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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Sarkozy reconnaît la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon des Harkis


    Mercredi 5 Décembre 2007 -- C’est fait. Comme nous le révélions dès ce matin, le président français Nicolas Sarkozy, dans un discours prononcé ce soir à l’Elysée, a, pour la première fois, reconnu la responsabilité de l’Etat français dans le drame des Harkis. Nicolas Sarkozy tient ainsi l’une de ses principales promesses de campagne électorale faites aux Harkis et aux rapatriés d’Algérie.

    Le président français a jugé qu'il était «légitime et juste» que les harkis «reçoivent l'hommage solennel de la nation». "Il est légitime et juste que (les harkis) reçoivent l'hommage solennel de la nation", a déclaré M. Sarkozy, qui s'exprimait à son retour d'Algérie. "Car pour les harkis aussi, si les accords d'Evian ont scellé la fin des hostilités militaires, ils n'ont pas marqué la fin des souffrances", a ajouté le chef de l'Etat français.

    "D'autres épreuves, douloureuses, sont venues s'ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre", a-t-il dit. "Pour la France il s'agit aujourd'hui d'une question d'honneur. Il faut réparer les fautes qui ont été commises", a poursuivi M. Sarkozy.

    La reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français est une vieille revendication des Harkis, soutenus par les pieds noirs. L’ancien président français, Jacques Chirac, avait refusé d’y répondre favorablement. Mais lors de la dernière campagne électorale, le candidat Sarkozy avait promis aux associations de rapatriés un geste fort de la France en direction des Harkis. Sarkozy pourrait également annoncer aujourd’hui un programme d’indemnisation en leur faveur.


  2. #2
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    Mercredi 5 Décembre 2007 -- Sarkozy a déclaré mercredi que sa génération devait «porter le discours de la réconciliation» entre la France et l'Algérie, devant les représentants d'anciens combattants d'Afrique du Nord et de Harkis réunis à l'Elysée.

    "Ma génération doit porter le discours de la réconciliation" entre la France et l'Algérie, "justement parce que ma génération n'a pas connu les souffrances que vous avez connues", a affirmé le chef de l'Etat, à l'occasion de la journée d'hommage annuel aux combattants morts pour la France pendant la guerre d'Algérie.


  3. #3
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  4. #4
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    PARIS, December 6, 2007 (AP) - President Nicolas Sarkozy has pledged reparations for Algerians who backed colonial master France in Algeria's long war for independence, vowing to make up for past ingratitude.

    Some families of the Algerian fighters, called "harkis", cheered the gesture - but others called it too little too late.

    Harkis who fled to France after the 1956-1962 war were held in internment camps and suffered decades of discrimination; those who stayed in Algeria were massacred or jailed or lived branded as traitors.

    "To all the harkis toward whom France has a debt, I say in the name of the nation that France owes them reparation," Sarkozy said in a speech to harkis and their families and other veterans of North African wars Wednesday, hours after returning from a trip to Algeria.

    "We must put right the mistakes that were committed," he said, promising to do away with the 'ingratitude' of France toward the harkis.

    He said he asked the prime minister to order a study into financial solutions for the harkis, to be ready by the end of the year. He did not elaborate on what form the reparations would take. He pledged government funds for education, jobs and housing for harkis.

    Some 200,000 Algerians fought for France during the war, which ended in independence for Algeria after 132 years as France's colonial jewel. From 30,000 to 150,000 harkis were massacred at the close of the war by the National Liberation Front, or FLN.

    Those who fled to France were promised help in assimilating, but four decades later many of their children and grandchildren still live in several dozen pockets of public housing projects where unemployment is rampant.

    They don't feel welcome in Algeria, where as recently as 2000, President Abdelaziz Bouteflika criticized the harkis as "collaborators".

    In 2001, then-President Jacques Chirac recognized that France owed the harkis "a debt of honor" and a plaque honoring harkis was laid at the Invalides, the site of Napoleon's tomb.

    Some harki groups expressed disappointment that Sarkozy didn't go further in taking responsibility for their plight.

    "We were waiting for the recognition of responsibility of France in the abandonment and relegation of harkis," said Said Merabti, president of a group representing harkis called AJIR.

    Abellatif Moussa, head of a regional association for children of harkis, praised Sarkozy for lifting taboos and proposing specific help. But he said there was still work to do: "We must work toward reconciliation between the two coasts of the Mediterranean."

    During his trip to Algeria, Sarkozy took steps toward ending decades of rancor between the countries, calling the colonial system "unjust by nature".


  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Jeudi 6 Décembre 2007 -- Sitôt rentré de son séjour algérien, où il eut à vérifier sur le terrain l’ampleur de la tâche de réconciliation entre les deux peuples, Sarkozy a réuni les harkis pour les rassurer sur la demi-contrition de la France à l’égard du pays le plus martyrisé par «l’œuvre de civilisation» du colonialisme français.

    Ces Algériens, supplétifs de l’armée française aux pires moments des «opérations de maintien de l’ordre», avaient choisi leur camp, pour moult raisons, et abandonné leur patrie bien avant la fin de la guerre. A l’été 1962, le corps expéditionnaire français avait ramené en France ces contingents de paramilitaires «indigènes» pour les parquer dans des no man’s land à l’abri de la «bonne société» hexagonale. Nombre de harkis laissés sur le carreau ont été exécutés sommairement, sans forme de procès, par la population sans que le jeune Etat algérien, à ses premiers balbutiements, ne puisse intervenir pour mettre fin à cette conséquence tragique de la guerre…

    Entendons-nous bien : cette question de la «réparation» due aux harkis relève de la souveraineté de la France puisque ces derniers et leurs familles sont, à présent, des citoyens français même s’ils demeurent, pour la plupart d’entre eux à la marge de cette république qu’ils défendirent pourtant contre leur pays d’origine.

    Nous n’en aurions pas évoqué le sujet - même si l’Algérie de la «réconciliation» doit aussi regarder son passé droit dans les yeux, si le président français n’avait pas choisi d’inclure la question de possibles visites de harkis en Algérie dans sons discours d’hier à l’Elysée. Les intéressés eux-mêmes – les harkis – savent que les conditions de leur retour sur leur sol natal ne sont pas réunies tant que les plaies de la guerre, qu’ils livrèrent à leurs frères et sœurs, restent béantes.

    Le nécessaire travail sur la mémoire, au moment où Nicolas Sarkozy annonce la création d’une fondation dédiée à ce noble dessein, pourra se matérialiser le jour où la France officielle réalisera que son repentir à l’égard des peuples colonisés et violentés par ses armées d’occupation n’est rien face aux souffrances et aux stigmates physiques et morales de millions d’humains. A ce moment, la boîte de Pandore pourrait livrer tous ses secrets. Tous ses tabous. Toutes ses misères.


  6. #6
    nesreen is offline Registered User
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    I bet you anything that many Algerians who are illegally in france will claim to be Ex harkis or sons of Ex harkis .

    I have no respect for harkis , serves them rights to be treated like dirt !
    Friendship

    [60:8] GOD does not enjoin you from befriending those who do not fight you because of religion, and do not evict you from your homes. You may befriend them and be equitable towards them. GOD loves the equitable.

    [60:9] GOD enjoins you only from befriending those who fight you because of religion, evict you from your homes, and band together with others to banish you. You shall not befriend them. Those who befriend them are the transgressors

  7. #7
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Samedi 8 Décembre 2007 -- Le président de la République française a donc présenté les excuses de l’Etat français et reconnu sa pleine responsabilité et il l’a fait dans l’enceinte même du palais de l’Elysée qui ne pouvait que rajouter à la solennité de l’événement. «La France a une dette et la France leur doit réparation.» Ces mots, qu’il n’avait ni su trouver ni résolu de prononcer là où on les attendait le plus – que ce soit à partir d’Alger ou à Constantine - le chef de l’Etat français les a réservés aux harkis et il était difficile de ne pas relever qu’ils ont été tenus le jour même de la fin d’une visite d’Etat en Algérie. Que ce croisement d’événements doive au calendrier officiel français qui a institué la journée du 5 décembre – sous l’autorité de l’ancien président Chirac - Journée nationale d’hommage aux soldats d’Afrique du Nord morts pour la France durant «la guerre d’Algérie» -les harkis pour dire les choses par leur seul nom - ne suffira sans doute pas à atténuer la portée de ce qui confère au mieux à une erreur de programmation et au pire à une provocation malhabile et malvenue.

    Il ne peut être alors que plus notable que la position du président français ait pu aussi être accueillie avec une certaine prudence sinon avec quelques réserves par les représentants d’associations de harkis reçues à l’Elysée, réserves tout à fait dans l’air du temps français quand on sait qu’un député UMP - parti de Nicolas Sarkozy - a été suspendu pour avoir récusé les propos algériens du président de la République française.

    Paradoxalement, les harkis, notoirement parqués, désocialisés, dans des camps, soumis à une administration quasi militaire au lendemain de leur installation en France, apparaissent aujourd’hui comme le commode paravent aux discours les plus haineux vis-à-vis des Algériens et de leur combat pour l’indépendance et il est tentant d’établir le lien entre la cérémonie élyséenne et le happening pied-noir de Perpignan qui avait vu, le 25 novembre dernier, l’inauguration, avec le soutien de la mairie UMP, du mur dit des disparus. S’il fallait, à ce propos, situer les réels soubassements de cette entreprise, il suffirait de lire la réponse d’un des organisateurs interrogé par un quotidien parisien sur l’absence de nom des victimes algériennes comparées tout simplement aux nazis.

    Une offense faite aux Algériens

    Il est difficile d’imaginer que cet état d’esprit ait pu échapper aux autorités françaises et il est au moins navrant de faire le constat qu’on puisse encore être tenté, dans la gestion des affaires publiques et particulièrement des relations d’Etat à Etat, de mettre en avant et de telle manière ce qui, au mieux, ne représente que des minorités sans poids politique significatif sur l’échiquier français. Les Algériens sont alors en droit de se sentir offusqués par les propos du chef de l’Etat français et cela d’autant plus qu’il ne saurait ignorer que l’opportune victimisation des harkis ne peut résister à aucun examen historique sérieux. Sans doute, les pouvoirs publics français peuvent nourrir de la culpabilité ou vivre dans le malaise le rappel des conditions dans lesquelles l’Etat français avait délibérément choisi de soustraire de l’espace public ces supplétifs de l’armée française et qui avait d’ailleurs fait l’objet d’un rapport accablant, dans les années soixante-dix, de l’ancien préfet Mehdi Belhadad, et le traitement de ce problème relève à l’évidence du registre franco-français

    Une fracture algérienne

    Ce qui, par contre, n’est pas justifiable, c’est cette figure improbable du harki victime de la barbarie FLN et faut-il vraiment que les responsables publics et les médias français s’astreignent au moins à prendre connaissance de ce qu’écrivent les historiens, français notamment, et des témoignages d’acteurs de cette période sur le rôle et l’engagement des harkis dans la guerre. A titre d’exemple, faut-il réécouter les propos de Constantin Melnik, conseiller pour les affaires de sécurité de l’ancien Premier ministre Michel Debré et vraiment peu suspect de sympathie FLN, qui stigmatisait sur un plateau de télévision l’extrême violence des harkis dans la répression des manifestations algériennes d’octobre 1961 à Paris et faudra-t-il aussi faire leur part aux mémoires algériennes et aux traumatismes liés à l’action de ces harkis.

    On peut regretter que, du côté algérien, on ait laissé s’établir sans réelle mise au point cette antienne des «massacres de dizaines de harkis durant l’été 62» érigée en véritable fonds de commerce en France et ce n’est pas parce que le pyromane crie au feu plus que les autres que la confusion doit se maintenir entre les bourreaux et les victimes. Il est vrai que cette histoire de harkis continue d’être un point aveugle dans le débat historique en Algérie et sans doute en raison du poids de douleurs et de déchirements que porte en elle cette fracture algérienne qui avait vu une partie de la paysannerie algérienne prendre les armes contre le projet national, et cette fracture demande toujours à être assumée, fixée, questionnée au-delà de toute considération politique.

    Pour rappel, il avait été fait état, dans ces mêmes colonnes, de l’instruction de l’ALN d’avoir à assurer la protection des harkis et le regretté M’Hamed Yazid observait dans un entretien publié par un quotidien algérien que «les massacres avaient eu lieu là ou il y avait présence de l’armée française».

    Un numéro de saltimbanque

    Il n’en reste pas moins que l’hommage du président français à son retour d’un voyage d’Etat en Algérie peut susciter, à tout le moins, le malaise et les interrogations qui relativent absolument les très modestes avancées notées dans ses interventions publiques à Alger et Constantine. Il revient désormais clairement aux autorités algériennes – dont on peut imaginer qu’elles aient choisi de jouer l’apaisement pour donner du temps au nouveau président français pour fixer les positions de son pays - non seulement de prendre acte mais surtout de rappeler que la réconciliation des mémoires ne peut être univoque ni se faire au prix de la négation des souffrances et des victimes algériennes.

    S’il fallait encore un signe des ambiguïtés qui auront entouré une visite d’Etat ressentie ici comme en deçà des attentes, il sera revenu au chanteur Macias de le donner et plutôt plusieurs fois qu’une. Ainsi est-ce le chanteur de variétés et non pas David Martinon qui aura le plus commenté le déplacement du président français en Algérie et on l’aura vu et entendu sur les chaînes publiques de la télévision française et sur les ondes des radios. De grâce n’existe-t-il, en France, des âmes charitables pour expliquer à Macias que son ton larmoyant est passé de mode et qu’il fatigue plus qu’il n’émeut.

    Sur le fond, les questions des rapports entre la France et l’Algérie sont suffisamment complexes pour ne pas supporter les numéros de saltimbanques et l’évocation de «l’union méditerranéenne» par Macias est au moins aussi atterrante que la triste répétition du numéro de victime d’un racisme et d’un antisémitisme qui pourtant n’ont pourtant pas interdit le déplacement en Algérie, à Constantine particulièrement, de personnalités scientifiques et culturelles juives ou pieds- noirs accueillies fraternellement comme il est loisible à tout à chacun de le vérifier.


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