À l’occasion du 49e anniversaire de la mort des deux colonels de l’ALN, Amirouche et Si El-Haouès, deux chefs de la guerre de Libération nationale, tombés au champ d’honneur le 29 mars 1959 à Djebel Thamer près de Aïn El-Melh, à 115 km du chef-lieu de la wilaya de M’sila, une cérémonie commémorative a été organisée hier à travers la wilaya d’El-Hodna, en présence du ministre des Moudjahidine M. Mohamed Cherif Abbas.
Le ministre, dans son discours, en rappelant la loi française du 23 février que le Parlement français a votée en 2005, a demandé à ce que l’histoire de la Révolution algérienne soit enseignée dans nos écoles, comme elle est enseignée dans les écoles militaires et paramilitaires. “Les lois n’écrivent pas l’histoire. Ce sont les réalités et les preuves qui gravent l’histoire à travers le futur et les générations”, dira le ministre.
Cette cérémonie à laquelle ont pris part tout un panel d’hommes politiques, à l’instar d’Ahmed Mahsas, Abderrahmane Belayat, Saïd Boudjemaâ et des historiques, a débuté avant-hier par des conférences largement suivies par les citoyens de la wilaya de M’sila et plusieurs autres activités. Notons, aussi, que lors de cette cérémonie, des gerbes de fleurs ont été déposées et le nouveau musée de la vile de M’sila a été baptisé au nom des deux colonels Amirouche et Si El-Haouès.
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30th March 2008 20:02 #1
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Commémoration de la mort du Colonel Amirouche
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31st March 2008 00:13 #2
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Dimanche 30 mars 2008 -- La petite localité de Tassaft Ouguemmoun, dans la commune d’Iboudrarène, à quelque 40 km au sud-est de Tizi-Ouzou, a été dans la journée de vendredi le lieu de convergence de nombreux citoyens venus assister à la commémoration du 49e anniversaire de la disparition des colonels Amirouche et Si El-Houas, deux figures emblématiques de l’indépendance de l’Algérie, décédées le 29 mars 1959. En présence des autorités civiles et militaires de la wilaya, du P/APW, des fils de chahid et des moudjahidine, des élus locaux et des parlementaires notamment du RCD et du RND, le recueillement a donné lieu à des témoignages émouvants et édifiants sur le parcours des deux martyrs mais aussi à des points de vue critiques sur la mémoire et l’histoire de l’Algérie.
Après le cérémonial de dépôt d’une gerbe de fleurs effectué par des délégations des communes d’Iferhounène, Aïn El Hammam, Tizi-Ouzou, Bouzeguène qui ont succédé au wali et au représentant des moudjahidine de l’ONM de Tizi-Ouzou, le premier responsable de l’ONM pour la wilaya de Tizi-Ouzou prendra la parole. Il évoquera les qualités humaines et militaires du dirigeant de la Révolution que fut le colonel Amirouche. Il parlera du rôle majeur et déterminant qu’il a joué dans la continuité et l’unification des rangs de la révolution ainsi que sa contribution à la tenue et à la réussite du congrès de la Soummam. Le colonel Bouzeghoub, officier de l’ALN, prendra la parole au nom du RND dont il est sénateur. Rappelant le rôle de Amirouche dans l’organisation militaire et la structuration des différentes wilayas historiques, le colonel Bouzeghoub témoignera de la contribution du colonel Amirouche au règlement du conflit qui opposa les responsables de la Wilaya I historique (Aurès) au lendemain de la mort de Benboulaïd.
Pour rappel, c’est à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, que les principaux dirigeants de cette wilaya se sont réunis à l’initiative du colonel Amirouche pour mettre à plat leurs différends et désigner à leur tête Mohamed Chérif comme successeur de Benboulaïd. L’orateur évoquera le souci d’Amirouche dans la formation et l’instruction des cadres de la Révolution. Une idée que développera à sa manière Saïd Sadi, président du RCD, qui parlera, se basant sur des témoignages, de l’intérêt que portait l’ex-colonel de la wilaya III historique à la formation et l’instruction des jeunes. Le président du RCD a tenu à démentir par l’argument et les témoignages qui lui ont été rapportés certaines contrevérités colportées sur le compte du colonel Amirouche. Au sujet, notamment, de l’aversion qu’il aurait eue à l’égard des étudiants qui ont rejoint les maquis et sur son autoritarisme supposé, Sadi aura cette explication : «Ce n’est pas de l’autoritarisme, c’est de l’exigence de qualité et d’engagement, c’est de la pédagogie», ajoutant que la dimension humaine et son exemplarité allaient de pair avec l’étoffe du dirigeant militaire qui était reconnue à Amirouche qui accordait beaucoup d’intérêt, selon l’orateur, à l’instruction et la formation : «Amirouche était un grand bâtisseur qui avait le souci de l’Algérie de demain.»
Rappelant l’importance de «la préservation de la mémoire et de l’histoire dans la construction des nations», le dirigeant du RCD, qui met certaines erreurs commises avant l’indépendance sur le compte des aléas propres à toutes les révolutions, trouve impardonnable ce qui s’est passé après que l’indépendance a été recouvrée : «Ce qui s’est passé pose problème : Krim Belkacem a été tué par ses frères, on a tenté de salir la mémoire de Abane Ramdane et de l’enterrer une deuxième fois, on a aussi essayé d’attenter à l’intégrité et à la mémoire d’Amirouche (…) Il faut préserver la mémoire des symboles de la Révolution et de tous ceux dont on a voulu salir la mémoire et que l’Etat a oubliés», dira Saïd Sadi qui a annoncé que le groupe RCD à l’APN allait interpeller le gouvernement sur les raisons de la séquestration de la dépouille de Amirouche dans les locaux d’une institution militaire à Alger, durant 22 ans. «La République doit demander pardon quand elle commet des fautes», dira le leader du Rassemblement pour la culture et la démocratie en ajoutant que le livre qu’il projette d’écrire sur Amirouche constitue sa contribution pour «la restitution de son histoire au peuple algérien.»







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