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  1. #8
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Lundi 30 juillet 2007 -- Du 15 au 18 août prochain, le village d’Icheridhene (Tizi Ouzou) connaîtra d’intenses activités culturelles et artistiques. Il s’agit de la commémoration du 150e anniversaire de la résistance populaire de 1857. Les représentants du comité d’organisation, MM.

    Si Moussa, Hadj Youcef et Chenoune, nous ont déclaré que l’objet de cette rencontre est «un devoir de mémoire en hommage à nos martyrs». Quant au programme, il sera riche et varié. Il est prévu des conférences, des sorties sur des sites historiques, des présentations de pièces de théâtre et des projections de films.

    Le premier jour sera marqué par plusieurs conférences suivies de débats organisés au centre Sonelgaz d’Aït Aggouache. Le public pourra assister aux communications d’Aït Ahmed Ouali sur «la prise d’Icheridhene», de Dahlal Mouloud dit Si Lahcen sur «les dimensions politiques et spirituelles de la Tariqa Rahmania», du sociolinguiste Louanci Mouloud qui présentera «Résistance amazighe : continuité historique», et celle de Kacimi Zinnedine qui abordera «le rôle des Ath-Kaci dans la résistance à la colonisation française».

    En fin de journée, les hôtes de la manifestation seront invités à assister à une pièce théâtrale à la cantine scolaire d’Aït Aggouache et, dans la soirée, à une séance de cinéma sur la placette Aït Aggouache. Les activités du deuxième jour débuteront tôt dans la matinée par une visite au musée des Moudjahidine et une sortie sur les sites historiques des villages de Bouhelouane (Irdjen), Ouaylal et Tighilt Hadj Ali.

    Cette visite guidée sera suivie de conférences au centre culturel de Larba Nath Irathen, où l’écrivain Younès Adli présentera sa communication intitulée «Force et limites du commandement de la résistance de 1857» et Nacer Belaïd abordera «le rôle de cheikh Seddik Ouarab dans la résistance de 1857».

    Omar Kherdja interviendra sur «Vie et combat de Lalla Fatma N’soumer», née vers 1830 et décédée en 1863 au village d’Ouerdja, sur la route d’Aïn El-Hammam, vers le col de Tirourda. Cette grande femme incarne la résistance contre la France lors de la conquête de l’Algérie, plus précisément dans les années 1850.

    Si Youcef, pour sa part, abordera «l’avancée du corps expéditionnaire français vers le Djurdjura». La soirée sera, elle, animée par une pièce de théâtre et une séance de cinéma à Icheridhene. Pour le troisième jour de la manifestation, à partir de 10 h, il est prévu l’inauguration de la stèle Imsseblen à Icheridhene et le dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire des chouhada de la région.

    Cet hommage sera suivi d’une visite guidée du village d’Icheridhene et d’une ouaâda pour le déjeuner. L’après-midi sera, quant à elle, animée par diverses activités sportives et culturelles. Une table ronde sera organisée avec l’ensemble des conférenciers autour de la résistance populaire de 1857.

    Une vente-dédicace sera également organisée durant toute la journée avec différents auteurs. La clôture de cet événement dédié à l’écriture de l’histoire et à la sauvegarde de la mémoire sera marquée par une visite à Tadmaït pour le dépôt d’une gerbe de fleurs puis au cimetière d’El-Alia d’Alger où repose Lalla Fatma N’soumer.


  2. #9
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    Dimanche 12 Août 2007 -- Tout un symbole ! L’histoire se rappelle à la mémoire de tous ceux qui ont combattu et péri au cours de la bataille d’Icheridène en 1857.

    Initiée par la wilaya de Tizi-Ouzou en collaboration avec les collectivités locales, la célébration du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 aura lieu cette année du 15 au 18 août prochains dans la commune d’Aït-Aggouacha (31 km au sud-est de Tizi- Ouzou). Un comité d’organisation a été chargé de mettre en place un programme afin de garantir le bon déroulement de ce rendez-vous avec l’histoire. Au programme de ces festivités socioculturelles, se succéderont des conférences et des rencontres littéraires avec des personnalités, sociolinguistes… suivies de débat et de séances ventes-dédicaces.

    Au premier jour de cet événement, une première conférence sera donnée sur la prise d’Icheridène par M. Aït Ahmed Ouali au centre Sonelgaz de Aït-Aggouacha. Les dimensions politique et spirituelle de la tariqa rahmaniasera le sujet traité ensuite par M. Dahlala Mouloud dit Si L’hacène. Dans l’après-midi, le sociolinguiste Lounaouaci Mouloud retracera l’itinéraire de la résistance amazigh dans la continuité historique. M. Kacimi Zineddine réunira le public autour du rôle des Ath Kaci dans la résistance pendant la colonisation française. A 17h, une pièce théâtrale sera jouée à la cantine scolaire du village. Celleci sera suivie d’une séance en plein air de cinébus sur la petite place du village.

    Jeudi 16 août, la visite du Musée du moudjahid sera suivie d’une conférence animée par Adli Youcef autour des forces et limites du commandement de la résistance de 1857. Ensuite, ce sera au tour de M. Belaïd Nacer d’aborder le chapitre réservé au rôle de cheikh Seddik Ouarab dans la résistance de 1857. L’après-midi sera consacrée à une rencontre avec M. Kerdja Omar qui retracera sans détour la vie et le combat de Lalla Fatma n’Soumer. Par ailleurs, M. Si Youcef traitera de la question de l’avancée du corps expéditionnaire français vers le Djurdjura.

    Vendredi 17 août, une stèle à l’effigie d’Imsseleme sera inaugurée à Icheridène. Après une visite guidée du village, une waâda sera organisée par le comité d’organisation pour tous les invités qui pourront par ailleurs se divertir dans des multiples activités sportives et culturelles. Après les réjouissances, une table ronde regroupant l’ensemble des conférencier est programmée en fin de journée.

    Pour rappel la célèbre bataille d’Icheridène qui avait duré deux mois entiers avait révélé tout le courage et la bravoure de Lalla Fatma n’Soumer, à l’origine de la formation du premier noyau de résistance dans le hameau de Takhlidjth Nath Aatsou près de Tirourda. Elle a apporté un puissant soutien moral aux guerriers qui se sont battus pour préserver l’indépendance de la Kabylie. A la tête d’un groupe de femmes, en retrait de la ligne des combattants, elle stimulait leur courage par sa présence. Le 28 juin 1857, des guerriers kabyles s’étaient abrités dans des tranchées. Pour ne pas céder à la tentation de fuir, ils s’étaient liés les uns aux autres par les mollets. Derrière les tranchées, une ligne de bâts d’âne indiquait la limite à ne pas franchir sous peine de déshonneur. Les Kabyles se sont battus jusqu’à la dernière cartouche. Les Français les ont exterminés à la baïonnette.

    Fatma n’Soumer parvint à s’échapper avec ses compagnes. Cependant, sur ordre du général Yusuf, elle sera arrêtée le 11 juillet 1858 à son domicile, en compagnie de nombreuses femmes réfugiées chez elle. Fatma n’Soumer fut conduite au camp du maréchal Randon situé à Tamezguida puis transférée à la zaouïa de Béni-Slimane avant d’être incarcérée à Tablat. Après une longue et pénible maladie Lalla Fatma n’Soumer est décédée en septembre 1863. Son nom sera immortalisé pour la première fois par une chanson kabyle dans les années 1970. Ce n’est qu’au courant des années 1980 que ses cendres ont été transférées au cimetière d’El-Allia. Fatma n’Soumer était âgée à peine de vingt-sept ans... Elle devint une légende vivante au-delà de la Kabylie, une fierté et un symbole de la résistance. Elle inspira de nombreux chants et poésies populaires.


  3. #10
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    Lundi 13 Août 2007 -- Il y a cent cinquante ans, en 1857, la Kabylie tombait aux mains des soldats du maréchal Randon, après une vaillante résistance populaire dont l’ultime acte fut la célèbre bataille d’Icheridène, sous la conduite de Lalla Fadhma n’Soumer.

    Des centaines de résistants périrent au cours de cet engagement, comme en témoigne la découverte de fosses communes renfermant les ossements de 750 combattants. Pour marquer cet anniversaire, qui doit être une date phare dans l’histoire de la résistance de la Kabylie et de l’Algérie à l’invasion coloniale, un comité d’organisation des festivités, placé sous le haut patronage du président de la République, est mis en place. Mme Moula Ouzna et M. Chenoun Abdelkrim, des membres de ce comité, nous ont rendu visite à la rédaction pour nous parler du sens de cet anniversaire.

    “Icheridène Akal Ijuhden”, “Icheridène, terre de résistance” est l’intitulé du programme des festivités qui s’étalent sur trois jours, du 15 au 18 août.

    La cérémonie démarre mercredi par un accueil des invités à la commune d’Ath Agouacha, puis des conférences seront animées, entre autres par Ahmed Aït Ouali qui parlera de “La prise d’Icheridène”, Dahlala Mouloud de “La dimension politique et spirituelle de la Rahmania”, à laquelle appartient Fadhma N’soumer, Mouloud Lounaouci (sociolinguiste) de “La résistance amazighe : continuité historique” et enfin de Kacimi Zinedine qui évoquera “Le rôle des Aït Kaci dans la résistance à la colonisation française”. La journée de jeudi, outre les visites sur site, sera marquée par une conférence de Younès Adli sur “Les forces et limites du commandement de la résistance de 1857”, tandis que Belaïd Nacer interviendra sur “Le rôle de chikh Seddik Ouarab dans la résistance”.

    La journée de jeudi verra d’abord l’inauguration d’une stèle dédiée aux résistants “imseblen” , puis une visite guidée au village martyr d’Icheridène, le tout devant s’achever autour d’une waâdha. Au cours de cette cérémonie, une délégation de Tablat, où, jadis, fut bannie puis enterrée Fadhma n’Soumer, sera reçue. Les membres du comité d’organisation tiennent d’abord à souligner l’intérêt du wali de Tizi Ouzou pour cet anniversaire, mais déplorent l’indifférence du ministère des Moudjahiddine, alors qu’il est concerné au premier chef.

    Mais plus que cet aspect, les membres du comité tiennent surtout à lancer un appel du cœur pour les descendants des résistants d’Icheridène, qui sont aujourd’hui partout en Algérie, de renouer avec la terre de leurs héros ancêtres qui n’avaient à l’époque que leur “nif” et leur audace pour affronter la soldatesque coloniale. Si le mérite de ce comité local de marquer cet anniversaire est immense et mérite reconnaissance et gratitude, il reste qu’un tel événement, qui représente une date phare dans l’histoire de l’Algérie, aurait dû requérir une plus grande attention et au plus haut niveau de l’État. À moins que…

  4. #11
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    Jeudi 16 Aout 2007 -- Le coup d’envoi de la célébration du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 a été donné hier matin, à la commune d’Aït Aggouacha dans la wilaya de Tizi Ouzou, par la levée des couleurs sur la placette de la commune en présence de représentants officiels et nombreux participants venus rendre hommage aux martyrs de la grande bataille d’Icheridene. Après ce geste hautement symbolique, l’ouverture officielle des activités de cette célébration a été faite par le secrétaire général de la wilaya de Tizi Ouzou à la salle de conférences du centre familial d’Aït Aggouacha.

    Mouloud Dahla, dit Si Lahcen, ancien officier de l’Armée de libération nationale (ALN) et membre de l’Office national de muséologie (ONM), a présenté une conférence sur les dimensions politiques et spirituelles de la tariqa rahmania en mettant en exergue le rôle de ce courant spirituel dans la structuration de la famille et de la société et comment il a œuvré pour redonner de la valeur à la place de la femme et de la famille pour la construction de la société et, de ce fait, pour la construction de l’unité nationale. Le conférencier a soulevé la délicate question de l’éclatement de la tarika suite à la politique sournoise de colonialisme français ayant usé de la trahison de certains imams assimilés, qui ont créé des medersas afin de contrecarrer le souffle nationaliste de la tariqa rahmania.

    La seconde conférence a été présentée par Aït Ahmed Ouali sur la prise d’Icherridene, décrivant la grande bataille qui se déroula le 24 juin 2007. Lors de cette sanglante bataille, des milliers d’«imseblen», ces héros qui partaient sur le champ de bataille en sachant qu’ils allaient se sacrifier pour l’honneur et qui refusaient de courber l’échine face à l’envahisseur. L’intervenant a souligné que, lors de cette grande bataille, la majorité des villages de la région et même d’autres régions avaient envoyé tous leurs hommes valides pour résister à cette 15ème expédition de l’armée française dirigée par le maréchal Rondon qui avait mobilisé 4 divisions pour prendre la haute Kabylie.

    A la clôture des travaux de la matinée, la vice-présidente de l’APW de Tizi Ouzou, membre du comité d’organisation, Ouzna Moula, a souligné le fait qu’«il est important d’œuvrer pour transmettre les combats de nos ancêtres à la nouvelle génération. Surtout que, lors de la décennie pénible que nous venons de vivre, nos jeunes se sont fait manipuler, faute de repères».

    Les conférences se sont poursuivies l’après-midi avec l’intervention du sociolinguiste Mouloud Lounaci qui a présenté sa communication intitulée «Résistance amazighe, continuité historique» et Kacim Zineddine qui a abordé «le rôle des Aït Kaci dans la résistance à la colonisation française».

    La journée d’aujourd’hui sera également animée par d’autres conférences historiques qui se dérouleront au niveau du centre culturel de Larba Nath Irathen.


  5. #12
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    Dimanche 19 Aout 2007 -- L’émotion, l’espoir et le sentiment d’avoir enfin pu rendre hommage aux martyrs de la grande bataille de 1857 étaient fortement présents, vendredi dernier, lors de la célébration du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857, placée sous le haut patronage du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Tout le village d’Icheridene était rassemblé pour l’inauguration de la stèle et la réinhumation des 750 dépouilles des imsseblen (les volontaires), sous les airs de l’hymne national et à l’ombre du drapeau algérien flottant fièrement sous la brise de la liberté.

    Les allocutions du secrétaire général de la wilaya de Tizi Ouzou, du président de l’APC d’Aït Aggouacha et des membres du comité d’organisation ont souligné l’importance d’avoir enfin pu mettre en évidence le sacrifice de ces martyrs, une page d’histoire dont la dimension dépasse le simple cadre régional et fait partie d’une histoire commune à tous les Algériens, celle de la liberté écrite avec le sang et les larmes.

    Ben Si Amara Ameur, président de l’APC d’Aït Aggouacha souligne, à ce propos qu’il est «important de transmettre le message que nous ont laissé nos martyrs à la jeunesse afin de les sensibiliser. Il est aussi important d’attirer l’attention des pouvoirs publics pour qu’ils s’impliquent dans l’écriture de l’histoire.

    La bataille d’Icheridene n’est pas un fait historique qui concerne seulement la région, elle fait partie du patrimoine national. Notre souhait et notre objectif sont de pouvoir réellement impliquer les autorités concernées pour la création d’un musée et d’un centre de recherche historique, afin de transmettre cet héritage aux générations futures».

    Cent cinquante ans après la bataille, l’anza (cris de douleur des morts) des imsseblen a enfin été entendu et leur sacrifice reconnu.

    Tout a commencé il y a une année. A l’occasion de la construction d’une maison de jeunes au village, lors de l’opération de terrassement, au premier coup de pelle du bulldozer, des ossements ont été déterrés. Suite à cette découverte, les jeunes du village ont tout de suite arrêté les travaux et ils ont contacté les autorités locales pour avoir les autorisations d’exhumer les ossements. Après toutes ces précautions d’usage, ils ont commencé à déterrer 750 dépouilles. Un anthropologue a examiné les ossements, les a datés et confirmé qu’il s’agissait bien des martyrs de la grande bataille de 1857.

    Abdelkrim Chenoun, membre du comité d’organisation de la célébration du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857, se rappelle : «Enfants, on jouait à côté de ce lieu en sachant qu’il y avait quelque part un cimetière et que ce n’était pas les enfants d’Icheridene. On appelait cela le cimetières des imsseblen. L’histoire reconnaît les deux batailles d’icheridene, celle de la résistance de 1857 et celle de 1871, une insurrection. J’espère que maintenant les pouvoirs publics prendront le relais. Parce qu’il faut reconnaître que, de ce côté, jusque-là rien n’a été fait. Nous sommes un peuple rebelle, avide de liberté et j’espère que cet état d’esprit restera éternellement en Algérie.»

    Quant à Ouzna Moula, également membre du comité, elle indique que «lors des événements de la décennie noire, que moi j’appellerais rouge, des jeunes ont été manipulés par les intégristes. Cela, est, entre autres, fortement lié au manque de repères dont souffrent ces jeunes qui étaient égarés, ce qui les avait menés vers l’enfer. Là, il est important de faire son mea culpa. Car nous, nous sommes une génération qui a eu la chance d’avoir des aînés qui nous ont transmis des valeurs identitaires, culturelles et patriotiques. 150 ans après on a voulu déterrer notre histoire, on a voulu se la réapproprier, car la bataille d’Icheridene fait partie de notre patrimoine national».

    Après la cérémonie de réinhumation, les personnes présentes ont été invitées à effectuer une visite du village, et plus particulièrement à se rendre sur les lieux mythiques du tournage de film culte algérien l’Opium et le Bâton.
    Puis, dans la pure tradition des montagnes du Djurdjura, une waada a été organisée avec, au menu, l’incontournable couscous. L’après-midi a été consacré à diverses activités sportives et culturelles, au milieu des notes enjouées du groupe d'instruments à percussion traditionnels.

    Les jeux des enfants faisant la course en agitant les fanions aux couleurs de l’emblème national, les rires cristallins et les éclats de joie transcendent le temps pour atténuer l’«anza» des oubliés de l’histoire.


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