Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 7 1 2 3 ... LastLast
Results 1 to 7 of 44
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388

    L'assassinat de Matoub commémoré en Algérie et à l'étranger

    Dimanche 24 juin 2007 -- Plusieurs localités de la Kabylie se préparent à commémorer le 9e anniversaire de l’odieux assassinat dont a été victime le chantre de l’amazighité le 25 juin 1998 à Tala-Boumara sur la route reliant Tizi-Ouzou à Beni-Douala, daïra d’origine et de résidence de la famille Matoub.

    Des associations culturelles des wilayas de Tizi- Ouzou, de Béjaïa, de Bouira et d’Oran, de France et des USA ont, selon le responsable de la Fondation Matoub, mis au point des programmes de commémoration comprenant des expositions non-stop, des conférences-débats, des témoignages et des projections vidéo et cinématographiques sur la vie et l’œuvre du Rebelle dont l’assassinat, diversement interprété, a, rappelons-le, provoqué des émeutes à travers la wilaya et une vaste polémique entre les partis politiques se réclamant des mêmes idéaux que la victime, empoignade verbale émaillée d’accusations graves à laquelle la famille du défunt a pris une part active mettant en doute la thèse officielle sur les auteurs de l’assassinat, organisant des manifestations plusieurs années de suite pour revendiquer la vérité sur la mort de Lounès avant d’être totalement apprivoisée par le pouvoir.

    Ayant perdu de son agressivité revendicative vis-àvis du pouvoir et délaissée par une grande majorité des associations culturelles qui constituaient son fer de lance, la Fondation Matoub se contente ces dernières années de commémorer symboliquement l’anniversaire par le recueillement, le dépôt de gerbes de fleurs sur le lieu du guet-apens et sur la tombe grandiose érigée face à sa demeure au village de Taourirt-Moussa et de quelques manifestations culturelles, notamment au niveau de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou.

    Le même type de commémoration s’étalant généralement sur une semaine se prépare pour ce 9e anniversaire à Boghni, Makouda, Beni-Douala, au centre culturel Tahar-Djaout de Béjaïa, et au centre culturel d’Akfadou, en France et aux Etats-Unis d’Amérique, notamment en Californie du Nord où l’on évoquera le projet politique global véhiculé par l’œuvre de Matoub Lounès.


  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Faubourg - Hommage à Matoub Lounés

    "Au mois de juin 1998, le chanteur Matoub Lounés était assassiné. A partir de cette date, Faubourg lui dédia à chaque concert la chanson "Allergie". Aujourd'hui, plus que jamais, cette chanson est d'actualité et l'hommage reste vivant":


  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Dimanche 24 Juin 2007 -- Les activités commémoratives qui seront organisées à l’occasion du 9e anniversaire de l’assassinat du chantre kabyle et chantre de l’amazighité Matoub Lounès débuteront aujourd’hui à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.

    Un riche programme a été concocté cette année par la fondation portant le nom de ce chanteur assassiné le 25 juin 1998 à Thala Bounane, sur la route de Béni Douala. Entre autres activités inscrites au programme une exposition sur la vie et l’œuvre du Rebelle, la projection du film réalisé en son hommage par Mokrane Hemar, puis un recueillement sur le lieu de son assassinat et sur sa tombe à Taourirt Moussa lundi 25 juin.

    Selon Nourdine Medrouk, porte-parole de la fondation, des activités similaires seront organisées dans plusieurs localités de la wilaya de Tizi Ouzou et aussi à Béjaïa où une semaine commémoratives sera organisée à partir d’aujourd’hui par le collectif des étudiants de la résidence universitaire Tahar-Djaout. La particularité de cette commémoration cette année c’est, selon Medrouk, le fait que des activités sont prévues également à Bouira, Alger, Oran et aussi en France et aux USA où une émission de 2 heures lui sera consacrée par la radio locale KPFA de Berkley.

    Des festivités seront également organisées en Californie du Nord et à Sans Francisco où une émission a déjà été consacrée à Matoub Lounès dans le cadre du programme Africa-Mix.


  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Mardi 26 Juin 2007 -- Comme chaque année depuis neuf ans, depuis le 25 juin 1998, l’assassinat du chanteur kabyle et chantre de l’amazighité, Matoub Lounès, a été commémoré dans une grande émotion hier aux quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou où des activités à ne plus compter ont été organisées.

    C’était dans la région de Béni Douala, précisément à Taourirt Moussa, dans le village natal de l’artiste, que le gros des activités a eu lieu dans une émotion toujours aussi grande et perceptible que celle des années précédentes.

    Plusieurs centaines de personnes, toujours fans de Lounès, toujours fidèles à son combat, ses idées, surtout à sa mémoire, ont convergé tôt dans la matinée d’hier, défiant la chaleur caniculaire et le chemin escarpé, vers en premier lieu Thala Bounane où fut assassiné Lounès, puis vers Taourirt Moussa où il a vécu ses 38 ans et où se trouve sa demeure éternelle. Autour de la tombe du Rebelle, la plupart des têtes paraissaient jeunes.

    Mais les cheveux gris ne manquaient pas aussi. Il y avait aussi des filles et des femmes. Les crépitements de flashes des appareils photo ne finissaient guère, tout comme les bouquets de fleurs déposés sur la tombe de celui dont “les maux et les mots défilent inlassablement sur les langues et dans les têtes de tous ceux qui aiment tout ce que Dieu a fait”, comme disait sa sœur Malika.


  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Mardi 26 juin 2007 -- La fondation Matoub-Lounès, qui organise la commémoration de cette année, a opté pour le slogan «La vérité sur l’assassinat de Matoub». Une vérité qui tarde à éclater au grand jour, malgré les enquêtes menées et les efforts de la fondation, à sa tête la sœur du défunt, Malika.

    Lounès, qui représentait, chez une partie de la jeunesse kabyle, la loyauté, le courage et le symbole de la lutte pour la démocratie et l’aboutissement du combat identitaire, a été assassiné par des individus armés à Thala Bouenane, à la sortie est du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.

    Le rebelle, comme on préfère l’appeler en Kabylie, n’a pas survécu aux dizaines de balles qui l’ont transpercé. Son épouse et sa belle-sœur, qui l’accompagnaient dans la voiture en cette journée de jeudi, sont sorties saines et sauves.

    La nouvelle n’a pas tardé à faire le tour des villes et des villages de Kabylie. Personne ne voulait y croire car Lounès a échappé à plusieurs reprises à la mort. Le dernier attentat remonte à trois ans lorsqu’il a été enlevé puis relâché après une séquestration qui a duré une quinzaine de jours.

    Mais cette fois-ci, la flamme s’est éteinte et la voix de Lounès s’est tue à jamais. L’acte ignoble a failli enflammer la Kabylie, n’était la sagesse des uns et des autres qui ont réussi à calmer et à convaincre les jeunes à arrêter les émeutes déclenchées à Tizi Ouzou.

    La famille du chantre exige, depuis, la vérité sur les auteurs et les commanditaires de l’assassinat. Neuf ans après, l’enquête n’a pas donné de résultats. La version officielle donne le GIA comme unique responsable du crime. Mais en Kabylie, les gens ont du mal à croire cette version et cherchent toujours à comprendre «les dessous politiques» de l’affaire.

    En fin de compte, tout cela importe peu dans la mesure où l’homme qui a toujours contesté l’ordre établi est parti à jamais, quelques jours après la sortie de son album Aghurru. Aujourd’hui, ses milliers de fidèles gardent les beaux souvenirs de ce chanteur modeste qui sympathisait avec tout le monde.

    Des jeunes et moins jeune se souviennent avoir discuté avec le chanteur dans un restaurant ou dans un café, quelque part dans la ville de Tizi Ouzou. On témoigne de sa générosité excessive et des aides qu’il accordait sans hésitation aux nécessiteux.

    Durant tout son parcours d’artiste, riche de plus de 30 ans, Matoub a toujours défendu les opprimés en se révoltant contre les rouages du système. Il s’est impliqué corps et âme dans le combat identitaire, ce qui lui valut une place particulière chez les jeunes notamment.

    Matoub a en outre interprété parfaitement la chanson sentimentale. Ses paroles et ses musiques sont inoubliables et tout le Kabylie connaît aujourd’hui par cœur son répertoire. Dans la journée d’hier, deux cérémonies de recueillement ont été organisées à Thala Bouenane, lieu de son assassinat, et sur sa tombe, dans son village natal de Taourirth-Moussa.

    On annonce, d’autre part, d’autres cérémonies commémoratives à Alger, à Béjaïa, à Oran, à Paris et à San Francisco.


  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Mercredi 27 Juin 2007 -- La maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou a abrité de dimanche dernier à hier des activités commémoratives du neuvième anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes, organisées par la fondation qui porte son nom. La Fondation Matoub Lounes, qui ne manque aucune occasion de commémorer le Rebelle, continue à revendiquer une véritable enquête pour que la lumière soit faite sur ce crime resté à ce jour impuni. Le programme d’activité concocté pour l’occasion n’est pas assez riche, comme nous a habitués la Fondation Matoub. Cette année, l’essentiel est de ne pas laisser cette date importante passer inaperçue. Une exposition de photos et de coupures de journaux retrace un peu la vie et l’œuvre du poète disparu, mais aussi son assassinat et le débat, parfois violent, qui a suivi le meurtre et la création de la fondation. L’essentiel de la commémoration reste le recueillement dans trois endroits différents, à savoir la place qui porte le nom du Rebelle à Tizi Ouzou, le lieu de son assassinat à Tala Bounane et son tombeau dans son village natal de Taourirt Moussa, dans la commune d’Ath Mahmoud (Beni Douala).

    La pauvreté du programme d’activité de la manifestation commémorative ne signifie pas que la fondation a abandonné sa quête de vérité sur l’assassinat du chantre de l’amazighité.

    Deux banderoles ont d’ailleurs été placées devant le portail d’entrée de la maison de la culture de Tizi Ouzou sur lesquelles on peut lire : «Vérité sur l’assassinat du Rebelle» et «Pour que la lumière ait raison des ténèbres». Pour Nordine Medrouk, porte-parole de la fondation, il n’est pas question de «laisser tomber cette revendication cardinale de la famille et de la Fondation Matoub, mais aussi et surtout de toute une population». Cette revendication, précise-t-il, est rappelée à chaque rendez-vous, même si les événements de 2001 ont quelque peu réduit l’ampleur de la revendication. Notre interlocuteur, rencontré sur les lieux de l’exposition, ne manquera pas de signaler que des activités commémoratives ont également lieu dans d’autres localités de la wilaya, telles que Azazga, Makouda, Boghni et Beni Douala. Des activités se déroulent aussi dans d’autres wilayas du pays, Béjaïa, Bouira et Oran, et ce, sans compter celles concoctées par l’Association des amis de la Fondation Matoub en France, et par une association activant aux Etats-Unis. Nordine Medrouk annoncera l’arrivée dans les prochains jours de la présidente de la fondation, Malika Matoub, retenue par des impératifs familiaux.


  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    266,388
    Dimanche 1 juillet 2007 -- Un hommage particulier a été rendu la semaine dernière à Bouira au chantre de la cause amazighe que fut le chanteur et artiste Matoub Lounès, assassiné un certain 25 1998 à Tala Bouinane près de Tizi-Ouzou.

    Depuis, et c’est parce que le chanteur était de son vivant le porte-voix des opprimés et de tous les démunis, des milliers pour ne pas dire des millions de personnes qui l’avaient pleuré et accompagné vers sa dernière demeure, le portent dans leur cœur et luttent contre l’oubli en lui rendant hommage chaque année et en lui renouvelant le serment de continuer son œuvre.

    Aujourd’hui, et depuis cette fatidique date où nous quittait à jamais Matoub, la langue amazighe qu’il a portée dans son cœur et pour laquelle il a lutté toute sa vie durant jusqu’au dernier souffle, en refusant la fatalité et en ayant la conviction que “la résistance finira par l’emporter face à l’abdication”, a fait des pas de géant dans le pays.

    Tamazight est depuis 2002 langue nationale et, depuis quelques semaines, elle vient d’acquérir une académie, un conseil supérieur de la langue et un centre national de l’aménagement linguistique ; des institutions acquises grâce aux sacrifices de beaucoup de générations dont celle que l’on nomme communément la génération Matoub, celle qui avait bravé la peur lors de son assassinat et qui a également dénoncé le déni identitaire pendant les évènements sanglants du Printemps noir 2001 pour lesquels plus de 126 jeunes ont payé de leur vie.

    Aujourd’hui, et pour peu que ces institutions soient gérées par des professionnels loin des interférences politiciennes qui les dévieront de leurs objectifs, la langue amazighe — pour laquelle Matoub, Bessaoud Mohand Arab et bien avant eux, Mouloud Mammeri, Amzal Kamel, Benai Ouali et tant d’autres encore, se sont sacrifiés — pourra prétendre à la promotion et l’épanouissement.

    C’est dans ce contexte que vient d’être célébré le 9e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès. A cette occasion, la population de la wilaya de Bouira a célébré dans la dignité cette date symbole du combat amazigh.

    Ainsi, la coordination des associations amazighe, présidée par Djaâfer Abdedou, également délégué du mouvement citoyen, s’est déplacée lundi dernier à Tizi-Ouzou avec deux microbus. Les dizaines de jeunes qui ont fait le déplacement ont voulu marquer l'événement en déposant d’abord une gerbe de fleurs au niveau de la place Matoub- Lounès de Tizi-ville avant de poursuivre le chemin vers Thaourirth Moussa pour se recueillir sur la tombe de Matoub et déposer une autre gerbe de fleurs, saluer la mémoire de Matoub et consoler sa famille, particulièrement la mère de Lounès, Nna Aldja à qui les jeunes ont réitéré le serment de poursuivre le combat de Matoub jusqu’à ce que tamazight soit langue nationale et officielle.

    Ce jeudi, la coordination des associations amazighe ont poursuivi le programme des activités en organisant au niveau de la salle Erich de Bouira, outre une exposition retraçant la vie et l’œuvre de Matoub Lounès, une conférence-débat animée par l’écrivain-journaliste Aomar Mohellebi, alors que dans l’après-midi, le public très nombreux à la conférence a eu droit à un récital de poésies et un gala artistique animé par les chanteurs Ali Meziane, Ouahmed et Ali Chikhi. En somme, un hommage à la hauteur de l’artiste que fut Matoub et pour lequel la coordination des associations amazighe a fait la promesse de le réussir. Pari tenu.


+ Reply to Thread
Page 1 of 7 1 2 3 ... LastLast

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts