Samedi 4 Juillet 2009 -- Placées sous le haut patronage du président Bouteflika, les cérémonies de transfert et reinhumation des ossements du chahid Cheikh Belhaddad de Constantine à Seddouk Ouffela ont eu lieu ce week-end. Le village de Seddouk Ouffela a connu une véritable effervescence jeudi et vendredi. En effet, la maison des Khouans et le mausolée ont accueilli les restes de l’illustre personnage et de ses deux fils, Aziz et M’hand. Les services de la wilaya, de la commune et le comité d’organisation du village ont été mobilisés pour la préparation de l’événement dans ses moindres détails. Près de dix mille personnes se sont déplacées pour cet événement. Les cercueils du cheikh et de ses fils sont arrivés hier au village, en provenance de Constantine, accompagnés d’un immense cortège composé de dizaines de bus et de voitures. Hier, les trois héros ont été inhumés avec tout le faste et les honneurs dus aux personnalités nationales. Ainsi a été exaucée à juste titre, 138 ans après sa mort, la dernière volonté de Cheikh Aheddad : reposer parmi les siens dans sa terre natale. Cheikh Mohand-Ameziane Aheddad, né en 1790, guide de la tarika Errahmania, savant et révolutionnaire, a écrit en 1871 avec Mohamed El-Mokrani l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire nationale. Par ailleurs, bien que le lieu du décès de cheikh M’hmed, fils de cheikh Ahedad, reste inconnu à ce jour, une tombe lui a été réservée de manière symbolique au mausolée aux côtés de son père et de son frère Aziz, et ce, dans l’espoir de la découverte un jour de sa tombe pour qu’enfin ses restes soient transférés à Seddouk.
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Thread: Cheikh Aheddad revient à Seddouk
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4th July 2009 00:18 #1
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4th July 2009 00:19 #2
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Samedi 4 Juillet 2009 -- 136 ans après sa mort, cheikh Aheddad, l’un des chefs de la révolution de 1871 avec El Mokrani, a eu droit à des funérailles nationales où la reconnaissance officielle se mêlait à la ferveur populaire. Niché sur un flanc de montagne verdoyant, le village de Seddouk Oufella, au sud de la wilaya de Béjaïa, s’est révélé trop exigu pour contenir les milliers de personnes qui ont afflué, tôt ce vendredi, pour assister à la cérémonie de ré-inhumation des ossements de cheikh Aheddad et de ses fils, Aziz et Mhand, dans le mausolée spécialement construit à cet effet. C’est à une grande fête populaire et à un hommage officiel de la nation que cheikh Aheddad a eu droit après des décennies d’oubli et de marginalisation indignes d’une personnalité historique, révolutionnaire et religieuse qui a marqué de manière indélébile l’histoire de la nation algérienne. En levant l’étendard du djihad le 8 avril 1871, cheikh Aheddad n’ignorait pas que l’entreprise était vouée à l’échec. « Ray d’amechemoum, bessah athekhdhem » (ce n’est pas bien raisonnable, mais nous ferons cette révolution), avait-il dit. Il avait expliqué à ses adeptes que la révolution qu’ils entamaient n’avait aucune chance d’aboutir à bouter hors d’Algérie le colon français mais, avait-il argumenté, il fallait que le sang coule pour que le fossé entre Algériens et Français soit, désormais, infranchissable.
Les restes du vénérable cheikh, leader de la révolution de 1871 avec El Mokrani et chef spirituel de la tariqa Rahmaniya, ainsi que ceux de son Aziz Aheddad ont donc été exhumés mercredi passé du cimetière de Koudiat, à Constantine, sur autorisation expresse de la présidence de la République et des plus hautes instances religieuses du pays, avant d’être acheminés, jeudi en fin de matinée, à Seddouk Oufella, leur village natal. Drapés dans l’emblème national, les cercueils sont arrivés dans la matinée de jeudi à Seddouk Oufella en provenance de Constantine. Le cortège funèbre a été accueilli à l’entrée du village par des milliers de personnes, en présence des autorités locales avec, à leur tête, le wali de Béjaïa. C’est donc à pied que la procession humaine a fait le reste du chemin jusqu’à la maison familiale où les deux cercueils ont été entreposés. Tout au long de ce parcours de deux kilomètres, l’émotion, décuplée par les chants de centaines de « khouan » et les youyous des femmes agglutinées aux balcons, était véritablement palpable et beaucoup de personnes n’arrivaient pas à retenir leurs larmes.
Près d’un siècle et demi après sa mort, cheikh Aheddad a donc eu droit à des funérailles nationales et à la ferveur populaire digne d’une figure nationale de la résistance qu’il incarne encore aujourd’hui. Ce vendredi, après la prière du dhor et celle des morts dans la maison familiale, les cercueils ont été transportés par des éléments de la Protection civile, en présence de beaucoup de personnalités officielles et religieuses. À noter qu’un envoyé spécial a lu à l’assistance un message exprimant l’hommage du président Bouteflika à cheikh Aheddad. Les trois cercueils ont été mis en terre dans des tombes abritées sous le dôme du mausolée Aheddad. À noter également qu’en aparté, la wali de Béjaïa nous a révélé qu’un musée sera bientôt érigé sur place. Il sera consacré à la personnalité de cheikh Aheddad ainsi qu’à cette révolution de 1871 qui a pavé le chemin de la Libération nationale.
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5th July 2009 00:35 #3
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Dimanche 5 Juillet 2009 -- C’est fait ! L’ultime vœu de cheikh Ahaddad d’être enterré chez lui est en fin exaucé. Un souhait qui s’est concrétisé 136 ans après. Des milliers d'anonymes et de personnalités politiques se sont rendus, hier, à Seddouk Oufella, dans le sud-ouest de la wilaya de Béjaïa, pour assister à la réinhumation des ossements de cheikh Mohand Ameziane Ahaddad et de son fils, cheikh Aziz, après avoir été exhumés du cimetière principal de Constantine, où ils reposaient, respectivement depuis 1873 et 1895. L’émotion est à son comble en cette chaude journée de vendredi. “Le moment est historique”, affirme Ahmed, représentant de la famille Belhaddad. Les ossements ont été accueillis par une grande foule qui s'est rassemblée autour de la demeure. Une cérémonie solennelle est organisée, trois jours durant, par la présidence de la République, la wilaya et le comité de village et la famille Belhaddad. “L’événement est grandiose, à la mesure du personnage hors du commun que fut le héros de l’insurrection de 1871, conduite avec El Mokrani”, déclare le secrétaire général de la présidence de la République, qui lisait un message du président Abdelaziz Bouteflika. Le SG de l’ONM était également présent et a tenu à rendre hommage à Cheikh Ahaddad, sommité religieuse, autorité politique et imminent savant. Le cheikh est aussi un chef spirituel de la Tarika Rahmaniya. Une confrérie qui a réussi à l’époque à s’affilier près de 250 zaouïas à travers le pays. Un mausolée a été érigé pour accueillir la tombe du Cheikh et celles de ses deux fils. La tombe du deuxième fils, cheikh Mhand, n’est pas encore localisée, à ce jour. Une tombe symbolique lui est réservée aux côtés de son père et de son frère.
Le mausolée abrite une exposition d’anciens manuscrits du cheikh qui a écris plusieurs ouvrages. Un musée qui sera dédié au Cheikh Ahaddad est en projet, a déclaré, jeudi, Ali Bendrici, le wali de Béjaïa qui était présent aux cérémonies. La demeure de Cheikh Ahaddad vient d’être inscrite sur la liste du patrimoine national à protéger. Une inscription qui interdit toute modification du site mais surtout qui permettra de débloquer des fonds pour la restauration du site. Toute la population de la région exprime aujourd’hui une grande fierté. Cheikh Ahaddad au même titre que Cheikh El-Mokrani est un repère, un symbole d’héroïsme et de la résistance. Un certain 8 avril 1871, sur la place de Seddouk, Cheikh Aheddad – répondant à l’appel d’El-Mokrani – proclame l’insurrection contre l’occupant français. Des batailles héroïques furent livrées, en mai et juin 1871, dans la vallée de la Soummam contre les français. Cheikh Aheddad s’éteint deux ans après, au terme d’un procès qui a eu lieu dans un tribunal constantinois. Une mort qui marque la défaite des résistants algériens lors d’une célèbre insurrection. Condamné à cinq ans de prison, le cheikh s’est éteint quelques jours après. La décision des colons français de l’enterrer à Constantine est dictée par un seul souci : éloigner la sépulture du héros pour faire oublier ce symbole de résistance et écarter tout risque de révolte. Sa zaouïa a été incendiée et sa bibliothèque pillée. Ses fils Aziz et Mhand, chevilles ouvrières de l’insurrection, furent condamnés à mort, avant d’être déportés en Nouvelle-Calédonie. En 1881, Aziz s’évade, s’installe en Égypte, puis part en pèlerinage à La Mecque avant de s’éteindre à Paris, en 1895. Sa dépouille subit le même sort que celle de son père : elle ne sera pas enterrée à Seddouk Oufella mais à Constantine.
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6th July 2009 00:22 #4
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Lundi 6 Juillet 2009 -- À voir l’immense foule qui a affronté un soleil de plomb, ce vendredi, à Seddouk Oufella, pour assister à la cérémonie de ré-inhumation des ossements de Cheikh Aheddad et ceux de son fils Aziz, c’est à croire que le vénérable savant et révolutionnaire est mort hier seulement. La veille, à l’arrivée des cercueils en provenance de Constantine, une atmosphère empreinte d’une très forte émotion se lisait sur le visage de toute l’assistance massée à l’entrée du village pour accueillir les restes des héros. Les youyous stridents des femmes et les chants liturgiques des « khouan » montaient très haut dans le ciel et contribuaient à donner une forte charge affective à un événement qui avait des allures de rendez-vous avec l’histoire. « Nous avons ramené mêmes les dalles qui recouvraient son squelette et la terre de sa tombe », nous dira l’un des ses descendants, ému jusqu’aux larmes. Cheikh a été enterré selon la coutume musulmane alors que Aziz, décédé à Paris en 1895, a été enseveli dans un cercueil de métal qui était encore plombé.
Ultime « ziara »
À l’arrivée à Seddouk Oufella, une équipe spécialisée a procédé au transfert des ossements de Aziz vers un cercueil plus seyant. Un cercueil symbolique a été réservé à Cheikh Mhand dont le lieu de sépulture reste à ce jour inconnu. Toute la journée et tout le long de la soirée les visiteurs se sont succédé devant les trois cercueils pour un dernier hommage et une ultime « ziara ». Il faut dire, cependant, que depuis sa mort en 1873, la maison du cheikh n’a jamais arrêté de recevoir des « khouans » de toutes les contrées et des citoyens venus solliciter sa baraka. Ils franchissent la porte d’entrée, en s’inclinant et en prononçant la formule rituelle : « Swanouz a cheikh Aheddad ». Le vendredi, outre les cortèges des officiels, ce sont des milliers de citoyens qui affluaient vers Seddouk Oufella, venant de toutes les régions. Les représentants de plus de 400 zaouïas disséminées à travers le pays ont également répondu à l’appel du cœur.
Vibrant hommage
La cérémonie de ré inhumation a eu lieu après la prière des morts et celle du vendredi. Les trois cercueils, portés par des éléments de la protection civile, ont été acheminés vers l’esplanade du mausolée qui a été récemment construit pour abriter les trois tombes. Un détachement de l’armée nationale était présent sur les lieux pour présenter les armes aux trois martyrs. Après la prise de parole d’un membre de la famille Belhaddad qui a tenu à remercier tous ceux qui ont permis le retour des ossements du cheikh, le secrétaire général de la présidence a donné lecture du message personnel du Président de la république qui a rendu un vibrant hommage au cheikh tout en soulignant son rôle, sa place et son importance dans l’histoire du pays. Ainsi donc, avec le retour des ossements du cheikh, l’érection d’un mausolée appelé à se transformer en lieu culturel dont la mission principale sera de préserver la mémoire du cheikh, le projet d’un musée portant son nom, Cheikh Aheddad retrouve sa place naturelle dans une Algérie pour laquelle il a sacrifié toutes ses possessions, ses biens, sa zaouïa, sa vie et ses propres enfants.
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6th July 2009 00:33 #5
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Lundi 6 Juillet 2009 -- Né à Seddouk Oufella en 1790, Mohand Ameziane Belhaddad, plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, est issu d’une famille de forgerons originaire du ârch des Ath Mansour près de Bouira. Les Aheddad se sont d’abord installés au sein de l’autre ârch des Ath Mansour, dans l’Akfadou puis ont émigré vers Tifra puis Imoula (Imssissen) avant de se fixer définitivement à Seddouk Oufella. Tous les frères du cheikh ont repris le métier familial traditionnel de la forge excepté lui, Mohand Ameziane, dont le père, Ali, a tenu à ce qu’il fasse des études. Il s’est d’abord instruit à la mosquée du village avant de partir à Imoula, dans la zaouia de cheikh Rabia Ben Lmouhoub, celle de Taslent puis, finalement, à la zaouïa de Boukebrine, le fondateur de la Rahmaniya, à Ath Smaïl, en haute kabylie. De retour au village, à la fin de ses études, le cheikh s’est marié et a exercé le métier d’imam et d’enseignant. Son aura a attiré de plus en plus d’adeptes au point où il a songé à ériger une zaouïa. Avec l’aval de plusieurs villages, il a fixé son choix sur un terrain stratégique entre la tribu des Ath Aïdhel, celle des Imssissen, faisant face à celle des Ath Mansour, sur le versant méridional du Djurdjura. Parmi les élèves du maître, on retrouve plusieurs sommités religieuses à l’image de Cheikh Ouvelqassem de Boudjellil, cheikh El Mouhoub d’Imoula et cheikh Ouamara d’Ouzellaguen.
La vie du cheikh Aheddad, cependant, connaîtra un tournant après la défaite de Lalla fadhma N’soummeur. La confrérie de la Tariqa Rahmaniya est menacée par l’armée coloniale qui lui en veut pour le rôle éminent qu’elle joue dans les soulèvements populaires. Le leadership de la confrérie est confié à Cheikh Aheddad. Son influence rayonne sur toute la Kabylie, l’est algérien jusqu’à Ferdjioua et le sud jusqu’à Boussâada. Plus de 170 zaouïas sont affiliées à cette confrérie alors que celle du cheikh, qui s’étend sur près de 5000 hectares compte, à ses heures de gloire, près de 300 talebs venus des quatre coins du pays. Cheikh Aheddad est désormais une autorité religieuse, morale et politique. On vient le consulter de partout. Il règle les conflits entre individus et entre tribus, rend la justice et établit des actes notariés en cas de besoin. C’est un exégète mais également un ascète, un soufi qui se réfugie dans une minuscule cellule de cénobite pour méditer, prier et adorer Dieu.
En 1870, alors qu’un vent de révolte souffle sur la Kabylie entière, le cheikh est un vénérable vieillard qui jouit du respect dû à un quasi prophète. Le 16 mars 1871, El Hadj Mhand Ath Moqrane (Mokrani), issu d’une famille prestigieuse de « djouad » originaire de la Qalâa Nath Abbes, déclare la guerre à la France. Cheikh Aheddad est réticent à déclarer le djihad mais il est pressé par ses fils Aziz et Mhand. Il se réfugie dans sa cellule (Takhelouith) pendant un mois avant de prendre sa décision. « Ray d’amchoum lamaâna ath nekhdem », avait-il-dit. Le vendredi 8 avril 1871, devant des milliers de personnes réunies au souk d’Imssissen, le vieux savant jette sa canne par terre en promettant que les français seraient jetés à la mer de la même manière. Le djihad est déclaré. Aussitôt 300 000 personnes prennent les armes. Une guerre éclair et une défaite dont les conséquences désastreuses qui se font encore ressentir jusqu’à ce jour. La zaouïa du cheikh est complètement ravagée par la soldatesque française. Sans égard pour son âge ni pour son statut, le cheikh est fait prisonnier et envoyé à Constantine pour être jugé. Il écope de cinq ans de prison ferme. Un jugement qu’il accueille avec détachement et philosophie : « Vous m’accordez cinq années alors que Dieu ne m’accorde encore que cinq jours », lance-t-il à la face de ses juges. Il meurt, en effet, selon ses prévisions au bout du cinquième jour. Ses fils Aziz et Mhand sont condamnés à mort avant de voir leur peine commuée en déportation à vie en Calédonie. Par delà sa mort Cheikh Aheddad est resté un symbole et un repère. Son retour à la terre de ses ancêtres ne fait que vivifier le mythe qu’il est devenu.
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6th July 2009 00:34 #6
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Lundi 6 Juillet 2009 -- Rencontré en marges des festivités liées à la cérémonie de ré inhumation des ossements de Cheikh Aheddad et de ses enfants Aziz et Mhand, M. Ali Bedrici, wali de Béjaïa, nous a fait part de la décision d’ériger à Seddouk Oufella un musée consacré à l’œuvre du cheikh et à l’insurrection de 1871. « Nous allons créer ce musée à très court terme et il sera indépendant du mausolée du Cheikh. Il donnera à voir ses objets, ses manuscrits, ceux de ses enfants ainsi que les armes de l’époque de l’insurrection de 1871 », nous a-t-il confié. Les autorités locales sont actuellement à la recherche d’une assiette foncière à même de recevoir le projet. Il nous a également appris que le site de Akham Lekhouan (La maison des khouans), appartenant à la famille Belhaddad a été inscrit au classement à la liste du patrimoine historique nationale. « Il faut savoir que l’inscription à la liste du patrimoine historique national permet les mêmes avantages que le classement lui-même. Il permet de préserver le site, de le restaurer et de dégager les financements nécessaires à sa réhabilitation. Mais il faut savoir que le classement ne déshérite pas, le site reste la propriété de la famille Belhaddad mais il y a, toutefois, un cahier de charges à respecter », a affirmé M. Bedrici.
Concernant les cérémonies liées à l’arrivée des ossements cheikh et ceux de son fils Aziz jeudi et leur ré inhumation, vendredi, M. Bedrici a bien voulu nous livrer ses impressions : « C’est un événement politique et historique majeur et un moment très émouvant. Je suis très heureux d’avoir participé à la réalisation de vœu d’être enterré dans son village natal auprès des siens, chose rendue possible par l’engagement de beaucoup de personnes, à leur tête le Président de la république. Il faut saluer le travail de M. Rachid Aïssat, véritable cheville ouvrière de toute cette entreprise et courroie de transmission entre la Présidence, le comité de village, la famille et les autres instances officielles », nous a-t-il confié. Par ailleurs, le wali a tenu également à rendre hommage aux gens de Constantine qui se sont occupés, avec beaucoup de respect et de dévotion, du cheikh de son vivant comme de sa tombe qui n’a jamais été négligée. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous le laissons partir mais nous nous inclinons devant sa volonté d’être enterré dans son village natal auprès des siens », ont-ils affirmé à la délégation béjaouie qui s’est déplacée à Constantine pour l’exhumation des ossements.




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