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  1. #218
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  2. #219
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    Dimanche 6 juillet 2008 -- « La wilaya de Tindouf est un musée à ciel ouvert », affirment tous ceux qui ont eu la chance de vadrouiller à travers ce vaste territoire de l’extrême Sud-Ouest algérien. A l’est comme à l’ouest, au nord comme au sud de la ville de Tindouf, c’est la découverte, l’étonnement. Un monde jamais soupçonné dans cette immensité de 158 000 km2, traversée du nord au sud par une route de 457 km et sillonnée par 685 km de pistes. Des sites témoins d’une civilisation millénaire. Des fragments de poterie de la période paléolithique à Laqsibat, à 120 km du chef-lieu, des empreintes à El-Henk, distant de 500 km, des tombes de formes arrondies à Séfiat près de Ghar Djebilet à 300 km, des fossiles d’animaux et de végétaux de la fin du 3e âge géologique à Oum Laâksa à 60 km, des gravures rupestres à Laouinet, à 350 km et à Kebch Eddeheb aux environs de Oum El Assel. Les plateaux de Oum Touabaâ, situés à 190 km, se caractérisent par leurs roches noires qui recèlent des empreintes, des fossiles marins et des gravures remontant à la période libyco-berbère, sans compter des pointes de flèches éparpillées sur de larges surfaces. « Des trésors ignorés qui ont, durant des années, fait l’objet de pillage », nous dit-on. Un cratère météorique à Djebel Ouarkziz. Dans la région de Tafgoumt, à 190 km, les ruines du fort portugais datant de l’ère médiévale. La région de Lakhal, à la limite sud-est de la wilaya, recèle à elle seule une vingtaine de stations de gravures rupestres, des tombes géantes, des tumulus, des menhirs, des mégalithes. Toute une histoire millénaire méconnue, jamais ou fort peu interrogée. « La région n’a pas encore fait l’objet d’études archéologiques », affirme-t-on.

    Les merveilles de la nature

    La nature, pour sa part, ne semble pas avoir lésiné pour doter la région de paysages à facettes multiples. Un lac naturel où abondent des espèces de poissons fort rares, comme celle de Tafgoumt, au milieu d’un plateau rocheux. Un spectacle verdoyant tout autour, pas très loin de Daïa El Khadra. De l’eau qui ruisselle de la voûte des grottes à El Qatatir, d’où l’appellation du lieu. On oublie qu’on est dans le désert ! Ici, à 350 km au nord -ouest de la ville de Tindouf, l’image qu’on se fait du Sahara est complètement faussée. « Le ciel d’El Qatatir est très souvent couvert de nuages », nous révèle-t-on. A Aouinet Belgraâ, des falaises abruptes séparent de quelque dizaines de mètres deux milieux naturels très contrastés et des grottes géantes qui gardent encore tout leur mystère. Lieux de recueillement ! Moments de méditation intense ! Un trésor naturel à l’état brut, jusqu’à présent inexploité. En parallèle, le désert s’impose dans toute sa splendeur mais aussi dans sa caractéristique propre à cette partie du Sahara algérien. Là aussi, l’envoûtement ! La variante « hamadas-ergs », de vastes plateaux de pierres entrecoupés de dunes de sable, rompt la monotonie du perpétuel paysage du désert et suscite la contemplation. Plusieurs oueds sont repérables de loin à forte concentration d’acacia (le talh) qui longe leurs lits asséchés. Des oueds qui se déchaînent lors des rares précipitations pour aller se déverser dans la sebkha au nord-est de la ville de Tindouf. Gisement de sel encore exploité traditionnellement par quelques nomades. Et surtout, un autre pan de l’histoire de la région qui était le carrefour des caravanes ralliant le Maroc, la Mauritanie et le Mali.

    La légendaire route du sel

    On évoque la « route du sel », des centaines de kilomètres de pistes avec leurs points d’eau. Un parcours que compte revaloriser justement le secteur du tourisme. « L’organisation de rallyes sur ce parcours permettra certainement de créer l’attraction touristique qui fait défaut à la wilaya », confie le directeur du tourisme qui lance, à l’occasion, un appel à la fédération des sports mécaniques. « Il y a quelques années, l’agence de tourisme Safari et Touring Club avaient exploité cette route légendaire », ajoute-t-il, comme pour confirmer la faisabilité de ce type de compétition, à l’intention des opérateurs. Située à environ 300 km à vol d’oiseau de l’océan Atlantique, la région de Tindouf se distingue nettement des autres régions sahariennes. « Tindouf dispose d’un micro-climat très caractéristique », explique un technicien de la météo. Située dans un couloir balayé par les vents chauds du sud-est, elle est aussi sous l’influence des vents marins arrivant de l’ouest qui font chuter les températures même à l’approche de la saison des grandes chaleurs. La brise marine est parfois tellement forte qu’on a l’impression d’être tout près du littoral.

    Monuments et manuscrits séculaires

    La ville, fondée au XVIe siècle (XXe de l’Hégire), recèle des monuments historiques, dont certains abritent des bibliothèques contenant de nombreux scripts et des documents historiques d’une inestimable valeur. La zaouïa de sidi Belamèche, à haï Moussani, le vieux quartier avec la première mosquée érigée dans la région, dispose d’une bibliothèque où sont conservés 600 manuscrits. « Douiret Ahl El Abd », de style islamique mourabitine, à haï Rmadine, dispose aussi de manuscrits et d’anciens documents. On apprendra que la zaouïa a été inscrite, en 1998, patrimoine national et que le dossier du deuxième monument est à l’étude. Un autre vestige historique, « Dar Edimani El Wasri », maison en toub carrée, à haï Ksabi, qui est presque totalement en ruines, nécessite au plus vite une restauration, si l’on veut préserver cette trace pour une histoire qui reste à écrire.

    Tindouf boudée par les touristes

    La diversité de ce patrimoine et les différentes formes de tourisme qu’offre la wilaya n’attirent, malheureusement, pas le touriste. Un manque à gagner considérable pour une wilaya qui ne dispose pas d’autres ressources génératrices de richesse. « C’est un musée dans l’oubli », déplore le responsable du secteur, en précisant que sa direction se retrouve seule impliquée dans la bataille de valorisation de ce patrimoine. Absence de culture touristique dans la société mais aussi indifférence des élus. « La promotion du tourisme incombe à tous et notamment aux collectivités locales », rappelle-t-il, en nous informant que la région sera classée site naturel. « Nous sommes parvenus tout de même à attirer l’attention sur la région qui est en cours de classement comme parc naturel protégé. L’office national du parc de Tindouf est indispensable pour préserver ce riche patrimoine », explique-t-il. Les « maouassime » du Mouloud Ennabaoui, de Sidi Belamèche, de Sid Ahmed Reguibi et, tout récemment celui de Tifeksi à Oum El Assel, ainsi que d’autres manifestations culturelles organisées ces toutes dernières années ont contribué, un tant soit peu, à sortir la ville de l’anonymat, mais beaucoup reste à faire.

    Très peu d’infrastructures d’accueil : trois hôtels, et presque pas de « vrai » restaurant malgré le nombre très important de restaurateurs qui versent plutôt dans la gargote. Sur ce plan, également, Tindouf demeure inexploitée. Un terrain vierge qui pourrait se transformer en filon d’or. On y trouve une seule agence touristique qui fait dans la billetterie, faute de touristes dans une région disposant d’atouts pouvant répondre à toutes les attentes. « Avec l’annulation, dans les années soixante dix, de la foire internationale du Moghar, Tindouf a beaucoup perdu et on souhaiterait que cette manifestation soit relancée au moins à l’échelle nationale, pour nous permettre de promouvoir le tourisme local », déclarera le directeur du tourisme, qui considère le tourisme dans la région comme une alternative de développement. En plus de toutes ses richesses naturelles et archéologiques, la région a ses traditions spécifiques, son artisanat et sa spécialité culinaire. Avec toutes ses richesses, Tindouf demeure une région à faible destination touristique. « Pourtant, affirme le directeur du tourisme Dahane Malem, elle offre toutes les formes de tourisme : de plaisance, d’aventure, sports, mais aussi culturel, cultuel et scientifique ».

  3. #220
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    Dimanche 6 juillet 2008 -- L’îlot du phare demeure, à nos jours, un endroit parsemé des faits marquants d’un passé historique très riche. L’îlot du phare de Cherchell (ex-Joinville) résume, à lui seul, le phénomène de stratification qu’avait subi toute cette partie du Bassin méditerranéen. Ce qui est intéressant, selon les chercheurs qui étudient l’histoire de la ville de Cherchell, c’est que cet îlot reflète parfaitement le passé de l’ancienne capitale de l’Empire de Mauritanie césarienne. Au sein de ce merveilleux espace, on trouve les restes d’une habitation du IVe siècle avant J.-C., les restes du phare de l’époque romaine qui ressemblait au phare d’Alexandrie, les restes de l’époque ottomane qu’on appelait Bordj El Djazira, d’un oratoire du Saint Sid Ali El Ferki, qui privilégiait l’isolement à la vie pour favoriser sa méditation, quelques végétations et enfin, c’est à cet endroit que l’actuel phare de cette ville côtière avait été érigé en 1881. Les premiers hommes avaient commencé à fouler le sol de l’antique Iole à partir de cet îlot. La mise en valeur de ce site a échappé totalement aux initiateurs de la politique du tourisme. Des travaux d’extension et d’aménagement du port de pêche de Cherchell sont en cours.

    Les vestiges de l’îlot du phare de Cherchell croulent sous le poids des siècles et se dégradent sous l’effet de l’érosion dans une incroyable indifférence. Pourtant le concept du patrimoine a bien évolué dans les esprits et les mentalités des personnes à l’échelle universelle. Pour empêcher toutes sortes de muséification, les plans permanents de sauvegarde et de mise en valeur des sites et monuments historiques doivent être réticulés dans les instruments de l’urbanisme de chaque commune. La revitalisation de tous les sites et monuments, témoins du passé de la localité, est impérative. En raison de son histoire, de ses traditions, de ses coutumes, de ses cultures, la ville de Cherchell était considérée jusqu’à un moment récent, précisément les années 70, comme étant un foyer d’art immense. Certes, l’exode et la ruralisation imposés à cette ville ont démoli son image et ses traditions. Cette localité côtière mérite de la reviviscence. Dr Youcef Chenaoui milite pour la revitalisation de l’ensemble des sites historiques de Cherchell et de ses environs immédiats. « Les expériences dans le monde, nous avait déclaré notre interlocuteur, avaient démontré la faillite de la solution inhérente à la muséification et l’isolement des monuments et sites historiques, pour ne citer que l’exemple de Varsovie, où à partir de 18h, c’est le désert total au niveau des sites de la ville. Les autorités de ce pays pensaient bien faire en déployant toute une batterie de contraintes et de restrictions, juste pour protéger et préserver les monuments historiques », conclut Dr Youcef Chenaoui.

  4. #221
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    Vendredi 11 Juillet 2008 -- Pour sauver le bâti ancien de la disparition, le ministère de l'habitat vient de lancer un plan de réhabilitation de 200 immeubles de la ville d'Oran.

    Le plan consiste d'abord à recruter des bureaux d'études algériens ou étrangers spécialisés dans la réparation et le renforcement des immeubles anciens.

    But: réaliser un diagnostic général et ensuite assurer le suivi de l'opération de réhabilitation de ces immeubles délabrés.

    Le plan de réhabilitation du bâti ancien était prévu depuis plusieurs années, mais le dernier séisme d'une magnitude de 5.6 degrés sur l'échelle ouverte de Richter qui a frappé violemment Oran début juin, a accéléré son lancement.

    La ville d'Oran compte près de 2000 immeubles anciens dont plus de 450 sont dans un état de dégradation avancé, selon les données officielles.

  5. #222
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    Samedi 19 Juillet 2008 -- Une convention de coopération algéro-italienne pour la promotion et la protection du patrimoine culturel commun aux deux pays a été signée mercredi dernier au niveau du ministère de la Culture. Le dossier a été signé du côté algérien par un représentant du ministère de la Culture, en présence de la ministre, Mme Khalida Toumi, et pour les Italiens, c’est le directeur général de la compagnie italienne des hydrocarbures «ENI», M. Fabio Cavanna, en présence de l’ambassadeur d’Italie à Alger, M. Giampaolo Cantini. A cette occasion, Mme Khalida Toumi a précisé que «la compagnie italienne des hydrocarbures compte plusieurs projets et contrats dans le domaine des hydrocarbures en Algérie», ajoutant qu’elle envisage la réalisation de projets importants ayant notamment trait à la restauration et à la préservation des ruines romaines en Algérie. Pour former des jeunes Algériens exerçant au niveau des musées, la société italienne fera appel à une multitude de professeurs de l’université de Rome, spécialisés dans le patrimoine et la restauration, a informé la ministre. Pour sa part, le directeur général d’ENI, M. Fabio Cavanna, a formulé le vœu que cette opération soit une première étape sur la voie de la coopération entre les deux pays, notamment en matière de restauration des ruines romaines, à commencer par la restauration des mosaïques se trouvant à Sétif, en plus d’un ensemble de projets à venir. De son côté, le sous-directeur de la coopération bilatérale au ministère de la Culture, M. Laaboudi Smaïl, a indiqué que 80% du patrimoine algérien est d’origine romaine, affirmant que cet accord intervient au moment opportun pour contribuer à la restauration et à la préservation des ruines romaines en Algérie.

  6. #223
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    Lundi 21 juillet 2008 -- La mosquée du «Pacha», dans le quartier populaire de «Sidi El Houari» à Oran, qui constitue l’un des nombreux vestiges historiques de la capitale de l’Ouest, a bénéficié d’un montant de 80 millions de dinars destiné au financement de travaux de restauration. Cette enveloppe financière couvrira les frais de l’ensemble des travaux de réhabilitation de ce lieu de culte, édifié durant la période ottomane, et qui est dans un état de délabrement avancé, indiquent les responsables de la direction des affaires religieuses de la wilaya d’Oran.

  7. #224
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    Lundi 28 Juillet 2008 -- Le palais de la princesse Khadidja, «Dar el Bakri» ou encore «Palais de Khedaoudj el Amia», autant de noms donnés à ce monument historique planté au cœur de la médina d’Alger, est un incontournable lieu de souvenirs et de méditation qui s’ajoute aux nombreux sites que compte le patrimoine culturel matériel de l’Algérie. Niché dans une venelle de la basse Casbah, ce palais qui abrite le Musée national des arts et traditions populaires refuse d’abdiquer et livre un combat têtu à son pire ennemi, le temps. Il se dresse dans toute sa splendeur pour rappeler une époque révolue mais ô combien dense et intense. Un rappel lancinant pour les générations qui se succèdent.

    La belle princesse et le miroir

    La légende raconte que la princesse Khadidja ou Khedaoudj El Amia (l’aveugle) était d’une rare beauté. Elle passait le plus clair de son temps devant sa glace, se contemplant et admirant son charme que l’on disait hors du commun. Elle changeait de tenue et de coiffure plusieurs fois par jour, corrigeant une imperfection ou redressant une mèche rebelle qui ferait offense à cette apparence qu’elle voulait unique. Le maquillage était, de toute évidence, trié et savamment choisi pour rehausser encore plus ses traits. Son narcissisme allait grandissant tant elle se trouvait belle au-delà de ce que l’on peut décrire. Son souci du détail, qui la maintenait rivée à son miroir, lui fit perdre la vue, dit-on. Une autre version impute la cécité de la princesse au khôl (tracé des yeux) qu’elle utilisait pour souligner ses yeux. L’excès de ce fard aurait été la cause de ce drame, selon certains. Edifiée en 1570 sur le site appelé Souk el Djemaa dans la basse Casbah, sur les ruines de la zaouïa et du mausolée de sidi Ahmed Ben Ali par un officier de la marine ottomane, en l’occurrence Rais Yahia, la maison n’avait pas l’allure d’un palais mais simplement d’une grande demeure. Elle avait été acquise par Khaznadji Hassan Pacha, trésorier du roi ottoman sous l’ère du dey Mohamed Ben Othmane qui y a introduit des modifications et des extensions, lui conférant l’aspect d’un palais qu’il a offert à sa fille Khadidja El Amia.

    Et Napoléon usurpa la demeure

    Après l’invasion de l’Algérie par les Français, en 1830, les propriétaires des lieux ont été délogés, moyennant une somme modique, et le palais est devenu le siège de la première mairie française d’Alger. Mais devant la magnificence des lieux, l’empereur Napoléon III et sa femme Eugénie ont décidé d’y élire domicile à partir de 1860. Chaque fois que l’empereur venait à Alger, il se rendait directement à ce palais. Le palais conserve jusqu’à nos jours son cachet architectural authentique. Un portail imposant de bois sculpté s’ouvre sur l’entrée principale qui mène à un long vestibule appelé «skifa» adossé à des colonnes en marbre torsadées. Quatre arcades sont alignées sur le côté gauche séparées par trois colonnes torsadées. Deux arcades longent le côté droit du mur de la skifa (vestibule) orné de faïences aux couleurs gaies appelées «zelaidj». A l’étage se trouvent les chambres aux murs richement décorés, laissant transparaître l’art mauresque dans ses formes les plus raffinées et qui renseigne sur le niveau artistique et le faste qui a caractérisé l’époque ottomane. Un connaisseur s’apercevrait vite des modifications purement européennes introduites sur les pièces du haut, et ce, à partir de 1860, date de la prise du palais par Napoléon III et son épouse Eugénie. Pour accéder aux étages supérieurs, le visiteur doit emprunter un escalier lui aussi surmonté d’une coupole. Au dernier étage, se trouve le menzah (terrasse) qui donne sur la façade maritime, ce qui permettait aux occupants des lieux de respirer l’air revigorant de la mer, et aux femmes d’échapper à l’enfermement que proposent les pièces du palais. Comme dans toute maison, le palais renferme les cuisines où se trouve un puits pour les travaux quotidiens, les bains et les salles d’eau. Transformé en 1947 en un service de conservation de l’artisanat, le palais est devenu en 1961 Musée des arts traditionnels et un salon permanent pour les ateliers d’artisanat et des métiers anciens. En 1987, il devient le siège du Musée national des arts et traditions populaires.

    L’édifice refuse d’abdiquer

    Les chercheurs dans le domaine du patrimoine, les sociologues, les architectes et les fonctionnaires du musée se sont attelés à récupérer les pièces de musée, soit en les rachetant, soit grâce à des dons de pièces effectués par des citoyens ou des institutions. Des pièces anciennes très précieuses, des meubles, des travaux de tissage, de dinanderie, de cuir et de bois représentant les différentes régions du pays sont exposés dans cette somptueuse demeure. On y trouve des produits d’artisanat targuis et kabyles, des meubles algérois, des bijoux de Tlemcen, des tapis d’Adrar, des tissus d’ameublement tissés en fils de soie du M’zab et des pièces des Aurès. La pièce centrale du musée est dédiée aux miroirs d’époque savamment travaillés et finement ornés, notamment celui qui aurait causé la cécité de la princesse. Entre la légende et la réalité qui ont entouré ce site majestueux, la maison «El Bakri», comme il plaît aux Algérois de l’appeler, est là et bien là, remplissant sa mission historique, celle de rester avant tout ce lien d’authenticité qui unit les générations.

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