Jeudi 14 Juin 2007 -- Sonatrach a débloqué une somme de 500 000 dinars pour sponsoriser la réalisation d’un film documentaire sur les nattes de Beni Snous, dont l’accord a été signé par le responsable de sponsoring, en l’occurrence R. Bouabdellah.
Le document officiel, enregistré sous le numéro 256/ART/CS/207, a été transmis à l’association Afak El Andalous de Tlemcen, initiatrice du projet de film. Le montant de cette somme est destiné à payer les frais de la réalisation du film-documentaire les Nattes des Beni Snous qui sera réalisé par le Dr Jebbour Abdelamdjid.
Le film tracera l’histoire des nattes des Beni Snous, principales sources de revenus des populations, tissées avec art et vendues aux souks. La région de Beni Snous est connue pour ses nattes traditionnelles qui couvraient les sols et les murs de leurs habitations. La région est également riche en d’autres styles artisanaux, comme la poterie et le tapis.
Beni Snous a été, jadis, un des centres les plus réputés dans la fabrication des nattes. La natte, véritable hobby des Snouciates qui utilisaient l’alfa pour la fabrication de ces produits artisanaux. Le tissage des nattes est une tradition qui remonte dans cette région à un millénaire. Les nattes d’alfa ont acquis une solide réputation dans la région de Tlemcen, et même dans tout le pays. La dextérité et le talent des femmes de Beni Sous dans le tissage des nattes aux styles et modèles différents, «el hssira» notamment (une natte tressée), se vérifiaient à chaque exposition-vente dans les marchés hebdomadaires.
Le film documentaire qui sera réalisé sur ce sujet motivera peut-être la relance de cette activité actuellement en voie d’extinction. Le manque et la cherté de la matière première et l’introduction des nouvelles technologies n’encouragent pas les artisans à reprendre leur art. Pourtant, dans cette contrée, les femmes snouciates sont passées maîtresses dans la fabrication des nattes, utilisant l’alfa après l’avoir préparé. La passion qu’éprouvent ces femmes dans le tissage de ces nattes témoigne d’une réelle créativité. Enfin, un appel a été lancé par l’association Afak El Andalous aux autorités du pays pour soutenir la réalisation de ce film. Car, il s’agit d’un patrimoine qu’il faut préserver.
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14th June 2007 14:02 #1
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Sonatrach sponsorise un documentaire sur les nattes des Beni Snous
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1st July 2007 08:51 #2
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Dimanche 1er juillet 2007 -- Djelloul Haya, réalisateur au niveau de la station de télévision à Constantine, se trouve avec son équipe depuis quelques jours dans la région des Beni Snous, pour tourner un film sur la femme snoucia. Djelloul Haya, qui a déjà réalisé quatre films documentaires sur les femmes de différentes régions du pays, a planté sa caméra à Beni Snous sur El Hadja Yamina Benzaïme, personnage principal du film qui parlera du travail de la femme snoucia, qui est d’origine berbère, dans les champs, au foyer, derrière le métier à tisser… Le documentaire vise à donner une image objective des richesses naturelles et culturelles de cette contrée de la wilaya de Tlemcen.
El Hadja Yamina saura montrer la vie de la femme snoucia d’antan. On la verra partant chercher du bois à la forêt voisine, s’occupant de la terre, du troupeau et cuisinant. Le film se focalisera sur les femmes de cette région derrière le métier à tisser, qui constitue une activité essentielle dans le quotidien de la snoucia, car le produit du tissage est un apport financier important pour les familles. La production de la tisseuse finira sur le marché où le négoce est basé sur le troc. C’est l’homme qui se chargera de vendre ou d’échanger le tapis ou la natte contre les produits alimentaires aux marchés hebdomadaires.
Le réalisateur qui évoquera également le tissage de cette natte, présentera cet art transmis de mère en fille et les motifs décoratifs caractéristiques figurant sur les différents tissages. En effet, les signes et symboles diffèrent d’une tribu à une autre. Le réalisateur, pendant une quinzaine de jours, s’efforcera de mettre en images tout le mode de vie de la femme des Beni Snous, que ce soit durant la guerre de libération ou après l’indépendance. En fait, dans cette région montagneuse, la vie de la femme n’a pas tellement changé, et on garde encore vivaces les traditions, ce qui facilite grandement la tâche de M. Haya.
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24th October 2007 02:50 #3
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Mardi 23 octobre 2007 -- La natte de Beni Snous est une œuvre d’art symbolique, économique mais aussi identitaire, comme nous l’explique Mohamed Mefiteh, président de l’association touristique Horizon des Andalous.
« Elle est fabriquée, en grande partie, par la femme. » « Cependant, tient-il à préciser, chaque village de Beni Snous possède sa propre natte, dont la différence se situe au niveau de la forme et de la décoration. » Selon notre interlocuteur, « les motifs sont des symboles et des messages exprimant le désir qui reflète les sensations internes de la femme snoussie.
Ce produit artisanal, qui est un moyen d’expression de la femme depuis des siècles, a d’ailleurs inspiré le Dr Djebbour qui en a fait un documentaire fort intéressant » « Par ces images, je rends hommage à ma mère et à travers elle, à la femme snoussie et algérienne à la fois. La fabrication de la natte est une activité qui nous a fait vivre des décennies, mais c’est aussi un symbole de notre propre identité. De nos jours elle est malheureusement en voie de disparition… » Le film est titré De la natte au pays des Beni Snous.
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10th November 2007 08:24 #4
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Samedi 10 Novembre 2007 -- C’est parti. Le 1er tour de manivelle du tournage du film documentaire sur la natte des Beni Snous a été donné jeudi dernier, en présence du Dr Djebbour Abdelmadjid.
Ce film qui est financé par les entreprises Sonatrach et Sonelgaz avec un montant global de 1 million de dinars, permettra de faire toute la lumière sur la confection de cette natte, jadis fierté de la région, et, peut-être, motivera la relance de cette activité artisanale dont le produit était par le passé apprécié et demandé tant par la clientèle locale qu’étrangère. La natte était tissée à partir de fibres végétales de plantes poussant dans les steppes et les oueds de la région.
Le tissage des nattes était une activité essentiellement féminine. Les tisserandes fabriquaient une gamme variée de nattes qui servaient de tapis de sol dans les maisons et les mosquées ou à décorer les murs. Ce film reviendra sur toutes les étapes de fabrication de ces nattes et leur usage. Signalons que le Dr Djebbour, qui a beaucoup attendu pour réaliser son rêve de mettre sur pellicule cet héritage séculaire avant que la poussière du temps ne le recouvre à jamais, n’a pas su comment exprimer sa joie de voir les caméras pointer leur objectif sur les métiers à tisser d’où sortiront ces «hassiras» dont la confection a donné naissance à un artisanat varié d’objets tels que sets de table, couffins, couscoussiers, etc.
Rappelons que Djelloul Haya, réalisateur au sein de la station de Constantine, a déjà présenté une «introduction» à ce documentaire dans son film sur la femme snoucia en montrant ce travail féminin produisant des chefs-d’œuvre aux motifs de décoration inspirés des broderies de la région.
La femme snoucia est prête à se remettre derrière le métier à tisser pour renouer avec son passé et faire revivre l’héritage culturel des ancêtres, tout en participant à la relance de cette activité sur le point de sombrer dans l’oubli.
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2nd September 2008 22:19 #5
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Mardi 2 Septembre 2008 -- Le dramaturge et président de la compagnie théâtrale El Afça (l’astuce), Ali Abdoun, a lancé durant la semaine dernière le tournage d’un film documentaire, les Lieux anonymes, sur la région des Beni Snous dont il est originaire. Considérée depuis toujours comme étant une terre d’accueil, la région est située au cœur d’une vallée mystérieuse, séduisante, étonnante et éblouissante par ses paysages, son assise historique et son magnifique patrimoine artistique et culturel. Et c’est toutes ces dimensions et facettes que le documentariste essaye d’embrasser. A travers son film, Abdoun Ali montrera les vestiges et les secrets de lieux dont l’histoire remonte à plus 3 000 ans pour certains.
A travers ce pays doué d’une nature généreuse liée étroitement à ses traditions, ses coutumes et traditions du terroir, le documentaire montrera comment la région a su développer l’art de l’hospitalité et comment elle ouvre aux touristes les grands espaces de son environnement hauts en couleur, tout en les faisant entrer en terre d’histoire, qui fait goûter à la vie de grands hommes, tel le légendaire Chachnak et l’histoire de sa montée sur le trône du pharaon d’Egypte, dont la date aurait été retenue pour marquer le Nouvel An amazigh qui est célébré par la fête d’ayred. Dans la seconde partie du documentaire, le réalisateur passera de la vie rurale à la randonnée, la découverte et l’aventure, en ouvrant les portes d’un patrimoine admirable, mais peu préservé, à l’image de la célèbre mosquée de Taffesra.
Selon Ali Abdoun, le film s’efforcera de capter et de traduire le charme secret qui s’étire en chemins jalonnés de légendes, baignés de mystères, faits d’ancestrales superstitions, d’insolites histoires où se révèlent l’étrange et le merveilleux dans l’imaginaire rural. Tout en pénétrant dans le monde du tapis, de la natte et de la poterie, la caméra embrassera une superficie de 40 km2 à travers une vallée féerique émaillée de douars et de villages typiquement berbères, tels Taga, Beni Achir, Zahra, Keddara, Tassa, Fahs, Beni Hamou,..
Au sujet de cette région, Edmond Destaing avait écrit : «La vallée de Beni Snous a une brillante histoire, notamment pendant la période romaine où elle était un poste avancé de l’Empire romain, on sait notamment que, pendant l’époque de Syphax, les Romains ont pris une dérouillée à Beni Snous.» Le but du réalisateur est, en fait, d’inciter les autorités à encourager le tourisme culturel qui est aujourd’hui un secteur créateur de richesses et d’emplois que la région peut et devrait développer.







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