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Thread: Imzad

  1. #1
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    Imzad


    Jeudi 6 Novembre 2008 -- Inscrit désormais parmi les trésors du patrimoine immatériel mondial, l’imzad continue de susciter l’intérêt, autant en Algérie qu’à l’étranger, où les initiatives pour sa sauvegarde et sa promotion se sont multipliées sous diverses formes et ampleurs. Le livre de Dida Badi en est une qui se distingue par sa qualité et la richesse de son contenu. Le jury du SILA vient de lui décerner le Prix du livre de patrimoine de langue française, ex-aequo avec Honaïne de Abderrahmane Khalifa, paru aux éditions Dalimen. Humblement sous-titré Une musique millénaire touarègue, l’ouvrage aurait pu s’intituler « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’imzad sans trouver où le demander ». En effet, ce livre apporte un éclairage à la fois large et profond sur ce patrimoine musical, accessible autant à des chercheurs qu’à un large public de curieux, de jeunes lecteurs et de passionnés des trésors du passé. Sa richesse tient d’abord à son auteur qui joint à son parcours scientifique appréciable l’avantage inestimable d’être né et d’avoir grandi dans l’Ahaggar. On sent à la lecture des textes ce mélange heureux de connaissance intime et même affective du sujet et de travail de recherche sur des bases rigoureuses. Dida Badi est né en effet en 1964 dans la vallée de Tamanrasset, près de Tin-Missao. La première partie de sa vie s’est passée dans un campement touareg où il a fait l’apprentissage de la rude vie nomade de même que celui d’un patrimoine culturel ancestral vivant. De 1970 à 1976, il a effectué ses études primaires à l’internat nomade de Tamanrasset avant de rejoindre, dans la même ville, le lycée Cheîkh Amoud.

    Son baccalauréat obtenu, il se retrouve à l’institut d’archéologie de l’université d’Alger, où il obtient une licence en 1990 ; sa licence en préhistoire. Il poursuit par un magistère en anthropologie sociale à l’université de Tizi-Ouzou et, présentement, il se prépare à la soutenance d’un doctorat d’Etat en anthropologie des populations sahariennes. Il travaille au Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques d’Alger (CNRPAH). Auteur de nombreuses études et contributions sur la culture touarègue et saharienne, il est connu notamment par son premier ouvrage public, Les régions de l’Ahaggar et du Tassili n’Adjer paru aux éditions ANEP en 2004. Sur l’imzad, il s’est déjà signalé par un film documentaire et il a été le coordinateur du premier Festival international de la musique de l’imzad, organisé en 2002 par l’Association des Amis du Tassili. C’est dire qu’il maîtrise son sujet et c’est la première qualité de son livre qui, pour être « beau » est avant tout profond et enrichissant. Cette priorité au sens apparaît déjà dans la maquette. On peut se demander en effet pourquoi certaines belles photos n’ont pas été étendues en pleines pages. Mais, on comprend à la lecture que le premier souci a été de faire coïncider les différentes étapes du texte avec les illustrations et de privilégier l’efficacité didactique de l’ouvrage. La réussite est parfaite sur ce plan et, pour autant, la présentation graphique n’en est pas moins agréable, la qualité des impressions et du papier soutenant un effet probant de clarté et d’aisance visuelle. C’est assurément un livre agréable à feuilleter avec le sentiment de découverte à chaque page, les légendes photos étant à la fois précises et attirantes.

    L’auteur a pris soin, en bon pédagogue, de situer d’abord son sujet et de permettre aux lecteurs de mieux comprendre son contexte naturel, historique et sociologique. C’est l’objet du premier chapitre consacré au « contexte et aire de diffusion de la musique de l’imzad ». On y apprend une foule de choses sur les populations de ces régions, depuis les grandes évolutions historiques jusqu’aux structures des tentes qui renseignent autant sur les modes de vie que les relations sociales et la maîtrise des techniques artisanales ou autres. Les coutumes sont présentées de manière synthétique, accompagnées des explications ou hypothèses les concernant. Une fois planté son décor et emmené son lecteur dans ses différents recoins, Dida Badi lui propose alors de découvrir « l’imzad dans la mythologie touarègue ». Là, les choses deviennent passionnantes. L’imzad, qui désigne à la fois l’instrument et le genre musical, est en effet un autre univers dans le grand univers saharien. Composition et fabrication des instruments, significations de son utilisation, cadres traditionnels et circonstances, répartition des rôles selon les sexes, les âges ou les lieux, légendes rattachées, l’imzad comme « registre de l’esthétique » et « interprète des sentiments », l’essentiel est passé en revue aux limites de l’extraordinaire. Ainsi, ce passage sur le « jeu de l’imzad » et la position de l’instrumentiste qui est résumée par l’adage : « Imzad ne as amedray ennit, iwar afud iyyen essumigh as wa hedhen » (l’imzad, c’est moi qui suis son frère, il repose sur un genou et moi sur l’autre). Le troisième chapitre, qui occupe environ la moitié de l’ouvrage, porte sur le répertoire de l’imzad et comporte une anthologie de textes donnés en version originale et traduits en français, accompagnés pour certains de partitions musicales. Les registres poétiques, ils font large place à l’amour et aux sentiments que les épreuves de la vie génèrent. Ainsi ce 12e poème : «Aujourd’hui, mon cœur est tel un incendie, tu peux y mettre une bouilloire à bouillir, tu peux y fondre des bracelets en argent.»

    Le livre Imzad a été publié à l’initiative de l’Association des Amis du Tassili avec les éditions ENAG. Cette collaboration entre une association et une entreprise étatique avec la prestation de sous-traitants privés est un bel exemple de partenariat. Il s’agit là d’un chef-d’œuvre de la littérature actuelle de patrimoine à acheter pour soi et offrir. Il lui manque peut-être un CD d’accompagnement et, on espère, sa traduction en tamazight, en arabe, voire en anglais et d’autres langues, car c’est une carte de visite belle, intelligente et sensible de l’Algérie.

    Imzad, une musique millénaire de l’Algérie par Dida Badi, Association Les Amis du Tassili, Editions ENAG, Alger, 2008. 176pp

  2. #2
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    Vendredi 8 Mai 2009 -- Dida Badi est chercheur au Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques d’Alger (CNRPAH). Rencontré en marge d’un colloque sur le patrimoine immatériel de l’Ahaggar et du Tassili, il explique les initiatives engagées pour protéger l’héritage musical de l’imzad, joué exclusivement par les femmes, dans le Tassili N’Ajjer et dans l’Ahaggar, au Niger, au Mali et en Libye.

    Vous avez écrit Imzad, une musique millénaire de l’Algérie. Ce genre d’écrit est plutôt rare en Algérie...

    C’est l’aboutissement d’une expérience née dans l’enchaînement d’un travail de mise en valeur de l’imzad entamé en 2000 dans les régions de Djanet, Bordj El Hawas et Tamanrasset. C’était une enquête engagée par le ministère de la Culture, le CNRPAH et une association locale de Djanet. J’ai soumis un projet de réhabilitation de l’imzad, je cherchais à l’époque les dernières femmes qui jouaient cet instrument. Je me suis rendu compte que cet héritage était en train de disparaître, la musique comme le savoir-faire. Il en est de même pour les airs qui en sont liés. C’est regrettable. Je me suis habitué à cette musique et à sa beauté depuis mon jeune âge. Je pouvais faire quelque chose de par ma présence à Alger et mes connaissances. J’ai commencé à chercher dans les villages les vieilles dames qui maîtrisaient encore le jeu de l’imzad, certaines participaient dans les festivals et étaient connues comme Kholel à Tamanrasset. Nous avons réuni ces femmes et organisé un concours à Djanet en présence de la ministre de la Culture, du délégué de la Commission européenne à Alger et des médias. Nous avons sélectionné six femmes de Djanet pour encadrer des ateliers d’apprentissage. Le choix a été laissé aux femmes d’enseigner soit dans leurs propres maisons ou ailleurs. Elles pouvaient choisir les horaires qui leur convenaient et inscrire cela dans leurs activités quotidiennes. Comme cela se faisait dans le temps. On a pu ainsi former une douzaine de filles. Le projet était limité.

    Qu’avez-vous découvert dans vos recherches ?

    Dans l’imzad, il y a un aspect mélodie et un aspect poésie. J’ai rassemblé les poèmes les plus anciens et les plus connus et je les ai comparés avec ceux que Charles Eugène de Foucauld a recueillis avant 1916. J’ai trouvé que certains poèmes figuraient déjà dans la collection du Père De Foucault et d’autres ne l’étaient pas. Donc, les poèmes du Tassili N’Ajjer étaient les mêmes que ceux de l’Ahaggar avec des variantes.

    Quels sont les thèmes majeurs chantés dans l’imzad ?

    La plupart des poèmes font des louanges à la beauté de la femme, le pays et la bravoure. Les partitions musicales sont classées en trois catégories : anciennes, moins anciennes et récentes. Les partitions anciennes, qui n’ont pas d’accompagnement poétique, sont les plus nombreuses. Les moins anciennes, au nombre de huit, sont liées à des poèmes. Les plus récentes sont plutôt religieuses, avec notamment El Boussaïri. Elles sont jouées à l’occasion des fêtes de mariage ou du Mawlid Enabaoui. Il y a un peu d’innovation dans l’imzad. Nous avons aussi découvert quelque chose d’important : l’imzad possède une unité structurelle. Tous les airs sont nés d’une mélodie majeure, Amghar Naoudhan (le père des airs). Il y a une symbolique idée de généalogie. C’est donc le tronc et les autres airs sont les branches (izlan). L’air majeur est le plus ancien et il a une histoire. Chaque air a une histoire, une fonction, un contexte dans lequel il a été créé. L’imzad n’est pas seulement une musique mais une symbolique qui reflète le mode de vie des Touareg, leur représentation, leur histoire, leur environnement…. La régénération des airs de l’imzad se fait en référence à la mélodie majeure. Le chaâbi et le hawzi, par exemple, ont démarré d’un air initial, le père des airs, qu’on n’a pas identifié. Nous avons la chance pour l’imzad de l’avoir trouvé en l’état. On l’a identifié et décrit. Si cet air disparaît, l’imzad va s’effriter et disparaître. J’ai insisté auprès des femmes pour qu’on enseigne d’abord cette mélodie majeure puis les autres airs qui en sont l’émanation.

    Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

    J’ai commencé un travail sur une chorégraphie et des chants qui s’appellent Tazangharet. C’est le chant du travail des sédentaires, une forme de blues. Cela peut même être situé aux origines du blues. J’ai entamé ce travail dans l’esprit de rechercher la structure et son unité. J’ai identifié les airs au nombre de onze qui ont leur poésie et leur histoire. Cela ressemble à l’imzad avec cette différence qu’il n’existe pas de mélodie majeure. Ce sont surtout les textes qui sont intéressants. J’ai commencé mes recherches dans la région d’Abalessa. C’est là où il y avait beaucoup d’agriculteurs et où le Tazangharet est célébré. Je vais me déplacer dans les autres villages pour continuer mes recherches. Les femmes qui chantent Tazangharet le font en targui, leurs filles non. Il y a une rupture qui s’est faite avec la disparition de la langue. Bientôt, cet héritage qui est lié à une communauté sédentaire de l’Ahaggar sera en danger. Tazangharet n’existe que dans cette région...

    La langue touareg n’a-t-elle pas besoin d’un statut particulier ?

    Il y a un net recul de l’utilisation du tamachak à Tamanrasset et dans ses environs, surtout depuis que les nomades ont commencé à se sédentariser. Mais ces derniers temps, on constate un certain regain d’intérêt parmi les jeunes. Le touareg est enseigné à l’école aujourd’hui. L’enseignement implique l’existence de pôles de travail. La langue est également utilisée à la radio. Il y a donc une certaine revalorisation. Quant à l’utilisation du tifinagh, c’est un débat qui renvoie à la graphie à utiliser pour l’écriture du tamazight. Le chaoui, le touareg ou le kabyle sont les variantes du tamazight. Là aussi, il y a plusieurs approches sur la manière de réunir ces variantes sous la bannière d’une langue mère revivifiée. Certains sont favorables pour la graphie arabe, d’autres pour la graphie latine et d’autres pour le tifinagh. Chacun à son argument. Ici, dans l’Ahaggar, la majorité est pour l’utilisation du tifinagh. J’ai fait une étude sur l’enseignement de la langue qui relève que les gens ici ne peuvent pas imaginer une autre graphie pour le touareg que le tifinagh. Si l’on tient compte du point de vue de la population, c’est le tifinagh qu’il faut choisir. Les spécialistes pourraient parler d’efficacité pour utiliser d’autres graphies. Le touareg n’est pas une langue menacée de disparition. Après le choc colonial, la France a brisé les Touareg et marginalisé leur langue. Après les indépendances, le touareg est devenu langue nationale au Mali et au Niger. Et elle est enseignée dans ces pays. Partie du tamazight, le touareg est également langue nationale en Algérie après son introduction dans la Constitution. Il y a des échanges et des enrichissements mutuels entre les Touaregs des différents pays du Sahel et du Maghreb. Il y a des apports qui enrichissent la langue. Autant que les emprunts à d’autres langues comme l’arabe, le hawssa...

  3. #3
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    Lundi 10 Août 2009 -- Tarzagh Benomar, une des doyennes de la musique de l’imzad du Tassili n’Adjer, vient de s’éteindre à l’âge de 84 ans. Cette artiste a grandement contribué à faire connaître l’imzad, style musical propre à la région de l’Aargau, à travers le monde, à sa conservation, sa valorisation et sa perpétuation. Afin de transmettre ce prestigieux héritage dont elle a toujours pris grand soin, Tarzagh Benomar a organisé, entre 2002 et 2005, des ateliers d’apprentissage de l’imzad pour les jeunes filles dans sa demeure à Djanet.

  4. #4
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    Sarah Haidar :


    Mardi 22 Décembre 2009 -- Mardi 22 Décembre 2009 -- Lors de la 2e édition du Festival de la musique amazighe de Tamanrasset, une conférence a eu lieu hier matin sous le thème «L’étude académique sur le concept du patrimoine immatériel» avec le professeur de tamazight à l’université de Tamanrasset, Noureddine Benabdellah. La culture populaire est l’une des richesses inépuisables, mais malheureusement délaissée, de notre patrimoine national. La force du propos, l’enracinement profond dans l’histoire amazighe, le charme inégalable des légendes et contes anciens font de cette culture un trésor à préserver contre vents et marées. L’étude académique du patrimoine immatériel est l’un des outils favorables à la pérennité de ce symbole, car il permet non seulement d’entretenir cette culture et de la sauver de l’oubli, mais aussi de l’inculquer aux jeunes générations qui, faut-il le dire, sont beaucoup plus attirées par les accessoires de la vie moderne que par les récits de nos aïeux. Dans son intervention, le Pr Benabdellah est revenu sur les différentes caractéristiques de la culture orale amazighe en général et targuie en particulier. Soucieux de présenter son sujet sous la forme la plus simplifiée qui soit, il n’a pas manqué d’offrir à l’auditoire quelques définitions utiles de l’art, de la culture, de la poésie, du chant, etc. À propos de l’étude, il s’agit, selon le conférencier, de reconstituer le cadre géographique, ethnique et social des différents éléments de la culture populaire. Un travail de longue haleine dont l’initiateur se doit d’être à la fois un fin psychologue, un sociologue averti, un anthropologue et un historien avisé. À propos de l’imzad, le Pr Benabdellah souligne la forte symbolique de cet instrument monocorde qui tient une place royale dans la culture targuie. Jouée exclusivement par la femme, la musique de l’imzad, accompagnée d’une poésie tantôt tragique tantôt sociale, et d’une danse masculine, est une musique se voulant purificatrice. Elle incite aussi à la méditation et à l’ascension spirituelle. Mystique et revêtue d’un caractère sacré, elle parle au cœur et non à la raison et suscite ainsi des réactions corporelles qui témoignent de la nachwa (extase spirituelle), résultante d’al insat (l’écoute). Cette richesse et ce foisonnement esthétique font de la culture populaire amazighe une immense réserve inestimable à préserver. L’étude qui lui est consacrée n’est malheureusement pas suffisante pour la sauver de l’oubli. L’amazighité est l’un des éléments identitaires de l’Algérie, il faudrait beaucoup plus que cela pour lui rendre la place qui lui est due.

  5. #5
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    Samedi 9 Janvier 2010 -- La ville de Tamanrasset accueillera du 14 au 16 janvier prochains la deuxième édition de la rencontre internationale de l’imzad, initiée par l’association «Sauvons l’imzad», sous le patronage de la ministre de la Culture. De nombreux artistes et chercheurs sont conviés à participer à cette manifestation. La soirée d’ouverture sera animée par le fameux groupe de musique targuie Tinariwen. L’association, présidée par Mme Farida Sellal, a pour premier objectif de préserver l’imzad : musique ancestrale targuie, jouée exclusivement par les femmes avec un instrument monocorde au nom éponyme. Une musique qui tend, aujourd’hui, à être oubliée et est malheureusement isolée dans les endroits reculés du Sud algérien où elle est encore jouée en des occasions et rituels traditionnels. Ces rencontres internationales, qui en sont à leur deuxième édition cette année, tentent donc d’éclairer le public sur l’histoire, les caractéristiques et la richesse de cette musique menacée par l’oubli. En effet, l’association «Sauvons l’imzad», depuis sa création en 2005, ne cesse de lancer des appels à l’aide pour sauver cette musique dont il ne reste, aujourd’hui, que quatre vieilles femmes sachant la jouer. Un colloque scientifique autour du thème «l’imzad entre tradition et modernité» sera la pierre angulaire de cet événement avec la participation de nombreux chercheurs algériens et internationaux parmi lesquels on peut citer l’anthropologue Faïza Arkam, dont l’intervention portera sur «la fonction magico-religieuse et thérapeutique de la musique chez les Touareg», l’ethnomusicologue allemande Edda Brandes qui parlera des «caractéristiques d’imzad dans la tradition, menacé ou enrichi par le moderne ?», le conservateur du musée d’ethnographie de Neuchâtel (Suisse) François Borel dont la conférence aura pour titre «L’anzad de l’azawagh et l’Anzad dans la région d’In Gall-Agadez : différences dans la construction et les styles de jeu». En marge de ce colloque, une exposition réunira plusieurs peintres, des sculpteurs et des photographes autour du thème «De la musique avant toute chose». Quant au programme de la soirée, plusieurs concerts ouverts au public permettront de découvrir des musiciens et poètes venus du Mali et du Niger ainsi que des artistes locaux dont on peut citer les groupes Tinariwen, Tartit, Atri N’Assouf, Choghli. Des ateliers seront aussi installés au niveau de la grande place de la maison de la Culture de Tamanrasset.

  6. #6
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    TAMANRASSET, Mercredi 13 Janvier 2010 -- Une structure visant à préserver l'Imzad (vièle monocorde) sera bientôt réalisée à Tamanrasset, apprend-on mardi auprès des promoteurs du projet. Le projet de réalisation de "Dar Imzad" sera lancé "dans les tous prochains jours" sur un terrain de 10.000 m2 situé à 5 km de Tamanrasset, sur la route menant vers le site touristique de l'Assekrem, a précisé l'association "Sauver l'Imzad". Destinée à être un centre de rayonnement de la culture des régions du Sud, "Dar Imzad" se veut un point de rassemblement d'artistes et de passionnés des arts traditionnels des déserts et un moyen de préservation des biens immatériels menacés de disparition, a expliqué Mme Badia Benchareb, membre de l'association. Le projet, estimé à 125,8 millions DA, attend la participation de sponsors et de donateurs pour entamer la phase de réalisation. L'entreprise Sonatrach vient de financer une partie du projet, à savoir l'école de formation, révèle-t-on.

  7. #7
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    Jeudi 14 Janvier 2010 -- L’imzad, cet instrument traditionnel, délicat et dunaire, sera sacré et consacré par l’association Sauver l’imzad, et ce, du 14 au 16 janvier à Tamanrasset. Ainsi, dans le cadre du développement de ses activités, l’association Sauver l’Imzad organise une rencontre internationale du 14 au 16 janvier à Tamanrasset portant sur l’imzad. Cet événement, placé sous les auspices du ministère de la Culture, se veut une vulgarisation pluridisciplinaire, culturelle, artistique, scientifique, patrimoniale et identitaire. Cette deuxième édition porte sur le thème « L’imzad, de la tradition à la modernité » et voit une forte participation de chercheurs comme Faïza Arkam, Edda Brandes, Caroline Card-Wendt, Mohamed Aghal-Zakra, Pierre Augier, François Borel, Cyril Isnart, Mourad Yelles... De front des expositions picturales, de sculpture, de photos, ayant un thème commun « De la musique avant toute chose » seront étrennées ainsi que des ateliers de plein air se tiendront sur la grande place de la maison de la culture et dans l’enceinte de Dar el imzad.

    En matière d’animation, il figure au programme des concerts et autres récitals de poésie de trouvères venus du Niger et du Mali, et des artistes originaires de l’Ahaggar et de l’Ajjer. Des invités de marque comme Tinariwen, Tartit, Atri n’Assouf, Choghli... L’association Sauver l’imzad regroupant des bénévoles, dont la plupart sont originaires du Hoggar, a été créée le 27 octobre 2003 par décision du wali de Tamanrasset. Son lancement s’est effectué avec la volonté de plusieurs personnalités locales dont le chef spirituel des Touareg du Hoggar, l’Amenokal Hadj Moussa Akhamok, et plusieurs artistes de la région. Cette association, à but non lucratif, a pour objectif primordial la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Hoggar, la préservation de l’authenticité de l’imzad en tant qu’expression culturelle et identitaire targuie.

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