Mardi 19 Juin 2007 -- Le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a présidé hier l’ouverture du colloque national sur le rôle de la femme durant la guerre de Libération nationale à Oran.
En effet, dans le programme officiel de ce colloque, le quatrième du genre organisé par le ministère des Moudjahidine, il n’était pas prévu une intervention du Chef du gouvernement.
Ce dernier, qui effectue ainsi l’une de ses premières visites depuis qu’il a été reconduit dans ses fonctions et depuis l’installation de la nouvelle APN, s’en est tenu dans son discours essentiellement au thème du jour.
Ainsi, pendant plus d’une demi-heure, il évoquera longuement le rôle de la femme durant la lutte de Libération nationale. Rendant hommage à toutes ces femmes qui se sont engagées avec force aux côtés des hommes pour l’idéal de l’indépendance, donnant ainsi un exemple à tous.
Sur la question de l’écriture de l’histoire, M. Belkhadem a enjoint les historiens à écrire cette page de l’histoire et de travailler à recueillir les témoignages de toutes ces femmes qui sont toujours en vie.
Au sortir de la séance inaugurale, le Chef du gouvernement a consenti à tenir un point de presse improvisé.
Interrogé sur le problème de la récupération des archives algériennes se trouvant à l’étranger, M. Belkhadem dira que le gouvernement travaille à récupérer toutes les archives pas seulement celles concernant la période de la Révolution.
Mais, par ailleurs, des personnalités proches du FLN estiment que des discussions se tiendront avec les représentants du FLN à Oran qui est jusqu’à ce jour divisé en plusieurs clans alors que les dernières élections ont tout simplement ravivé ces différends entre leaders locaux.
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19th June 2007 01:00 #1
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“Le gouvernement œuvre à récupérer les archives de l’étranger”
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12th September 2007 13:40 #2
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Mercredi 12 Septembre 2007 -- Le directeur général de l’Entreprise publique nationale de télévision (ENTV), M. Hamraoui Habib-Chawki, et le président de l’Institut français de l’audiovisuel (INA), M. Emmanuel Hoog, ont signé hier à Paris un protocole d’accord-cadre évoquant la récupération par la Télévision algérienne des archives françaises télévisées d’avant 1962. Selon les termes de l’accord, l’entreprise nationale et l’institut français “s’engagent à mener une réflexion rapide sur les conditions dans lesquelles l’ENTV pourra avoir l’usage des archives (télévisées) détenues aujourd’hui par l’INA et produites avant l’indépendance de l’Algérie”. Le protocole d’accord-cadre prévoit, par ailleurs, une assistance aux différents projets de l’ENTV, dont l’amélioration de “l’environnement juridique de la conservation et de l’exploitation des archives audiovisuelles”, la construction d’un centre des archives.
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5th November 2007 18:50 #3
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Lundi 5 Novembre 2007 -- À la faveur de l’organisation à Alger d’un séminaire national sur les bâtisses de la conservation des archives, le débat sur la revendication de la restitution des archives, relatives à la période de la présence française en Algérie, est revenu au devant de la scène. L’Algérie n’a pas cessé, depuis des décennies, de réclamer son droit sur ces documents de portée historique transférés sur le sol français à l’indépendance de l’Algérie.
Une partie, paraît-il infime, de ces archives, avait été restituée à l’Algérie sous forme de geste de bonne volonté des autorités françaises de bâtir des relations politiques extirpées de la tension qui les ont toujours marquées. Mais ces actes épisodiques sont-ils vraiment suffisants pour relancer une bonne fois pour toutes la coopération bilatérale ? La réponse nous vient du directeur général du Centre national des archives, M. Abdelmadjid Chikhi qui a déclaré, hier, en marge du séminaire, que les archives restituées par la France à l’Algérie “restent insuffisantes”.
M. Chikhi a confirmé que l’Algérie n’a jamais cessé de réclamer à la France ses archives spoliées pendant la période coloniale, ajoutant que les conventions internationales stipulent que “les archives sont le bien du pays dans lequel elles sont conçues”. La France, qui a toujours refusé d’accéder à cette demande, semble avoir sa propre perception des choses, selon laquelle ces archives constituent sa propriété du moment qu’elles concernent une période historique où l’Algérie était une partie du territoire français.
Selon M. Chikhi, la France s’appuie sur ses lois spécifiques, notamment le décret promulgué par les autorités coloniales en 1834 en vertu duquel l’Algérie a été rattachée à la France. Cependant, et toujours selon les explications de M. Chikhi, ce décret a été rendu caduc par l’indépendance de l’Algérie. Ainsi, malgré les demandes instantes de l’Algérie, les archives de la période coloniale, constituant un pan important de la mémoire de la nation, sont toujours conservées dans les centres d’archivage de l’Hexagone.
Pour les chercheurs des deux pays qui ont, eux aussi, réclamé le libre accès aux documents historiques classés, la France officielle tend à travers son refus de cacher à l’opinion tous les dépassements, exactions et violations commises durant la présence française en terre algérienne. Cette attitude découle, en vérité, de la position de la France officielle de refus de reconnaître les nombreux crimes perpétrés par l’administration coloniale en Algérie. Le libre accès à ces documents lèverait, sans aucun doute, tout le voile sur ces réalités de la période coloniale cachée jusqu’ici au commun des Français. Et c’est cela qui explique l’entêtement des autorités françaises à refuser d’ouvrir ce dossier.
Me Benbraham Fatima, porte-parole officielle de l’organisme national pour la libération des relations entre l’Algérie et la France, a expliqué récemment que les lois françaises “privent les chercheurs d’accéder aux archives publiques seulement après trente années et les dossiers de justice seulement après cent ans, pour ce qui est des dossiers des tribunaux spéciaux et de la République française et les compensations de guerre, la loi française les fixe à 60 ans”. Me Benbraham, avocate de profession, avait menacé d’avoir recours aux tribunaux internationaux comme un premier pas pour obliger les autorités françaises à ouvrir les archives aux chercheurs algériens pour avoir connaissance de tous les dossiers relatifs à la période coloniale. Dans sa lancée, elle n’avait pas écarté la possibilité d’avoir recours aux Nations unies pour pousser les Français à reconnaître les massacres qu’ils ont perpétrés en Algérie.
Il est vrai, tout récemment, que cet aspect des relations algéro-françaises semblent bénéficier d’un certain intérêt. Les autorités françaises ont, apparemment, fini par admettre l’importance de cette mémoire pour la partie algérienne. Le fait le plus marquant à ce sujet demeure la remise des plans d’implantation des mines anti-personnel datant de la période coloniale. C’est d’ailleurs le chef d’état-major des forces armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin, qui a officiellement remis à son homologue algérien, le général Ahmed Gaïd Salah, le 20 octobre dernier, la carte des mines antipersonnel posées par l’armée française entre 1956 et 1959, notamment sur les lignes Challe et Morice. Pour la partie française, cette décision, “qui était attendue par l’Algérie, marque la volonté des autorités françaises de progresser pour lever les obstacles hérités du passé et leur souhait de bâtir des relations de confiance avec l’Algérie”.
Ce geste constituerait une réponse positive au discours de novembre 2005 du président Bouteflika qui avait dénoncé “le passé de la France coloniale, eu égard au nombre important de mines antipersonnel et de mines en général, qui ont été semées à travers le territoire national”, regrettant par la même occasion “le fait que la France n’ait pas daigné nous fournir la cartographie pouvant faciliter le déminage de ces régions”. En tout cas, le geste a été bien accueilli par les autorités algériennes. Cependant, cela ne saurait faire oublier ces montagnes de documents inhérents à une phase historique du pays et qui sont toujours otages d’une décision politique de l’autorité française.
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13th November 2007 22:56 #4
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Mardi 13 Novembre 2007 -- Un mois avant la visite de Sarkozy, l’ambassadeur de France à Alger s’exprime, sans tabou, dans un entretien accordé, hier, à nos confrères d’En Nahar sur des questions alimentant l’actualité entre les deux pays ces derniers jours. Les questions sensibles des archives et des mines sont évoquées.
L’ambassadeur de France fait la différence entre deux sortes d’archives. Celles produites avant 1830 et retrouvées lors de la conquête d’Algérie et celles produites par l’administration coloniale française lors de sa présence en Algérie. Pour les premières, ces documents ont été remis par la France à l’Algérie entre 1967 et 2001.
Les secondes sont, selon M. Bajolet, une propriété de la France. Partant de ce principe, il ne pense pas que son gouvernement les remette un jour à son homologue algérien. Pour étayer ses dires, l’ambassadeur rappelle qu’il n’y a pas eu d’antécédent avec les autres pays ex-colonisés en indochine ou en Afrique. Cette forme d’exercice de souveraineté n’interdit pas une certaine flexibilité dans le traitement de cette affaire, qui semble être aussi complexe et sensible pour la partie française qu’algérienne, notamment en rendant les documents accessibles aux spécialistes.
Le diplomate fait une révélation de taille quand il avoue que la France a proposé au gouvernement algérien la constitution d’un comité d’experts dans ce sens. Il révèle à l’occasion qu’aucune suite n’a été donnée par le directeur des archives, M. Chikhi, à une invitation qui lui a été destinée pour se rendre à Paris afin de concrétiser cette idée.
Concernant les mines implantées par l’armée coloniale lors de la guerre de Libération nationale, Bernard Bajolet distingue entre la question des plans des mines et des dédommagements. Selon lui, bien que la gestion des plans de mines, dont certains sont classés secret d’État, les rend inaccessibles sur une période de 60 ans, le gouvernement français a remis aux autorités algériennes tous les supports disponibles, tout en regrettant qu’une telle démarche soit venue tardivement.
Concernant la prise en charge de leurs dégâts, que les Algériens continuent à subir à ce jour, l’ambassadeur évince toute idée de dédommagement des victimes et des ayants droit. Même le silence du traité d’Ottawa sur la question est évoqué par le diplomate pour justifier ce niet qui ne ferme pas la porte à d’autres formes de gestion des séquelles.
Pour M. Bajolet, le gouvernement français est disposé à collaborer avec son homologue algérien pour se débarrasser de ces engins de la mort soit par la formation des démineurs-artificiers, soit par l’envoi des équipements spécifiques. Si sur les questions liées à la période coloniale, bien qu’il ne reste aucun tabou, les attentes des uns continuent à diverger des dispositions des autres, sur celles ayant trait au sécuritaire, les choses semblent au fixe.
Malgré le caractère confidentiel entourant ce chapitre dans les relations bilatérales ou multilatérales dans le cadre du groupe des 5+5, selon l’ambassadeur de France, les deux parties sont très satisfaites du niveau de confiance et de collaboration entre les différents services de sécurité des deux pays. Une conclusion qui rejoint celles d’anciens de la DST (contre-espionnage français) qui, depuis qu’ils ne sont pas tenus par l’obligation de réserve sur certaines questions, ne ratent aucune occasion pour rappeler ces bonnes relations.
Enfin, dans le cadre de la prise en charge des anciens combattants algériens enrôlés dans l’armée française lors de la Seconde Guerre mondiale — ils furent environ 28 000 — la France va injecter, selon l’ambassadeur, dans l’économie algérienne quelque 58 millions d’euros. Un pactole qui s’ajoutera à celui, déjà en circulation, représentant les pensions des immigrés, qu’ils soient en retraite ou en activité.
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3rd December 2007 17:37 #5
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Lundi 3 Décembre 2007 -- Après les plans des mines antipersonnelles, les images. La France va restituer à l'Algérie les images d'actualité conservées par l'Institut national de l'audiovisuel français (INA) sur la période allant de 1945 à 1962. La restitution aura lieu aujourd'hui à Alger à l'occasion de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy lors de la signature d'un accord de partenariat entre l'INA et l'ENTV.
Selon le ministère français de la culture, cet accord prévoit la mise à disposition d'une copie de l'ensemble des images d'actualité conservées par l'Ina, relatives à l'Algérie depuis la seconde Guerre mondiale jusqu'à 1962, avec la possibilité pour l'ENTV d'exploiter ces images par voie hertzienne ou satellitaire et de les commercialiser sur le territoire algérien. Au total, 1862 documents seront restitués grâce à cet accord, soit un volume de 138 heures de programmes. « Certains de ces documents sont muets », précise la même source.
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4th December 2007 17:24 #6
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« Algérie, une mémoire restituée »
Mardi 4 Décembre 2007 -- Une convention de partenariat entre l'Institut national de l'audiovisuel et la télévision publique algérienne (EPTV), portant sur les images conservées par l'Ina retraçant l'histoire de l'Algérie depuis la Seconde guerre mondiale jusqu'en 1962, a été signée mardi. Plus de la moitié des archives devaient être mises en ligne sur ina.fr à partir de ce mardi et, d'ici à la fin de l'année, tous les internautes pourront accéder à leur intégralité.
Dans un communiqué, le ministère français de la Culture et de la communication a précisé que cet accord, signé dans le cadre de la visite de Nicolas Sarkozy en Algérie, "prévoit la mise à disposition d'une copie de l'ensemble des images d'actualité conservées par l'Ina" entre 1940 et 1962 et "la possibilité pour l'EPTV de les exploiter par voie hertzienne ou satellitaire". L'EPTV peut également en disposer pour les commercialiser sur le territoire algérien.
Au total 1.862 documents, dont certains muets, sont ainsi disponibles pour l'EPTV, soit 138 heures de programmes. A l'instar de celui passé en 2006 avec le Maroc, cet accord offre à la télévision publique algérienne "une totale liberté d'utilisation de toutes les images d'archives tournées notamment sur le sol algérien, jusqu'à la date d'indépendance".
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6th December 2007 01:15 #7
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Mercredi 5 décembre 2007 -- La visite de Nicolas Sarkozy en Algérie aura été marquée, aussi, par la signature, hier au siège de la présidence de la République, d’une convention de partenariat entre l'Institut national de l’audiovisuel (INA), représenté par son président Emmanuel Hoog, et Hamraoui Habib Chawki, président de l’entreprise publique de télévision algérienne l’ENTV.
Une convention qui porte essentiellement sur la mise à la disposition de l’ENTV d’une copie numérisée de l’ensemble des images d’actualité détenues par l’INA de 1940 à 1962. L’ENTV bénéficiera ainsi de la libre exploitation des images par voie hertzienne ou satellitaire et leur commercialisation en Algérie, cela, sans aucune contrepartie.
Ces archives représentent près de 1 862 documents, équivalent à un volume de 138 heures de programmes. Cet accord prévoit également la remise des notices, descriptifs et renseignements concernant les droits de propriété intellectuelle qui correspondent à ces archives. Néanmoins, l’INA conservera la propriété de ces archives.
Six thématiques regroupent l’essentiel de celles-ci. La guerre d’Algérie représente, à elle seule, près de 1 330 documents, soit 117 heures de programmes dont les attentats à Alger ou en France, les images du déclenchement de la révolution (novembre 1954), le référendum de 1962, le procès de l’OAS aux rapatriés d’Algérie, l’Algérie dans ses premières heures d’indépendance… ; 49 documents, soit 2 heures de programmes montrent le bombardement de la flotte française dans le port de Mers-El- Kebir en 1940... des séquences qui retracent la Seconde Guerre mondiale.
Le chapitre économie et industrie est présent avec 105 documents élaborés en 4 heures de programmes. Il évoque le début de l’industrialisation de l’Algérie et ses grands chantiers. On retrouvera entre autres l’inauguration du Transsaharien en 1942, les puits de pétrole à Bousaâda ou encore le lancement du cargo citerne Mitidja en 1949.
La vie quotidienne des Algériens figure dans 312 documents, soit 14 heures de programmes. On y aperçoit en couleurs le départ de la caravane du sel et sa traversée du Sahara jusqu’au centre de l’Afrique en 1948. Un film documentaire a été consacré aux paysans des Aurès. Les traditions algériennes à travers les fêtes de l’Aïd El Kebir, El achoura… suivi d’un reportage intitulé «Un billet pour La Mecque» signé Cinq colonnes à la une en 1961, ont été réalisés à partir de 38 films, soit une heure de séquences.
Une dernière partie révèle quelques évènements sportifs de cette période, la finale de la coupe de football d’Afrique du Nord organisée le 8 juin 1950 ou encore, le match de boxe qui a opposé Stock à Kouidri à Alger le 12 octobre 1950. 28 documents représentant 45 minutes de programmes ont été livrés. Plus de la moitié de ces archives sera avant la fin de cette année sur le site Internet de l’INA.
Pour rappel, les premières démarches pour la concrétisation de cet accord symbolique ont débuté en septembre dernier, lors de la visite de Hamraoui Habib Chawki, P-dg de l’ENTV à l’INA.







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