Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Results 1 to 6 of 6
  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Cherif Belkacem décède à Paris


    Mardi 23 Juin 2009 -- Cherif Belkacem dit Si Djamel, ancien membre du conseil de la révolution, est décédé à Paris à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, a-t-on appris mardi après-midi. Né le 10 juillet 1930 à Aïn-Beïda (Oum-El-Bouaghi), Cherif Belkacem a fait toutes ses études au Maroc avant de rejoindre l’armée de libération nationale. Commandant de la zone de Tlemcen (wilaya historique 5) jusqu’à la fin de 1959, il rejoint ensuite l’état-major de l’ALN en tant que responsable du PC/Ouest. Après le recouvrement de l’indépendance du pays, il est élu député de la première assemblée nationale constituante et intégrera le gouvernement le 18 septembre 1963 en tant que ministre de l’orientation nationale, puis de l’éducation nationale en 1964. Membre du conseil de la révolution constitué le 19 juin 1965, il est nommé en mars 1968 ministre d’Etat, ministre des finances avant d’être appelé à présider le Conseil national économique et social puis à être au secrétariat exécutif du parti FLN. En 1975, il quitte totalement la scène politique.

  2. #2
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Mercredi 24 Juin 2009 -- Le moudjahid et ancien membre du Conseil de la révolution, Cherif Belkacem, n’est plus. Il s’est éteint, hier à Paris, à l’âge de 79 ans, des suites d’une longue maladie. Né le 10 juillet 1930 à Aïn Beïda, dans la wilaya de Oum El Bouaghi, Cherif Belkacem, surnommé Si Djamel durant la guerre de Libération nationale, a eu un parcours très riche. Il était considéré comme l’homme fort du régime de Boumediène (1965-1978). Après des études à Dar El Beïda au Maroc, Si Djamel a rejoint, jeune, les rangs de l’Armée de libération nationale (ALN). Commandant de la zone de Tlemcen (Wilaya V historique) jusqu’à la fin de 1959, il rejoint ensuite l’état-major de l’ALN en tant que responsable du PC/Ouest. L’homme a passé de longues années au sein du pouvoir. Elu député de la première Assemblée nationale constituante, après l’indépendance, Cherif Belkacem a très vite rejoint le gouvernement en tant que ministre. Il a hérité, en effet, de trois portefeuilles ministériels sous la présidence d’Ahmed Ben Bella et sous celle de Houari Boumediène. Son premier poste ministériel était celui de l’Orientation nationale, en septembre 1963. Une année plus tard, en 1964, il était nommé ministre de l’Education nationale.

    Après le renversement de Ben Bella par Houari Boumediène, suite au coup d’Etat du 19 juin 1965, Chérif Belkacem a intégré le Conseil de la Révolution en tant que membre actif jusqu’à 1968. Au mois de mars de la même année, il a été nommé ministre des Finances. Le défunt a également assumé le poste de président du Conseil national économique et social (CNES) avant d’intégrer le secrétariat exécutif du FLN, le parti unique, seule formation reconnue à l’époque. En 1975, il décide de prendre congé de la politique en se retirant totalement de la scène. Mais à l’occasion de l’élection présidentielle de 1999, Cherif Belkacem refait parler de lui, se portant candidat à la candidature avant de se retirer de la course quelques semaines seulement avant le début du scrutin. Depuis cette date, il s’est distingué notamment par son opposition farouche au président Bouteflika. il a d’ailleurs souvent durement critiqué la conduite des affaires du pays par le président Bouteflika depuis son arrivée au pouvoir en 1999. Dans des tribunes publiées dans la presse nationale en 2005 et 2009, Cherif Belkacem n’a pas été tendre avec le président en exercice et le système politique algérien. Il est à souligner que la date du rapatriement de la dépouille mortelle depuis Paris et celle de l’enterrement ne sont pas encore connues.

  3. #3
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Mercredi 24 Juin 2009 -- Le moudjahid Chérif Belkacem, dit Si Djamel, ancien membre du conseil de la révolution, est décédé hier à Paris à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, a annoncé hier une dépêche APS. Né le 10 juillet 1930 à Aïn-Beïda (Oum El-Bouaghi), Chérif Belkacem a fait toutes ses études au Maroc avant de rejoindre l’armée de libération nationale. Commandant de la zone de Tlemcen (wilaya historique V) jusqu’à la fin de 1959, il rejoint ensuite l’état-major de l’ALN en tant que responsable du PC/Ouest. Après l’indépendance, il est élu député de la première assemblée nationale constituante et intégrera le gouvernement le 18 septembre 1963 en tant que ministre de l’orientation nationale, puis de l’Éducation nationale en 1964. Membre du conseil de la révolution, constitué le 19 juin 1965, il est nommé en mars 1968 ministre d’État, ministre des finances avant d’être appelé à présider le Conseil national économique et social puis à être au secrétariat exécutif du parti FLN. En 1975, il quitte totalement la scène politique. La date du rapatriement de la dépouille mortelle depuis Paris est prévue pour aujourd’hui alors que celle de l’enterrement n’est pas encore connue.

  4. #4
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Mercredi 24 Juin 2009 -- Le moudjahid Cherif Belkacem dit Si Djamel, ancien membre du Conseil de la révolution, est décédé hier à Paris à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, a appris l’APS hier après-midi. Né le 10 juillet 1930 à Aïn-Beïda (Oum El-Bouaghi), Cherif Belkacem a fait toutes ses études au Maroc avant de rejoindre l’Armée de libération nationale. Commandant de la zone de Tlemcen (wilaya historique 5) jusqu’à la fin de 1959, il rejoint ensuite l’état-major de l’ALN en tant que responsable du PC/Ouest. Après le recouvrement de l’indépendance du pays, il est élu député de la première Assemblée nationale constituante et intégrera le gouvernement le 18 septembre 1963 en tant que ministre de l’Orientation nationale, puis de l’Education nationale en 1964. Membre du Conseil de la Révolution constitué le 19 juin 1965, il est nommé en mars 1968 ministre d’Etat, ministre des Finances, avant d’être appelé à présider le Conseil national économique et social puis à être au secrétariat exécutif du FLN. En 1975, il quitte totalement la scène politique. Les dates du rapatriement de la dépouille mortelle depuis Paris et de l’enterrement ne sont pas encore connues en raison des formalités à accomplir pour le transfert.

    S’étant longtemps abstenu de toute activité politique, il a dû sortir de son mutisme au lendemain des événements d’octobre 1988. En compagnie de dix-sept autres personnalités, il signe une motion en faveur de la démocratisation de la vie publique. Deux mois plus tard, il réintègre le Comité central du FLN. Ses rares sorties publiques, dit Chérif Ouazzani, un journaliste qui connaissait parfaitement Si Djamel, provoquent une véritable cohue et ses interviews sont disséquées par les états-majors de ses adversaires. Même le choix des supports obéit à une stratégie clairement définie. Par exemple, il a refusé de participer à une émission de la chaîne de télévision qatarienne Al Djazira, alors que les autres candidats tentent désespérément d’y être invités. Pour sa première interview, il a choisi le quotidien le Jeune Indépendant, alors que des titres qui sa faisaient passer pour des «grosses pointures» de la presse privée n’ont pas eu ce privilège. Même Nicholas Burns, du New York Times, a essuyé le même rejet.

  5. #5
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Djilali Benyoub :


    Jeudi 25 Juin 2009 -- À l’âge de 40 ans, il a déjà pris sa retraite politique. Trop tôt ! Tous ceux qui ont connu Cherif Belkacem le pensent. Hormis quelques déclarations et une tentative de candidature en 1999, il est resté discret dans son univers où gravitent artistes, hommes politiques, journalistes, intellectuels… Sa maison est restée ouverte, disponible autant qu’il l’était pour discuter, prodiguer des conseils à ceux qui le sollicitaient. Des leaders des partis de l’opposition jusqu’à Mandela, avec qui il est resté en contact, et aux grands journalistes français. Il y a trois semaines, il était encore en forme, élégant et avec beaucoup de classe. Il ne faisait pas son âge, a témoigné Bachir Derais, l’un de ses amis. Son fils Nacim a précisé qu’il était très fatigué ces derniers temps. La journée d’hier était à l’attente du rapatriement de la dépouille du défunt. Le commun des Algériens gardera de lui l’image d’un franc et farouche opposant à Bouteflika depuis 1999. C’est d’ailleurs pour cela qu’il avait décidé de se porter candidat à la présidentielle avant de se rétracter une semaine plus tard, “conscient que les jeux étaient faits”. Il est revenu à la politique, exceptionnellement, espérant contribuer au renouveau politique dans le pays.

    Voyant que les jeux étaient faits à l’avance, il s’est retiré juste après avoir annoncé son intention de se porter candidat. Mais il est resté “totalement opposé aux options du président Bouteflika” dont il a dénoncé les choix, la politique… “S’ils étaient amis avant, ces dernières années, il n’a pas partagé sa vision et il ne l’a pas ménagé”. Argument qui a capté de nombreuses personnalités de l’opposition qui se sont rapprochées de lui. Ses liens avec le monde culturel est également exceptionnel. Particulièrement le cinéma. Acteur avec un rôle dans les grandes décisions de Boumediene, il est derrière, selon des témoignages, le lancement du cinéma algérien après l’Indépendance. “Il était l’avocat du cinéma auprès de Boumediene”, a indiqué M. Derais. Il a soutenu le cinéma considérant qu’il a un rôle à jouer et participe pour l’émancipation de la société et l’ouverture du pays. Un rôle complémentaire à la politique. Il est également un boulimique de la lecture.

    La discussion politique demeure cependant en tête de ses occupations même s’il a quitté cet univers prématurément et au moment où le régime était au sommet de sa force. Il décrivait son expérience avec beaucoup d’humour, d’anecdotes, ce qui rend son récit captivant. N°2 sous Boumediene, il était derrière différents bouleversements qu’a connus l’Algérie indépendante quand il n’en est pas l’inspirateur. Et de mettre brusquement fin à sa carrière politique, déjà pleine à 40 ans, même s’il est resté en contact avec le monde politique. “Il aurait pu donner un plus à la scène politique nationale”, estime-t-on. Alors qu’il est parti dans la discrétion, comme il a vécu sa retraite sans laisser de traces écrites de son parcours. Si ceux qui l’ont approché et côtoyé l’évoquent comme un homme exceptionnel, d’autres considèrent qu’il a plusieurs facettes et qu’il n’est pas facile de le cerner. La dépouille devait être rapatriée hier en fin d’après-midi, selon la famille.

  6. #6
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,634

    Vendredi 26 Juin 2009 -- Le moudjahid Cherif Belkacem, dit Si Djamel, ancien membre du Conseil de la Révolution, décédé mardi à Paris à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, a été inhumé hier au cimetière d’El Alia (Alger). L’enterrement a eu lieu en présence du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, et de membres du gouvernement, ainsi que de personnalités nationales politiques et historiques. Des hommes du monde de la culture et de la presse, ainsi que des compagnons d’armes du défunt et des membres de sa famille étaient également présents à l’enterrement. Dans une oraison funèbre, le moudjahid Abdel Hafid Amokrane a rappelé que le regretté Cherif Belkacem a consacré l’essentiel de sa vie à militer pour l’indépendance de l’Algérie. De son côté, le professeur Abdelkader Talbi, membre de l’Association des Ouléma musulmans, a mis en exergue les qualités et vertus d’un moudjahid de la première heure et de son engagement, depuis l’indépendance, en faveur du développement du pays.

Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts