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Old 7th April 2007, 08:07
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Intérêt accru pour le patrimoine matériel et immatériel

Samedi 7 Avril 2007 -- Dans le cadre de la prise en charge de la protection et de la revalorisation du patrimoine matériel et immatériel, une véritable dynamique s’enclenche, et la prise de conscience quant à la nécessité de préserver ces richesses patrimoniales se généralise pour englober tout le territoire national.

Ainsi, du 9 au 12 avril, des journées culturelles des ksour au niveau des localités de Mougheul, Lahmar, Boukaïs et Taghit seront organisées à l’initiative de la direction de la culture et de l’association locale Tamassrit.

Ces journées ont pour objectif de prendre en charge et de valoriser le patrimoine matériel et immatériel des espaces ksouriens, et de doter la région d’une manifestation consacrée à la mise en valeur de son patrimoine poétique.

Pour la première édition de ces journées, qui ont bénéficié d’une enveloppe financière de six millions de dinars, un riche programme d’activités artistiques et folkloriques a été élaboré, ainsi qu’une rencontre sur le patrimoine matériel et immatériel qui sera animée par d’éminents spécialistes et chercheurs.Cette rencontre mettra l’accent sur trois principaux thèmes, dont «les technologies de restauration des ksour» et «les arts populaires et traditionnels».

Des expositions seront consacrées aux manuscrits et bibliothèques familiales ainsi que celle de l’annexe de l’Institut national des manuscrits inauguré il y a trois mois à Kenadsa.

Le même souci pour la préservation du patrimoine s’est manifesté à Relizane, mais à l’adresse du manuscrit. Une série de recommandations allant dans le sens de la revalorisation et de la préservation de l’héritage intellectuel et culturel légué dans les manuscrits a été formulée par les participants à l’issue des travaux du colloque maghrébin sur le patrimoine arabe manuscrit qui ont pris fin jeudi dernier.

Dans cette optique, les participants ont appelé à redoubler d’efforts pour accélérer l’œuvre de sauvegarde de ces précieux documents à travers des opérations d’entretien, de restauration et de répertoire. Tout en exhortant à des mesures incitatives à l’adresse des possesseurs de manuscrits et à l’élaboration d’un glossaire comportant les noms des érudits de la région et leurs abondants ouvrages. Lors de cette rencontre, les organisateurs ont mis en exergue l’importance du manuscrit comme «source de savoir sur l’héritage culturel et civilisationnel, ingrédient de la mémoire collective, nécessitant un effort de redécouverte et de sauvegarde pour une meilleure utilisation dans les études académiques».

Ainsi, à la clôture de l’événement, les participants ont insisté sur la création d’un centre d’études des manuscrits au niveau de la wilaya de Relizane et sur l’encouragement des chercheurs versés dans le domaine du patrimoine scientifique et culturel pour une meilleure mise en valeur des hommes du savoir.

La tenue annuelle de ce genre de rencontres à Relizane pour débattre et étudier les questions relatives à la protection du patrimoine immatériel ainsi que la publication et la diffusion des travaux de ces colloques figurent également parmi les recommandations formulées. Quant au représentant du ministère de la Culture, il a indiqué que le Centre national du manuscrit, dont le siège se trouve à Adrar, «a procédé à l’élaboration d’une cartographie nationale de ce riche patrimoine de connaissances scientifiques et culturelles en étroite collaboration avec les laboratoires spécialisés des établissements universitaires, ainsi qu’à son équipement [le centre] en matériel nécessaire pour la restauration et l’entretien des manuscrits».

Ainsi, de Béchar à Relizane, le même souci et le même intérêt se manifestent pour la préservation des richesses patrimoniales. Cette attention est de bon augure, car émanant d’associations et acteurs dont l’implication peut jouer le rôle de courroie de transmission dont l’administration a grandement besoin pour mener à bien ses actions sur le terrain.

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Old 9th April 2007, 04:13
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Lundi 9 Avril 2007 -- Un complexe historique de la Wilaya IV sera réalisé prochainement au niveau du nouveau pôle urbain de la ville de Médéa, a-t-on appris de la Direction du logement et des équipements publics (DLEP). Ce complexe, premier du genre dans la région, lieu de mémoire érigé en hommage aux 9 300 martyrs de la Wilaya IV historique, tombés au champ d’honneur, “servira à la préservation du patrimoine historique relatif à l’épopée de la Guerre de libération nationale et à la diffusion de ce précieux legs auprès du public, notamment les jeunes”.

Ce projet, encore au stade de l’étude, est un élément d’un important plan d’aménagement projeté au niveau du nouveau pôle urbain de Médéa qui s’étend sur une superficie de 8 325 m2. Le complexe, dont l’entrée sera dominée par un imposant mémorial, abritera une salle de conférences d’une capacité de 300 places, un musée, des salles de conservation des manuscrits historiques, des unités de recherches et de documentation, une bibliothèque et des salles d’exposition. La réalisation de ce complexe sera intégrée dans un ensemble d’aménagements prévus englobant un grand théâtre de plein air, en forme d’arène, et d’une cité culturelle et de loisirs constituée de plusieurs structures d’animation et de divertissement.

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Old 15th April 2007, 11:06
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Dimanche 15 Avril 2007 -- La wilaya d’El Tarf, dans l’est du pays, compte quelque 132 stations préhistoriques, 71 sites archéologiques datant des périodes puniques, romaines, turques et précoloniales et des cités qui ne sont pas encore situées dans l’histoire.

Ces sites ont été découverts lors d’opérations de fouilles et de prospection qu’a effectuées en 2006 une équipe de chercheurs algériens et italiens. Selon le responsable de la direction de la culture de la wilaya cité par l’APS, ces fouilles ont mis au jour des artefacts préhistoriques dans un abri sous roche, 36 fermes comprenant 85 huileries composées de 255 éléments monolithiques (bases de pressoirs, contrepoids, broyeurs, roues) dans la zone est de la commune de Souarakh et du bassin versant du lac Tonga dans la commune de Roum El Souk et oued Djzenane dans la commune frontalière d’El Ayoun.

Cinq tombes préhistoriques et deux autres romaines portant des inscriptions funéraires mentionnant le nom du défunt ainsi que quatre sarcophages creusés dans la roche dont deux sont encore pourvus d’un couvercle lithique, ont été également découverts par les archéologues selon lesquels «la densité de ces sites antiques à travers des structures restées debout et visibles en surface, leur diversité et les résidus agricoles, représentent une indication des périodes préhistorique et historique, paléolithique, protohistorique, punique, médiévale et moderne».

Les inscriptions funéraires encore visibles et identifiables sont «un exemple concret de l’interaction culturelle entre la population locale et la présence romaine à l’exemple des stèles de Jeddi Ali dans la commune de Roum El Souk et de Sidi Trad dans la commune de Zitouna, considérées par les spécialistes en archéologie comme un langage nouveau résultant de l’interprétation d’éléments locaux et l’application de systèmes figuratifs mixtes», ont noté les chercheurs.

Pour ce qui est de l’ère précoloniale, elle est représentée par le bastion de France dans la vieille Calle, dans la commune d’El Kala, et le fort Moulin qui surplombe le port de pêche de cette même ville. Les nombreuses murailles et arcs encore debout, ksar Fatma à Oued Djenane et les dolmens de Bougous sont autant de témoins du passage des différentes civilisations qui se sont succédé dans cette région. Mais «certains sites archéologiques, des restes de constructions, murailles, des sarcophages en pierre, n’ont pu être encore situés dans le temps», précisera le directeur de la culture qui a révélé que des pièces de monnaie ont été découvertes récemment dans la commune de Cheffia et à Righia dans la commune de Berrihane.

Aussi est-il nécessaire d’organiser d’autres fouilles qui permettraient aux chercheurs de faire les prélèvements nécessaires à la datation de ces sites. Evidemment, de telles opérations exigent des moyens humains, financiers et logistiques que la direction de la culture n’a certainement pas. Cela sans parler de la protection et de la mise en valeur de tous ces sites qui sont en soi un chantier qu’une direction de la culture ne peut, à elle seule, prendre en charge. Avis aux ministères et institutions concernés…

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Old 3rd May 2007, 06:21
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Jeudi 3 mai 2007 -- «Le patrimoine est toute chose, tangible ou intangible, pour la préservation de laquelle nous sommes prêts à nous sacrifier et sacrifier temps et argent pour ne pas la sacrifier, car sa disparition signifiera la perte d’une partie de nous», dit une des définitions de l’objet patrimonial.

Cette définition s’applique-t-elle à l’Algérie ? Les avis se partagent entre l’affirmative et l’infirmative. Certains, plus objectifs à notre avis, soutiendront cependant que la réponse peut en fait être illustrée par cette image de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine et qu’il en est de même avec le patrimoine en Algérie : des actions ont été entreprises, mais il reste encore beaucoup à faire.

Il est vrai que la préservation du patrimoine a enregistré des avancées appréciables en Algérie. Ne pouvant les énumérer toutes par le détail, on se contentera de citer la plus importante, qui est la révision et l’actualisation de la loi définissant et régissant le patrimoine et l’élaboration de ses textes d’application, d’où découleront de nombreuses actions. En effet, la loi 98-04, qui a remplacé l’ordonnance 67-281, a posé de nouveaux jalons, redéfini l’objet patrimonial, renforcé sa protection et ouvert la voie à de nombreuses opérations et projets relatifs à la préservation du patrimoine matériel et immatériel.

Mais ce nouveau décret n’est pas une fin en soi, loin s’en faut, et il s’agit, au contraire, de redoubler d’efforts pour l’exécution de tous ses textes d’application et, si nécessaire, le renforcer. Or, la préservation du patrimoine ne peut être totale et effective tant qu’on continue à croire qu’elle est du ressort et de la responsabilité du seul ministère de la Culture qui, certes, a le rôle de chef de file devant mener, soutenir, encadrer et/ou initier toute action visant à sauvegarder, restaurer, protéger ou exploiter un objet patrimonial.

Le patrimoine est la propriété de tous et sa préservation est une responsabilité commune qui concerne toutes les institutions, structures, organisations et personnes, physiques ou morales, pouvant avoir le moindre rapport, le lien le plus ténu avec l’objet pour la préservation duquel elles devront s’employer et consentir des sacrifices au lieu de rester pieds et bras croisés en se disant, pour avoir bonne conscience, que c’est la responsabilité du ministère de la Culture.

Quand bien même ce serait vrai, une telle position ne fera certainement pas avancer les choses dans le bon sens. En revanche, en gardant en vue que la priorité est d’abord l’objet patrimonial, on peut toujours trouver les moyens de le préserver, quitte à mener parallèlement bataille pour forcer la main au ministère de la Culture afin de l’impliquer.

Des associations, voire de simples citoyens, ont donné l’exemple en menant des actions pour préserver des sites, des manuscrits, des vestiges du patrimoine immatériel et des objets, bien avant que les institutions ou les responsables ne se joignent à l’action que certains ne se gêneront d’ailleurs pas de récupérer à leur compte. Si de tels exemples sont à saluer, on ne peut cependant défendre leur généralisation sans souligner qu’elle doit avoir le ministère de la Culture comme porte-étendard.

Faute de pouvoir prendre tout en charge, il appartient à ce ministère de convaincre et d’arracher l’implication de tous les pouvoirs publics. Le reste viendra, tout seul ou par la force de la loi qui poussera au sacrifice pour ne pas devoir sacrifier notre patrimoine.

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Old 7th May 2007, 09:30
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Lundi 7 mai 2007 -- La restauration des vieux hammams de Constantine fait partie d’un vaste programme entrepris et financé par la Commission européenne qui réunit six cas d’études pluridisciplinaires dans certaines grandes villes des pays riverains de la Méditerranée orientale et australe, célèbres de ce patrimoine séculaire, a indiqué hier à l’APS, le Dr. Samira Debache Benzagouta, directrice du laboratoire «Villes et patrimoine» de l’université Mentouri. Que cela soit à Constantine, Vienne (Autriche), Ankara (Turquie), Damas (Syrie), Ghaza (Palestine), Le Caire (Egypte), Fez (Maroc) ou encore à Liverpool (Angleterre), les préoccupations des experts se rejoignent et convergent toutes vers un «but commun et impérieux» qui est de réhabiliter ces lieux à la fois de plaisance, d’hygiène, de rencontres, de repos et de bien-être spirituel et moral.

C’est de là qu’émane, selon la même universitaire, la décision de l’Union européenne d’élaborer et de financer ce projet baptisé tout simplement «H.A.M.M.A.M» dont chaque lettre n’est, en fait, que l’initiale anglaise d’un concept relatif à cette opération de sauvegarde de ce «patrimoine universel menacé par l’usure du temps et la main dévastatrice et la négligence de l’homme». Le projet «Hammam’s Aspect and Multidisciplinary Methods of Analysis for the Mediterranean region», dont l’équivalent en français signifie «Les aspects et les méthodes d’analyse pluridisciplinaires sur les hammams de la rive sud de la Méditerranée», fait partie d’un programme s’échelonnant sur une période de 36 mois que le laboratoire «Villes et patrimoine» de l’université Mentouri de Constantine entreprend avec la Commission européenne.

Dans cette perspective, une soixantaine d’architectes, hydrauliciens, sociologues, économistes et des restaurateurs, dont 42 experts étrangers représentant les Etats-Unis d’Amérique, l’Angleterre, la France, l’Autriche, la Turquie, l’Italie, le Maroc, l’Egypte, la Syrie et la Palestine, se trouvent depuis samedi à Constantine pour y recueillir les informations de base nécessaires à l’élaboration d’un programme de recherche «à même d’apporter un plus pour la connaissance et le savoir-faire en matière de conservation et de restauration des hammams», a précisé Mme Debache. Ce séjour qui durera jusqu’au 13 mai prochain, est caractérisé notamment par des réunions de travail et des visites sur les sites où sont implantés les hammams pour y recueillir les données de la bouche même des propriétaires, des clients et des commerçants jouxtant ces lieux de cure et de relaxation.

L’objectif final étant, selon la même responsable, «la conservation dans la durée des hammams turcs et la définition de la meilleure manière de leur redonner leur place d’antan et leur importance dans la société». Compte tenu du nombre important de hammams toujours en fonction dans la ville du Vieux Rocher, les chercheurs se sont limités à l’étude de quatre d’entre eux, les plus connus: Hammam Souk El Ghezzal, celui de Bougheffa, Hammam Bellebdjaoui et enfin Hammam Degoudj. Le but étant la recherche des renseignements concernant l’historique de ce patrimoine et son recensement afin d’en dégager la spécificité et l’évolution architecturale de ses structures et d’en établir une typologie de base qui permettra de les restaurer et de les réhabiliter. A signaler que les experts internationaux qui travaillent sur ce programme ont entamé leurs travaux par la tenue de leur premier meeting au Caire en février 2006, puis à Ankara en juillet de la même année, ensuite à Fez en novembre et enfin à Damas en février 2007.

Une rencontre similaire succédera, en novembre prochain, à celle de Constantine, deux autres auront lieu en Autriche et en Angleterre, pour ensuite clôturer cette série de Workshops en Syrie en 2008, a-t-on encore précisé auprès du comité d’organisation de cette importante manifestation scientifique. Il est à retenir, pour l’histoire, que lors du déclin de l’Empire romain, dont la splendeur passée n’était plus perceptible que dans la botte d’Italie, l’architecture des anciens bains grecs et des «Balnea» romains inspirèrent les bains turcs, quoique ceux-ci, dans leur conception, sont de dimensions plus modestes. Néanmoins, la pratique du hammam ne commença véritablement à se développer qu’environ 600 ans après l’ère chrétienne, c’est-à-dire durant l’âge d’or de la civilisation islamique. Les Musulmans croyaient que la chaleur du hammam, un terme qui signifie en langue arabe «source qui répand la chaleur» augmentait la fertilité et facilitait ainsi la reproduction des croyants, d’où tout l’intérêt qui les a incités à œuvrer à son développement et à encourager son expansion et sa pratique quasi religieuse.

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Old 9th May 2007, 14:08
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Mercredi 9 mai 2007 -- Responsables de la culture et associations de la wilaya de Khenchela s’accordent à dire que l’inventaire des nombreux sites archéologiques que recèle cette région de l’est du pays est une nécessité incontournable avant toute action de valorisation et de protection de ce patrimoine contre les pillages qu’il subit. La wilaya de Khenchela, diront-ils, regorge de sites archéologiques des différentes phases historiques, dont certains remontent même à l’ère préhistorique, tels les dolmens et sépultures mises au jour dans une grotte de Ras Metoussa. Des Phéniciens - qui ont fondé des comptoirs commerciaux - jusqu’aux Français, en passant par les Carthaginois, les Vandales, les Byzantins, les Romains -qui ont construit dès l’an 123 Lambeïsis, (actuelle ville de Tazoult dans la wilaya de Batna), et occupé Mascula (Khenchela) et construit les voies reliant Batna à Biskra et au Sahara, Mascula à Lambeïsis et à Théveste au sud -, et les musulmans, Khenchela a gardé des traces et vestiges de tous les passages de ces civilisations.

Parmi les sites les plus valeureux, on peut citer le mausolée de Cédias, dédié à un chef militaire romain, qui se dresse à ce jour dans la localité de Ouled Azzedine, dans la commune de El Mehmel. Selon Stéphane Gsell, auteur de l’Atlas archéologique de l’Algérie, ce mausolée, de forme hexagonale, serait unique dans toute l’Afrique du Nord. Un autre site attend d’être pris en charge : la prestigieuse citadelle de la reine numide Kahina, à Baghaï.

Durant la conquête islamique, cette reine berbère qui a conduit la résistance des habitants de Mascula contre les armées musulmanes, a installé ses quartiers généraux dans la région de Baghaï, avant d’étendre son contrôle à tout le Maghreb sur lequel elle a régné pendant cinq ans jusqu’à sa défaite à Bir El Ateur face à l’armée de Hassane Ben Nouamane.

La Citadelle, aujourd’hui enfouie sous les décombres, attend toujours les fouilles qui permettront de percer ses secrets, affirment des cadres locaux de la direction de la culture de la wilaya de Khenchela. Et ce ne sont là que deux exemples cités pour donner un petit aperçu des richesses archéologiques que le sol de cette région a su protéger des effets du temps et de la nature, mais pas des mains des pilleurs. Il est aujourd’hui plus qu’urgent de se pencher sur ce patrimoine et de le protéger contre toutes les attaques en attendant de se donner le temps de mieux le connaître, l’étudier et l’exploiter.

Les responsables de la direction de la culture militent d’ailleurs pour l’organisation de séminaires spécialisés qui, en plus de faire connaître tous les vestiges de la wilaya, montreraient et démontreraient leur importance historique, culturelle, et économique. Il faut attendre maintenant la réponse des instances et institutions concernées, qui a déjà trop tardé…

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Old 12th May 2007, 17:19
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Nouvelle parution :

Samedi 12 mai 2007 -- L’auteur précise dans son introduction : «Mon profond souci est que cet ouvrage puisse être un instrument utile aussi bien entre les mains des parents qu’entre celles de leurs descendants afin de perpétuer une tradition millénaire, préserver notre mémoire et nos repères.» Shamy Chemini est né en 1944 en Kabylie.

Comme l’avait été, Mouloud Feraoun, lui aussi est berger. En 1962, il se rend en France pour raisons médicales, travaille dans le bâtiment et commence des cours d’alphabétisation. De cours du soir en formations, il a obtenu en dix ans plusieurs CAP et brevets.

Passionné de musique, en 1967, après avoir exercé plusieurs métiers, il co-fonde le groupe Les Abranis. De 1973 à 1993, ce dernier enregistre sept albums et accomplit plusieurs tournées en Europe et en Afrique. Shamy est manager et producteur du groupe.

Dans les années 1980, il est pionnier et co-fondateur de radios libres. Il commence en 1993 son œuvre littéraire et publie en 1995 chez L’Harmattan son premier livre. Il publie également des contes pour enfants, un livre de prénoms… Il est l’auteur de plusieurs romans, contes… et films documentaires.

Il fait paraître aux éditions Sybous Diffusion, Igawawen et l’Odyssée 5 CD de contes bilingues français-kabyle avec livrets illustrés en couleur et des illustrations sonores en 2005, en plus de l’ouvrage la Fiancée du soleil en 2006.

Il a même édité ses livres en France aux éditions L’Harmattan dans une saga intitulé Orgueilleuse Kabyle : la vie et la guerre en 1995, l’Amour et l’Espoir, en 1996, Génération témoin, en 1998, Génération mutants, en 2000, puis, en 2001, le Désert des âmes.

Cet homme de culture a touché à divers arts. Il a publié des contes kabyles illustrés en couleur. C’est ainsi qu’il a écrit en 1997 l’Epine, en 1999 Tannina et Sybous et en 2001 Mcisna, un conte bilingue (kabyle et français). Son intérêt pour le 4e art le pousse à faire plusieurs expériences.

En 1973, il a réalisé un film pour la télévision algérienne intitulé les Etrangers d’A. Belkadi, une K7 vidéo Histoire des Abranis en deux volumes retraçant le parcours du groupe en 2002 et enfin un documentaire sur le printemps noir qui est d’ailleur disponible en K7 et en DVD.

Mais cet artiste de grand talent et aussi d’une grande modestie promet d’autres ouvrages. Il avait d’ailleurs dit dans un quotidien «Malgré mon âge, je dis que je ne suis pas totalement satisfait, car je peux encore donner mille fois mieux que ce que j’ai fait.

J’ai toujours cette envie de faire mieux.»

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