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  1. #1
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    Une éducation algérienne : De la révolution à la décennie noire, de Wassyla Tamzali


    "Issue d'une célèbre famille de notables algériens, qui tiendra une place importante dans la guerre de libération, Wassyla Tamzali est née dans une grande ferme coloniale au bord de la mer. Sa jeunesse ne lui a laissé que des souvenirs de bonheur et d'odeurs d'orangers. Un drame va tout changer : en 1957, son père est assassiné par une jeune recrue du FLN. Malgré cette forfaiture puis la nationalisation des propriétés familiales, la jeune femme s'enthousiasme pour la construction de l'Algérie nouvelle, dont elle épouse toutes les utopies, avant que ne tombent les illusions, dans les années du terrorisme islamique. Ce récit passionné nous introduit dans l'intimité d'un milieu méconnu, qui avait fait le double pari de l'indépendance et du maintien de l'héritage chèrement acquis de la colonisation. Wassyla Tamzali conclut le livre par un constat plein de tristesse, mais dénué d'amertume : en Algérie, le retour des tribus et la haine du cosmopolitisme qui l'accompagne ont sonné le glas de ces espérances. Le dernier acte de la décolonisation sera tragique et douloureux, et d'abord pour les gens de son espèce."

    Wassyla Tamzali, a été avocate à Alger pendant dix ans. À partir de 1980, et pendant vingt ans, elle a dirigé le programme sur la condition des femmes de l'Unesco. Retournée vivre à Alger, elle continue de mener de nombreux combats pour l'égalité des femmes, la laïcité, la démocratie et le dialogue méditerranéen.

  2. #2
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    Jeudi 4 Octobre 2007 -- Partant de la tragédie de l’assassinat de son père en 1957, Wassyla refait le récit “contexte” de la saga des Tamzali et retrace aussi la chronique d’une Algérie en décolonisation mais fascinée par son “âge d’or” passé et irrémédiablement plongée dans sa régression tribale.

    Mais ni l’expropriation, ni le souvenir de son enfance dorée, ni celui d’avoir été brutalement et bêtement privée de son père ne l’ont détournée de l’amour de son pays. Préférant participer, avec conviction, aux débats sur les grands choix nationaux, l’étudiante Wassyla a fait équipe avec les jeunes de l’épopée de la cinémathèque des années fin 1970 et début 1980. L’exil, elle le connaîtra plus tard. En désespoir de cause. Toujours sur plusieurs fronts, l’intellectuelle et militante n’a rien perdu de son engagement et de sa sensibilité. Entre récit et essai, entre biographie et histoire, le nouveau livre de Wassyla Tamzali vient d’être publié aux éditions Gallimard.


  3. #3
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    Samedi 20 Octobre 2007 -- La liste définitive des prétendants au prix Médicis a été révélée et l'ouvrage de l'écrivaine algérienne Wassyla Tamzali a été sélectionné dans la catégorie essai. Ce prix récompense, chaque année depuis sa création en 1958, un roman, un récit, un recueil de nouvelles d'un auteur qui débute et dont la notoriété n'est pas estimée à la hauteur de son talent. Le Médicis étranger est attribué depuis 1970 et le Médicis essai depuis 1985. Et depuis 1970, ces prix sont remis en même temps que le Médicis français et que le Femina, à l'hôtel Crillon.

    Dans son essai Une éducation algérienne, l'avocate algérienne et ex-directrice du droit des femmes à l'Unesco retrace son parcours biographique, avec comme point de départ à sa réflexion, la mort de son père, assassiné par une jeune recrue du Front de libération nationale (FLN) en 1957. Elle évoque son combat de féministe, son exil, et ses enthousiasmes et désillusions pour son pays.

    La sélection pour les romans français est, cette année, fortement dominée par les trois prestigieuses maisons d'édition : Gallimard, Grasset, Seuil avec Charles Dantzig : Je m'appelle François (Grasset), Vincent Delecroix : la Chaussure sur le toit (Gallimard), Christophe Donner : Un roi sans lendemain (Grasset), Eric Fottorino : Baisers de cinéma (Gallimard), Yannick Haenel : Cercle (Gallimard), Jean Hatzfeld : la Stratégie des antilopes (Seuil), Charif Majdalani : Caravansérail (Seuil), et Antoine Volodine : Songes de Mavlido (Seuil). L'intrusion des éditions Bourgois et du Mercure de France est à noter dans la sélection des romans français, avec : Gilles Leroy, également sur les listes du Goncourt, du Renaudot et du prix France Télévision, pour son évocation très appréciée du destin de Zelda Fitzgerald, dans Alabama Song (Mercure de France), plus encore qu'Eric Fottorino, dont le subtil Baisers de cinéma est sélectionné pour le Renaudot, le Femina et l'Interallié, considéré par plusieurs médias comme le grand favori des prix 2007 et Linda Lê : In memoriam (Bourgois).

    Sur la liste de la sélection des romans étrangers, Milena Agus : Mal de pierres (Liana Levi), Santiago Gamboa : le Syndrome d'Ulysse (Métailié), Daniel Mandelsson : les Disparus (Flammarion), Marisha Pessl : la Physique des catastrophes (Gallimard), Knud Romer : Cochon d'Allemand (les Allusifs) et William T. Vollmann : Central Europe (Actes Sud).

    C'est dans la sélection de la catégorie «essais» qu'on retrouve le titre de l'écrivaine algérienne Wassyla Tamzali avec Une éducation algérienne édité chez Gallimard.

    Autres essais en lice pour le prix Médicis essai : François Bon : Bob Dylan (Albin Michel), Joan Didion : l'Année de la pensée magique (Grasset), Claude Delay : Giacometti, Alberto et Diego (Fayard), Jared Diamond : Effondrement (Gallimard), et Jean Clair : Malaise dans les musées (Flammarion).

    Les lauréats des prix Médicis seront connus le 12 novembre prochain.


  4. #4
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    Jeudi 20 Mars 2008 -- Le prix Essai France Télévision 2008 a été décerné à l’écrivaine algérienne Wassyla Tamzali pour son ouvrage Une éducation algérienne, paru aux éditions Gallimard. L’annonce de la victoire a été faite sur le plateau de France Télévision au Salon du Livre de Paris où étaient réunis les vingt-cinq membres du jury des téléspectateurs de France Télévision. Après délibération, l’écrivaine algérienne a été élue par 16 voix contre 5 pour sa concurrente directe, la française Danielle Sallenave, une habituée des concours et des distinctions littéraires.

    Le livre de Wassyla Tamzali commence en 1957, l’année où son père a été condamné à mort par le FLN pour trahison. A partir de ce moment, l’auteur s’emploie à comprendre le pourquoi de cette mort qui a fait basculer toute sa vie. Après des années d’enquête et de questions, elle parvient à répondre à ses interrogations. Selon sa vision, la motivation de la disparition tragique de son père est la «revanche». L’explication avancée par cette écrivaine est que «son père est issu d’une famille algérienne puissante et fortunée, vivant «à la française»». Un style de vie qui ne faisait pas l’unanimité parmi son peuple, ajoute-t-elle.

    Wassyla Tamzali a 20 ans en 1962. Elle qui coulait des jours paisibles et heureux au sein d’une famille aisée, a été rattrapée par les réalités du pays, la guerre, l’indépendance, la réforme agraire et la nationalisation des biens de sa famille. Apres l’indépendance, la mère de Wassyla Tamzali choisit de rester en Algérie. La jeune fille s’enthousiasme pour cette nouvelle nation, elle fréquente le monde en ébullition de la cinémathèque d’Alger, mais elle est vite rattrapée par les désillusions et la répression, elle choisit alors l’exil à Paris. Elle rejoint l’Unesco où elle mènera durant vingt ans de nombreux combats pour les droits des femmes.

    Wassyla Tamzali évoque dans son livre des moments tragiques, des évènements décisifs qui ont marqué sa vie. Elle essaye notamment d’expliquer la mort de son père, survenue à un moment critique. Ces événements, qui auraient pu l’anéantir, «l’ont bien au contraire rendue plus forte et fait d’elle la femme de principes qu’elle est devenue». Ce livre est le récit d’une absence. Une éducation algérienne est une confession, un dévoilement d’une histoire où se confondent les destins individuels et collectifs.

    Notons que Wassyla Tamazali avait écrit à la fin des années 1970 un essai sur le cinéma algérien intitulé En attendant Omar Gatlato.

  5. #5
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    Mercredi 23 Septembre 2009 -- Wassyla Tamzali, avocate et auteure du roman Une éducation algérienne, paru aux éditions Gallimard, en septembre 2007, fera une signature de son ouvrage version arabe. Cela se passera le 28 octobre prochain, au Salon du livre d’Alger. Une cérémonie de vente-dédicace de l’ouvrage sera organisée donc lors de cet évènement qui se déroulera au Palais des expositions des Pins-Maritimes à Alger.

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