Alger blessée, Alger renaît. Tandis que la décennie noire s'éloigne, une nouvelle société émerge tentant d'oublier la terreur sans renoncer à la justice, réussissant à se réapproprier un passé douloureux et glorieux, tournée résolument vers un avenir qu'elle espère radieux. Alger la Blanche est confrontée à des problèmes d'urbanisme sans précédents Alger la rebelle se réveille et lutte pour le respect des libertés fondamentales Aujourd'hui, elle offre un nouveau visage où l'envie de vivre se crie, se chante et s'affirme, plus forte que tout. Architecte, militant des Droits de l homme, entrepreneur, enseignant, artiste, musicien, femmes avocat, chauffeur de taxi, éditrice ou directrice d'école toutes et tous dessinent un livre portrait époustouflant, bousculant les idées reçues sur une ville prête à retrouver enfin son pouvoir de fascination sur le monde.
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15th July 2007 05:06 #1
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Alger : Blessée et lumineuse, de Daikha Dridi
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15th July 2007 05:10 #2
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Samedi 14 juillet 2007 -- On ne compte pas des masses, des ouvrages vivants sur la capitale… car il n’y en a pas ! Comme d’ailleurs sur Oran, Constantine, Annaba ou d’autres villes ayant un passé. Alors que la plupart des Algériens sont concentrés, aujourd’hui, dans (et autour) des grandes villes, il n’y a pas d’ouvrages, d’études accessibles au grand public pour expliquer le phénomène ou d’autres sujets sociaux contemporains.
Il n’y a que la presse écrite sur qui on peut se baser pour se faire une idée. Mais une idée toute superficielle et subjective, comme l’est la presse en général. Des ouvrages sont indispensables pour comprendre ce qu’est une ville algérienne de nos jours par rapport à ce qu’elle était auparavant, avant la touche européenne.
Il serait aussi intéressant de redécouvrir ce qu’étaient nos villes à l’indépendance… Qu’a-t-il été fait de cette capitale depuis l’indépendance, après les exodes successifs, la décennie noire ou sanglante (on ne sait encore comment définir cette horreur) et enfin le plongeon forcé dans le libéralisme sauvage et la mondialisation marchande ? C’est quoi Alger, ses lieux, ses repères, ses personnages emblématiques ? A ces questions, notre consœur Daïkha Dridi, qui nous a quittés pour aller s’installer sur les bords du Nil, tente d’y répondre avec Alger, blessée et lumineuse.
C’est le livre qu’elle a écrit pour les éditons Autrement, dans le cadre de la collection Villes en mouvement, avec le concours photographique de Louisa Sidi-Ammi, jeune reporter-photographe de Liberté. Que dire de cet ouvrage sinon qu’on est ravi et un peu déçu à la fois.
Il est vrai que c’est un travail commandé ciblé, à savoir «mettre en scène les individus et les lieux qui créent durablement du lien social, provoquant ainsi une dynamique d’action». L’auteur a, en partie, réussi le contrat, avec une vingtaine de portraits proposés et dont, pour certains, le choix est indiscutable.
Il est bien sûr toujours gênant de le souligner puisque tout choix est arbitraire, même si celui-ci s’inscrit dans le cadre d’un regard personnel et singulier. Résultat : dans le compte-rendu sensible et parfois touchant des personnages approchés, ce choix est indiscutable pour certains, facile et complaisant pour d’autres qui mettent en avant l’exigence de la vérité et de l’impartialité.
Que l’auteur me pardonne, mais j’ai relevé, au pied levé, beaucoup d’omissions. Dans les milieux du sport, du football et ses symboles par exemple. Peut-on imaginer Alger sans le Mouloudia d’Alger ? La musique aussi : qu’est Alger sans le chaâbi ? Et le théâtre, le cinéma, la radio, la presse et la télé, les espaces culturels ? Et les acteurs politiques de la ville, dans la dynamique de celle-ci ? Par exemple un Cherif Rahmani ou une Khalida Toumi, quel que soit le jugement qu’on puisse avoir sur eux et sur leurs actions, méritaient de figurer dans l’ouvrage.
C’est oublier que nous sommes dans un pays où le pouvoir reste encore jacobin, volontariste, et où l’essentiel des actions vient d’en haut. C’est bien que cet ouvrage existe, dommage, à la marge. Il en appelle à l’écriture d’autres où Alger soit plus profondément et diversement restituée.







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