Samedi 23 Mai 2009 -- Très jeune, elle a rejoint le maquis du Nord constantinois pour être affectée comme d’infirmière au premier centre de la santé militaire ouvert par l’ALN durant la guerre de libération, à El-Arta, dans l’ex-Wilaya II, sous l’égide des défunts professeurs Toumi et Mentouri, ainsi que du docteur Lamine Khene. Elle fut avec les Zizi, El-Kobrossia et autre Bentobal, pour ne citer que ces dernières, parmi ces jeunes filles qui ont formé le premier noyau des moudjahidate infirmières malgré qu’elle soit issue d’un milieu rural n’ayant jamais fréquenté l’école publique. Chérifa Touta nous a quittés hier, et elle fut accompagné, le jour même, vers sa dernière demeure, au cimetière de Collo, par une importante foule d’anonymes et d’anciens frères de l’ALN-FLN, venus lui rendre un dernier hommage, à elle, certes, mais aussi à la femme révolutionnaire qu’elle représente. Avec le dernier voyage de Chérifa Touta, l’un des rares témoins de l’épopée des blouses blanches durant la guerre d’indépendance, une autre page de notre histoire vient d’être tournée.
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23rd May 2009 03:50 #1
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