"En 1959, en Kabylie, lors de la guerre d’indépendance algérienne, le père de Si Hadj Mohand Abdenour est froidement exécuté par les militaires français après avoir subi tortures et humiliations. Afin de rendre hommage à ce père, trop tôt retiré à sa femme et à ses huit enfants, mais aussi pour faire œuvre de mémoire, l’auteur retrace ici les derniers jours d’un homme dont la volonté ne plia pas face à l’horreur et au jusqu’au-boutisme du système colonial. Mais au-delà du père, c’est aux résistants de toute la Kabylie que ce texte est dédié. En effet, pour que les plus jeunes n’oublient pas l’héroïsme de leurs aînés, l’auteur se fait compilateur et regroupe poèmes et chants kabyles nés de ce conflit, que ce soit dans les camps de prisonniers ou dans le maquis. Un texte entre témoignage familial et transmission littéraire."
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1st November 2007 10:12 #1
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La Guerre franco-algérienne dans la poésie populaire kabyle
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12th December 2007 14:29 #2
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Mercredi 12 Décembre 2007 -- Après Fils de fellaga - Guerre d’Algérie 1954-1962, Abdenour Si Hadj Mohand vient de publier un nouvel ouvrage intitulé la Guerre franco-algérienne dans la poésie populaire kabyle. Dans cette œuvre hybride, le fait de soustraire à l’oubli ce qui doit être retenu de nos prédécesseurs prend une forme plurielle mais dynamique.
L’auteur regroupe d’abord les textes poétiques construits par la population locale durant la guerre d’indépendance, dans lesquels elle relatait ses douleurs et souffrances. C’est dans ce sens qu’il a écrit dans un poème intitulé Thergha Thfilkout (Thfilkout incendiée) : «Elkouradj ayathathemathen ! tfeth di rebbi ihakmen ! Hadrath ourkoun ikechem lkhouf ! Mi tergha thfilkout, ouethants selgaz afaksyun. Heggan ddunit heqrent adhyadi ledjens ig el ha alukan idhi tedum…»
(Courage! Oh! mes frères! Liez-vous à Dieu, maître suprême ! Gardez-vous de prendre peur en voyant brûler thfilkout, bombardée au gaz asphyxiant ! Tout était fin prêt pour accueillir ceux que l’on croyait pacifistes. Ah ! l’éternité n’est pas de ce monde ! Finalement, la France est arrivée pour semer le désordre. Pleurez ! Oh ! survivants bien aimés !).
L’auteur par la suite relate les derniers moments d’un père brisé par l’armée française.
Emportée par le flux des poèmes, l’histoire de celui-ci retrouve ainsi sa place dans nos mémoires. Le personnel se voit submergé dans le collectif, la voix d’un fils s’unit à celle de son peuple afin de chanter les absents et les héros anonymes.
Effectivement, en 1959, en Kabylie, lors de la guerre d’indépendance, le père de Si Hadj Mohand Abdenour a été froidement exécuté par les soldats français après avoir subi tortures et humiliations. Afin de rendre hommage à ce père, trop tôt ravi à sa femme et à ses huit enfants, mais aussi pour faire œuvre de mémoire, l’auteur retrace ici les derniers jours d’un homme dont la volonté ne plia jamais face à l’horreur et devant le jusqu’au-boutisme du système colonial.
Mais au-delà du père, c’est aux résistants de toute l’Algérie que ce texte est dédié. En effet, pour que les plus jeunes n’oublient pas l’héroïsme de leurs aînés, l’auteur se fait compilateur et regroupe poèmes et chants kabyles nés de ce conflit, que ce soit dans les camps de prisonniers ou dans les maquis.
Un texte entre témoignage familial et transmission littéraire.







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