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  1. #1
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    Douze enseignants assassinés il y a dix ans : Sidi Bel Abbès ne veut pas oublier

    Samedi 29 septembre 2007 -- Les autorités compétentes de Sidi-Bel-Abbès, croit-on savoir, n’ont apparemment rien initié pour commémorer le 10e anniversaire de l’assassinat des 12 enseignants dont 11 femmes sauvagement égorgés un certain 27 septembre 1997 à la sortie de la localité de Aïn-Adem, appelé plus communément “Shmada” dans la daïra de Sfisef (Sidi-Bel-Abbès) où elles exerçaient.

    Ce jour cauchemardesque, les Belabésiens s’en rappelleront toujours avec émotion et terreur à la fois. Alors que la journée s’annonçait belle en cette saison automnale, vers 16h30 où les malheureuses enseignantes étaient égorgées une à une, le temps a soudain viré au gris-cendre, et des pluies diluviennes se sont abattues sur la région et quelques minutes après les rues étaient impraticables. Devant le temps qui avait revêtu un aspect apocalyptique, certain chefs d’établissement craignant pour la vie des enfants avaient ordonné qu’on les libère avant l’heure. Oui, le ciel ce jour-là avait pleuré, car il venait d’être témoin d’un acte d’une rare sauvagerie et barbarie dont ont fait preuve les bourreaux n’épargnant que le chauffeur du Karsan qui les transportait afin qu’il puisse relater dans le détail l’horreur de l’assassinat.

    Elles étaient jeunes, la plus âgée n’avait pas bouclé ses 40 ans. Elles étaient jeunes et porteuses du message du savoir, mais hélas, l’obscurantisme en a décidé autrement. Une stèle a, quelques années plus tard, été érigée sur les lieux arrosés de sang, rappelant à chaque visiteur le douloureux événement. Pour commémorer cet énième anniversaire de leur assassinat, les martyrs ont eu certainement droit à la gerbe de fleurs déposée sur leur stèle. Nulle part ailleurs, même pas dans le secteur où elles exerçaient, la commémoration de l’assassinat n’a été enregistrée. Mais pour leurs proches, en ce 27 septembre, il est certain que le souvenir vivace a ressurgi plus fort que jamais de leur mémoire dont n’a pas eu raison l’amnésie.

    Quant à Dhib El Djiâne, de son vrai nom Bahri Djilali, 50 ans, l’un des terroristes principaux impliqué dans cette affaire d’assassinat qui a marqué au fer rouge les Algériens et les Belabésiens en particulier, il séjourne actuellement en prison pour purger ses condamnations allant de la perpétuité aux peines de réclusion criminelle (entre 10 et 25 ans) en plus des peines capitales pour d’autres affaires liées au terrorisme. Quant à celles des enseignantes égorgées, il devra comparaître en octobre prochain devant la cour criminelle de Sidi- Bel-Abbès pour répondre de ses actes.


  2. #2
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    Dimanche 30 Septembre 2007 -- Il y a tout juste dix ans, dans l’après-midi du 27 septembre 1997, douze enseignants, dont onze jeunes femmes, étaient tués à l’arme blanche à Sidi Bel Abbès lors du plus effroyable massacre en Algérie depuis l’avènement du terrorisme.

    Un massacre commis par un groupe terroriste, près de la localité de Aïn Adden, à plus de 60 km à l’est de la ville de Sidi Bel Abbès. Dix ans plus tard, cet effroyable drame est toujours à l’esprit des familles des victimes. Même si au fur et à mesure, Aïn Adden a retrouvé un nouveau visage en se reconstruisant. « Cependant, vivre avec le passé n’est pas une chose facile. De terribles souvenirs hantent toujours les victimes », reconnaît Younès, représentant de l’Organisation des familles victimes du terrorisme (ONVTD). Interrogations, accusations, doutes : les proches veulent connaître la vérité dix ans après. Qui est responsable de ce drame qui a coûté la vie à Dich Amina, Tounsi Aziza, Boudaoud Kheïra, Bouteraa Rachida, Mehdane Zohra, Bouhend Fatima, Fliou M’hamdia, Louhab Naïma, Lenfad Hafida, Cherrid Kheïra, Bouali Hanafi Sahnounia et Saber El H’bib. Des enseignants qui malgré les menaces renouvelées du GIA ont continué à inculquer le savoir à de jeunes enfants au moment où le pays tout entier glissait vers l’inconnu.

    Le procès des assassins présumés des instituteurs de Aïn Adden devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Selon des sources judiciaires, l’affaire aurait été inscrite au rôle de la prochaine session criminelle qui débutera à la mi-octobre. Bahri Djillali, alias Dib El Djiâne (ndlr : le loup affamé), 51 ans, ancien berger, devrait donc comparaître une nouvelle fois devant le tribunal criminel pour répondre pour les charges retenues contre lui. Détenu au pénitencier de Sidi Bel Abbès, il a été déjà condamné à deux reprises en mai dernier par la même juridiction à la peine de mort pour faits de terrorisme commis entre 1996 et 1999. Quelques jours après le verdict rendu par le tribunal, l’ONVTD avait déclaré que les crimes innommables perpétrés par Bahri Djillali et ses acolytes « demeurent à jamais gravés dans la mémoire ». Pour rendre hommage aux douze enseignants, quelques proches se sont recueillis, vendredi dernier, devant la stèle érigée en 2002 sur la route reliant Sfisef à Adden. Une stèle élevée à une dizaine de kilomètres de Sfisef à l’endroit même où furent égorgés les douze enseignants.


  3. #3
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    Mardi 23 Octobre 2007 -- La troisième session criminelle de la cour de Sidi Bel-Abbès s’ouvrira le 3 novembre prochain. Au programme de cette session figurent 72 procès d’ici le 19 novembre prochain, apprend-on au palais de justice. Selon notre source, plus d’une centaine de prévenus et notamment des détenus seront jugés lors de cette session, et ce, sous divers chefs d’accusation : assassinat, tentative de meurtre, association de malfaiteurs, terrorisme, vol qualifié, faux et usage de faux en écriture authentique, ou coups et blessures volontaires. Parmi les cinq affaires liées au terrorisme, on signale le procès de l’auteur de l’assassinat des onze enseignantes et enseignants, le tristement célèbre Bahri Djillali dit Dhib Djiaane, qui sera jugé le 8 novembre et qui aura à répondre des chefs d’inculpation retenus contre lui, à savoir homicide volontaire avec préméditation et création de groupe terroriste armé.


  4. #4
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    Mardi 27 novembre 2007 -- Bahri Djilali, 50 ans, plus connu sous le sobriquet de Dhib El Djiane, sera jugé le 8 décembre prochain par la cour criminelle de Sidi-Bel-Abbès qui s’est ouverte au début de ce mois de novembre pour l’assassinat des 12 enseignants dont 11 femmes le 27 septembre 1997 à la sortie de la localité de Aïn-Adem dans la région de Sfisef (SBA). Ce procès est attendu avec fébrilité par toutes les familles des victimes qui n’ont pu faire leur deuil jusquelà définitivement.

    Pour rappel, le 27 septembre 1997, les 12 enseignants dont la plupart habitaient Sfisef, une a Mostefa- Benbrahim, une à Belarbi et une à Sidi-Bel-Abbès, revenaient à bord d’un Karsan vers 15h30 de Aïn-Adem, où elles exerçaient. Une embuscade leur a été tendue au détour de la route menant vers Sfisef et une à une, elles ont été sauvagement égorgées. Le seul rescapé de ce carnage est le chauffeur du bus, épargné intentionnellement, afin que l’horreur soit racontée dans le détail.

    Il y a lieu de rappeler aussi que Dhib el Djiane, qui s’est rendu, il y a une année seulement, a déjà fait l’objet, au cours de la session criminelle de mars dernier, de plusieurs condamnations (des peines capitales, des perpétuités et plus de 50 années de réclusion criminelle) après avoir été accusé d’assassinat, guet-apens, instauration de climat de terreur, vol, création de groupes terroristes dont il était «émir», et atteinte à la sécurité des biens et personnes.


  5. #5
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    Dimanche 9 décembre 2007 -- Une troisième condamnation à mort a été prononcée hier par le tribunal criminel de Sidi Bel Abbès à l’encontre de Bahri Djilali alias Abd Rakib Abou Khadidja, plus connu sous le sobriquet de Dib El Djiaâne (chacal affamé, ndlr).

    Les chefs d’accusation portaient sur le massacre avec préméditation de 12 enseignants à Aïn Adden le 27 septembre 1997 et appartenance à groupe terroriste. A la barre, l’accusé est revenu sur les circonstances de ce massacre commandité, selon lui, par l’émir Abou Thabita, de son vrai nom Noureddine Sarno, originaire de la région de Sfisef.

    « Je ne suis pas impliqué directement dans ce massacre. Ce jour-là, ma mission consistait à récupérer du carburant des véhicules interceptés au niveau du faux barrage, pas plus », commence par expliquer l’accusé, affirmant que deux de ses complices (décédés), les dénommés Enabi et Lardji, sont les véritables auteurs du massacre niant, de fait, avoir assassiné quiconque. « Ne me dites surtout pas que vous étiez chargé d’assurer uniquement la surveillance du groupe et que vous n’avez rien fait », lui lance le juge.

    Selon l’acte d’accusation, cinq terroristes avaient intercepté, le jour du massacre, quatre véhicules ainsi que le minibus transportant les enseignants. Après avoir séparé les victimes du reste des passagers, les terroristes ont tenté de les brûler vifs, affirme l’accusé.

    Les témoignages de l’accusation étaient basés essentiellement sur les déclarations sous serment recueillies avant le procès auprès du seul rescapé du massacre, en l’occurrence Dar Sbaâ Abdelkader, chauffeur du minibus, absent au procès. D’après ses déclarations, l’accusé a froidement exécuté par balle l’enseignant qui a essayé de s’enfuir et égorgea au moins cinq enseignantes. Pour sa part, la défense regretta l’absence du témoin et les nombreuses « zones d’ombre » contenues dans l’acte d’accusation et plaida les circonstances atténuantes.

    L’accusé fit valoir qu’il n’avait pas commis les actes qui lui étaient reprochés, reconnaissant toutefois avoir pris part à plusieurs opérations contre les éléments des services de sécurité. Il a indiqué lors du procès avoir également soutenu le coup de force engagé par l’émir du GIA Akkal contre son rival Benchiha. « On m’a même accusé d’avoir roulé pour el moukhbarate (services spéciaux, ndlr), ce qui m’a valu une mise en quarantaine durant plusieurs mois », devait-il ajouter.

    Le représentant du ministère public a, dans son réquisitoire, qualifié de crimes contre l’humanité les actes commis par Bahri Djilali et requis la peine de mort. En définitive, au terme du procès, le tribunal a reconnu l’accusé coupable de meurtre avec préméditation et l’a condamné à la peine capitale.

    A l’issue du procès, des proches des victimes ont exprimé leur soulagement tout en regrettant l’absence de témoins-clés à ce procès. « Certains témoins ont toujours peur des représailles. La justice devait leur assurer toute la protection et les garanties possibles pour qu’ils puissent apporter leur version des faits », soulignait Nora, fille d’une des victimes de Dib El Djiaâne.


  6. #6
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    December 9, 2007 -- A Sidi Bel Abbès criminal court on Saturday (December 8th) sentenced to death the man convicted of the ambush murder of 11 teachers in September 1997 in Ain Adane. Bahri Djilalli, a.k.a the "Hungry Wolf", was present at the trial and denied all charges. He claimed that on the day of the massacre, he and his group set up a fake checkpoint to steal fuel from passing cars and were far from the Karzan bus which carried the teachers. The main witness in the case, the bus driver who survived the attack and who identified Djilalli as the assassin, did not attend the proceedings. Before surrendering to Oran security services in 2006, Djilalli had already been sentenced to death in absentia by the same court.


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