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    La résistance populaire de 1857 contre la conquête de la région de Kabylie

    Samedi 23 Juin 2007 -- La résistance populaire de 1857 contre la conquête de la région de Kabylie par les légions françaises est célébrée, depuis jeudi dernier jusqu’au 28 juin prochain, à Tizi Ouzou sous l’impulsion de l’annexe locale du musée national du Moudjahid, l’association culturelle et historique Tagrawla 54-62, du comité de village Icharidhan ainsi que de nombreuses personnalités scientifiques et de culture de la région. Les activités de cette commémoration, organisée sous le haut patronage du président de la République, se tiennent à la maison de la culture Mouloud-Mammeri ainsi qu’à l’auditorium de l’université de Tizi Ouzou.

    Ouvrant officiellement la cérémonie de célébration, le wali, M. Hocine Mazouz, a déclaré : “Aujourd’hui, c’est une occasion pour nous de réexaminer ces événements inscrits dans la postérité et faits de sacrifices de femmes et d’hommes contre l’asservissement et le colonialisme.”

    “La résistance populaire de 1857 est à la mesure de celle de l’Émir Abdelkader et d’Ahmed Bey. Elle est l’œuvre de simples villageois et de moussebline où des femmes se sont affirmées dans l’acte de guerre”, souligne encore le premier responsable de la wilaya tout en félicitant les organisateurs de ces journées commémoratives. En traitant du thème “1857 la Kabylie à l’épreuve de la guerre d’occupation”, l’écrivain et journaliste Younès Adli a souligné “l’importance de cet épisode de l’histoire de la Kabylie qui réside dans le fait que la région n’a pas été mise à l’épreuve d’une guerre d’occupation des siècles durant avant 1857. Jusqu’à 1830, la Kabylie était insoumise. Son système de guerre était basé sur les confédérations de tribus qui ont pris une part active lors du front opposé aux Français à Staouéli”.

    Pour sa part, Dahlal Mouloud, officier de l’ALN (Si L’hacène) mais néanmoins spécialiste de la confrérie Rahmania, a explicité “les dimensions politique et culturelle de la Tariqa Rahmania”. Lors de sa communication, l’orateur est revenu avec force détail sur la vie et le parcours initiatique vers l’Égypte et le Sénégal du fondateur de la Tariqa Rahmania, Cheikh Abderahmane Bounouh, au début du XVIIIe siècle. Une confrérie qui a su trouver le moyen de fédérer les tribus kabyles lors de la résistance populaire de 1857. Notons enfin qu’un pèlerinage a été organisé hier vers les villages d’Ouardja, Soumer et Ath Atsou.


  2. #2
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    Cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 en Kabylie :

    Dimanche 24 juin 2007 -- Le cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 en Kabylie fait l'objet d'un programme de commémoration à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou depuis jeudi dernier sous «le haut patronage du président de la République» en présence des autorités locales et des personnalités scientifiques, littéraires et politiques de la région.

    Des conférences et des sorties d'animation culturelle sont prévues dans le programme du comité d'organisation qui s'étale sur plusieurs jours. Sur le thème de «1857 : la Kabylie à l'épreuve de la guerre d'occupation», Younes Adli, écrivain, animateur d'émissions de radio et chercheur dans le domaine amazigh, a donné la première conférence du jour pour plonger les personnes présentes dans l'ambiance de l'époque de la colonisation française.

    A ce sujet, il affirmera que, dès l'année 1830, la Kabylie était considérée comme différente des autres régions du pays pour au moins trois raisons : la première est d'ordre historique et a dû être prise en compte bien avant le débarquement. Elle situe la Kabylie, par son massif qui s'étend de Dellys à Collo, comme étant une région insoumise à tous les conquérants qui ont précédé les Français. La seconde, dans l'histoire immédiate du débarquement français, met en avant le rôle prépondérant que la Kabylie a joué en faisant fonctionner son système de guerre basé sur la mobilisation des confédérations de tribus. La troisième nous indique que c'est cette région de Kabylie qui a donné ses prolongements politico-militaires à la bataille de Staouéli du mois de juin 1830. Il citera Mohamed n'Zaamoum qui mènera une guerre, offensive au départ et défensive par la suite, de 1830 à 1844 pour conforter cette troisième et dernière raison.

    Résistante et indépendante

    De ce fait, la Kabylie deviendra la partie la plus ciblée d'Algérie dans les plans militaires de la France. Et dans la pratique, déclarera M. Adli, «en 1842, le gouverneur général Bugeaud soutiendra l'impossibilité pour le colonisateur de continuer à laisser la Kabylie comme une enclave indépendante à quelques lieues d'Alger, à plus forte raison lorsqu'elle se transforme en refuge à tous les fauteurs d'insurrections». «Bugeaud venait de reconnaître officiellement que la Kabylie demeurait aussi résistante qu'indépendante et qu'elle se présentait comme une base arrière permanente et sûre pour toutes les insurrections», commentera-t-il.

    Il ajoutera que Bugeaud venait, par conséquent, de s'assigner la mission de mettre fin à l'indépendance de la Kabylie et de l'attaquer immédiatement pour l'affaiblir dans son rôle premier consistant en la résistance à l'occupant français. C'est à cette période que Bugeaud appliquera, sans retenue, sa «politique de la terre brûlée» qui touchera la Kabylie aussi bien dans sa partie occidentale qu'orientale. Il viendra ainsi à bout de la guerre de quatorze ans des Zaamoum, en 1844, des résistances organisées par Belkacem Oukaci et Si El Djoudi et obtiendra enfin la soumission des Aït Abbes en 1847.

    «Les critiques sévères de la presse, qui s'indignait de ses méthodes barbares d'occupation, importaient peu pour Bugeaud, bien qu'il vînt d'être forcé à quitter l'Algérie. Seul comptait le but qu'il s'était tracé dès 1840 et qu'il venait d'atteindre. En cette année 1847, en effet, il venait de séparer en deux parties le massif kabyle qui s'étend de Dellys à Collo. Il venait de diviser la Kabylie en deux parties qu'il affubla des qualificatifs de grande et petite Kabylie», notera-t-il, enchaînant sur le successeur de Bugeaud, le gouverneur général de l'Algérie, Randon, dès 1851.

    Randon prit immédiatement la décision de «reprendre le travail de Bugeaud et de continuer à envelopper et surveiller le Djurdjura», selon l'orateur qui dira qu'en cette année, l'insoumission de la majorité des tribus kabyles devenait inquiétante […]. Se posait alors la question de savoir comment aborder la conquête de cet immense pâté montagneux devant lequel avaient échoué Romains, Vandales, Byzantins, Arabes et Turcs.....

  3. #3
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    continued.....

    Face à l'occupation, une stratégie

    Pour seule réponse, continue-t-il, il fallait une expédition colossale. Seulement, l'état de trouble où se trouvait la France va conduire Randon à continuer le travail de Bugeaud. Pour cela, le nouveau gouverneur général, Randon, va opter pour deux actions : continuer de briser la chaîne des confédérations de tribus kabyles et parfaire sa préparation de la guerre de montagne. Pour réussir, il choisira d'agir dans la Kabylie orientale. Et c'est ainsi que, dès le 8 mai 1851, il confiera au général Saint-Arnaud la mission de soumettre cette partie de la Kabylie qui s'étire par son massif de Béjaïa à Collo en passant par Jijel et Mila.

    Vers le 15 juillet, après avoir livré vingt-six combats, le général atteint la destination qu'il s'était fixée, c'est-à-dire Collo. «Au cours de ces combats, le général Saint-Arnaud s'est déclaré satisfait de la préparation de la guerre de montagne. Dans ce type de guerre où l'action individuelle joue un rôle prépondérant, les zouaves furent mis en avant, aux côtés des tirailleurs indigènes qui sont d'excellents soldats pour la guerre de détail. Il en a résulté que c'était surtout grâce aux zouaves et aux tirailleurs que le général avait pu avancer et engranger des victoires, pendant que les compagnies d'infanterie d'élite étaient chargées de maintenir l'ennemi à distance», mentionne M. Adli qui passera dans la partie suivante de son exposé aux «actions non armées» de la France tels les «bureaux arabes» et l'utilisation de la religion.

    «Les bureaux arabes, créés sur l'initiative de Bugeaud, étaient considérés comme le plus puissant instrument de la prise de possession définitive qui suivit la conquête, notamment de 1845 à 1865.» «C'est sous l'influence de ces bureaux que de nombreux chefs indigènes ont été créés et que des tribus entières ont été soumises. Et, d'ailleurs, leur travail de confection d'archives historiques a été d'un apport considérable pour la colonisation», précisera-t-il, et de retenir qu'à côté des nominations de chefs «indigènes» influents depuis l'avancée dans les plaines, le temps était venu d'étendre ces nominations vers les montagnes.

    «Cest ainsi qu'après la nomination de Belkacem Oukaci comme bachagha du Sebaou en 1847, on nomme Si El Djoudi bachagha du Djurdjura en 1853.» «Cette stratégie, à n'en pas douter, participe d'un plan de récupération de la décision politique en Kabylie. Elle montrera plus tard ses limites, précisément au moment où l'on tentera, dans une seconde étape, le rapprochement du vrai centre de décision traditionnel», explique-t-il.

    La zaouïa pour influence

    Et c'est également à travers les bureaux arabes que la politique impériale rechercha puis utilisa l'influence de certaines zaouïas, tout en se gardant d'attenter à leurs croyances. «La récupération des zaouïas conciliantes [Ben Ali Cherif dès 1847] avait pour but de perpétrer le message de mission civilisatrice de la France et de neutraliser les combattants potentiels», assurera le conférencier. Il passera ensuite au point de la stratégie kabyle face à la guerre d'occupation pour rappeler que depuis, 1830, à son retour des combats dans la Mitidja et du congrès de Tamentefoust qu'il venait de diriger, Mohamed n'Zamoum mit en place un plan de résistance qui consistait à contrôler les voies menant de la Mitidja vers l'intérieur du pays.

    Sa stratégie consistait à empêcher la progression du corps expéditionnaire français vers la Kabylie. «Depuis la défaite de Mohamed n'Zaamoum, c'est-à-dire de 1844, et ce jusqu'en 1850, les Kabyles alternèrent guerre offensive et guerre défensive face à un ennemi qui avait pour objectif premier l'assaut puis la maîtrise de leurs massifs. Le réflexe de guerre partagé était de défendre cet arrière-pays où étaient implantées les redoutables confédérations de tribus qui avaient défié de leur temps la puissance de Rome et étaient demeurées réfractaires à la civilisation romaine. Territorialement, ce contrefort partait de Dellys jusqu'à Collo, en passant par Djidjel et Mila.

    Il avait pour centre névralgique le Djurdjura, autour duquel vont se nouer les enjeux», indique-t-il non sans rappeler qu'à partir de l'année 1853, au moment du départ de l'armée d'Afrique pour la guerre d'Orient, les Kabyles vont porter beaucoup plus la guerre dans les plaines [1854 : Azazga, Boubehir…] «Cela dénote que le renseignement et la circulation de l'information n'étaient pas négligés. Le traitement rapide de certaines données, suivi d'une prise de décision prompte et adéquate, ramène à l'existence d'un centre de décision adapté au temps de guerre. C'est le système de confédération de tribus -Taqbilt- qui s'active face à la menace étrangère.»

    «Nous rencontrons cependant un autre phénomène, c'est celui de la conjugaison des forces du pouvoir traditionnel et du pouvoir cultuel. Et c'est sur cette combinaison que se construiront la puissance et l'étendue de la confrérie rahmaniya qui deviendra un véritable ordre national». De 1854 à 1856, le binôme, pouvoir traditionnel-pouvoir cultuel, va introduire l'élément féminin dans le commandement. A cette période, Si El Hadj Amar, le cheikh de la tariqa, avait des relations suivies avec ses moqadem. Il réunira Si Seddik Ouarab, installé à Tacherahit, Mohamed ou Ferhat des Ath Irathen, Si Mohamed Ben Abderrahmane des Ath Mansour ainsi que Fadhma n'Soumer et son frère Si Tahar. «La Rahmaniya préparait un soulèvement général qui devait avoir lieu dans les cercles de Tizi Ouzou, Draa El Mizan et Ath Mansour. Fadhma n'Soumer s'est vue confier, avec son frère Si Tahar, l'organisation du massif du Djurdjura» relève M. Adli.

    Dans la conclusion de cette dernière partie de sa conférence, il traitera des limites de cette stratégie en étayant ses affirmations qu'à travers ces deux périodes, 1830 à 1844 puis 1845 à 1850, nous comprenons que ces réactions mettent en avant une coordination limitée d'abord aux capacités de guerre, ensuite aux intérêts immédiats de leur organisateur. Ce qui, à l'évidence, a gêné les mécanismes de préparation d'une insurrection généralisée. A partir de 1853, par contre, le système traditionnel de guerre de la région va connaître des formes plus élargies. Mais le repli invariable des combattants vers les contreforts ne permettait pas d'installer une véritable guerre de reconquête des plaines.

    De ce fait, la menace persistait constamment au niveau des pâtés de montagnes. «Les confédérations de tribus et la confrérie rahmaniya se sont fait surprendre par l'inégalité des moyens militaires français de retour de la guerre d'Orient.» Ceux-ci ont acculé les combattants kabyles dans le massif du Djurdjura qui n'ont eu ni les capacités ni le temps nécessaire de repousser l'ennemi. Randon, dans cette quinzième expédition qui s'étala du 17 mai au 12 juillet 1857, mobilisa les corps permanents de l'armée d'Afrique qui totalisèrent pas moins de trente-cinq mille hommes. Il fut entouré d'une douzaine de généraux et d'une quarantaine de bataillons «ainsi fut battue temporairement la Kabylie», conclut-il.


  4. #4
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    Dimanche 24 juin 2007 -- Les festivités commémoratives du 150e anniversaire du déclenchement de la résistance populaire de 1857 ont démarré jeudi dernier à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. La cérémonie, qui se déroule sous le haut patronage du président de la République, a été rehaussée par la présence des autorités de la wilaya et des membres de la famille révolutionnaire.

    Le comité d’organisation, qui regroupe des associations culturelles, le Musée du moudjahid de Tizi Ouzou et la direction de la culture, s’est fixé pour objectif la sauvegarde de l’histoire de la région et la mise en valeur du soulèvement populaire de 1857 guidé par la célèbre Fatma N’soumer.

    D’ailleurs, toute l’importance a été accordée à cette femme qui s’est fermement opposée aux incursions des forces coloniales dans le Djurdjura. Icherridène est le village qui a été le théâtre de grandes batailles entre l’armée française et les troupes de Lalla Fatma N’soumer qui a brisé l’ordre social établi pour conduire la guerre contre les intrus.

    Juste après le coup d’envoi, une conférence ayant pour thème «La Kabylie à l’épreuve de la guerre d’occupation» a été animée par le Dr Youcef Adli. Jusqu’en 1856, a-t-il dit, la capitale du Djurdjura résistait toujours aux tentatives d’incursions menées par le général Randon, qui éprouvait toutes les difficultés du monde à conquérir cette partie de l’Algérie.

    Dans un premier temps, explique M. Zineddine Kacimi, la célèbre famille des Aït Kaci avait beaucoup aidé la résistance. Au début des années 1850, Belkacem Ou Kaci qui a pris en main les destinées de cette grande famille, à l’origine de la création de la ville de Tizi Ouzou, a cédé à la tentation en acceptant de travailler pour le compte des Français.

    Etant connu, le serviteur ne trouvait pas de difficultés dans «le recrutement des traîtres». Les Aït Kaci, plus grands opposants au colonialisme, sont désormais devenus alliés, ce qui a aidé Randon à envahir plusieurs circonscriptions.

    En 1854, le général français a essuyé de grandes défaites. La résistance a commencé quand les forces françaises, aidées par des indicateurs, ont tenté d’occuper Aït-Yahia. Le soulèvement a été guidé dans un premier temps par le frère aîné de Fatma N’soumer.

    Elle-même ne tarda pas à rejoindre la résistance aux côtés de Cherif Boubeghla. Ce dernier a été tué au champ de bataille le 20 décembre de la même année. C’est à partir de cette date que Lalla Fatma prit les commandes de la résistance.

    Les échecs de Randon, qui ne jurait plus que d’avoir la tête de cette femme guerrière, se succédaient et le gouverneur a été appelé à adopter une nouvelle stratégie. C’est l’aperçu historique que nous avons pu retenir des conférences données lors de la première journée de la manifestation.

    Dans la journée d’hier, d’autres conférences ont été programmées à la salle du petit théâtre de la maison de la Culture. M. Ouali Aït Ahmed a développé la prise d’Icherridène qui était la plus dure et la plus sanglante dans le processus de soumission de la Kabylie.

    Cette localité, qui faisait partie de la circonscription des Aït-Iraten, a résisté pendant plus de quatre ans avant de tomber sous la coupe des forces coloniales. Sa soumission aurait été impossible sans la trahison des uns et des autres, notamment celle de Mohammed Ou Kaci qui a remplacé son frère Belkacem, mort en 1854.

    Dans l’après-midi de la même journée, deux autres conférences portant sur la vie et le combat de Fatma N’soumer et sur la 15e expédition française en Kabylie ont été données respectivement par Omar Kerdja et Ouamar Ben El Hadj. Vers 15 heures, c’est une table ronde à laquelle ont pris part tous les conférenciers qui a été organisée.

    Au cours de la journée d’avant-hier, une sortie dans les villages de Ouardja, Soumer et Takhlidjt n’Ath Atsou a été organisée. Nos guides ont pris le soin de nous retracer l’histoire de ces localités et d’étayer ses parcours révolutionnaires depuis les années 1840, date où l’expédition française a commencé.

    Une deuxième sortie sur les Ath-Yenni est prévue demain, tandis que Tamda sera visitée mardi. Le périple sera plus long pour la journée de mercredi, les organisateurs ayant programmé un déplacement au village Aïssaouia, dans la wilaya de Médéa.

    L’objectif : visiter la tombe de Lalla Fatma N’soumer qui a été inhumée loin de sa terre natale, en Kabylie, ainsi que la zaouïa locale. On réserve cependant la journée de jeudi pour une dernière sortie à Icherridène, dans la localité de Larbaâ Nath Iraten, qui abrite le cimetière des Imesseblen.

    Une visite des lieux avec dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire de tous les martyrs de la résistance de 1857 est programmée. Toujours dans le cadre des festivités commémoratives, un programme spécial, qui se déroulera à Icherridène, est inscrit pour le mois d’août.

    Pour la journée du 15 août, on procèdera à l’inauguration d’une stèle commémorative, en plus d’une visite guidée au village. Le lendemain, une conférence débat sera organisée au centre culturel de Larbaâ Nath Iraten. Les mêmes activités sont prévues pour la troisième journée et la clôture aura lieu le 18 août, après le dépôt d’une gerbe de fleurs au cimetière El-Alia, à Alger.


  5. #5
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    Mardi 26 juin 2007 -- C’est sous le haut patronage du président de la République que le cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 et le combat de Fadhma n’Soumer ont été commémorés. De nombreuses associations participent à l’événement qui s’étale sur plusieurs jours, du 21 juin au 18 août 2007.

    Ce pèlerinage a conduit les organisateurs et les participants de Soumer (22 juin), lieu de naissance de l’héroïne, à Aïssaouia, Médéa (7 juin), lieu de l’ancienne sépulture de Fadhma n’Soumer, après son décès à la prison de Tablat en 1863, à l’âge de 33 ans. Les organisateurs sont : un ensemble d’associations dont Tarwa N’Fatma N’Soumer du même village, Tagrawla dont le président Sid-Ahmed et également vice-président du conseil scientifique du musée du Moudjahid de M’douha, Tizi- Ouzou.

    Les déplacements se succéderont sur les lieux des batailles livrées durant cette résistance algérienne à l’envahisseur colonial. L’on se recueillera particulièrement à Tachkirt, à Ath Yenni, à Icheridhène où le combat fut particulièrement rude et dévastateur contre les troupes de Bugeaud, Larbaâ- Nath-Irathen où un arc de triomphe a été élevé après la prise du Djurdjura, en 1857. On se recueillera tout particulièrement sur les lieux qui ont vu Fadhma n’Soumer dans ces moments historiques. On se rendra à Ouerdja, le village d’origine de sa famille, à Takhlijt Aït Atsou où elle fut arrêtée, à Tamda, Icharâiouène, Aïssaouia, El-Alia où les ossements de l’héroïne ont été rapatriés au carré des martyrs en 1995, dans l’indifférence la plus totale.

    Un riche programme culturel dont des conférences de Younès Adli, Hocine Kourat, Kerdja Omar, Aït Ahmed Ouali, Ali Yassad, Zineddine Kacimi, à la Maison de la culture, à l’université Mouloud- Mammeri, à Ath Irathen, à Aït Agouacha, des projections de films dont De Lalla Fadhma n’Soumer aux femmes de Novembre de Abdelhamid Boukir, La Montagne de Baya de Azzedine Meddour, Dda Lmulud de Ali Mouzaoui, des pièces de théâtre dont Fadhma n’Soumer de Omar Fatmouche, des poésies de 1857...

    Jeudi 22 juin, les autorités de wilaya, dont le wali, n’ont pas assisté à la cérémonie de commémoration au village Soumer. Cela n’a nullement affecté les activités, Tarwa N’fadhma n’Soumer, elle, était présente. L’ENTV, comme à son habitude, veut faire l’impasse sur l’évènement, non pas en l’ignorant mais en faussant les repères historiques. Younès Adli (écrivain) aurait des “choses” à dire à ce propos. Mais peut-on cacher ces montagnes majestueuses, cette roche acérée qui longtemps forgea le fer de lance de la liberté ? Peut-on tout le temps déformer l’histoire, cacher des choses, fragmenter la mémoire collective ? Assurément, non. Tout est une question de temps. Le temps, celui qu’on ne compte pas sur la latitude Algérie.


  6. #6
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    Mardi 3 Juillet 2007 -- Au village Icherridhen (commune d’Aït Aggouacha, daïra de Larbaâ Nath Irathen) est érigé un monument à la mémoire des résistants ayant participé à la bataille de 1857. Cette stèle rappelle les hauts faits d’armes de ces valeureux martyrs qui se sont sacrifiés par refus de l’asservissement et du colonialisme. Après 27 ans de lutte contre la conquête française et une résistance ayant mobilisé les confédérations de tribus kabyles, les Ath Irathen connurent le sort que le reste de la Kabylie a eu à subir. En mai 1857, le maréchal Randon réunit un corps expéditionnaire qui allait entreprendre la conquête de la Haute Kabylie. Le 24 mai, la place de Larbaâ Nath Irathen tomba entre les mains de l’ennemi. Le 24 juin, il y eut l’attaque d’Icherridhen qui entraîna la soumission de la confédération des Ath Irathen, le 30 juin, avec la chute de la dernière ligne défensive établie à Aguemoun Izem.

    A l’exception du mausolée de Sidi Hend Awannu, le village d’origine fut complètement rasé, massacré par l’armée française sous les ordres du maréchal Randon. Sa position stratégique, qualifiée par le maréchal d’épine dans l’œil des Kabyles, poussa à l’édification de “Fort Napoléon” qui a donné à la région des Ath Irathen le caractère militaire qu’elle gardera pendant plus d’un siècle. Le fort se déploie sur une surface de 18 hectares avec un périmètre de 2,2 km, entouré par une muraille épaisse. Cette enceinte fut percée par deux portes : la “Porte d’Alger” à l’ouest, la “porte du Djurdjura” à l’est. Une population civile occupera la partie basse de l’intra-muros, alors que la partie haute abrite la caserne.


  7. #7
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    Lundi 23 juillet 2007 -- Vendredi prochain, le village d’icheridene se réunira en assemblée générale avec le comité d’organisation du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857, afin de peaufiner les derniers préparatifs de la manifestation qui se déroulera du 15 au 18 août prochain.

    Dans le cadre de cet événement qui «rend hommage à la résistance farouche des habitants de la région face au colonisateur français» une pléiade d’activités est au programme avec au menu conférences, sorties sur sites historiques, pièces de théâtre et projection en films.

    Le premier jour sera marqué par plusieurs conférences suivies de débats organisés au centre Sonelgaz d’Aït Aggouache.

    Le public pourra assister aux communications d’Aït Ahmed Ouali sur «la prise d’Icheridene», de Dahlal Mouloud (dit si Lahcen) sur «les dimensions politiques et spirituelles de la Tariqa Rahmania», du sociolinguiste Louanci Mouloud qui présentera «Résistance amazighe : continuité historique» et celle de Kacimi Zinnedinne qui abordera «le rôle des Ath-Kaci dans la résistance à la colonisation française».

    En fin de journée, les hôtes de la manifestation seront invités à assister à une pièce théâtrale à la cantine scolaire d’Aït Aggouache et en soirée à une séance de cinéma sur la placette Aït Aggouache.

    Les activités du deuxième jour débuteront tôt dans la matinée, avec le départ des participants du musée des Moudjahidine pour une sortie sur les sites historiques des villages de Bouhelouane (Irdjen), Ouaylal et Tighilt Hadj Ali (Larba Nath Irathen).

    Cette excursion éducative sera suivie de conférences au centre culturel LNI (Larba Nath Irathen), où Younes Adli présentera sa communication intitulée «force et limites du commandement de la résistance de 1857» et Nacer Belaïd abordera le «rôle de cheikh Seddik Ouarab dans la résistance de 1857».

    Omar Kherdja interviendra sur «vie et combat de Lalla Fatma N’soumeur» et Si Youcef abordera «l’avancée du corps expéditionnaire français vers le Djurdjura.»

    La soirée sera animée par une pièce de théâtre et une séance de cinéma à Icheridene.

    Lors du troisième jour de la manifestation, dès 10h du matin, il est prévu l’inauguration de la stèle «Imsseblen» à Icheridene et le dépôt d’une gerbe de fleurs à la mémoire des chouhada de la région. Cet hommage sera suivi d’une visite guidée du village d’Icheridene et d’une waada pour le déjeuner.

    L’après-midi sera, quant à elle, rythmée par diverses activités sportives et culturelles. A 17h, une table ronde sera organisée avec l’ensemble des conférenciers autour de la résistance populaire de 1857. Une vente-dédicace sera également organisée durant toute la journée avec différents auteurs. La clôture de cet événement dédiée à l’écriture de l’histoire et à la sauvegarde de la mémoire, sera marquée par une visite à Tadmat pour le dépôt d’une gerbe de fleurs puis de Tadmat vers le cimetière El Alia d’Alger.

    La fin de la manifestation se clôturera en apothéose par une soirée festive à Icheridene.

    Pour rappel, la première partie de la célébration du cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857, s’est déroulée du 21 au 28 juin dernier à la maison de la Culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, où des conférences-débats et des tables rondes avaient été également animées par des universitaires et d’anciens officiers de l’ALN.


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