Jeudi 7 Février 2008 -- Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, effectuera, aujourd’hui, une visite d'amitié en Tunisie à l'invitation du président Zine El-Abidine Ben Ali, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République. Cette visite sera “l'occasion de souligner le caractère privilégié des relations existant entre les deux pays frères dans différents domaines de coopération et de se concerter sur plusieurs questions régionales et internationales d'intérêt commun”, souligne la même source. Celle-ci précise, en outre, que les deux dirigeants évoqueront “la coopération algéro-tunisienne et les perspectives de partenariat dans tous les domaines dans l'intérêt des deux peuples frères”. “Cette visite intervient dans le cadre de la commémoration du 50e anniversaire des bombardements de Sakiet-Sidi-Youssef où le sang des peuples algérien et tunisien s'est mêlé ce jour de l'année 1958”, conclut la même source. La paisible localité de Sakiet-Sidi-Youssef, dans le Nord-Ouest tunisien, frontalière avec l’Algérie, s’est d’ailleurs parée de ses plus beaux atours pour commémorer la date symbole de la solidarité algéro-tunisienne, scellée un certain 8 février 1958. L’évènement sera donc marqué cette année par la présence sur les lieux des présidents algérien, Abdelaziz Bouteflika, et tunisien, Zine El-Abidine Benali.
Bouteflika coprésidera avec son homologue tunisien les célébrations du massacre commis par l’armée coloniale. Es-Sakia, située sur l’axe routier menant vers Souk-Ahras et El-Kef, en Tunisie, se présente déjà dans sa tenue d’apparat, aux couleurs nationales tunisiennes et algériennes, pour fêter comme il se doit le 50e anniversaire des bombardements aveugles perpétrés par l'armée française, le 8 février 1958, et à travers lesquels se sont cimentés davantage les liens séculaires unissant les peuples des deux pays voisins. Les habitants de Sakiet sont, en fait, déjà entrés dans l’ambiance des festivités commémoratives qui ont vu notamment la mise en place aux frontières d’un hôpital militaire mobile, la tenue de manifestations artistiques et culturelles, d’une conférence historique sur l’évènement et d’un cross scolaire maghrébin, en attendant l’organisation, dans le courant des deux prochaines journées, d’autres manifestations sportives, d’une exposition d’artisanat et d’un forum d’hommes d’affaires, outre les festivités officielles. Ils ont ainsi un avant-goût de la commémoration qui, s’attendent-ils, sera célébrée avec faste, sachant que ce sera un moment festif, mais aussi un cinquantenaire qui immortalise, d’abord, un pan de l’histoire algéro-tunisienne contemporaine mais, surtout, le message de fraternité et de solidarité qu’il véhicule. Ces douloureux évènements ont, selon les historiens, produit l’effet contraire recherché par les forces d’occupation coloniale. Alors qu'elles visaient à opérer une cassure dans la cohésion algéro-tunisienne et couper la Révolution algérienne de ses soutiens extérieurs, les bombardements contre la population civile ont, au contraire, soudé davantage les liens entre les deux peuples et les deux pays.
Pour rappel, les bombardements du 8 février 1958, qui ont duré près d’une heure et demie, avaient fait des dizaines de morts parmi la population civile, dont un nombre important de femmes et d’enfants, plus d’une centaine de blessés, ainsi que la destruction de différentes infrastructures vitales du village.
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7th February 2008 05:03 #1
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Commémoration des évènements de Sakiet-Sidi-Youssef
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13th February 2008 19:04 #2
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15th February 2008 13:51 #3
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Mohamed El Abassi :
Jeudi 14 février 2008 -- Le 8 février 1958, l’armée française bombarde le village frontalier algéro-tunisien de Sakiet Sidi Youcef, situé sur la route menant vers la ville algérienne de Souk Ahras (frontière de l’Est algérien). Le 11 janvier 1958, trois années après le déclenchement de la révolution algérienne du 1er Novembre 1954, trois cents combattants de l’Armée de libération nationale (ALN) menèrent, ce jour-là, une grande et victorieuse offensive dans les montagnes de Ouasta contre le 23e régiment de l’armée française, ayant causé la mort de 15 soldats français et la capture de 4 prisonniers de guerre.
Cette cuisante défaite militaire va faire réagir les hautes autorités françaises civiles et militaires pour mener une action coercitive envers les vaillants djounoud algériens, afin de détruire les bases arrière de l’ALN. Le village de Sakiet Sidi Youcef était utilisé comme base arrière pour les soins, l’accueil des blessés de guerre ainsi que des réfugiés algériens fuyant les zones interdites et les camps de regroupement. C’était une zone stratégique pour les unités de l’ALN. Le 8 février 1958 était un jour de repos et de marché pour ce village paisible.
L’aviation française, constituée de 11 avions type B26, de 6 Corsaire et de 8 Mistral, une escadrille de bombardiers, sèmera la mort, sans distinction, rasera toutes les infrastructures de ce paisible village martyr et n’épargnera ni l’école, entièrement détruite, ni le centre des douanes et le commissariat de police ni les habitations. Les camions de la Croix-Rouge internationale (CRI) ne furent pas épargnés. Le bilan est très lourd parmi la population civile. C’était un déluge de feu durant deux heures, devait nous dire un rescapé de ce carnage à ciel ouvert.
A la suite de l’annonce de cette tragédie, les autorités tunisiennes se rendirent très vite sur les lieux du drame pour constater l’ampleur des dégâts et y remédier en instituant un plan ORSEC. De plus, la Tunisie provoqua la réunion de l’ONU qui condamna unanimement cet acte barbare au nom du droit de poursuite, quitte à violer la souveraineté d’un Etat indépendant. Le Front et l’Armée de libération nationale ont tout de suite exprimé leur solidarité agissante ainsi que leur appui au peuple de Tunisie.
Cet événement a été célébré conjointement le 8 février 2008 par les deux peuples frères, tunisien et algérien, dont les Postes des deux nations ont émis un timbre-poste à cet effet pour commémorer ce triste événement du 50e anniversaire du bombardement du village de Sakiet Sidi Youcef. Gloire à tous les martyrs sans distinction aucune, entre les peuples tunisien, algérien et marocain tombés au champ d’honneur. Afin que nul n’oublie le dur chemin parcouru par la révolution armée du 1er Novembre 1954. La liberté s’arrache au prix d’immenses sacrifices des meilleurs enfants.
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9th February 2009 03:54 #4
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Lundi 9 Février 2009 -- Le souvenir des douloureux évènements du 8 février 1958 à Sakiet Sidi Youssef, célébrés hier à la frontière algéro-tunisienne, ont été une nouvelle occasion pour les représentants des deux Etats de renforcer la solidarité entre les deux peuples ainsi que d’affermir le sentiment d’une communion de destin. Tout en rendant hommage aux martyrs en leur réitérant le serment de fidélité aux valeurs pour lesquelles ils ont sacrifié leur vie, le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed Cherif Abbes, le ministre délégué chargé des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, et le ministre tunisien de l’Intérieur et du Développement local, M. Rafik Belhadj Kassem qui ont assisté à la commémoration du 51e anniversaire des évènements de Sakiet Sidi Youssef, ont réaffirmé l’ancrage solide et la qualité des liens historiques unissant les peuples tunisien et algérien. Cette célébration, à laquelle ont également assisté le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine, M. Saïd Abadou, ainsi que les walis des wilayas frontalières, algériennes et tunisiennes, a été une occasion pour les représentants des deux pays de se recueillir devant la stèle commémorative des évènements de Sakiet Sidi Youssef, marquée par le dépôt de gerbes de fleurs et la lecture de la Fatiha, comme l’a rapporté l’APS.
Lors d’un meeting animé à la fin de la cérémonie de recueillement, les deux ministres ont mis en avant la volonté politique des deux pays, au plus haut niveau, de capitaliser le legs historique commun au service du raffermissement des relations bilatérales, dans l’intérêt des deux peuples. Le ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbes, a ainsi rappelé que «le recours de l’occupant à la menace, la terreur et à la destruction, n’a pu venir à bout de cette solidarité, car l’administration coloniale a échoué dans son entreprise visant à opérer la cassure dans la cohésion algéro-tunisienne et, ainsi, à couper la révolution algérienne de ses bases arrières et de ses soutiens extérieurs». Ces évènements, où s’est mêlé le sang des Algériens et celui des Tunisiens, ont, au-delà de la douleur suscitée, renforcé la foi et la détermination à persévérer sur la voie tracée par les martyrs des deux pays, et ont constitué un stimulant pour la préservation des liens de fraternité et de bon voisinage et la consolidation de la coopération multiforme, en perspective d’une intégration de la région, selon une vision maghrébine, a souligné le ministre des Moudjahidine. «L’agression sauvage perpétrée ce jour du 8 février 1958 contre une population sans défense a, par ailleurs, démontré le caractère criminel de l’entreprise coloniale, préméditant, planifiant et mettant à exécution le pilonnage acharné du paisible village de Sakiet Sidi Youssef, à la frontière algéro-tunisienne», a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre tunisien de l’Intérieur, M. Rafik Belhadj Kassem, a estimé que les évènements de Sakiet Sidi Youssef constituent «une page glorieuse» de l’histoire révolutionnaire de l’Algérie et de la Tunisie, et une «opportunité» de renouveler reconnaissance et fidélité aux martyrs et aux moudjahidine et d’ajouter plus d’ancrage aux principes de solidarité et de coopération animant les deux pays, notamment sous l’impulsiondes présidents Abdelaziz Bouteflika et Zine El-Abidine Ben Ali. La commémoration de ce 51e anniversaire a été marquée, par ailleurs, par l’organisation d’un forum algéro-tunisien des hommes d’affaires, d’un cross scolaire maghrébin, de conférences historiques et d’une rencontre sur la crise économique internationale et son impact sur la région maghrébine.
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8th February 2010 00:06 #5
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Lundi 8 Février 2010 -- Samedi 8 février 1958, à 9 h 30, Sakiet-Sidi-Youcef, un village tunisien situé à la frontière des deux pays frères, était bombardée par l’aviation française. Une armada d’appareils fournis par l’OTAN, à savoir 25 avions dont 9 bombardiers B 26 de fabrication américaine, ont reçu l’ordre de larguer des dizaines de bombes sur cette petite bourgade paisible. Le bilan de ce crime, à jamais gravé dans la mémoire, s’élevait à des centaines de chahids algériens et tunisiens. 52 ans plus tard, l’Algérie et la Tunisie se souviennent encore. En effet, de nombreuses manifestations commémoratives ont été organisées à Alger et dans d’autres villes d’Algérie. Une rencontre a réuni, samedi à Alger, de nombreux moudjahidine et historiens. Initiée par Mechaâl Echahid, la conférence s’est attardée sur la nature des relations qui caractérisaient à l’époque les peuples algérien et tunisien. « Le bombardement par l’aviation française de Sakiet-Sidi-Youcef visait à ébranler la cohésion entre Algériens et Tunisiens tout en frappant les bases arrières de la révolution algérienne» , ont rappelé les moudjahidine.
Il faut rappeler qu’en l’espace de quelques instants, tout bascula dans l’horreur. Il n’y avait plus que mort et désolation, du sang partout, des colonnes de fumées, des maisonnettes, école et locaux administratifs effondrés, des cris, des pleurs et des gesticulations. Des lambeaux de chair humaine calcinés, des cartables, des livres, des écoliers enfouis sous les décombres ; les corps des hommes et des femmes gisaient sur ce qui restait d’un sol que de gros cratères avaient envahi. Présent à la conférence, le secrétaire général du conseil consultatif de l’Union du Maghreb arabe (UMA), M. Saïd Mokadem, a affirmé que les événements de Sakiet-Sidi-Youcef étaient « un exemple à méditer en matière de cohésion des peuples du Maghreb» , ajoutant qu’» en dépit de l’atrocité du massacre, les deux peuples frères sont restés attachés à leur destin commun». Il a rappelé que « les pertes humaines du fait du bombardement par l’aviation française de cette ville n’ont pas empêché les deux peuples de faire preuve davantage de cohésion et d’attachement à leur destin commun, l’indépendance» . De son côté, le chargé d’affaires à l’ambassade de Tunisie à Alger, M. Hamdaoui, a affirmé que les événements de Sakiet-Sidi-Youcef constituaient « un maillon de toute une chaîne de lutte commune dans l’histoire des deux peuples, un maillon qui a consacré l’unité de la lutte algéro-tunisienne».







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