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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    L'Algérie des origines : De la préhistoire à l'avènement de l'islam


    Les Algériens d'aujourd'hui, dans leur culture et leur organisation sociale, sont les héritiers d'une riche histoire millénaire, qui ne se réduit pas aux siècles écoulés depuis l'avènement de l'islam et aux cent trente-deux ans de la domination coloniale française. C'est à la découverte de cet héritage antéislamique de l'Algérie, trop méconnu, qu'invite Gilbert Meynier dans ce livre accessible à tous, synthétisant les acquis des recherches les plus récentes. Après l'évocation des découvertes archéologiques qui montrent que le territoire de l'actuelle Algérie fut l'un des premiers berceaux de l'humanité, il retrace l'histoire, à partir des IVe-IIIe siècles avant l'ère chrétienne, des Etats qui s'y constituèrent alors. Ils étaient en relations - commerciales, techniques et culturelles - avec le Proche-Orient et, plus largement, avec les pays qui bordent la Méditerranée : l'influence punique, puis l'influence romaine, seront déterminantes pour modeler l'organisation politique et économique, la culture et les orientations religieuses des ancêtres des Algériens, même s'ils restaient largement tributaires du vieux substrat libyco-berbère. Analysant avec finesse l'étonnante permanence de certains de ces traits ancestraux, sans pour autant négliger l'impact des multiples ruptures historiques précédant l'arrivée des conquérants arabes et de l'islam, Gilbert Meynier offre ici les clés nécessaires pour comprendre les racines de l'Algérie d'aujourd'hui. Une lecture indispensable pour dépasser, en France comme en Algérie, les simplifications et les stéréotypes fabriqués aussi bien par la colonisation que par l'histoire officielle de l'Algérie indépendante.

  2. #2
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    Avant-propos :

    I / De la préhistoire à l’Antiquité
    - 1 - Les ancêtres des Algériens : la préhistoire et la protohistoire - Le paléolithique -Le néolithique - La protohistoire - 2 - Les royaumes maures et numides indépendants - Aux origines des royaumes maesyles et masaesyles - Le demi-siècle du grand aguellid : Massinissa le Numide - Influence de Carthage et symbiose méditerranéenne - Les Nord-Africains et leurs langues - L’organisation politique - 3 - La Numidie et la fin de Carthage - Ambitions romaines et indépendance numide - Les luttes de pouvoir romaines et la fin de la Numidie indépendante - La Maurétanie de Juba II : l’éclat dans la vassalité - L’annexion finale de la Maurétanie par Rome

    II / Sous la domination romaine : les Romano-Africains - 4 -Colonisation, romanisation et administration provinciale - En Africa-Numidie - En Maurétanie - Les Juifs en Afrique romaine - Une conquête à protéger - 5 - Une société romaine ? - Société, pouvoirs et citoyenneté romaine - Débats sur la « romanisation » de l’Afrique du Nord - 6 - La société et l’économie, entre rationalité et injustices - L’aménagement des terroirs - Prospérité et partage injuste des richesses - 7 - Une civilisation centrée sur les villes - Villes et sens du sacré - Les défunts et leurs sépultures - S’approvisionner et se distraire - Jeux d’eaux - La floraison des villes. Quelques exemples - 8 - Arts et culture - La vie privée : demeures romano-africaines - Art romain d’afrique, art romano-africain - La sculpture entre sacré et profane - Littérature et vie culturelle - La culture dans la société romano-africaine - 9 - Les Romano-Africains et leurs dieux - Culte dionysiaque et religiosité populaire - Le polythéisme africain ou un divin pluriel - Des dieux « nationaux » ? - Saturne africain : vers le monothéisme ?

    III / La fin de l’Antiquité. Du christianisme à l’islam - 10 - Le christianisme d’Afrique du Nord : origines et spécificités - Origines et expansion du christianisme nord-africain - « Hérésie » donatiste et circoncellions - 11 - Le christianisme d’Afrique du Nord entre les luttes multiformes et la figure d’Augustin - Les révoltes de Firmus et Gildon - Vers l’extinction du donatisme : le feu sous la cendre ? - Le rayonnement d’Augustin (354-430) - 12 - Vandales, principautés maures et reconquête byzantine - Invasion et domination vandales -L’indépendance reconquise ? Les principautés maures - Byzance en Afrique : une reconquête précaire - 13 - L’éclat de la civilisation antique tardive - Des villes, toujours : finances et institutions - Des villes toujours : réalisations édilitaires et persistances païennes - La marque chrétienne : Civitas Dei et civitas terrena - La marque chrétienne : les édifices religieux - La marque chrétienne : le décor - Les villes à l’époque byzantine : à la veille de l’islam - 14 - Du christianisme à l’islam : rupture ou glissement ? - L’accueil des nouveaux venus : de la résistance à l’extinction du christianisme - Victoire de l’islam : un christianisme peu implanté ? - Du christianisme à l’islam : adaptations et facilités - Du christianisme à l’islam : ressentiments et espoir - L’accueil des nouveaux venus : un substrat maghrébo-oriental ?

    Épilogue - Annexes - Noms de lieux, noms géographiques : tableau de correspondance 194 Glossaire des noms communs - Repères chronologiques - Avant J.-C. - Après J.-C.

    À lire pour en savoir plus - Index des noms de personnes, de dieux, demi-dieux et personnages mythologiques.

  3. #3
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    Belkacem Rouache :

    Mercredi 13 juin 2007 -- Dans son avant-propos, il rappelle que «les Algériens d’aujourd’hui, dans leur culture et leur organisation sociale, sont les héritiers d’une riche histoire millénaire, qui ne se réduit pas aux siècles écoulés depuis l’avènement de l’islam, et aux cent trente-deux ans de la domination coloniale française».

    C’est à la découverte de cet héritage antéislamique de l’Algérie, trop méconnu, qu’invite Gilbert Meynier dans ce livre accessible à tous, synthétisant les acquis des recherches les plus récentes. Après l’évocation des découvertes archéologiques qui montrent que le territoire de l’actuelle Algérie fut l’un des premiers berceaux de l’humanité, il retrace l’histoire, à partir des IVe-IIIe siècles avant l’ère chrétienne, des Etats qui s’y constituèrent alors.

    Ils étaient en relation – commerciale, technique et culturelle – avec le Proche-Orient et, à une plus grande échelle, avec les pays qui bordent la Méditerranée : l’influence punique puis romaine seront déterminantes pour modeler l’organisation politique et économique, la culture et les orientations religieuses des ancêtres des Algériens, même s’ils restaient largement tributaires du vieux substrat libyco-berbère.

    Analysant avec finesse l’étonnante permanence de certains de ces traits ancestraux, sans pour autant négliger l’impact des multiples ruptures historiques précédant l’arrivée des conquérants arabes et de l’islam, Gilbert Meynier offre ici les clés nécessaires pour comprendre les racines de l’Algérie d’aujourd’hui.

    Une lecture indispensable pour dépasser, en France comme en Algérie, les simplifications et les stéréotypes fabriqués aussi bien par la colonisation que par l’histoire officielle de l’Algérie indépendante. Le lecteur découvrira que les luttes de pouvoir romaines apparaissent étroitement liées au sort de la Numidie indépendante que, après la destruction de Carthage en 146 av.

    J.-C., Rome finit pas vassaliser, avant de l’annexer purement et simplement. «Cela n’empêcha pas le plus célèbre des princes maures vassaux de Rome, Juba II, d’incarner, depuis Caesarea (Cherchell), capitale de son royaume de Maurétanie, un apogée raffiné de l’art, de l’architecture et des sciences.

    Deux ans après la mort de son successeur Ptolémée, son royaume fut finalement annexé par l’empereur Claude.» Dans la deuxième partie de son ouvrage, il aborda les Romano-Africains, à l’époque classique de la domination romaine, du Ier au IVe siècles après J.-C.

    Cette «colonisation», dit l’auteur, n’eut pas grand-chose à voir avec la colonisation entreprise dix-huit siècles plus tard sous l’égide conjointe du national français et de l’avancée du capitalisme. Gilbert Meyner étudia «l’administration romaine et l’encadrement militaire du dispositif défensif du territoire conquis par Rome, ainsi que les normes d’une société, que «certains ont donnée pour romaine, mais que d’autres ont prétendu rétive à la romanisation, sans omettre les modalités de l’aménagement de l’espace, dont la rationalité organisatrice et comptable n’exclut pas une forte injustice dans la répartition de la richesse porteuse d’explosions sociales».

    L’auteur décrit la civilisation romano-africaine dont il a dit qu’«elle fut, au premier chef, une civilisation centrée sur un épanouissement sans précédent des villes : les cités, avec leur connotation sacrée, avec les sépultures qu’elles abritaient pieusement, étaient aussi le lieu d’une vie sociale – marchés, théâtres, jeux de cirque, sens du décor … Dans un tel contexte seront abordées les manifestations de l’art, de la littérature et de la culture, tant dans les espaces privés que publics».

    Dans la troisième partie, il fait en quelque sorte le bilan de l’Antiquité tardive et, notamment, des modalités de passage du christianisme à l’islam (IVe-VIIIe siècles). Ile tente de mettre la lumière sur les origines et les raisons de l’expansion du christianisme nord-africain, dont les prémices remontent au IIe siècle, mais dont l’épanouissement fut plus tardif.

    Non sans indiquer que les manifestations du christianisme furent marquées par des spécificités – «l’hérésie donatiste» notamment, en laquelle certains ont voulu voir la manifestation d’un particularisme africain quand d’autres ont souligné sa signification au regard des violentes luttes internes qui ébranlèrent la société africaine.

    Il écrit que «toujours est-il que l’Antiquité tardive connut des révoltes multiformes où le courant de la protestation sociale fut intriqué, in fine, avec les ambitions de pouvoir des princes berbères sur fond de recul du pouvoir romain.

    Pour revenir sur terre, une époque proche de la nôtre, aux XIXe et XXe siècles, si les colonisateurs exploitèrent tant la vigne pour produire du vin en Algérie, la viticulture était aussi une activité importante dans l’Antiquité : la production et la consommation du vin y étaient fort développées».

    Et depuis plus longtemps encore, les humains se nourrissaient principalement de blé – le couscous est resté l’élément de base de leur alimentation – tout comme sur l’ensemble des rivages méditerranéens. Dans le sud de la Palestine, on en connaît une variété moins finement roulée, le maftûl (le roulé); et au couscous équivaut le burghul turc – qui ressemble au frîk constantinois (blé ou orge verts concassés) –, voire la pasta italienne, qui a largement conquis l’espace culinaire maghrébin».

    Dans le second volume, Gilbert Meynier traite la période «classique» (royaumes berbères, empires maghrébins, période ottomane). Le troisième volume concerne l’Algérie contemporaine (de la période coloniale à l’Algérie indépendante).


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