Jeudi 19 Juin 2008 -- L’avenue de la République à Batna abrite la bâtisse qui fut un jour le premier hôtel de la région est du pays. L’hôtel d’Orient et d’Angleterre, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été érigé en établissement touristique de luxe en 1885, soit 37 ans seulement après la construction des premiers regroupements citadins dans la ville de Batna, laquelle a vu le jour, selon des documents historiques, suite au décret du 12 septembre 1848, signé par Napoléon III.
A l’époque, la commission consultative de l’administration coloniale siégeant à Constantine avait décidé de faire de Batna une future ville du fait de sa position stratégique à la croisée des chemins entre les régions de Biskra, Tébessa, Sétif et Constantine. Construit en R+1, suivant l’architecture coloniale du 19e siècle, la bâtisse a été considérée comme une œuvre unique en son genre, avec un restaurant de luxe, un bar et un dancing.
L’on raconte même que le lieu a été, durant des décennies, une destination obligée pour les personnalités politiques, artistiques et même culturelles, du fait que jusqu’à la première guerre mondiale, l’hôtel d’Orient et d’Angleterre était la seule structure d’accueil dans toute la région. Il a fallu attendre la fin des hostilités, après la première guerre mondiale, pour voir l’ouverture de l’hôtel Cirta à Constantine.
Pour certains spécialistes bien au fait de l’Histoire de la région des Aurès, la découverte de sites archéologiques importants, tels les ruines de Timgad, le mausolée d’Imadghassen, mais aussi la présence de sites pittoresques, tels les balcons de Ghoufi et les gorges d’El Kantara, ont été parmi les principales raisons qui ont poussé l’administration coloniale à penser à ériger une structure qui puisse servir aussi de quartier général pour les multiples expéditions scientifiques.
Il faut dire aussi que plusieurs célébrités sont passées par les lieux, à l’exemple du géant du cinéma américain John Wayne, mais aussi le ténor Mohamed Abdelouhab, alors au sommet de sa gloire. Après l’Indépendance, l’hôtel d’Orient et d’Angleterre, qui a pris déjà de l’âge, ne servira pas longtemps au vu des dégradations importantes qui l’ont affectés en l’absence d’une opération de rénovation.
La structure, qui a gardé toujours son premier aspect architectural avec des planchers et des escaliers en bois, a été finalement fermée en 1975 pour sombrer complètement dans l’oubli, alors qu’elle aurait pu bénéficier d’une réhabilitation mérité. Depuis, la bâtisse, dépendant de l’APC de Batna et qui abrite les locaux de l’Algérienne des eaux, ainsi que les sièges des associations des handicapés et ceux de l’organisation nationale des enfants de chouhada, est dans un état de délabrement avancé, alors que certaines parties menacent même ruine.
« Dommage pour un lieu chargé d’Histoire et qui faisait jadis la fierté de Batna, alors qu’il n’a bénéficié d’aucun intérêt de la part des autorités. Par contre, la bâtisse et l’assiette font déjà l’objet de convoitises de plusieurs parties », nous diront des Batnéens.
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19th June 2008 03:50 #211
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24th June 2008 20:28 #212
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Mardi 24 Juin 2008 -- Bâti selon une architecture locale plusieurs fois séculaire, au milieu d’un paysage naturel enchanteur, le village de Taberdga, dans la wilaya de Khenchela, sait conserver ses atouts et ses particularités, et se prête ainsi parfaitement à l’investissement touristique. Situé à 5 km de la localité de Chechar, le village est érigé sur une dépression rocheuse traversée par l’oued Beni Barbar, et est formé d’habitations en pierres polies, arrangées en escalier, à l’instar des villages de Ghoufi (Batna) appelés localement thakliath (citadelles). Ses maisons, de couleur grise avec des toits de tuiles rouges, trônent au milieu de vastes vergers de palmiers-dattiers, de grenadiers et de figuiers composant un tableau féerique, qui a déjà inspiré tant d’artistes et de peintres naturalistes. Le village semble enlacer le mont djebel Alli Nass et ses vastes plaines, elles-mêmes ceinturées en contrebas par le cours Beni Barbar.
Depuis quelque temps, Taberdga et son site naturel - classé patrimoine national depuis 1928 - sont devenus une destination privilégiée pour les amateurs de voyages organisés et les écoliers en sorties scolaires. vers Taberdga, c’est la zaouïa de Sidi Rached qui accueille en premier le visiteur. Ce saint est le même Sidi Rached de Constantine qui avait pris l’habitude de se rendre constamment à Taberdga et qui y serait même enterré, d’après certains. La fondation du village remonterait, selon les sources, soit au début de la conquête islamique au VIIe siècle, soit à l’époque de la régence ottomane, des siècles plus tard. Dans les deux cas, ce sont invariablement les Beni Barbar qui en sont les bâtisseurs, eux qui avaient déjà donné leur nom au cours d’eau traversant la région. Ils appartiennent à la tribu des Chabbia peuplant la région voisine à la zaouïa du saint Abderrahmane Echabbi. Le village accueillait déjà en 1958 le siège de la commune mixte de Chechar et devient en 1974 chef-lieu d’une daïra rattachée à la wilaya de Tébessa puis à la wilaya de Khenchela. Le siège administratif a été toutefois transféré vers la nouvelle zone urbaine, à l’écart du village, qui s’urbanisera progressivement pour devenir la ville de Chechar laissant au village de Taberdga l’appellation de «vieux Chechar». Paisible, Taberdga continue encore de défier la robustesse de la roche sur laquelle elle a été construite et à braver les emportements périodiques violents de l’oued Beni Barbar en crue. Malgré tout, nombre de ses habitants restent fortement attachés à leurs habitations et leurs vergers.
On y produit aussi le «meilleur miel d’Algérie»
Jadis célèbre pour sa bijouterie artisanale et ses ateliers de tissage, Taberdga ne garde aujourd’hui que des ruines - assez bien conservées - d’une vieille mosquée et de la maison du caïd. Une salle de soins, un bureau postal et une pharmacie se sont accolés à ces vieilles bâtisses, ces dernières années. Le ministère de la Culture a inscrit un projet de restauration de l’architecture ancienne du village, mais l’opération n’a pas encore vu le jour. En face du village, se dessine une bande verte qui s’étire au milieu des paysages rocheux jusqu’aux agglomérations de Siar, Zaouïa et El Amra étreintes également par des vergers luxuriants de palmiers, de figuiers, d’abricotiers et de grenadiers. Les fleurs de ces arbres et des mille et une plantes de la région alimentent les abeilles traditionnellement élevées par les apiculteurs locaux qui produisent le «meilleur miel d’Algérie», affirment les connaisseurs. Pour tirer profit des potentialités touristiques de la région, un investisseur privé a manifesté dernièrement son intérêt pour la construction d’un hôtel sur un monticule surplombant le village. Des unités de conditionnement de miel et de transformation des fruits de la région peuvent bien s’y implanter et profiter de l’importance de la production agricole locale, affirme encore les responsables locaux.
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25th June 2008 23:43 #213
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Mercredi 25 Juin 2008 -- Inscrite dans l'optique de préserver et de réhabiliter le patrimoine spirituel aussi riche que varié que recèle la commune de Ksar El-Boukhari, une opération de restauration du mausolée de Cheikh Mohamed El Moussoum sera bientôt lancée, indique une source proche de la direction du tourisme. La célèbre zaouia de Ksar El-Boukhari, symbole d'un islam éclairé et tolérant, a bénéficié il y a quelques mois, d'une opération d'aménagement de ses différentes composantes sur fond propres du complexe laitier "El-Boukhari". Nécessitant une enveloppe financière de 400 millions de centimes, le mausolée de Cheikh El-Moussoum sera donc pris en charge par l'Etat, pour l'accomplissement de la prière, l'enseignement du Coran et le développement du tourisme culturel.
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28th June 2008 10:53 #214
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Samedi 28 juin 2008 -- Le projet de restauration et réhabilitation des vieilles maisons se poursuit à La Casbah d’Alger. 17 bureaux d’études se partagent le marché, comme nous le confirment deux architectes, Amel Ouyahia et Lynda Chettir, travaillant à la restauration d’une vieille demeure datant du XVIe siècle, rencontrées sur place (secteur Amar-Ali) «La première étape consiste à conforter et assainir cette bâtisse», diront-elles. «La plupart des «djeb» ou grands bassins d’eau sont complètement obstrués et nécessitent un grand nettoyage.» A noter que les habitants de ces demeures en péril occupent toujours les lieux et vaquent à leurs occupations quotidiennes au milieu de toutes ces équipes d’architectes et de restaurateurs.
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28th June 2008 16:46 #215
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Samedi 28 Juin 2008 -- Les immeubles des anciens quartiers de la ville de Skikda à la beauté fait d’architecture diversifiée de types haussmannienne, andalouse, mauresque ou italienne deviennent une menace pour les habitants de Skikda. La dégradation est endémique touchant presque tous les immeubles pour cause de négligence du volet restauration depuis l'indépendance du pays. Depuis quelque temps, les scènes de familles qui évacuent les immeubles suite à des effondrements de mûrs ou d'escaliers sont de plus en plus fréquentes. L'état de vétusté des immeubles est le spectre qui hante la population skikdie de ces anciens quartiers qui vit au rythme des écroulements, notamment pendant la saison hivernale. La restauration de l'ancien bâti de Skikda a été, certes, toujours la préoccupation majeure des élus qui se sont succédé au niveau de cette ville sans pour autant prendre les mesures nécessaires pour finaliser les études et partant les travaux appropriés.
La bâtisse au niveau du 4, rue de la Mosquée, à côté de la mosquée Sidi Ali Dib, a été en 2001 considérée par une étude du CTC comme nécessitant des travaux de confortement. Les familles y habitant sont depuis 7 mois sans électricité, la Sonelgaz a jugé risqué d'alimenter cet immeuble en électricité et gaz. Idem pour la bâtisse à la rue Youcef-Kadid où 10 familles y habitent et qui a subi récemment un effondrement partiel alors qu'un le constat de 1995 la considère comme menaçant ruine. Si l'Opgi a lancé les travaux de confortement et compte toucher les autres immeubles à risque, le problème se pose avec acuité pour les anciennes bâtisses privées pour lesquelles les propriétaires ne veulent débourser aucun centime pour la restauration pour des considérations connues. Nous avons été conviés par des habitants pour rendre une visite à un immeuble du quartier napolitain qui semble le plus menacé par les écroulements. Là, le constat est dramatique et le fait d'y habitait est considéré comme hasardeux. À l'entrée même, la peur envahit votre esprit car outre l'odeur du moisi, le toit semble s'écrouler sur votre tête. L'endroit est sombre mais on peut aisément voir les grandes fissures au niveau des mûrs, des escaliers et des piliers en bois usé et des planches rongées par l'humidité et le temps.
La direction de la culture a récemment organisé une journée d'étude sur le vieux bâti où la proposition de classer le centre ville de Skikda comme un secteur à sauvegarder fut suggérée par les intervenants et souhaité lors du débat car la valeur historique des quartiers napolitain, Souika et certaines autres bâtisses sont indéniables.L'emplacement du centre-ville de Skikda fut choisi en 1838 mais les écrits d'historiens restent imprécis qui du maréchal Vallée ou du général Vaillant était le concepteur du chef d'œuvre architectural qu'est le centre-ville de Skikda et ses fameuses arcades de la route principale en dépit de la topographie montagneuse qui a nécessité la construction d'escaliers et des méandres ruelles qui s'avérèrent désormais exigues et qui gênent actuellement énormément la circulation automobile. Il reste que les autorités compétentes se décident quant à l'option à prendre de la sauvegarde de ce site ou de le classer comme patrimoine historique comme cela est stipulé dans le décret exécutif 03-324 du 5 octobre 2003, relatif au plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur des secteurs sauvegardés.
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29th June 2008 18:06 #216
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Dimanche 29 Juin 2008 -- En marge de sa visite à Tagdempt, 7 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, le nouveau wali a décidé de la mise en place d’une commission d’experts, dont des archéologues, pour « définir » avec exactitude l’implant de vestiges historiques. L’effet escompté est de dégager des poches foncières sur lesquelles devront être érigés des équipements publics dont souffre cette commune. Tagdempt, autrefois capitale de l’Emir Abdelkader et celle de la dynastie Rostomide, en plus de la perte de certains de ses repères, tombe en ruines et en désuétude, au propre et au figuré, et ses habitants paient le prix d’une décision politique ayant valu l’érection d’un village socialiste, probablement sur des décombres qui ont grandement besoin de fouilles.
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2nd July 2008 23:01 #217
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Mercredi 2 juillet 2008 -- La quatrième conférence d’évaluation du projet euroméditerranéen Archimède, qui concerne 4 villes du bassin méditerranéen à savoir Beyrouth, Istanbul, El Mina et Oran, se tient depuis hier et pour deux jours sur la Corniche oranaise. Le projet est financé par la Commission européenne au titre du programme régional pour un montant global de plus de 734 000 euros ; Oran se voyant octroyer 52 000 euros destinés à la fourniture de certains équipements comme support aux enquêtes et études à mener dans ce cadre, comme expliqué par le représentant de la partie algérienne. Le directeur de l’urbanisme tenant à préciser, qu’au départ, la candidature d’Oran s’est faite sur un total de 75 villes du bassin méditerranéen qui avaient postulé pour le programme Archimède et d’ajouter : “Nous avons présenté notre projet sur la réhabilitation de Sidi El-Houari, un quartier historique et riche en patrimoine.” La finalité de ce projet est en fait de promouvoir le partenariat entre les villes partenaires de UE-Meda, et surtout soutenir les actions à promouvoir pour la préservation du patrimoine culturel et historique des villes retenues, appuyer également des politiques urbaines fondées sur ce patrimoine, et devant faire revivre l’artisanat local, le tourisme, etc. C’est-à-dire tout ce dont souffre particulièrement Oran.
Pour revenir au contenu du projet, il faut savoir que pour Oran, c’est tout un ensemble : l’APC, la wilaya ainsi que quelques associations — qui se sont greffées sur le programme alors qu’elles n’ont pas d’expertise particulière en la matière — ont présenté en 2006 leur projet avec l’appui de la ville de Bordeaux qui est en quelque sorte la “tutrice” du projet, principe qui fonctionne de même pour les autres villes du programme Archimède. L’objectif d’ici 2009 pour la ville d’Oran est de parvenir en plusieurs phases à redonner vie à l’ancien centre-ville, Sidi El-Houari, en revalorisant son patrimoine historique et architectural, promouvoir la qualité de vie, intégrer le développement de ce quartier au centre-ville actuel, etc. Pour ce faire, plusieurs sites et places à réhabiliter, à réaménager ont été retenus au cours de ces études ainsi que des recensements de la population, des bâtisses et bâtiments anciens et historiques. Des activités sont mises en place dans ce cadre comme la rénovation de la façade d’un immeuble en guise d’expérience au niveau de la place Kléber avec la participation de jeunes en apprentissage, et un artisan compagnon de Bordeaux ainsi que d’autres intervenants venus apporter leur savoir-faire, car il n’est pas aisé de s’improviser artisan restaurateur comme certains tentent de le faire à Oran. Durant cette conférence d’évaluation, chaque ville présentera son rapport des visites guidées sur le site de Sidi El-Houari qui sont toujours en cours.




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