Voici le journal intime d'une guerre qui n'a jamais voulu dire son nom. Un livre-témoignage pour ouvrir une brèche dans la loi du silence des atrocités commises durant le conflit en Algérie. Comme une réponse du cœur à certains militaires qu'on a pu entendre se vanter pour les crimes perpétrés dans l'ex-colonie française. Avec son écriture pétrie d'émotions, cette écriture pour exorciser le poids d'un fardeau trop lourd à porter, c'est toute l'histoire de ce pays "si loin, si proche" qui défile devant les yeux et sous la plume de Louisette Ighilahriz. Du mépris racial à la reconnaissance d'une identité algérienne, de la clandestinité au bonheur simple de s'assumer en tant que femme, les plus grandes pages de l'actualité de ces cinquante dernières années prennent avec elle un visage très concret : comme une histoire qui s'incarnerait enfin. Fille d'un membre des services spéciaux du F.L.N., née en 1936, elle raconte l'Algérie d'"avant", l'Algérie coloniale, les brimades et la vie sous la loi musulmane. Et puis des mots, des mots de force et de douleur, de cris et de larmes, jamais assez durs pour condamner la situation dans laquelle se débat aujourd'hui l'Algérie. Autoportrait d'une femme au parcours exemplaire, éternelle porteuse de flambeau du combat pour la démocratie et la paix.
~ J. S. Félix
« Je souhaite que les Français sachent qu'en Algérie, entre 1954 et 1962, il ne s'est jamais agi d'une opération de « maintien de l'ordre » ni d'une « pacification ». J'écris pour rappeler qu'il y a eu une guerre atroce en Algérie, et qu'il n'a pas été facile pour nous d'accéder à l'indépendance. Notre liberté a été acquise au prix de plus d'un million de morts, de sacrifices inouïs, d'une terrible entreprise de démolition psychologique de la personne humaine. Je le dis sans haine. Le souvenir en est lourd à porter. Je souhaite que mon témoignage en provoque d'autres des deux côtés de la Méditerranée ; que les langues d'anciens appelés et d'officiers français qui ont vécu cette guerre et survécu se délient. Je souhaite que l'on retienne de mon histoire qu'il faut préserver l'être humain, d'où qu'il vienne. Ce n'est ni en torturant, ni en avilissant ou dégradant qu'on parvient à ses fins, quelles qu'elles soient. Avec ce livre j'ai accompli mon devoir de vérité. »
~ Louisette Ighilahriz
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24th April 2007 20:18 #1
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Algérienne, de Louisette Ighil Ahriz
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26th August 2007 15:05 #2
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Dimanche 26 Août 2007 -- Louisette Ighil Ahriz est invitée par les universités de New York et de Colombia à faire une communication sur la torture, dont elle a été victime pendant la guerre et qui est d’ailleurs l’objet de son livre-témoignage. La date de cette communication est prévue pour le 1er novembre. Louisette Ighil Ahriz saisira cette occasion pour dénoncer les affres de la colonisation en Algérie. Cette initiative est patronnée par le département de sociologie, de français, des études des femmes ainsi que l’institut Ralph Bunche du Graduate Center of the University of New York.
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12th December 2007 07:26 #3
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Mardi 11 Décembre 2007 -- La moudjahida Louisa Ighil Ahriz a animé, hier, à Meftah (Blida), une conférence dans laquelle elle a relaté les différentes étapes du combat qu’elle a mené contre le colonialisme français. Cette conférence, à laquelle ont assisté des étudiants, s’inscrit dans le cadre de la célébration du 47e anniversaire des manifestations du 11 décembre 1960 au cours desquelles le peuple algérien est sorti dans la rue pour exprimer son refus du colonialisme.
La moudjahida Louisa Ighil Ahriz, connue pendant la Révolution sous le nom de « Louisette », est issue d’une famille de révolutionnaires, dont son père qui lui a inculqué l’amour de la patrie. Ce qui lui a permis de « résister » aux différentes formes d’oppression et de torture après son arrestation par les forces coloniales, le 28 septembre 1957, a-t-elle souligné. L’oratrice a signalé par ailleurs que le déclenchement de la révolution armée n’est pas le fait d’un « hasard » mais a été la « conséquence directe » d’un certain nombre de facteurs dont l’injustice et la marginalisation dont a été victime le peuple algérien.
Le combat de cette moudjahida ne s’est pas arrêté à l’indépendance puisqu’elle a continué à militer pour l’édification d’une Algérie forte et prospère et pour l’émancipation de la femme algérienne. Evoquant l’indépendance de l’Algérie, la conférencière a indiqué que celle-ci n’a pas été un « cadeau » du général de Gaulle, comme certains le prétendent, mais « le fruit d’une lutte acharnée du peuple algérien ». Cette conférence a été mise à profit par les élèves et les étudiants présents pour suivre le témoignage vivant de cette moudjahida qui s’est sacrifiée pour la libération du pays du joug colonialiste.
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5th July 2008 15:03 #4
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Samedi 5 juillet 2008 -- Louisette Ighil Ahriz, cette dame Courage ayant bravé les défis d’une révolution sans répit contre un colonisateur ne lésinant sur aucun moyen pour mater les révoltes populaires, était jeudi à M’chedallah (45 km à l’est de Bouira), où elle a donné une conférence à l’occasion de la fête de l’indépendance et de la jeunesse. Une réunion à laquelle des parlementaires, des moudjahidine et des responsables locaux ont pris part, attentifs au témoignage émouvant de la moudjahida. Le récit de ses aventures, devant le public de M’chedallah, était entrecoupé de pleurs. « Il est vrai que je suis une révolutionnaire, mais également une maman et j’ai la larme facile », dit-elle en tentant de contenir son émotion. Avec recueillement, elle dira à l’adresse des jeunes : « De Gaulle ne nous a jamais donné l’indépendance ! Nous l’avons arrachée par le sang, les larmes et la douleur. Alors, je vous prie de préserver et de défendre ce trésor qu’est l’Algérie. » Abordant la question de l’apologie du colonialisme dont certains officiers tortionnaires de l’armée coloniale se sont vantés, la conférencière évoquera son récit autobiographique, publié en juin 2005, qui était une sorte de riposte pour acculer les initiateurs de la fameuse loi française du 23 février 2005, glorifiant le colonialisme. Elle dira : « Il est vrai que Jacques Chirac avait procédé à l’abrogation du controversé article 4, mais cela ne saurait suffire, étant donné que d’autres clauses sont aussi pernicieuses dans cette loi. » A une question sur la suite donnée aux procès qu’elle a intentés contre les généraux tortionnaires français devant les juridictions internationales (TPI et Commission européenne), l’oratrice répondra qu’« elle ne les lâchera pas d’une semelle, et ce, jusqu’à ce que justice soit rendue ». Notons enfin qu’après l’éloge à cette région d’Imchedallen pour son sacrifice consenti durant la Révolution, l’oratrice n’a pas manqué de s’interroger sur le mutisme du pouvoir face à la décision française de geler l’opération de rapatriement des archives en Algérie. Idem pour le dossier des essais nucléaires français dans la région de Reggane.
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5th July 2008 20:40 #5
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Samedi 5 juillet 2008 -- Dans le cadre de la commémoration du 46ème anniversaire de l’indépendance, la commune de M’Chedallah a abrité, jeudi dernier, une série d’activités mises au point, pour la circonstance par l’APC de la même localité. Parmi les activités, la population de cette commune a suivi, pour la première fois au niveau du théâtre communal S. Boukrif, une conférence animée par Louisette Ighilahriz, ex-militante du FLN qui avait rejoint les rangs de la révolution alors qu’elle avait 21 ans à l’époque. Au cours de son intervention, cette dernière a apporté un témoignage sur son combat, depuis la «bataille d’Alger» jusqu’à son arrestation, après avoir été blessée en 1957 dans une embuscade tendue par l’armée française, et son transfert en prison où elle fut torturée par l’armée française.
Le témoignage qu’a présenté cette combattante est une relecture de son ouvrage qui s’intitule Algérienne et qu’elle a publié en mars 2001, dans lequel elle dénonce tous les actes de torture commis par l’armée coloniale durant la révolution. Sur un autre registre, en plus des activités programmées dans les différentes communes de la wilaya, il y a lieu de signaler que, pour la célébration officielle de la fête de l’indépendance, les autorités de la wilaya ont choisi de commémorer l’événement au niveau de la commune de Bordj Okhris avec un programme concocté pour la circonstance.







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