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  1. #1
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    Death of Major-General Smaïn Lamari announced

    ALGIERS, August 28, 2007 (Reuters) - Major-General Smain Lamari, who headed Algeria's Department of Counter-Espionage and Internal Security in the aftermath of 1992 elections, died on Tuesday after a long illness, a security source said.

    The source, who did not want to named, declined to give details on Lamari's illness.

    Lamari became deputy-chief of the intelligence apparatus in charge of secret operations against Islamist guerrillas and counter-espionage shortly after authorities scrapped parliamentary elections in 1992, which the Islamic Salvation Front (FIS) was poised to win.

    An Islamist uprising began shortly after. Up to 200,000 people were killed in a subsequent decade of violence.

    Lamari played a key role in infiltrating Islamic armed groups, particularly the most radical Armed Islamic Group (GIA), security analysts said.

    But his major achievement was the deal he struck with the Islamic Salvation Army (AIS) in 1997 convincing its leaders to give up the fight in return for amnesty, they added.

    "He fought French occupation, and right after independence joined the army. He belongs to the old guard inside the security community here," Echorouk's editor and security specialist Anis Rahmani told Reuters.

    "But continuity will remain as long as the Algerian security system is not based on one person," Rahmani added.

    The military wields huge influence over Algeria's politics since its independence from France in 1962.


  2. #2
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    ALGIERS, August 28, 2007: Algeria's domestic intelligence chief has died following a long illness, medical officials said Tuesday, as the North African nation continues to face scattered attacks from Islamic militants.

    Smain Lamari, 67, died overnight Monday, medical officials said, on condition of anonymity because they were not authorized to speak to the media. They did not elaborate on his illness.

    Lamari was a major figure in Algeria's leadership who had directed the country's domestic counterspionage services since the late 1980s.

    At a pivotal moment in Algeria's modern history, Lamari was among those who persuaded the army to cancel elections in 1992 that an Islamist party was slated to win. The move sparked an Islamic insurgency that killed as many as 200,000 people.

    While large-scale massacres died down in the late 1990s, violence continues to simmer. Several serious attacks this year were staged by a group formerly called the GSPC that recently renamed itself al-Qaida in Islamic North Africa.

    Lamari was closely linked to Algerian intelligence chief Mohammed Mediane, also known as Toufik, and helped Abdelaziz Bouteflika rise to the presidency in 1999.

    Lamari played a role in negotiations in 2000 with the Islamic Salvation Army — the political wing of the Islamic Salvation Front, the party expected to win the 1992 vote — that brought an end to some of the fiercest fighting.

    No successor for the intelligence director was immediately named.

    Lamari was to be buried Tuesday afternoon in the El Alia cemetery east of Algiers, where senior Algerian figures, including those who fought in the independence war against France, are also buried.


  3. #3
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  4. #4
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  5. #5
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    Mercredi 29 Aout 2007 -- Le général-major, Smaïn Lamari, a été inhumé hier après-midi au carré des martyrs du cimetière d’El Alia (Alger), en présence d’une foule nombreuse composée de ses compagnons d’armes, de personnalités nationales, notamment du chef du gouvernement, M. Belkahdem, d’anciens chefs de l’Exécutif (Hamrouche, Ouyahia) et des membres de sa famille.

    Le défunt est décédé hier à l’aube à l’hôpital militaire de Aïn Naadja, où il avait été admis d’urgence dimanche après-midi, à la suite d’une triple crise cardiaque. Selon les informations que nous avons pu récolter, le général-major Smaïn Lamari était la cheville ouvrière de l’accord avec les éléments de l’AIS, bras armé du FIS, à la fin des années 1990, accord qui avait ouvert la voie à la réconciliation nationale. Ce n’est qu’à la fin de 1997 que la trêve est entrée en vigueur avec l’autodissolution de l’AIS.

    Né le 1er juin 1941 à El Harrach (Alger), le défunt est issu d’une famille algéroise modeste. Son père était chauffeur de taxi. Il avait rejoint les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) le 5 septembre 1958 dans la wilaya IV historique. Entré à l’indépendance de l’Algérie, en 1962, dans la police, il a passé ensuite quelques années dans la marine, avant de suivre une formation militaire en Egypte à l’issue de laquelle il a été promu au grade de sous-lieutenant. Il travailla dans différentes structures de l’Armée nationale populaire (ANP) en qualité d’officier avant d’assumer plusieurs postes militaires et d’être promu au grade de général-major le 5 juillet 1999. Il avait assuré la coordination de tous les services de sécurité engagés dans la lutte antiterroriste (1992-2000). Le général-major Lamari était très discret et n’a jamais été présenté par la télévision publique lors des cérémonies officielles, dont il se tenait volontairement à l’écart.

    Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s’est rendu au domicile mortuaire où il a présenté ses condoléances à la famille du défunt.


  6. #6
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    Mercredi 29 Août 2007 -- Le général-major Smaïn, surnommé “El-Hadj” dans les milieux du renseignement algérien, aura finalement succombé à une triple crise cardiaque qui emporte l’un des hommes-clés de l’appareil militaire et de sécurité algérien.

    Ni les groupes terroristes, dont il était “la bête noire”, ni les tentatives d’attentats n’auront eu raison de cet officier supérieur réputé pour sa main de fer et sa capacité tactique face aux islamistes.

    Car rien ne prédestinait cet enfant de Belfort (à El-Harrach) à devenir un des hommes les plus redoutés et craints de l’État algérien. D’ailleurs, jusqu’à sa mort, à 66 ans (il est né le 1er juin 1941), il ne s’est jamais départi de sa simplicité et de son goût pour ses racines populaires, comme son père, un chauffeur de taxi, fort apprécié dans le quartier, lorsqu’il se mêle à la foule du stade d’El-Harrach, incognito, pour regarder le club de son cœur, l’USMH.

    Mais son attitude modeste n’a d’égale que sa détermination à éradiquer les menaces qui pesaient sur l’Algérie, dont le terrorisme, son département étant un des fers de lance dans une lutte implacable qui a même fait sa réputation auprès de ses homologues de la DST française ou la CIA américaine.

    À moins de 20 ans, il rejoint les rangs de l’ALN, avant d’opter temporairement pour la DGSN où il ne fit pas carrière, préférant changer de cap pour l’armée où il gravit les échelons en étant sous-lieutenant au début des années 1970 à la fameuse Sécurité militaire. C’est au contact des anciens du MALG, dont Kasdi Merbah, Yazid Zerhouni et autres Si Salah qu’il intègre les “services” et devient au fil des ans, “un vieux briscard” du renseignement aussi respecté que craint.

    Un des fondateurs du GIS

    Car au sein du contre-espionnage, le général Smaïn allait hisser ce service aux normes internationales en formant, dès 1990, de jeunes officiers à devenir l’élite de la lutte antiterroriste qui s’annonçait inéluctable contre le GIA. On lui confie le GIS (Groupement d’intervention spécial), une unité d’élite du DRS, qui allait faire ses preuves sur le terrain après seulement quelques mois de formation en Italie, Jordanie, Égypte ou Corée du Sud. Les hommes qui ont pénétré le siège du FIS en 1991 pour arrêter Abassi Madani et Ali Benhadj étaient directement sous ses ordres, ce qui lui a valu d’être connu dans les milieux islamistes comme le “général à abattre”.

    Il l’était d’autant plus qu’il a fait partie, de manière dynamique, des hauts cadres de l’armée algérienne à refuser que la République algérienne ne tombe entre les mains des intégristes en 1992.

    Son sens tactique et ses nombreuses opérations contre le GIA allaient asseoir son autorité et renforcer son commandement au sein d’une direction du contre-espionnage qui, à cause des urgences de la lutte antiterroriste, s’est retrouvée aux avant-postes.

    Élimination du premier noyau du GIA (Meliani, Chebouti et Bâa Azzedine), infiltration des maquis terroristes, notamment à Chréa, mais aussi et surtout le fait de briser les commandos du FIDA qui ont assassiné une longue liste d’intellectuels, universitaires, artistes et journalistes entre 1992 et 1994 comptent parmi ses succès.

    Quand Paris sollicitait le général

    Ses méthodes traversent la Méditerranée, et la DST inquiète des réseaux islamistes qui prolifèrent en France sous la coupe du GIA, demande assistance à travers Yves Bonnet. Le général de corps d’armée, Mohamed Mediene, patron du DRS, délègue le général Smaïn pour être l’interlocuteur des services français.

    Ces derniers découvrent les méthodes d’infiltration algérienne et la capacité du général Smaïn à “manipuler” les hommes dans ces réseaux.

    L’opération “Chrysanthèmes” est un succès pour Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, suivie par le démantèlement de nombreuses cellules dormantes dans l’opération “Salim” que les services français s’approprient avec le consentement du général Smaïn. La légende veut que le général Smaïn a fourni le tuyau aux Français pour coffrer Carlos au Soudan, mais comme dans ces milieux de l’ombre, même les légendes sont en clair-obscur. Il se lie d’amitié avec le général Rondot et le préfet Marchiani qui ont œuvré à ce que les Français sollicitent l’expertise des services algériens après les attentats de Paris.

    Après l’épisode de l’Airbus et des moines de Tibherine, qui a donné lieu à une guerre des services entre Algériens et Français, le général Smaïn devient le principal négociateur des accords entre l’État algérien et l’AIS.

    En compagnie du général Boughaba, ancien chef de la Ve Région militaire, il écume les maquis de Jijel et arrive à convaincre les partisans de Madani Mezrag de déposer les armes et de se rendre.

    Le processus de la concorde civile (devenue réconciliation nationale) est en marche et les acteurs de l’époque, dont les cadres de l’AIS, ont confessé que la présence du général Smaïn, par sa crédibilité et ses engagements lors de ces négociations secrètes, a été le facteur le plus déterminant pour la reddition.

    Artisan des accords avec l’AIS

    L’expérience n’était pas strictement politique pour le numéro 2 du DRS. Il y voyait une manière subtile de désarmer les groupes terroristes tout en insinuant la division et la scission au sein du groupe du GSPC, le groupe issu du GIA. L’impact psychologique de ce succès est tel que le GIA implose, alors que la lutte antiterroriste se radicalise contre le GSPC et c’est logiquement que le général Smaïn devient “major” lors de la promotion du 5 juillet 1999.

    Le nouveau locataire d’El-Mouradia, le président Bouteflika, apprécie ce général taciturne et efficace, qui ne sait pas faire dans la dentelle et dont les hommes lui prêtent une loyauté sans faille. La DCE devient aussi, sous sa férule, un service de renseignement respecté puisqu’il se met, bien avant le 11 septembre 2001, à aider les services occidentaux dans leur lutte contre les réseaux d’Al-Qaïda.

    Une autre légende veut que le jour du 11 septembre, une commission rogatoire américaine composée de représentants du département de la justice US et du FBI, est à Alger pour interroger Abdelmadjid Dahoumene dont la tête a été mise à prix 5 millions de dollars pour son implication dans les attentats du Millenium de Los Angeles.

    Les agents américains ont été informés par le général Smaïn qu’Al-Qaïda préparait un gros coup aux États-Unis sur la foi de renseignements établis par des agents algériens au Pakistan.

    Car les légendes sont nombreuses et souvent pas en faveur du général Smaïn, dont les réseaux de propagande des islamistes ont tenté par tous les moyens de dénigrer ou de discréditer, allant même jusqu’à s’attaquer à sa famille.

    D’ailleurs, la seule photo publiée l’a été par le MAOL, un site Internet d’officiers félons de l’ANP sous les auspices de services étrangers, prise dans un quartier à Paris par un téléobjectif.

    Le général Smaïn Lamari décédé ainsi, laisse toute une génération d’officiers formés par ses soins auquels il n’a eu de cesse de marteler la seule consigne qu’il répétait inlassablement : protéger d’abord et, avant tout, l’Algérie.


  7. #7
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    Samedi 1er septembre 2007 -- La mort du patron des services du contre-espionnage, le général de corps d’armée Smaïn Lamari, a été une occasion que Ali Benhadj, numéro 2 du parti dissous, n’a pas laissée passer pour revenir sur la scène médiatique et tirer à boulets rouges sur « une ambulance ».

    Dans une intervention des plus virulentes, diffusée tardivement jeudi dernier par la chaîne de télévision Al Hiwar, une chaîne arabe, l’ancien responsable de l’ex-Fis commence par qualifier feu Lamari de « criminel ». Selon lui, on ne peut parler des généraux ou de l’institution militaire sans prendre en compte deux points importants. Le premier est que chaque Etat doit avoir une armée dirigée par des hommes munis d’expérience, de diplômes, de connaissance, mais aussi de la jalousie pour son peuple, mais que cette institution soit dirigée par une bande de criminels qui viole les lois de la religion et de la oumma, ceci amène à une des catastrophes les plus graves.

    Smaïn Lamari est aujourd’hui à la maison de l’Eternel et si sa tombe était en Grande-Bretagne, on sortirait son corps pour être jugé comme l’ont été de nombreux apostats dans le monde arabe et islamique. » Ali Benhadj pousse plus loin son réquisitoire en accusant feu Lamari d’avoir été le responsable « de la disparition, de la mort et de l’exode de milliers d’Algériens », précisant au passage que ses accusations visent également toute l’institution militaire qui a dirigé « le coup d’Etat » de 1992 au sein de laquelle Lamari « constituait le noyau dur qui tuait en Algérie et à l’étranger », dit-il.

    Tentative d’assassinat

    Il ajoute : « Ces propos ne viennent pas uniquement de moi, mais également des officiers qui ont écrit leurs mémoires à l’étranger. » Ali Benhadj affirme que Lamari a déclaré un jour : « Je suis prêt à tuer 3 millions d’Algériens », alors que l’opinion publique se rappelle de cette phrase qu’il avait lancée en 1991 et qui préludait une décennie de violence jamais vécue ailleurs. Il avait dit à un journaliste qu’il était d’accord pour « exterminer un tiers de la population si elle refuse la république islamique pour que les deux tiers puissent vivre en paix ».

    Ali Benhadj annonce même un scoop à l’animateur de la chaîne de télévision. Celui de la tentative d’assassinat de Rabah Kebir en Allemagne par un des éléments de Smaïn Lamari en soulignant que la justice germanique « poursuit actuellement des espions algériens qui harcèlent les politiciens à l’étranger ». Des propos qui poussent l’animateur à intervenir : « Le général est entre les mains du Seigneur. Ne nous réjouissons pas de sa mort. Nous voulons aborder le sujet politiquement sans porter atteinte à la personne qui n’est plus de ce monde. Là n’est pas notre sujet. Nous voulons savoir si vous avez des révélations à nous faire sur les négociations que Smaïn Lamari a engagées avec l’ex-Fis. » Une manière de mettre le holà mais cela n’a pas été bien compris par l’ancien imam de Kouba, dont le fils, Abdelkahar, est actuellement dans les rangs du GSPC écumant les montagnes de Boumerdès et de Kabylie.

    « Je ne me réjouis pas de sa mort, mais il y a des vérités sur l’institution militaire. Pour que cette dernière soit propre, il faut qu’elle nettoie ces criminels et tueurs qui la composent comme le général de corps d’armée, ceux qui sont à la retraite, le général Toufik et d’autres encore plus nombreux qui doivent être jugés. Je ne parle pas de personnes mais de ceux qui dirigent l’Armée, ceux qui étaient responsables des jeunes appelés, envoyés dans les montagnes pour se faire tuer alors que leurs enfants étaient gardés bien au chaud chez eux (…). Je demande même une enquête sur les richesses de ces généraux. »

    L’ancien imam estime qu’il n’y a pas de classe politique en Algérie. « Il y a des partis préfabriqués et ceux qui ont tenté d’avoir une existence ont connu des mouvements de dissidence internes, comme cela a été le cas au sein du FLN, du PT et du FFS, et dont les responsables sont les dirigeants de l’armée, plus particulièrement des services de renseignements. » Pour étayer ses propos, il rappelle les déclarations de Belaïd Abdesselam au sujet de la composition de son gouvernement faite après accord du général Nezzar qui l’a convoqué à son bureau.

    « Le chef du gouvernement qui se fait convoquer non pas dans une institution comme la Présidence ou au Palais du gouvernement, mais ailleurs, par une bande qui agit ainsi. Notre condamnation par le tribunal militaire n’était pas une décision du juge, mais celle de cette bande prise dans une villa, non au tribunal. Nous voulons aujourd’hui que ceux qui ont dirigé durant cette période (1992) soient jugés. » Il révèle néanmoins avoir rencontré feu Smaïn Lamari à deux reprises.

    « Une force au-dessus de la loi »

    La première fois après les événements de 1988. Durant l’entrevue, Ali Benhadj aurait avoué son droit à exercer la politique et il a été libéré. La seconde fois, durant la grève de juin 1990, en présence de Mouloud Hamrouche, alors chef du gouvernement. « Nous avons demandé lors de notre procès la présence de Smaïn Lamari mais le procureur, le colonel Boukhari, nous a affirmé qu’il convoquerait toutes les personnes que nous voulions sauf Lamari. Cet homme est le noyau dur des services de renseignements militaires, un instrument de répression terroriste qui utilise le terrorisme d’Etat, il est responsable de cette armée qui tue. »

    Des déclarations qui pour la troisième fois font réagir l’animateur. « Je vous ai déjà interrogé sur les responsables avec lesquels vous vous êtes entretenus et vous n’avez jamais parlé de votre rencontre avec Smaïn Lamari. Pourquoi parlez-vous de lui aujourd’hui ? » Ali Benhadj ne donne pas une réponse précise. Il tergiverse comme à son habitude. « Je l’ai rencontré à sa demande après mon incarcération. » L’animateur fait savoir à son invité qu’il n’a rien à lui apprendre et Ali Benhadj répond : « Je vous ai parlé de notre entrevue alors qu’il était un des dirigeants de l’armée, en juin 1990, après les tueries qui ont suivi la date du 4. Si Hamrouche en tant que chef du gouvernement témoigne au procès et un responsable de l’Armée refuse, cela veut dire que les dirigeants militaires sont au-dessus de la loi et de toutes les institutions de l’Etat. »

    « Je vais faire profiter nos téléspectateurs de ce qui s’est passé entre vous et Lamari. Pour l’histoire, vous a-t-il dicté ce qu’il fallait faire ? »

    Ali Benhadj : « Il ne m’a rien dicté. J’étais en présence de Abassi Madani et de Mouloud Hamrouche. Smaïn n’a prononcé aucun mot. C’est Hamrouche et Abassi qui ont le plus parlé pour définir les places publiques autorisées pour les rassemblements. Nous avons accepté et le lendemain tout a été rendu public. Mais il nous a trahis. Il a tué des citoyens à la place du 1er Mai. Lorsque j’ai demandé à Hamrouche qui a donné l’ordre de tirer, il m’a informé qu’il venait de démissionner le 2 juin. Cela veut dire qu’il y avait une autre force en dehors de la loi et du gouvernement qui a exécuté les manifestants. »

    L’animateur demande à Ali Benhadj quelle responsabilité a-t-il eu dans les événements d’octobre 1988, comme il l’avait affirmé en début de l’entretien. Il explique entre les lignes que ce sont ses prêches dans les mosquées qui ont poussé au soulèvement. « Puisque vous n’aviez pas de rôle, du fait que Lamari vous a convoqué à son bureau, cela voudrait dire que vous aviez un poids ? »

    L’ancien imam : « Non. Ils m’ont convoqué parce qu’ils m’accusaient d’avoir incité les jeunes à sortir dans la rue. Mais ce n’était pas vrai. Je leur ai dit que malgré le fait que je suis interdit de toute activité politique, je continue à exercer mon droit politique. Le plus grand crime que Bouteflika a commis est d’avoir garanti l’impunité à ces responsables. » Ali Benhadj revient à ses virulentes critiques à l’égard de Smaïn Lamari en disant : « Le fait qu’il soit pratiquant, ayant même accompli le pèlerinage, cela ne veut pas dire qu’il partira au Paradis », citant l’exemple de cette vieille femme qui a consacré toute sa vie à l’adoration de Dieu et de son Prophète et qui a fini en Enfer parce qu’elle n’a pas donné à manger à son chat. Graves déclarations pour un Ali Benhadj soumis à des restrictions depuis sa libération de la prison militaire.

    Pour largement moins que cela des journalistes ont été poursuivis et condamnés à de lourdes peines par des tribunaux algériens, prompts à réagir quand il s’agit de dirigeants de l’institution militaire, qu’ils soient en poste ou à la retraite. Ali Benhadj nous a habitués à des propos haineux et violents et les plus célèbres ont été ceux tenus contre les diplomates algériens enlevés en Irak. Il avait même suggéré leur assassinat à leurs ravisseurs, ce qui n’a pas tardé à être exécuté. Peut-on dire que Ali Benhadj, en proférant de telles insultes, veut gagner les chefs terroristes de son fils enrôlés dans les rangs du GSPC ou d’Al Qaïda pour le Maghreb ?


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