Samedi 4 Aout 2007 -- L’histoire retiendra longtemps les atrocités commises durant l’ère coloniale et les affres de cette terrible et douloureuse période révèlent, encore aujourd’hui, des faits et des images qui prouvent le lourd tribut payé par nos martyrs, et ils sont nombreux, pour que nos enfants vivent en toute liberté et en toute quiétude, et entendre résonner leurs cris et leurs rires nous remplit de fierté et de bonheur.

Malheureusement, après plus d’un demi-siècle après le déclenchement de la guerre de Libération nationale, des découvertes font ressurgir à nouveau les séquelles de durs combats menés par nos vaillants combattants. Une commission de moudjahidine qui était à la recherche d’un site en vue d’implanter une stèle commémorative à la mémoire des chouhada tombés au champ d’honneur à la suite d’un accrochage avec les soldats français au lieudit Hassi- Ghambo, fit une découverte inattendue et inespérée.

En effet, des ossements humains, des effets et objets personnels ayant appartenu au chahid furent retrouvés. Même sa djelaba en lambeaux, le livre sacré du Coran dans un étui en cuivre, la partie métallique de son arme avec quelques cartouches, des sandales et un poignard, témoins du passage de ce valeureux et glorieux combattant qui n’a pas hésité un seul instant à faire don de sa vie, ce qu’il a de plus précieux, pour affronter ces envahisseurs venus de loin, gisait là, refusant l’anonymat.

L’accrochage de Hassi- Ghambo eut lieu le 21 novembre 1957 et a duré plusieurs semaines, sans répit, sans relâche, démontrant, encore une fois, la pugnacité de ces hommes légendaires occasionnant des pertes considérables à l’ennemi. A la fin de la bataille, on compta 47 moudjahidine tombés au champ d’honneur sans jamais plier ni broncher. Leur unique objectif, une foi inébranlable pour détrôner ces ennemis, ces colonisateurs qui n’ont pas leur raison d’être.

Les ossements de ce chahid ont été inhumés et les objets trouvés sont exposés au musée du Moudjahid d’Adrar. Les enfants nés après l’Indépendance pourront être fiers de leurs parents qui, après avoir mené la vie dure à ces soldats ennemis, ont succombé pour que le drapeau de notre pays flotte librement, une liberté qui nous permet de marcher la tête haute et de crier tout haut “vive l’Algérie, gloire à nos martyrs !”. Quant à nous, continuons sur la voie qui nous a été tracée : travailler et œuvrer pour l’épanouissement et le développement de notre pays.