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  1. #1
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    Fils de Fellagha : Guerre d'Algerie 1954 - 1962, de Abdenour Si Hadj Mohand


    "1959. Depuis quelques années déjà, l’Algérie s’est soulevée contre la France coloniale, réclamant son indépendance. Le pays est en proie à un conflit qui l’oppose à l’armée française. Les Algériens sont eux-mêmes divisés, les harkis affrontant les fellaghas. Si Hadj Mohand Abdenour, alors âgé de neuf ans, vit en Kabylie, dans le village d’Iferhounène. Il est le fils d’un résistant exécuté la même année par des soldats français. A son tour, l’enfant entre en résistance et se voit confier des missions qui, pour être courtes, n’en sont pas moins dangereuses. Avec Fils de Fellagha, l’auteur fait retour vers cette époque déterminante de son histoire et décrit son parcours de jeune fellagha, inspiré par un père que l’on peut qualifier d’héroïque. Il nous confie ainsi son quotidien de résistant, la peur, mais aussi son indéfectible volonté de lutter contre un système inique, violent et meurtrier."

  2. #2
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    Lundi 19 novembre 2007 -- Fils de fellagha est le titre du premier livre de Si Hadj Mohand Abdenour qui vient de paraître aux éditions Publibook. L’auteur y raconte les atrocités qu’a vécues en général le peuple algérien et en particulier le village Iferhounène.

    C’est avec une langue simple et fluide que l’auteur raconte ses souvenirs. Loin d’être les beaux souvenirs d’un enfant croquant la vie à pleines dents, c’est plutôt l’histoire d’un enfant traumatisé par la guerre, le sang et l’injustice.

    Un traumatisme qu’on découvre déjà à travers les premières lignes du chapitre I : «Enfants insouciants et innocents, la colère et la trouille sont devenues notre pain quotidien. En sortant de chez nous à quelque mètres du barbelé qui cerne le village, l’impression de liberté que nous avions ressentie est vite effacée par ces phrases assassines prononcées par des soldats français de souche européenne, reconnaissables à leur accent «a yefehounene, aya ats tcham izzane» traduit en français cela voulait dire «habitants d’Iferhounène venez manger de la m… !».

    Rien que cela, les leçons que les harkis ont apprises à ces jeunes français pour nous narguer, comme si la précarité de la vie n’était pas suffisamment dure à supporter. Cette phrase m’a tué de rage, de surcroît quand ma mère, mes frères et sœurs comprenaient bien ce que cela voulait dire d’une part, et que d’autre part, elle renseignait, en la circonstance, sur le cynisme sadique du chef de cette horde de mal élevés, de voyous en uniformes.»

    La question qui se pose en lisant ce livre : Pourquoi Si Hadj a choisi Iferhounène ? Dans une interview il y répond en disant : «C’est là-bas que j’ai vécu mon enfance qui correspondait à l’époque de la guerre de libération. Dans le fracas des armes, les cris de suppliciés et les larmes des enfants et femmes frappés sauvagement par les hordes déchaînées de la puissance coloniale aidée en cela par les nombreux suppôts et supplétifs.» Du haut de ce village perché aux sommets des collines, l’auteur raconte la spoliation des terres, le non-respect des coutumes et de l’organisation kabyle… de la part des colonisateurs.

    En 1959, Si Hadj Mohand Abdenour était âgé de neuf ans. Il vit en Kabylie, dans son village natal, Iferhounène. Il est le fils d’un résistant exécuté la même année par des soldats français. A son tour, il entre dans la résistance et se voit confier des missions qui bien que de courte durée, n’en sont pas moins dangereuses.

    Pour montrer son amour envers son pays et tous les combattants de la liberté, Si Hadj déclare dans la préface de son livre : «Cette œuvre se veut un témoignage fort sur le sacrifice du peuple algérien, le drame des hommes, femmes et enfants colonisés, dominés, maltraités, torturés, assassinés. Il est aussi une lueur d’espoir pour les générations montantes des pays développés pour refuser, rejeter le fait colonial et condamner la guerre.»

    Pour conclure, l’écrivain promet à ses lecteurs d’autres livres qui paraîtront prochainement : la Guerre vécue par un chasseur alpin et un fils de fellagha, la Poésie kabyle et la Guerre d’Algérie, tome 2.


  3. #3
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