Jeudi 14 Mai 2009 -- La plupart d’entre eux avait pris part à l’enfer de Limal. Cette localité, située à quelques encablures de Charleroi, a été le théâtre d’une violente bataille entre forces alliées et Nazis. En infériorité numérique, manquant cruellement de munitions et de nourriture, l’intendance ne suivant pas et pourvoyant en priorité le front des Ardennes, les Alliés étaient, de fait, coupés en une multitude de minifronts, isolés les uns des autres. L’un d’eux était Limal. Une centaine de tirailleurs algériens saisissant qu’aucun renfort ne viendrait de sitôt et que les Allemands ne feraient pas de quartier, décident de résister, de tenir et d’espérer. Avec l’aide de réseaux civils de résistance, à leur tête un officier brillant de courage et d’intelligence, ils tiennent pendant trois nuits et trois jours. Les officiers nazis qui leur portèrent l’estocade étaient eux-mêmes surpris par tant de bravoure et d’audace. La plupart d’entre eux sont morts lors de cette bataille. Les autres rescapés seront tués dans d’autres combats en Belgique francophone, à Fleurus, Charleroi, dans les profondeurs des bois des Ardennes. Ce sont 133 Algériens qui ont été identifiés. Selon des témoignages et des recoupements historiques, le chiffre est beaucoup plus élevé. À Fleurus, nombreux étaient les gens, les simples citoyens belges ou algériens, qui ont tenu à leur rendre hommage, à les remercier d’avoir contribué à la libération de la Belgique. C’est une première et vraie reconnaissance.
+ Reply to Thread
Results 1 to 2 of 2
-
14th May 2009 01:23 #1
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 125,274
-
14th May 2009 03:30 #2
Super Moderator
- Join Date
- Jan 2006
- Posts
- 125,274
Jeudi 14 Mai 2009 -- Résistants anti-nazis, 133 Algériens, aujourd’hui enterrés à Gembloux (Wallonie - Belgique), permettant les 14, 15 et 16 mai 1940, à la résistance de remporter la bataille de Limal. Un hommage leur a été rendu dimanche. Est-ce, sera-ce suffisant ? Trop peu de politiques en France et/ou en Belgique en parlent, les historiens qui le proclament sont peu écoutés, et, pourtant, les 14, 15 et 16 mai 1940 à Limal, ce sont cent trente-trois Algériens, bataillon 13, qui ont permis aux résistants au nazisme dans cette Wallonie encore sous occupation, de repousser l'estocade finale. 133 Algériens, enrôlés dans les bataillons français, ont donné leurs vies pour que le nazisme ne passe pas. Pour autant, aucune cérémonie, ni mémorial, ni aucune reconnaissance officielle des Etats français ou belge, ne leur ont été jamais consacrés. C’est à cette défaillance historique ou cet oubli majeur qu’ont répondu, dimanche, à Gembloux (Charleroi-Sud de la Belgique - francophone), les organisateurs de la rencontre «Devoir de mémoire ». Le cérémonial a été sobre mais dense. Les participants dont le sociologue Rachid Bouamara, le consul d’Algérie en Belgique, A Naâmoune, plusieurs personnalités du monde politique et de la société civile belges, ont écouté, avec beaucoup d'émotion, l’histoire et le vécu de ces 133 résistants venus d’ailleurs. De Sétif, Akbou, Lafayette (Beni Ourtilane), Sidi-Aïch, Leghdir. De l'Algérie sous occupation coloniale française mais qui ont, cependant, même enrôlés pour la plupart de force, compris l’horreur nazie. Et de ce fait, ont compris, intuitivement, pour certains, objectivement pour d’autres, que la lutte contre le nazisme et le faschisme était des préalables historiques à l’indépendance de leur pays. 133 d’entre eux ont écrit l’épopée de la bataille de Limal. Durant trois nuits et donc trois jours, ces éléments du 13e bataillon, le 13, comme on l’appelait à l’époque, ont permis à la résistance de tenir, de repousser les assauts ennemis, de permettre l’espoir. C’était en 1940, année durant laquelle les armées hitleriennes étaient en confiance, gagnaient toutes les guerres en Europe. Dans son exposé, le Franco-Algérien Rachid Bouamara, auteur du livre Le silence tiraillé, a abordé, longuement, ces faits... Il est plus qu’évident qu’un mémorial leur soit consacré. À Gembloux, à Ottignies, à Charleroi, d’autres résistants algériens sont aussi tombés lors de la Seconde Guerre mondiale. Les 133 du 13e bataillon n’étaient pas les seuls du bled à mourir pour que le nazisme et le faschisme ne passent pas. La plupart d’entre eux, tirailleurs, sont aujourd’hui enterrés à Gembloux.




LinkBack URL
About LinkBacks
Reply With Quote