Mardi 10 avril 2007 -- Le ministère des Moudjahidine a célébré hier le 50e anniversaire de la mort d’une grande figure de la lutte contre le colonialisme, cheikh Larbi Tbessi, enlevé puis assassiné le 17 avril 1957 par les Français. Plusieurs moudjahidine et personnalités politiques nationales ont témoigné du combat mené par Larbi Tbessi contre le colonialisme.
Les participants ont, encore une fois, rappelé qu’à ce jour on ignore où le défunt est enterré. Réformiste, Larbi Tbessi avait sa propre méthodologie pour propager les préceptes de la religion islamique loin des méthodes des zaouïas.
Le changement véritable ne pouvait intervenir sans la diffusion des sciences et de la culture, l’éducation de l’esprit et la réforme des mentalités et que la politique ne pouvait, à elle seule, s’opposer au colonialisme. C’est à partir de cette idée que Larbi Tbessi mena son combat.
Il était d’ailleurs le seul à pouvoir résoudre le conflit ayant bloqué l’inauguration de la mosquée de Tazmalt à Béjaïa. C’est également lui qui avait fait une fetwa aux moudjahidine dans les maquis pour s’abstenir de jeûner pendant le ramadhan.
Abderahmane Chibane, Brahim Mezhoudi, Abdelhamid Mehri et Zineb El-Mili ont tous évoqué le courage et la capacité du chahid à affronter les autorités coloniales. Les témoins révèlent que lorsqu’il a assuré la présidence de l’association des Oulémas, après le départ de Bachir El-Ibrahimi, il a fait face aux pressions des autorités coloniales qui ont fini par le faire disparaître.
Le chahid fut appelé Tbessi par référence à Tébessa, sa ville natale, en 1891. Après avoir reçu un enseignement primaire à la zaouïa de Nefta en Tunisie, il a choisi de poursuivre ses études d’abord à la mosquée Ezeïtouna de Tunis ensuite au Caire où il décrocha le diplôme El-Alamia d’El-Azhar.
De retour en Algérie, il s’adonna à l’enseignement dans la ville de Sig, puis rejoignit sa ville natale où il créa une école libre. Une fois installé, parallèlement à sa fonction d’enseignant dans l’école libre, cheikh Larbi Tbessi débuta ses activités réformistes et de prédication à partir de l’école et de la mosquée.
Lors de la création de l’association des Oulémas musulmans algériens, Larbi Tbessi était l’un de ses membres les plus éminents. En 1935 il fut nommé secrétaire général puis vice-président après la mort de cheikh Ibn Badis.
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10th April 2007 09:37 #1
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Qu’ont fait les Français du corps de Larbi Tbessi ?







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