Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast
Results 1 to 7 of 23
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623

    La France annonce une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie

    Mardi 25 septembre 2007 -- Le Premier ministre français, François Fillon, a annoncé mardi la création en 2008 d'une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, qui était prévue par une loi de 2005 mais était restée depuis lettre morte.

    "Nous avons besoin d'une réconciliation sincère des mémoires, d'un apaisement véritable des esprits et des coeurs", a déclaré le chef du gouvernement français à Paris à l'occasion de la cérémonie nationale d'hommage aux harkis, qu'il a présidée en l'absence de Nicolas Sarkozy.

    "Une Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sera créée à cet effet en 2008", a-t-il ajouté. Elle associera "des historiens indépendants".

    L'article 3 de la loi de février 2005 "portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés" dispose la création d'une telle Fondation "avec le concours de l'Etat".


  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623
    Mercredi 26 septembre 2007 -- Prévue initialement par une loi de 2005, une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie verra le jour en 2008, selon le Premier ministre français, M. François Fillon. «Une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sera créée en 2008», a-t-il déclaré lors d’une cérémonie nationale d’hommages aux harkis, supplétifs de l’armée française pendant la guerre d’Algérie (1954/1962).

    Cette fondation passera sous la houlette d’historiens indépendants. M. Fillon a réitéré donc devant les Invalides «le besoin d’une réconciliation sincère des mémoires, d’un apaisement véritable des esprits et des cœurs». «Trop longtemps, la France à baissé les bras devant l’obligation contractée à l’égard des harkis, parce que (leur) sacrifice dépassait toute mesure, elle n’a pu le reconnaître.

    De son impuissance, elle a fait un abandon», a-t-il encore regretté. La création de ladite fondation est prévue dans l’article 3 de la loi controversée du 23 février 2005 portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés.

    Glorifiant le rôle positif du colonialisme, cette loi promulguée par le Parlement français, à majorité UMP, a suscité un véritable tollé dans les anciennes colonies, notamment en Algérie. Plusieurs voix se sont élevées alors pour désigner à la vindicte populaire l’esprit scélérat de la même loi.

    L’abrogation de l’article 4 incriminé par l’ancien président Jacques Chirac a pu ramener un semblant de sérénité sans pour autant réparer les dommages collatéraux de la bourde française puisque cette loi est venue rajouter une autre couche aux relations tumultueuses entre les deux pays.

    Par ailleurs, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) de Mouloud Aouinet a saisi l’occasion de la journée nationale d’hommage consacrée aux harkis pour appeler la France à reconnaître sa responsabilité politique des conséquences de la guerre en Algérie.

    «Il est plus que jamais nécessaire que la France assume la responsabilité des ravages et les conséquences de cent trente-deux années de domination ainsi que l’instrumentalisation des harkis», est-il écrit dans un communiqué de presse.

    Le MRAP a considéré que «cette exigence de reconnaissance est d’autant plus importante que la communauté harkie et l’opinion française ont été heurtées par cette offense et cette insulte faites par George Frêche en traitant de sous-hommes les harkis».

    Poursuivi pour avoir traité les harkis de sous-hommes, Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, a été relaxé en appel à la stupéfaction générale. Le MRAP, partie civile dans cette affaire, a précisé le communiqué, a décidé de se pourvoir en cassation.

    Pour rappel, Nicolas Sarkozy a reconnu lors de sa campagne électorale que les enfants des harkis étaient victimes d’une «double discrimination». «La France vous a mobilisés et vous a abandonnés», avait souligné Sarkozy. Il faut dire que le début de reconnaissance des sacrifices des harkis et la position opiniâtre de la France à ne pas reconnaître ses méfaits en Algérie constituent un cheveu dans la soupe dans les relations algéro-françaises.

    Même le traité d’amitié entre les deux pays, attendu depuis des lustres, est enterré en raison des positions inflexibles de chacune des deux parties. Le président français, récemment en visite en Algérie, s’est déclaré hostile à toute idée de repentance.


  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623

    Un centre de documentation sur l’Algérie provoque une polémique en France

    Mercredi 26 septembre 2007 -- Les communistes des Pyrénées-Orientales exigent des excuses publiques de la part d'un adjoint du sénateur-maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy, qui les a assimilés aux nazis à propos de l'implantation d'un centre de documentation sur la présence française en Algérie. "J'exige des excuses publiques", écrit Richard Sanchez, secrétaire fédéral du PCF et membre du comité exécutif national, dans une lettre adressée au président de la République Nicolas Sarkozy.

    A l'occasion d'un débat, lundi au conseil municipal de Perpignan, sur la création d'un "Centre de la documentation et de la présence française en Algérie", l'adjoint au maire, Jean-Marc Pujol, avait déclaré qu'il refuserait "les historiens que l'on veut (lui) imposer car parmi eux certains ont été membres du PC pendant 30 ans. C'est comme si l'on me demandait d'intégrer d'anciens nazis repentis", a-t-il dit.

    Les communistes de la région se sont dit "particulièrement décidés à ne pas laisser passer un tel manquement. Nous allons élargir la protestation, elle concerne celles et ceux qui ont les valeurs de la France au coeur", a indiqué mercredi à l'AFP Richard Sanchez.

    Dans sa lettre au président Richard Sanchez, se demande "comment l'élu coupable de ces propos ignominieux et le premier édile de la ville, qui ne les a pas condamnés, pourraient, le 22 octobre, accomplir l'acte dont vous avez pris l'initiative (...) de lire aux lycéens la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, dont le sacrifice suprême témoigne de ce qui fait que la France est la France".

    Le projet de création de ce centre est porté notamment par le Cercle algérianiste, une association taxée par la gauche d'avoir une approche colonialiste du problème algérien. Le comité scientifique, selon l'adjoint au maire, serait composé d'un tiers d'élus (de toutes tendances), d'un tiers d'associations de rapatriés, et d'un tiers d'historiens.


  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623
    Samedi 7 Octobre 2007 -- La création d'une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie en 2008 ne cesse de soulever le tollé des historiens français. Prévue par l'article 3 de la tristement célèbre loi du 23 février 2005, décriée dans l'ensemble et dans le détail par la majorité d'historiens français, cette fondation ne suscite pas que des inquiétudes de ceux qui ont fait de l'histoire leur métier mais ils y dénoncent une volonté manifeste de manipulation de celle-ci.

    Les détracteurs de cette entreprise critique la démarche du gouvernement français en affirmant qu'une «fondation pour la mémoire n'est pas une fondation pour l'histoire». C'est le cas de l'historienne Sylvie Thénaut. Dans un entretien publié par le quotidien communiste l'Humanité, Mme Thénaut explique que «dans un contexte de concurrence mémorielle», il n'est pas sage «d'encourager des travaux destinés à abonder dans le sens des revendications de certaines victimes, contre les autres». L'historienne précisera que «cette fondation est instituée par une loi qui ne rend hommage qu'à une seule catégorie de victimes. Ce ne serait donc pas la mémoire de tous».

    Mme Thénaut ajoutera que même une reconnaissance officielle des crimes commis durant la guerre d'Algérie ne contribuerait pas à un apaisement certain. Ce point de vue, elle l'analysera par le fait que «les souffrances individuelles pourraient perdurer». Ce qui ne l'empêche pas d'affirmer que «l'acte de reconnaissance est nécessaire pour que cesse une politique publique de la mémoire sur la guerre d'Algérie». Une politique, qui, selon elle, favorise les victimes du camp de l'Algérie française en oubliant les autres.

    Dénonçant le budget qui sera alloué à cette fondation, qui pourrait financer des travaux de recherche, Sylvie Thénaut y voit là le point le plus grave "au regard de la pénurie de moyens dans la recherche publique" et d'ajouter «dans un tel contexte, les financements qui proviendraient de cette fondation pourraient apparaître une aubaine. Du fait que c'est une fondation pour la mémoire, pour une certaine mémoire. Ce qui peut faire craindre la définition de critères préjudiciables à l'indépendance des chercheurs».

    Quant aux usages politiques de l'histoire que le pouvoir français multiplie, l'historienne se dit convaincue que «le passé appartient à tous». L'occasion pour elle de préciser que la volonté de faire «une exclusive des historiens sur le passé, n'aurait donc pas de sens. En même temps, les historiens, par leurs connaissances et leurs méthodes, ont une légitimité particulière. Cela ne les autorise pas à confisquer le passé.

    En revanche, ils ont la responsabilité d'être vigilants, d'intervenir lorsque des usages politiques déforment ou manipulent l'histoire pour la mettre au service d'une idéologie». Pour rappel, l'annonce de la création en 2008 d'une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie a été faite par le Premier ministre français, François Fillon, le 25 septembre dernier lors de la cérémonie en hommage aux harkis. La création de cette fondation était prévue, rappelons-le, par l'article 3 de la loi du 23 février 2005 portant «reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés».

    «Nous avons besoin d'une réconciliation sincère des mémoires, d'un apaisement véritable des esprits et des cœurs», a déclaré M. Fillon, lors de la cérémonie dans la cour d'honneur des Invalides.


  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623
    Samedi 24 novembre 2007 -- Quelques 200 personnes se sont rassemblées samedi après-midi à Perpignan pour protester contre l'inauguration dimanche d'un «Mur des disparus, morts sans sépulture en Algérie (1954-63)», érigé en mémoire des seuls morts français et harkis par une association de rapatriés. Selon les organisateurs, ce rassemblement était «le symbole de l'appel de 50 organisations» locales et nationales contre un mur mis en place par le Cercle algérianiste avec l'assentiment de la mairie et qui «organise un tri sélectif des victimes de la colonisation».

    Pour Mouloud Aounit, du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples(Mrap), «ce mur de la honte est un mur dangereux parce qu'il participe aux logiques de la revanche». Michel Toubiana, pour la Ligue des droits de l'Homme (LDH), a également considéré comme un acte citoyen «la riposte à ce coup contre le vivre ensemble (...) qui est une réhabilitation de la colonisation et une instrumentalisation des morts. Les souffrances des victimes se valent toutes». Au même moment, quelque 2.000 personnes assistaient au Palais des Congrès de Perpignan au congrès du Cercle algérianiste, en marge duquel doit être inauguré dimanche matin le mur controversé en présence du secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, Alain Marleix.

    L'érection de ce mur portant les noms de 2.619 disparus sur dix plaques de bronze, ainsi que ceux de quatre cents militaires du contingent portés disparus au combat, est financée par cette association de rapatriés. Derrière ce mur de l'ancienne prison de Perpignan, le Cercle algérianiste a été chargé par la mairie d'installer un Centre de la présence française en Algérie qui doit ouvrir en 2008.


  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623
    Perpignan, November 25, 2007 - A first ever memorial to commemorate French civilian victims of the war of independence in Algeria was unveiled in southern France on Sunday, a day after a demonstration by opponents who say it glorifies colonialism.

    The "Wall of the Disappeared" was inaugurated on the side of a former prison in Perpignan, a town with strong links to the "pied noir" community of former colonials who fled Algeria at independence in 1962.

    About 5 000 people attended the ceremony, including Veterans Affairs Minister Alain Marleix.

    The wall bears the name of 2,619 European settlers killed in Algeria between 1954 and 1963 whose bodies were never discovered. A separate plaque is dedicated to "harkis" - Algerian auxiliaries who fought on the side of France.

    Campaigners say about 80,000 harkis were killed by the victorious Algerian forces after independence.

    Marleix said: "We must get past the systematic confrontation of rival memories to reach the objective establishment of the facts and the truth of events. Memory should be what brings us together 45 years on."

    About 200 left-wing opponents on Saturday demonstrated at the wall, accusing its backers of "organising a selective triage of victims of colonialism."

    President Nicolas Sarkozy, who visits Algeria next month, has antagonised some by saying France should no longer "repent" for its colonial past.


  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,623
    Dimanche 25 Novembre 2007 -- L’une des clés politiques de la loi de février 2005 portant, entre autres, sur «les aspects positifs de la colonisation» s’exposera, à compter de ce jour, à ciel ouvert dans la ville de Perpignan sous la forme du regroupement des cercles dits algérianistes et de l’inauguration d’un «mémorial des disparus en Algérie [1954-1963]». Nul ici ne s’y trompe, les manifestations de Perpignan consacrent bel et bien une démarche de longue main qui vise à légitimer dans l’espace public français les thèses et les hommes de l’Algérie française, y compris de l’OAS, son bras armé.

    Ceux qui sont derrière l’initiative du mur des disparus – soutenu et financé par la mairie de droite dirigée par le sénateur UMP Alduy - avaient eu déjà l’occasion, en juillet 2005, d’attirer l’attention en érigeant une stèle à la mémoire de tueurs de l’OAS qui avait alors suscité l’émotion des proches des victimes de l’organisation terroriste européenne et de militants de droits de l’Homme. En septembre dernier, ce projet de mur des disparus avait provoqué un très sérieux incident au sein du conseil municipal de la ville de Perpignan, et une partie de l’opposition avait quitté la séance qui avait estimé que ce mur resterait comme «une tache sur le mandat» de l’actuelle majorité.

    Il s’agit donc d’un mur de quinze mètres de long et de deux mètres de haut, sur lequel devraient être gravés les noms de ceux qui sont disparus en Algérie entre 1954 et 1963, et il n’échappera à personne que la clause portant l’indistinction des confessions et des statuts ne masquera pas plus que cela ce qui est réellement visé. Ne s’y trompent en tout cas pas les associations de «défense de la mémoire des victimes de l’OAS» et des «amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons» qui, dans une déclaration commune rendue publique la veille de la manifestation, s’émeuvent de l’érection de ce mur qui réactive la guerre des mémoires, et en appellent aux pouvoirs publics afin d’interdire «toute manifestation apologétique de l’OAS sur l’espace public».

    L’hommage aux harkis

    Les appréhensions exprimées trouveront largement leur justification dans l’ampleur même donnée à ce qui confère à une stratégie de mise en visibilité des cercles algérianistes consacrés comme vecteur de reconfiguration de ceux qui continuent de se nommer des «Français d’Algérie» dans les débats politiques français et singulièrement dans la gestion de «la présence française en Algérie», par ailleurs promise à une proche institutionnalisation. Un colloque et une table ronde sur le générique «Quel droit à la mémoire pour les Français d’Algérie» ont ainsi occupé divers intervenants qui, par l’écrit et, notamment, par l’image – les télévisions françaises ont largement donné sur ce registre des dernières années - tentent de reconstruire un statut victimaire d’Européens d’Algérie et, en filigrane, d’approfondir le travail de disqualification des résistances algériennes et principalement des luttes en faveur de l’indépendance sous la direction du FLN.

    Le congrès algérianiste s’ouvrira d’ailleurs sur un hommage appuyé aux harkis – dont l’un des porte-parole attitrés remettra symboliquement la médaille de chevalier de la légion d’honneur au fondateur des cercles – et il est notable que le mur des disparus soit aussi encadré de deux citations, l’une de l’écrivain Albert Camus, tiré du célèbre roman La peste, l’autre du dramaturge Slimane Benaïssa, dédiées précisément «à tous les harkis aux noms effacés». Il semblerait que la citation du prix Nobel qui marque «l’injustice et la violence qui leur avaient été faites» ait été utilisée contre l’avis de sa fille et on peut rappeler de quelle manière Camus avait été pris à partie en janvier 1956, à Alger, par les partisans de l’Algérie française qui savent aussi avoir la mémoire oublieuse.

    Ces agitations d’un groupe démographiquement marginal, politiquement connoté pour ses attaches avec l’extrême droite française seraient sans conséquence si elles ne trouvaient d’inattendues ampliations au sein de la classe politique française et particulièrement auprès de l’UMP, parti majoritaire. C’est dans ce cadre qu’il convient de situer les ouvertures – qui avaient choqué une partie de l’opinion – de l’actuel chef de l’Etat, alors en campagne électorale, en direction des nostalgiques de l’Algérie française. On citera notamment le discours prononcé à Toulon et sa philippique contre l’idée de repentance, thème récurrent de travaux d’historiens comme Daniel Lefeuvre – présent au colloque de Perpignan - ou de publiciste comme Pascal Bruckner. Cette ouverture ira-t-elle jusqu’à la participation d’un représentant de l’Etat français aux assises «Algérie française» ?

    La position de l’Etat français

    La question se pose d’autant plus que la rumeur parisienne faisait état de la présence à Perpignan du secrétaire d’Etat aux anciens combattants et que le programme de la manifestation signalait formellement la participation «d’un représentant de l’Etat». Dans la mesure où effectivement le gouvernement français s’associait à ce type de manifestation et cautionnait à tout le moins les thèses défendues à Perpignan, la question s’imposerait de savoir quelles conséquences ce choix pourrait et devrait avoir sur les rapports entre les deux pays. A la veille d’une visite d’Etat en Algérie du président français, forcément scrutée par tous ceux qui suivent l’évolution des relations entre l’ancienne puissance coloniale et le Maghreb, est-il en effet imaginable que l’Etat français puisse s’aligner sur les positions de ceux qui refusent encore de reconnaître de fait l’indépendance du pays ?

    La question est autrement plus sérieuse que le battage artificiellement monté autour de la présence d’un chanteur de variétés dans l’avion présidentiel français. Le fait est que les autorités algériennes observent, pour le moins, une certaine retenue depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence et, hormis une déclaration de seconde main de l’organisation des anciens moudjahidine, la veille du 1er Novembre, il est constant que les demandes algériennes de repentance sont moins audibles comme semble en attester le retrait notable, sur le dossier du président algérien, qui en fut l’une des voix les plus autorisées. Jusqu’où les nostalgiques de l’Algérie française devraient-ils aller trop loin pour que les tenants officiels du discours sur la dignité algérienne se sentent dans l’obligation de sortir d’un silence déjà bien problématique ?


+ Reply to Thread
Page 1 of 4 1 2 3 ... LastLast

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts