites et les subdivisions du quaternaire maghrébin».
La recherche préhistorique dans cette région a connu, d’ailleurs, ces dernières décennies d’importants progrès concernant d’abord l’émergence d’une institutionnalisation de cette orientation. Des chercheurs conduisant des projets multidisciplinaires mobilisent désormais des structures de recherche et des universités de ces pays et s’ouvrent à une coopération internationale programmée.
De nombreux colloques et rencontres scientifiques se sont déjà tenus dans les pays du Maghreb, faisant à chaque fois le point sur les connaissances et engrangeant nouvelles théories et renouveaux méthodologiques, tout en restant à l’écoute des avancées mondiales et des progrès technologiques.
Nous voyons s’affirmer une prise de conscience en faveur du patrimoine préhistorique à l’égal de tous les vestiges issus des divers héritages. Cela se caractérise, en particulier, par la ratification par nos pays de traités internationaux, la création de structures de conservation, de protection et de sauvegarde, l’ouverture de nouveaux espaces de recherche, la mise en place de filières d’enseignement…
Durant trois jours, plusieurs chercheurs et universitaires ont essayé d’élucider quelques points tels que : la question du paléolithique moyen au Maghreb : un moustérien de plus en plus affirmé ; devenir de l’atérien et ses relations avec ce qui va lui succéder, le paléolithique supérieur au Maghreb : originalité, origine et devenir, relations avec l’épipaléolithique ainsi que les différents courants de néolithisation au Maghreb : les néolithisations anciennes et la tardive ; les nouvelles données sur l’art des régions sahariennes : inventaires, chronologies et sens.
Enfin la question de la protohistoire, le mégalithisme : origine et chronologie, coutumes funéraires, relations avec le néolithique. Pour conclure, nous pourrons dire que ce colloque est le premier en son genre qui réunit des préhistoriens chercheurs que le terrain maghrébin motive et mobilise pour faire le point, cette année, sur quelques grandes questions d’actualité.
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8th November 2007 05:28 #61
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Jeudi 8 Novembre 2007 -- La préhistoire continue de livrer ses secrets. Le 1er colloque sur la préhistoire maghrébine, organisé depuis le 5 novembre dernier, à l’initiative du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) et sous l’égide du ministère de la Culture est l’occasion pour des chercheurs venus de différents horizons de dévoiler des recherches fort passionnantes sur une époque qui ne cessera décidément pas de nous étonner. Hier, la communication du docteur Erik Gonthier, maître de conférences au Musée national d’histoire naturelle de Paris, département de préhistoire, a suscité de vifs débats et l’intérêt de l’assistance.
Ce paléo-musicologue, spécialiste en musiques anciennes, dévoilera au grand jour le résultat des études qu’il a menées de 2004 à 2006 sur les plus anciens instruments à percussion qui auraient été fabriqués entre 8 000 et 10 000 ans avant J.-C. Nos ancêtres avaient-ils l’oreille musicale ? Probablement, oui, si l’on se réfère aux études passionnément menées et présentées par le Dr Gonthier. Il indique avoir travaillé sur 35 pierres du Musée de l’Homme de Paris provenant de huit pays africains, dont l’Algérie (Sud). Le chercheur français présentera au cours de son intervention une gravure du Niger qui remonterait à 1 500 ans avant J.-C. montrant une femme jouant de la harpe et un homme assis en face d’elle avec un lithophone, une pierre taillée de telle sorte qu’elle produise des sons.
L’intervenant s’attellera tout au long de son intervention à montrer que l’homme a bel et bien inventé, il y a près de 10 000 ans avant J.-C., des instruments musicaux transportables. «Nous avons probablement eu le premier concert musical préhistorique», il y a quelque 10 000 années avant J.-C., plaisantera-t-il. Evidement, les thèses présentées lors de ce colloque en restent au stade des hypothèses et mériteraient de faire l’objet d’études plus poussées, de recherche et de collaboration entre archéologues, préhistoriens et anthropologues afin de se rapprocher plus de la vérité et apporter des éléments de réponse aux questions qui taraudent l’esprit toujours en éveil des préhistoriens.
Le débat suscitera les interventions des conférenciers. Malika Hachid, préhistorienne algérienne, spécialiste de la préhistoire saharienne et ancienne directrice du parc du Tassili, apportera de l’eau au moulin du docteur Gonthier. Elle racontera avoir trouvé dans les années 80 à l’oued Djerat, vaste sanctuaire aux centaines de gravures situé dans la région d’Illizi, des pierres et une sorte de lithophone qui remonteraient probablement à des milliers d’années avant J.-C. «Des pierres qu’on roulait probablement et qui résonnaient des sons musicaux qui portaient loin dans la vallée (elle dira avoir fait l’expérience sur place)». Le champ de la recherche reste toujours ouvert et les spécialistes venus des quatre coins du monde sont appelés à collaborer et à partager leurs expériences durant ce colloque sur la préhistoire maghrébine qui prend fin aujourd’hui dans la wilaya de Tamanrasset.
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8th November 2007 05:29 #62
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Jeudi 8 Novembre 2007 -- Il est la destination incontournable des touristes qui viennent à Tamanrasset : le parc national de l’Ahaggar est situé à l’extrême sud de l’Algérie, au cœur du plus grand désert du monde. D’une superficie de 380 000 km2, il est incontestablement le plus grand musée à ciel ouvert dans le monde, ce qui ne le met pas à l’abri du pillage archéologique et des «convoitises» des touristes. Ils sont environ 15 000 qui fréquentent annuellement cette région touristique, selon des sources de la direction du tourisme à Tamanrasset.
Les chercheurs et préhistoriens, réunis en marge du 1er colloque sur la préhistoire maghrébine, qui a pris fin hier à Tamanrasset, ont rebondi sur la question épineuse du pillage du patrimoine archéologique qui ne semble épargner aucun site en Algérie et notamment la région du Sud. On se rappelle encore l’affaire qui a défrayé la chronique des cinq touristes allemands qui avaient, en 2004, subtilisé des objets archéologiques du parc du Tassili. Les chercheurs continuent de tirer la sonnette d’alarme sur le pillage du patrimoine archéologique. Le parc de l’Ahaggar n’est pas épargné. Classé d’importance nationale et internationale pour ses richesses archéologiques, pariétales, historiques, faunistiques, géologiques et paysagères, le parc de l’Ahaggar est géré par l’Office du parc national de l’Ahaggar (OPNA), créé par décret le 3 novembre 1987 et dont les principales missions sont la protection, la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et naturel du parc.
Cependant, l’Ahaggar est trop vaste pour être réellement prémuni contre le pillage et notamment les tentatives de «ramassage» d’objets néolithiques et autres pièces archéologiques dérobés par certains touristes, a indiqué Farid Ighilahriz, directeur de l’OPNA. Il a souligné que, depuis la mise en place, il y a environ deux ans, d’un poste de contrôle au niveau de l’aéroport, en collaboration avec les services des Douanes et la police des frontières, de moins en moins de pillages d’objets archéologiques sont signalés. Ce dispositif de contrôle permet, a-t-il dit, de gérer les flux des touristes et de les dissuader d’«accaparer» des objets archéologiques trouvés lors de leurs randonnées touristiques.
Il est à signaler que les agences de voyage doivent obligatoirement passer par l’OPNA afin de se voir délivrer une autorisation leur permettant d’effectuer des visites guidées et encadrées par des agents. Pour rappel, l’OPNA compte 400 agents répartis à travers 39 postes de contrôle, mais cela reste insuffisant. En dépit des mesures initiées pour lutter contre le pillage archéologique, ce phénomène met notre patrimoine en péril. Les chercheurs algériens, dont la préhistorienne et archéologue Malika Hachid, n’ont pas manqué, encore une fois, d’attirer l’attention sur le pillage des sites archéologiques algériens et ont appelé à une meilleure coordination entre les différents secteurs pour une sauvegarde du patrimoine.
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19th November 2007 16:12 #63
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Lundi 19 Novembre 2007 -- Quelles sont les dernières découvertes du patrimoine immergé ? Qu’en est-il des projets de musées sous-marins ? Quels sont les derniers développements relatifs à l’archéologie subaquatique ? Ce sont là les questions nodales auxquelles tenteront de répondre 12 archéologues de renommée internationale, des chefs de fouilles et des experts en archéologie subaquatique venus du monde entier et qui sont invités à la Conférence internationale sur le patrimoine subaquatique qu’organisera le 23 novembre prochain l’Unesco en son siège.
Ainsi, la protection du patrimoine culturel subaquatique sera au centre des débats des spécialistes qui examineront les enjeux liés à cette jeune discipline, les écueils et les dangers auxquels les sites immergés font face et les moyens de les mettre à l’abri tant par la construction de musées sous-marins que par la promotion de l’archéologie subaquatique.
Parmi les invités de la conférence, on notera la présence de Ao Jie (Chine) qui a participé aux fouilles de l’épave de Nanhai n°1, dans la province du Guangdong, sur la côte sud de la Chine. Ce navire, qui a sombré pendant la dynastie Song (960-1279) dans la Pearl River, au point de départ de la «Route de la soie», a été dégagé récemment et sera exposé dans un musée aquarium dont la construction devrait être achevée d’ici décembre 2007.
Ao Jie a également pris part à l’investigation du site de Baihelang, aujourd’hui immergé sous le lac artificiel du Réservoir des Trois Gorges. On y trouve les plus anciennes inscriptions hydrologiques connues, qui recensent 1 200 années de variation du niveau des eaux. Un musée subaquatique ouvrira prochainement ses portes pour donner accès à ce site désormais sous les eaux.
Autre invité de marque, M. Alok Tripathi (Inde) qui est l’archéologue en chef du département d’archéologie subaquatique de l’Archaeological Survey of India. Cet expert a notamment participé aux fouilles de Lakshadweep, une péninsule située au large des côtes sud-ouest de l’Inde. Des vestiges de la ville submergée de Dwarka et des légendaires temples engloutis de Mahabalipuram y ont récemment été découverts.
Destinée à préserver in situ les épaves et éviter qu’elles soient la proie de chasseurs de trésors, la Convention pour la protection du patrimoine culturel subaquatique, qui a été adoptée par l’Unesco en novembre 2001, a aussi pour objectif de favoriser l’accès du public à ce patrimoine englouti et d’encourager la recherche archéologique. Elle n’a pas, en revanche, vocation à régler la question de la propriété des vestiges et ne remet en cause les droits souverains des Etats.
La convention entrera en vigueur trois mois après sa ratification par vingt Etats. A ce jour, 16 l’ont déjà ratifiée.







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