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  1. #295
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    Lundi 16 Février 2009 -- Le jardin archéologique de Guelma est riche de vestiges qui témoignent, dans cette région de l’est du pays, de la présence de l’homme dès la préhistoire et du passage de nombreuses civilisations, romaine en particulier. La création, récente, de ce véritable musée à ciel ouvert, qui est implanté dans le centre-ville de l’antique Calama, a pour objectif, selon des responsables de l’Office local du tourisme, la protection du patrimoine historique. En effet, les collections qu’il abrite depuis le début de l’année 2000 étaient conservées dans un ancien square devenu inapproprié.

    Des statues de divinités, des inscriptions, des piédestaux, des éléments d’architecture, des chapiteaux et autres monuments funéraires ont trouvé place dans les allées de ce jardin archéologique soigneusement entretenu. Deux textes épigraphiques y sont également exposés. On peut voir par exemple l’épitaphe en marbre de 24 lignes, reconnaissable grâce à la guirlande de fleurs qui la surmonte en forme de deux boucles collées rappelant un grand «W» arrondi. La première ligne qui commence par les trois premières lettres des textes funéraires païens, «DMS», représente, en fait, une inscription en vers qui provient de M’daourouch, une ville de savoir et d’études dont les ruines ont fourni beaucoup d’épigraphies de style métrique. Ce monument est dédié par deux frères, Aemilius Aquilinus et Barbarus, à leur père Aemilius Flavianus et à leur mère Julia Setina. Les autres épitaphes proviennent de Thibilis (Sellaoua Announa) dont l’une comporte onze lignes consacrées à un hommage à deux divinités abstraites.

    Le jardin archéologique de Guelma est riche également en statues parmi lesquelles celle de la déesse Fortune, récupérée à M’daourouch et reconnaissable à sa taille imposante (203 cm). Concentrant des vestiges de plus de 500 sites et monuments patrimoniaux éparpillés à travers le territoire de la wilaya ainsi que des échantillons de l’artisanat local, ce jardin archéologique peut contribuer à la promotion du tourisme culturel local, voire national, soutient-on à l’Office du tourisme. Compte tenu de sa richesse et de sa diversité, le patrimoine culturel de la wilaya de Guelma peut figurer aussi bien sur les dépliants des tour-opérateurs que sur les plans de travail des chercheurs et scientifiques. Outre cet espace archéologique, la wilaya de Guelma compte d’autres sites et monuments archéologiques représentés principalement par le théâtre romain de 4 500 places, la piscine romaine de Hammam Bradaa (Héliopolis), les vestiges antiques de Thibilis et les dolmens et grottes funéraires de Roknia.

  2. #296
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    Farah Bachir-Cherif :


    Mardi 17 Février 2009 -- Une équipe de spécialistes du Centre national du manuscrit (CNM) d’Adrar travaille actuellement à l’élaboration d’un catalogue national des manuscrits. La directrice du CNM, Mme Fatiha Izebouchene, citée par l’APS, dira qu’une fois finalisé ce catalogue sera mis à la disposition des chercheurs et des institutions nationales et internationales qui seraient intéressés par l’étude du patrimoine. La directrice du centre a également indiqué qu’Adrar est la wilaya qui contient le plus grand nombre de bibliothèques privées. D’ailleurs, le CNM va bientôt procéder à la numérisation d’un fonds de 15 000 manuscrits recensés et répertoriés uniquement dans cette wilaya. La responsable précisera que ces manuscrits et documents, qui représentent un héritage précieux, ont longtemps été délaissés et une grande partie a été dégradée par le temps ou a fait l’objet de vol ou détournement à des fins personnelles durant la période coloniale. À ce propos, Mme Izebouchene a rappelé que «des fonds complets ont été pris de force de leurs propriétaires par l’administration coloniale». C’est justement pour les préserver que ces actions ont été inscrites parmi les priorités du CNM qui accorde une grande importance à ces manuscrits et documents, lesquels ont beaucoup de valeur. Dès cette année, la distribution de «khazanate», qui sont des bibliothèques privées, figure au programme de l’opération de recensement et de préservation à travers le pays par le CNM, ajoutera Mme Izebouchene. «La valorisation des manuscrits a pour objectif de mettre en valeur les différents travaux de nos ancêtres, spécialement ceux des exégètes et des érudits des différentes époques et civilisations musulmanes qu’a connues le pays», souligne la même source. Des manuscrits se trouvent également dans des institutions comme les zaouïas et les mosquées et autres structures d’enseignement traditionnel en activité dans différentes régions du sud et du nord du pays. D’après les chercheurs ayant participé à la rencontre nationale sur l’écrit et les ouvrages soufis dans le patrimoine national ayant eu lieu du 9 au 12 février dernier à Béchar, il existe deux types de manuscrits : les manuscrits illustrés d’images qui sont conservés dans les collections des bibliothèques et des laboratoires universitaires et les manuscrits des fonds privés.

  3. #297
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    Mardi 17 Février 2009 -- Les sites archéologiques de Mila suscitent un intérêt grandissant chez les chercheurs, qui ont lancé pas moins d’une dizaine d’études, selon le président de l’association les «Amis du Vieux Mila». Cela traduit «l’importance des efforts déployés en vue de la mise en valeur de ce précieux patrimoine au double plan de l’exploration et de la connaissance scientifique approfondie», a déclaré le Pr Abdelaziz Segueni lors de l’assemblée générale de l’association. Le mur byzantin, les manuscrits latins et l’organisation urbaine de l’ancienne ville sont les sujets les plus traités par ces recherches, a précisé Amar Nouar, un responsable local dans le domaine de l’archéologie. L’initiative de cette association, l’année dernière, se traduisant par la signature d’un accord entre la wilaya de Mila et le département d’histoire de l’université Mentouri de Constantine, portant sur l’ouverture des sites archéologiques de cette région devant les chercheurs, n’est pas étrangère à l’engouement des scientifiques pour ces vestiges, a-t-on encore relevé. Outre les efforts déployés sur le plan de la diffusion de la connaissance scientifique, les sites archéologiques de Mila font actuellement l’objet de l’élaboration, sous l’égide du ministère de la Culture, d’une première tranche du «plan permanent de sauvegarde» qui permettra, à terme, de sérier les priorités en matière d’actions de restauration et de réhabilitation du Vieux Mila, classé patrimoine national en décembre 2007, dont certains pans sont dans une situation de délabrement avancé. Un circuit touristique du Vieux Mila a par ailleurs été récemment établi. Le Pr Segueni précisera que ce circuit comprend Bab El Blad, la Fontaine romaine, le passage piétonnier en pavés, les échoppes, le centre et la mosquée de Sidi Ghanem, qui serait la première mosquée construite en Algérie. Selon les historiens, sa fondation remonte à l’an 59 de l’hégire. Considérant la valeur de cette mosquée, le ministère de la Culture l’a sélectionnée pour faire l’objet de travaux de réhabilitation en vue de lui faire retrouver quelques-unes de ses caractéristiques initiales. L’association les «Amis du Vieux Mila», créée en 2006, prévoit de tenir son congrès annuel en mai prochain, à l’occasion du mois du patrimoine, et compte célébrer, l’été prochain, «la journée des Amis du Vieux Mila», de même qu’elle se prépare à lancer son site Internet en vue de faire connaître la richesse historique et les civilisations qui se sont succédé dans la région de Mila. Rappelons qu’une équipe spécialisée de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels travaille à l’élaboration de l’inventaire des sites et des monuments patrimoniaux de la wilaya de Mila.

  4. #298
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    Fella Bouredji :


    Mercredi 18 Février 2009 -- Oran, capitale de l’Ouest et deuxième ville du pays, semble vouloir donner de l’élan à sa dimension culturelle. Pour cela, elle s’affaire en ce moment à développer et à améliorer ses infrastructures. Plusieurs projets considérables sont en cours. Le plus important, annoncé lundi dernier par la direction de la culture, citée par l’APS, concerne la réouverture du fort de Santa Cruz. Ainsi, celui-ci sera ouvert chaque vendredi dès que les travaux de restauration de ce site classé site national protégé auront atteint un taux d’avancement jugé appréciable. L’opération de restauration et de réhabilitation du site, situé sur les hauteurs de la capitale de l’ouest du pays, avait été interrompue pour des raisons techniques liées à la qualité du projet et à sa spécificité architecturale et esthétique, a-t-on souligné. Ces travaux, qui ont atteint un taux d’avancement de 70%, sont supervisés par les services de l’Office national de gestion et de protection des biens culturels protégés. Lancés il y a trois années, avec une enveloppe financière de 55 millions DA, ces travaux ont nécessité plusieurs mois d’attente pour que soient finalisées les études qui ont pris en compte les différentes étapes de consolidation de cet édifice sur plusieurs époques.

    L’éventuel classement du fort de Santa Cruz, proposé pour être inscrit sur la liste du patrimoine national après sa réhabilitation, pourrait avoir des retombées très positives quant à sa gestion et à son intégration dans le cadre des efforts de promotion du tourisme culturel à Oran, a-t-on précisé de même source. Situé sur le mont du Murdjadjo, le fort a été édifié durant la période s’étalant de 1698 à 1708, pendant l’occupation espagnole de la ville d’Oran. Il fut récupéré en 1732 par le bey Bouchlaghem, avant d’être transformé par les Français entre 1896 et 1939 en station météorologique. Mais il n’est pas le seul espace à figurer sur la liste de réhabilitation de la ville d’Oran. La direction de la culture s’attelle en effet à l’élaboration de dossiers techniques et scientifiques de plusieurs sites et édifices historiques et archéologiques que recèle la capitale de l’ouest du pays, à l’instar de «la cathédrale» construite en 1904, du siège de l’APC d’Oran et du théâtre régional, dans la perspective de leur classement comme patrimoine national et sites archéologiques protégés.

    Un montant de l’ordre de 90 millions de dinars a été consacré au réaménagement du Palais de la culture et des arts (PACO) Zeddour Brahim Belkacem d’Oran, indique-t-on auprès de cette direction. Trois entreprises qualifiées ont été désignées dimanche dernier pour la réalisation de ce projet dont les travaux devraient être achevés avant la fin 2009. Il s’agit d’un édifice intéressant dans la mesure où il comporte plusieurs structures, dont des salles de théâtre, de conférences, de ballet, des espaces d’exposition artistique et autres réservés aux rencontres culturelles et littéraires, des clubs d’artistes et des sièges d’associations culturelles et artistiques. Certaines structures du Palais de la culture et des arts, qui abrite le siège de la direction de la culture de la wilaya, ont subi des dégradations au cours des dernières années, d’où la nécessité de lancer cette opération de réhabilitation, souligne-t-on. Doté d’une architecture qu’on qualifie de remarquable, cet édifice, qui donne sur un théâtre de Verdure, s’est transformé en un espace pour les activités culturelles et artistiques.

    En parallèle, le projet de réhabilitation et de restauration du musée national «Ahmed Zabana» d’Oran a entamé sa troisième et ultime phase portant sur la restauration de sa façade et de ses structures annexes, dont la bibliothèque. Cette ultime phase de l’opération entamée en 2006 s’avère la plus importante comparativement aux travaux déjà concrétisés, puisqu’elle cible l’esthétique de l’édifice. Près de 25 millions de dinars ont été consacrés à cette étape sur un coût global de l’opération estimé à 40 millions de dinars.

  5. #299
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    Samedi 21 Février 2009 -- Le président de l’association culturelle pour la protection des vestiges de Kerkara, wilaya de Ain Defla, Samet Châachoua, a accusé la direction de la culture et les élus locaux, de n’avoir accordé l’importance nécessaire pour la protection et la sauvegarde des vestiges archéologiques dans la wilaya de la négligence et de sabotage, au moment où des associations n’existant pas dans la réalité culturelle bénéficient à chaque fois d’aides financières. L’association culturelle pour la protection des vestiges de Kerkara activent depuis 2001, mais elle n’a bénéficié d’aucune aide, et ce, à cause de sa marginalisation, ce qui s’est répercuté, selon son Président, sur la réalité du site de Kerkara, ignorant son importance archéologique et historique. Cette situation a permis à des personnes d’exploiter la situation et s’accaparer une partie du terrain du site dont la superficie était de 93 AR du terrain sous le N° 411 (B), comme le prouve la copie du plan d’arpentage daté du 08/10/2001, dont El Khabar détient une copie. Mais sur un autre plan, cette superficie a changé une semaine après la date citée en sus, c'est-à-dire le 16/10/2001, ainsi on a constaté que la superficie a été réduite de 13 AR. Selon notre orateur, le terrain a été ajouté au terrain agricole jouxtant la superficie de ce site archéologique classé au niveau national. En dépit du fait que les services concernés aient été informés par ce directeur, toujours est-il que ces derniers font dans la sourde oreille.

  6. #300
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    Mardi 24 Février 2009 -- Le bureau de génie sismique et du sol a dressé un tableau plutôt sombre de la situation esthétique et architecturale d’Alger. Il a noté que les plus importantes surfaces et boulevards qui ont fait la joie d’Alger à la fin des années 70 se sont transformées en fast-food pour « Chawarma » et de « Pizza ». Il a également noté la transformation de quelques endroits en décharges publiques qui ont terni la façade d’Alger. Le professeur Chelghoum Abdelkrim est spécialiste en génie sismique, dirigeant d’un laboratoire spécialisé dans la recherche en sismographie, a indiqué que son équipe a constaté, suite à la visite sur le terrain, effectuée par son équipe depuis la rue Ghermoul jusqu’à la placette d’El Ketani à Bab-El-Oued, que les Algériens n’ont pas pu sauvegarder le patrimoine architectural et artistique qui a résisté jusqu’au début des années 70. Il a noté qu’il n’a été ni entretenu ni rénové. Le professeur Chelghoum Abdelkrim a donné un exemple des marques de vêtements, de parfums et de bijoux qu’on présentait dans les vitrines des magasins au boulevard Didouche Mourad et Larbi Ben M’hidi, avant qu’elles ne soient commercialisées dans les Champs Elysés en France ou à la5ème avenue de New York. L’équipe du bureau d’études a également noté la transformation des dizaines de surfaces et esplanades en lieu de vente de Chawarma et de Pizza. Il a, notamment, constaté l’absence de normes Maghrébines artistiques et architecturales de la surface d’Alger, qui a été classée deuxième après Rio de Janeiro au Brésil en 1956 en terme de beauté. Suite à cette situation, on s’interroge pourquoi les pouvoirs publics parlent de la réhabilitation de l’image de la capitale alors que Alger est toujours sale.

  7. #301
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    Mardi 24 Février 2009 -- Sept sites archéologiques de la wilaya de M’sila ont été classés patrimoine national au cours des deux dernières années, a indiqué le directeur de la culture. Selon le même cadre, ces sites parmi lesquels figurent des stations préhistoriques ainsi que les deux sites romains de Termount et Bechilqa étaient quasi abandonnés jusque-là. Cette classification permettra notamment de délimiter avec précision ces sites et de les préserver contre les multiples facteurs de dégradation, précise la même source qui souligne que le choix des sept sites a tenu compte de leur grande exposition aux risques de pillage et de mauvaise utilisation. La direction de la culture vient en outre de ficeler les dossiers de classification de quatre autres sites historiques à présenter au ministère de tutelle. Une fois classés, ces sites feront l’objet d’une étude de revalorisation et de délimitation devant permettre leur protection effective contre notamment l’utilisation de leurs pierres par les habitants des agglomérations voisines, indique la même source. La wilaya de M’sila compterait 500 sites patrimoniaux dont les plus connus sont la Qalaa des Beni Hammad fondée en 1007 et classée patrimoine universel, Bechilqa, Termount, Challa, El Qahira ou la ville enfouie, la mosaïque de Ouled Sidi Yahia et les sculptures rupestres de Beni Srour.

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