Mardi 5 Octobre 2010 -- Le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou n’a pas laissé passer l’occasion de la journée thématique organisée sur l’urbanisme, mardi 5 octobre, pour répondre à la sortie de Chadli Bendjedid au sujet de l’amazighité. Dans une déclaration lue en plénière, Mahfoud Belabbas estime qu’il est hors de question de faire l’impasse sur la symbolique de la date historique du 5 octobre. Il a insisté sur le fait que «des centaines de jeunes sont tombés durant cette période noire pour la liberté d’opinion, la liberté de conscience, les droits de l’Homme et la démocratie». Aux yeux de l’élu du RCD, aujourd’hui, les acquis semblent remis en cause. Il en veut pour preuve, la sortie médiatique de l’ex-président de la République qui a remis en cause l’amazighité de l’Algérie. À ce propos, le P/APW recommande la vigilance aux élus de la région qui ne doivent pas céder devant ces provocations, seule manière selon lui d’honorer les combats d’hier et d’aujourd’hui. M. Belabbas a également rendu hommage à l’islamologue Mohamed Arkoun, décédé récemment et enterré au Maroc. «Cet homme est mort dans l’anonymat. Il a été inhumé en terre étrangère parce que renié par les pouvoirs publics algériens qui ne lui ont même pas accordé une pensée», regrette-t-il, rappelant que Mohamed Arkoun avait toujours milité pour un islam des libertés. «À l’heure où l’obscurantisme revient dans notre pays, chacun a en tête l’affaire des non-jeûneurs de Aïn El Hammam qui a alimenté la chronique durant le mois sacré du Ramadhan», a-t-il conclu.